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Eric Adda (Traducteur)
ISBN : 2070708055
Éditeur : Gallimard (12/11/1986)
Résumé :

Les Vies politiques auxquelles ces essais sont consacrés n'ont en commun que l'époque au cours de laquelle elles se sont déroulées. Ainsi, Martin Heidegger, Karl Jaspers, Hermann Broch, Walter Benjamin, Bertoit Brecht, Rosa Luxemburg et Jean XXIII par exemple, ont tous vécu ce que l'un d'eux, Brecht, appela de "sombres temps".

L'objectif principal de ce livre n'est cependant pas de dénoncer un mal d'époque mais de réfléchir un peu de "la l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Famillesenaffaires
  21 décembre 2012
Dans Réflexions sur Lessing (30 pages), Hannah Arendt recadre de manière pertinente la fraternité et l'amitié. La fraternité est une pseudo humanité. L'amitié-intimité pensée dans le monde moderne ne nous aidera jamais à rendre notre monde plus humain. Elle appelle à une amitié qui accepte les différences et les vérités comme Lessing, comme seul moyen de rendre le monde plus humain. Des passages de référence sur l'amitié et la fraternité malheureusement pas assez développés.
Lien : http://www.politique-autreme..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
bvb09bvb09   24 juillet 2014
« Nous avons coutume aujourd’hui de ne voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité, où les amis s’ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. Rousseau, et non Lessing, est le meilleur représentant de cette conception conforme à l’aliénation de l’individu moderne qui ne peut se révéler vraiment qu’à l’écart de toute vie publique, dans l’intimité et le face à face. Ainsi nous est-il difficile de comprendre l’importance politique de l’amitié. Lorsque, par exemple, nous lisons chez Aristote que la philia, l’amitié entre citoyens, est l’une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu’il parle seulement de l’absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Mais pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours. Ils soutenaient que seul un “parler-ensemble” constant unissait les citoyens en une polir. Avec le dialogue se manifeste l’importance politique de l’amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (à la différence des conversations intimes où les âmes individuelles parlent d’elles-mêmes), si imprégné qu’il puisse être du plaisir pris à la présence de l’ami, se soucie du monde commun, qui reste “inhumain” en un sens très littéral, tant que des hommes n’en débattent pas constamment. Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue. Quelque intensément que les choses du monde nous affectent, quelque profondément qu’elles puissent nous émouvoir et nous stimuler, elles ne deviennent humaines pour nous qu’au moment où nous pouvons en débattre avec nos semblables. Tout ce qui ne peut devenir objet de dialogue peut bien être sublime, horrible ou mystérieux, voire trouver voix humaine à travers laquelle résonner dans le monde, mais ce n’est pas vraiment humain. Nous humanisons ce qui se passe dans le monde et en nous en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains.
Cette humanité qui se réalise dans les conversations de l’amitié, les Grecs l’appelaient philanthropia, “amour de l’homme”, parce qu’elle se manifeste en une disposition à partager le monde avec d’autres hommes. »

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FamillesenaffairesFamillesenaffaires   21 décembre 2012
« Nous avons coutume aujourd’hui de ne voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité, où les amis s’ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. Rousseau, et non Lessing, est le meilleur représentant de cette conception conforme à l’aliénation de l’individu moderne qui ne peut se révéler vraiment qu’à l’écart de toute vie publique, dans l’intimité et le face à face."
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FamillesenaffairesFamillesenaffaires   21 décembre 2012
Ainsi, sous le troisième Reich, dans le cas d’une amitié entre un Allemand et un Juif, ce n’aurait pas été un signe d’humanité si les amis avaient dit : ne sommes-nous pas tous deux des hommes ? Ce n’aurait été qu’une simple évasion hors du réel et hors du monde commun à tous deux à cette époque, nullement une prise de position contre le monde tel qu’il était
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Videos de Hannah Arendt (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hannah Arendt
Les types d?autorité varient à l?infini selon les époques, les sociétés et les formes de vie. « Qu?est-ce au juste que l?autorité ? » demandait Hannah Arendt voici plus d?un demi-siècle. Alain Eraly offre sur cette question un point de vue renouvelé. Pour lui, si on réduit l?autorité à une relation d?obéissance, on perd de vue sa fonction première : celle d?inscrire la vie sociale dans l?imaginaire d?une communauté et de construire une identité commune. Alors que la crise de l?autorité est couramment associée au grand mouvement d?émancipation des individus propre à notre modernité, l?auteur y voit avant tout une crise du collectif.
Dans toutes les sphères de la vie collective - la famille, la politique, les mouvements sociaux, la religion, l?enseignement, le travail, les médias, la science -, l?autorité continue de s?observer, certes affaiblie et contestée, mais toujours aussi nécessaire. Elle n?est pas un simple pouvoir, elle est le sens incarné du collectif. Là où elle disparaît, disparaissent aussi bien l?appartenance, la solidarité vécue, l?action commune.
Comment penser l?autorité dans l?infinie diversité de ses manifestations sans la réduire à une simple domination ? Comment penser, en particulier, la persistance de la transcendance et de l?incarnation dans des sociétés qui se croient libérées des puissances de l?invisible ? Pas de société sans institutions et pas d?institutions sans figures d?autorité qui leur confèrent puissance de parole.
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