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ISBN : 2367469156
Éditeur : La Geste (28/07/2017)

Note moyenne : 2.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Les pionniers du négoce du vin originaires de Meymac

XXIe siècle : la Corrèze règne avec discrétion sur une part importante du vignoble bordelais.

À la fin du xixe siècle, les vins de Bordeaux sont déjà la vitrine de l’excellence de la production française.

Corrèze-près-Bordeaux raconte l’épopée des négociants de vin, descendus des plateaux limousins pour conquérir un Bordeaux florissant, en vendant ses vins en Belgique.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
michel.carlier15
  25 octobre 2017
Si vous aimez le vin de Bordeaux , si vous aimez les histoires du 19ème siècle , si vous aimez les aventuriers et si vous aimez la Corrèze , alors ce roman est pour vous .
L'auteur , corrézien par sa famille mais parisien d'adoption , nous raconte une histoire complètement fictive , mais nous narre également un fait historique , ou comment un Corrézien quasi analphabète a réussi à vendre du bordeaux à des Belges de Namur , en donnant à son vin l'appellation "Meymac-près-Bordeaux" .
Les personnages de ce roman sont Jean , pauvre et né de père inconnu , et Antoine , petit exploitant , obligés tous deux de s'embaucher comme scieurs en long , l'un pour avoir une vie décente et l'autre pour nourrir sa famille .
Suite à un accident grave survenu au cours d'une compétition pour scieurs en long , Jean se retrouve soigné et hébergé dans la famille de Filley de la Barre , de la noblesse locale . Il finit par s'éprendre de sa fille Léontine et lui fait un enfant , qui meurt à la naissance .
Honteux , Jean s'enfuit comme un voleur et finit par arriver en Belgique à Namur , où il va se lancer , contre toute attente , dans le commerce du vin . Mais pour ce faire , il a un besoin absolu de son ami Antoine , qui dispose d'un réseau de connaissances et qui organise donc le transport des barriques depuis Bordeaux .
Parallèlement à cette épopée viticole , un grand-père corrézien raconte l'histoire plus ou moins légendaire du négoce du vin entre Meymac et Namur à sa petite-fille de 19 ans .
L'écriture de ce roman est fluide , il se lit facilement , on ne s'ennuie pas une seconde . Mais il y a parfois quelques digressions qui nous ramènent au présent , mais qui n'apportent rien , ou si peu à la narration de l'histoire : il me vient à l'esprit ces pages sur la cueillette des cèpes , par exemple .
Surtout , il existe des invraisemblances qui sautent aux yeux du lecteur : Léontine se serait à nouveau retrouvée enceinte des oeuvres de Jean , alors qu'il n'est fait nulle part mention d'une rencontre entre les deux personnages . Et c'est tellement improbable que cela se soit passé après qu'il l'eût lâchement abandonnée en la laissant accoucher seule, au risque de sa vie . Et surtout en quittant la demeure familiale en la laissant complètement abandonnée , et sans un mot d'explication .
En outre , il y a une scène assez peu plausible où Léontine menace Jean avec un couteau sous la gorge , en lui interdisant de continuer le commerce du vin , lequel s'exécute sur-le-champ !
Ceci dit , ce roman a le mérite de nous apporter de nombreux éléments sur les relations de la Corrèze avec le Bordeaux (il y a 300 kilomètres entre les deux !) et sur le négoce du vin par des Corréziens qui n'ont pas un seul cep de vigne chez eux , mais qui ont su tenter cette aventure assez incroyable .
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Thorynque
  15 octobre 2017
Amateurs de terroir, de bon vin, de calembours, régalez-vous!
Corrèze-près-Bordeaux se présente comme une histoire locale racontée par un grand-père à sa petite-fille de 19 ans venue lui rendre visite. Il lui contera les aventures de Jean et Antoine, qui amèneront le vin bordelais jusqu'en Belgique, et avec lui, l'esprit et le terroir de la Corrèze. La Corrèze, Bordeaux, quel est le rapport ? Et bien justement, les deux régions se trouvent des points communs à travers leurs traditions, leur topographie, et semble-t-il, leur amour du bon vin et le sens du commerce.
L'histoire commence avec Jean, sorte de Quasimodo-Jean-Baptiste-Grenouille, originaire de Meymac en Corrèze, dont on ne sait trop s'il est attachant ou agaçant. Il sera en tout cas le moteur de cette aventure, le "renard". Antoine, corrézien lui aussi, sera le chevrier (deux appellations des scieurs de tronc), le raisonnable, celui qui apporte l'idée et l'organise concrètement, quand Jean la rend possible, transforme le rêve en réalité.
Leurs aventures les mèneront jusqu'en Belgique, à Namur principalement, d'où ils créeront, pour des raisons bien particulières, le concept de Meymac-près-Bordeaux.
Ce livre est un mélange de style. A la fois légende locale, histoire populaire un peu romancée, dictionnaire du patois, recueil de jeux de mots (plus ou moins réussis - Yves Wijninkop (comprenez "vin en tête") en est le pourvoyeur principal-), encyclopédie du vin, des métiers traditionnels (le postier, l'apiculteur, le charron, presque une anthologie par moment, c'est une sorte de recueil des connaissances de l'auteur sur le sujet.
On sent la passion de l'auteur pour sa région et pour le vin, pour cette histoire un peu folle, pour la Belgique, aussi. Mais si les informations concrètes sont bien là, au point de donner parfois la sensation de lire une encyclopédie romancée, la poésie manque un peu. le tout reste un peu neutre, on ne s'attache pas aux personnages, voire on les trouve un peu catalogués, figés, clichés (le grand-père bienveillant, la petite-fille "moderne", le mal-aimé qui fonce et réussit malgré tout, le raisonnable gentil géant, l'original enthousiaste...). C'est une galerie d'archétypes, qui servent le but pour lequel ils sont là, mais qui n'apportent aucune magie.
En conclusion, cet ouvrage est intéressant à lire, mais pas passionnant. Il instruit, apprend des choses, renseigne, mais ne fait pas rêver, ne transporte pas. On y sent l'amour de l'auteur, et on est satisfait pour lui qu'il ait pu réaliser son envie de coucher cet amour sur papier. L'histoire a fait l'auteur, et c'est une jolie réalisation.
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Bruno19
  24 octobre 2017
Reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE. Merci à BABELIO et à l'éditeur LA GESTE de m'avoir fait découvrir ce livre.
Tout d'abord, il faut bien le préciser, ceci est un roman avec des personnages fictifs, incarnant avec plus ou moins de précision les réels habitants de Meymac ou de ses environs corrèziens, devenus marchands de vin de Bordeaux en territoire Belge au XIXème siècle et qui inventèrent l'appelation "Meymac-près Bordeaux" pour rebaptiser la ville de Meymac proche de 300km des vignes bordelaises.

Le roman met en scène un grand père corrèzien qui va raconter l'histoire des premiers marchants corrèziens à sa petite fille de 19 ans. Dans l'ensemble l'idée est bonne, le récit rappelle les veillèes d'antan au coin du feu dans le "cantou" (le renfoncement autour des cheminèes corrèziennes dans lesquelles on mettait un banc pour rester au chaud près du feu, où on mangeait des chataignes grillèes en racontant des histoires les soirs d'hiver).

Les métiers d'antan (les scieurs de long, les gabariers) sont évoqués. La "culture" du ramassage des cèpes, la vie rudes des petits fermiers du plateau de Millevaches sont aussi décrites. de ce point de vue là, aucune critique, c'est bien présenté, bien expliqué.
Dommage que l'écriture n'aille pas dans la logique du récit. On nous présente un grand père racontant une histoire à sa petite-fille et en fait le récit reste classique, comme un roman ordinaire, pas de commentaire du grand père, rien qui évoque un récit oral fait à un tiers. Pire, l'auteur glisse ici ou là une réflexion (sans doute la sienne) sur des événements actuels, des choses disparues..etc, ce qu'il aurait pu présenter comme une digression du grand père dans le récit. Et bien non, c'est un simple paragraphe inséré dans le récit classique.
Une déception donc sur la mise en forme de l'histoire.
Sur le fond, c'est une histoire simple, très descriptive avec des personnages peu attachants car plutot classiques. Ce n'est pas désagréable, mais pas enthousiasmant non plus.
Enfin la conclusion sur la descendance de Jean m'a décontenancé car il ne me semble pas que le récit de la conception de cet enfant ait été donné dans le livre (sauf oubli de ma part) et on tombe des nues au récit de la mère en fin de roman...
En conclusion: un roman plutot de style "roman régional" qui évoque parfaitement la région, son histoire et le vin. Mais un style moyen qui n'apporte pas d'enthousiasme à la lecture.
Et, pour ma part, je pense qu'une postface donnant la réalité historique (même si elle est un peu entachée de légende) du premier corrèzien vendeur de vin aurait été bienvenu pour les lecteurs ignorant les faits.
Ce que je fait ici en chroniqueur voisin (ma grand mère était native de St-Angel voisine de Meymac):
Tout commence en 1865-1866 lorsque le Meymacois Jean Gaye-Bordas dit « barlet » (petit tonneau) eut l'idée de vendre des vins à domicile en Belgique et dans le nord de la France. Comme tous les jeunes paysans du Limousin, il avait fait face à de nombreuses difficultés. En effet, à cette époque, les hommes migraient une partie de l'année et pratiquaient des métiers saisonniers. Jean Gaye-Bordas ne savait ni lire ni écrire mais il avait l'esprit vif. II devint tour à tour colporteur, marchand de parapluies, chiffonnier et se retrouva à Bordeaux où il vendait les lampes à pétrole du milliardaire Rockefeller. Il remarqua qu'un greffier de la région envoyait du vin à un de ses frères à Lille. Il saisit alors l'opportunité de vendre du vin de Bordeaux sous I'étiquette « Meymac-près-Bordeaux » : en même temps qu'il plaçait ses lampes en suivant les vendeurs de toile qui remontaient vers le nord, il en profitait pour vendre son vin. le succès fut immédiat..

Lien : http://leslivresdemavie.over..
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