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EAN : 9782251000336
210 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (15/03/2003)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Sous le nom de Constitutions, les fameuses politeiai, les anciens rassemblaient une collection de quelques 158 traités d'Aristote exposant les institutions politiques d’un grand nombre d’États, grecs ou barbares. De ces traités, seule la Constitution d’Athènes, découverte en 1891 par sir Frederic Kenyon, nous est parvenue presque en entier. La première partie, historique, relate l’évolution du régime politique jusqu’à l’archontat d’Euclide en 403 avant J.-C., puis, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
NMTB
  10 août 2018
On a de quoi se demander ce qui a pu pousser une cité à passer de la monarchie à la démocratie (sans précédent il me semble), et pour devenir en même temps la plus puissante de la Grèce et enfanter en quelques années des génies comme Socrate, Eschyle, Sophocle, et j'en passe… Ce texte attribué à Aristote n'a été retrouvé qu'à la fin du dix-neuvième siècle et il manque le début. Il commence vraiment avec le mécontentement du peuple vis-à-vis des grands propriétaires terriens à la fin du septième siècle av. JC. Entre les trop riches et les trop pauvres, Solon, qui fait partie de la classe moyenne, un riche modéré, est nommé pour faire un arbitrage, il annule les dettes et met surtout fin à l'esclavage des citoyens pour cause de dettes, sans pour autant redistribuer les terres comme l'espéraient les pauvres. Un premier pas… qui n'a satisfait personne et a mené à la tyrannie de Pisistrate, le chef des pauvres en quelque sorte, bon tyran, sorte de monarque éclairé d'après Aristote ; ce sont ses fils qui ont abusés. Une fois les Pisistratides renversés, Clisthène est amené à revoir la copie de Solon, et on peut dire que d'un point de vue étymologique c'est lui l'inventeur de la démocratie. Il crée les dèmes qui ne sont rien d'autre qu'une nouvelle division de circonscription pour casser les anciens partis et il met en place l'ostracisme pour éviter que de nouveaux Pisistrate puissent prendre le pouvoir. En – 508 commence alors le grand siècle athénien. Même si Aristote fait très peu de commentaires et reste dans le factuel, c'est visiblement l'époque qu'il considère comme la plus aboutie de la démocratie, celle qui est dominée par l'Aréopage. Elle commence à se dégrader avec les démagogues dans les années 450, pour finir dans l'oligarchie. Avant que la démocratie ne soit rétablie. Toute cette histoire tumultueuse jusqu'en – 400 est racontée dans la première partie.
Dans la seconde partie Aristote ne fait plus d'histoire mais décrit les institutions athéniennes de son temps et leur fonctionnement. C'est très détaillé mais pas franchement passionnant pour le lecteur lambda. J'en retiens que les citoyens avaient beaucoup d'obligations, ils ont acheté chèrement leurs droits avec beaucoup de devoirs. Une grande portion des citoyens devaient participer activement à la vie politique. Outre un service militaire de deux ans (l'éphébie), ils pouvaient être appelés à occuper toute sorte de fonctions au sein de la cité, et s'ils manquaient à leurs devoirs ils pouvaient être sanctionnés. Au fond, ce qui différenciaient les démagogues des démocrates (selon la vision d'Aristote), c'est qu'ils usaient davantage de la carotte que du bâton pour impliquer les citoyens. L'autre chose qui étonne, c'est la confiance qu'accordaient les Grecs au tirage au sort, et la grande place qu'il occupait aux côtés des élections. Ce sens du tragique…
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seguintheo
  10 novembre 2019
Une perle pour tous historiens et amateurs d'histoire ; pour un public plus large et, de surcroît, profane en ce qui concerne la politique grecque de cette époque si reculée, c'est un peu complexe à lire, surtout qu'il y a peu d'annotations concernant des mots spécifiques au régime athénien et à son organisation. Mais cet ouvrage montre le génie d'un Aristote aussi bon philosophe qu'historien.
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Vidéo de  Aristote
25 septembre 2013
« Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent à estimer de soy, et pareillement conscientieux à en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout à fait, je l'entonneroy à pleine teste. de dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est lascheté et pusillanimité selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausseté : et la verité n'est jamais matiere d'erreur. de dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est à mon advis la substance de ce vice. le supreme remede à le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser à soy. L'orgueil gist en la pensée : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. » Livre II, chapitre VI.
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