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Jerome Kohn (Éditeur scientifique)Jean-Luc Fidel (Traducteur)
EAN : 9782228904063
362 pages
Éditeur : Payot et Rivages (04/03/2009)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 18 notes)
Résumé :

Vous êtes " normal ", une personne ordinaire. Ni un criminel, ni un idéologue, ni un monstre pathologique. Un jour, toutes les normes auxquelles vous étiez habitué s'effondrent. Dès lors, vous courez le risque d'être complice des pires choses.

Comment l'éviter ? Comment distinguer le bien du mal ? Comment dire " non " ? En essayant d'évaluer la situation. Pour cela, explique Hannah Arendt, il faut penser - et penser par soi-même. Cet acte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Vermeer
  29 mai 2015
Essai un peu difficile, ce n'est à lire sur la plage mais ça vaut le coup de s'accrocher. Ecrit après le procès d'Eichmann auquel Hannah Arendt avait assisté. Sa théorie de la "banalité du mal" a été beaucoup critiquée mais elle n'est pas aussi pessimiste et surtout aussi fataliste qu'on a bien voulu le dire. Ce n'est pas que le mal est en nous tous, c'est qu'il PEUT l'être. Cela ne dépend pas de la culture (le nazisme est né dans un grand pays de culture) mais du jugement et il est donné à tout le monde. Voir Béranger dans Rhinocéros de Ionesco, celui qui résiste n'est pas celui qu'on attendait. C'est le défaut de pensée, de jugement critique qui a amené le nazisme selon Hannah Arendt. Il n'est pas facile de résister encore aujourd'hui à la pensée unique, à des règles de conduite prescrites par l'époque et c'est un combat intérieur permanent que de tenter de le faire en sachant que chacun peut toujours se laisser aller à des jugements hâtifs. Mais cette réflexion est passionnante parce elle nous responsabilise et qu'elle fait la force de l'humanité.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AunryzAunryz   03 décembre 2015
ce qui m’a convaincue de devenir américaine, c’était l’existence de fait d’un corps politique, en opposition complète aux États-nations européens, avec leur population homogène, leur sentiment organique de l’histoire, leurs divisions de classes plus ou moins décisives et leur souveraineté nationale fondée sur la notion de raison d’État. L’idée que, dans les moments cruciaux, la diversité doit être sacrifiée à l’« union sacrée » de la nation, jadis triomphe supérieur de la puissance assimilatrice du groupe ethnique dominant, a commencé à s’effriter sous la pression de la transformation menaçante de tous les gouvernements — y compris celui des États-Unis — en bureaucraties ; ce n’est plus l’État de droit ni le gouvernement des hommes, mais l’empire des bureaux ou des ordinateurs anonymes, dont la domination entièrement anonyme peut devenir un plus grand danger pour la liberté et pour le minimum de civisme sans lequel aucune vie commune n’est concevable que l’arbitraire le plus terrible que les tyrannies passées aient vu. Mais ces périls liés à une simple question d’échelle, associée à la technocratie, dont la domination menace toute forme de gouvernement d’extinction, de « dépérissement » — qui n’est d’abord qu’un mauvais rêve idéologique délibéré et dont les propriétés cauchemardesques ne se détectent que moyennant un examen critique —, n’étaient pas encore à l’ordre du jour de la politique quotidienne, et ce qui m’a influencé lorsque je suis arrivée aux États-Unis, c’était précisément la liberté de devenir une citoyenne sans avoir à payer le prix de l’assimilation.
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LiliGalipetteLiliGalipette   03 août 2011

Dans la solitude, je suis "parmi moi-même", en compagnie de moi-même, et donc deux-en-un, tandis que dans la désolation, je suis en vérité un seul, abandonné de tous les autres.
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Jean-DanielJean-Daniel   14 octobre 2020
Politiquement, la faiblesse de l'argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu'ils ont choisi le mal.
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NICETTENICETTE   03 novembre 2016

Ce pernicieux mot d'obéissance...
La question posée à ceux qui ont participé et obéi aux ordres ne devrait donc jamais être :"Pourquoi avez vous obéi?" mais : " Pourquoi avez-vous donné votre soutien?"
in Annah Arendt , RESPONSABILITE ET JUGEMENT, page 91
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Videos de Hannah Arendt (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hannah Arendt
A 70 ans, elle dit avoir l'impression d'être dans un "sas", pas encore atteinte par les conséquences de l'âge mais portant les cicatrices de la vie. Laure Adler, productrice de L'Heure bleue sur France Inter, essayiste, biographe de Marguerite Duras, d'Hannah Arendt, ou de Charlotte Perriand, nous parle de ce bel âge qu'est la vieillesse.
Cinquante ans après "La Vieillesse", de Simone de Beauvoir, elle nous emmène en voyage dans ce pays que nous connaîtrons tous. Avec "La Voyageuse de nuit" (Grasset), elle mêle souvenirs personnels, textes de grandes figures – de Marguerite Duras à Proust, en passant par Edgar Morin, - et réflexions sur notre temps.
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