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Pierre Pellegrin (Traducteur)
ISBN : 2080704907
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Etonnante vie que celle d'Aristote: il fut l'élève de Platon, le plus grand des philosophes, et le maître d'Alexandre, le plus grand des conquérants!
Aristote n'envisage pas dès l'abord la cité sous l'angle d'un modèle idéal, comme le faisait Platon, mais il part de ses conditions concrètes d'existence : la première communauté est celle de l'union des "êtres qui ne peuvent exister l'un sans l'autre"...

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Gwen21
  04 juin 2013
***Attention, cet article n'est pas à proprement parler une critique de l'oeuvre***
Il était une fois, dans un pays tout proche, une jeune demoiselle obligée d'assister à des cours de philosophie afin de passer une terrible épreuve plus difficile que tuer un dragon à six têtes : obtenir son baccalauréat !
Ladite demoiselle était en grande détresse et ne voyait aucun Prince Charmant à l'horizon venir à son secours. Les heures passées en cours de philosophie étaient autant de séjours tortueux dans la haute tour de Babel où tous les habitants parlaient une autre langue que la sienne et, du coup, la pauvre demoiselle ne comprenait rien mais alors pas un mot au charabia qui sortait des lèvres de son professeur, une espèce de vieille sorcière avec une vraie verrue sur le nez, une craie en guise de baguette dans sa main osseuse, et entièrement vêtue de loques soixante-huitardes surmontées d'une écharpe en imitation PQ... La pauvre demoiselle en détresse avait peur, très peur de devenir folle à ce train-là alors, pour se prémunir, elle s'auto-charmait en griffonnant des petits poèmes sur des petits bouts de papier, recroquevillée dans un coin de la salle de classe...
Ce calvaire dura une longue année, l'heure fatale de l'ultime épreuve arrivait, juin et les examens approchaient au galop. La pauvre demoiselle en détresse n'avait jamais réussi à avoir une note supérieure à 3/20 de toute son année d'apprentissage et devant l'énorme crainte que suscitait le coefficient x7 de l'épreuve à venir, elle tenait à peine sur ses petites jambes... Désespérée, elle allait perdre tout espoir quand une fée lui apparut en songe et lui susurra à l'oreille ces mots étranges : "voici une formule magique qui résoudra tous tes problèmes, tu n'auras qu'à l'écrire dans ta copie et tu limiteras la casse ! Retiens-la bien dans ta mémoire, je ne la dirai qu'une seule fois : Aristote a dit que "l'homme est un animal politique", n'oublie pas cette formule qui fera un miracle !". Et la fée disparut aussi vite qu'elle était venue !
Le jour de l'épreuve, la malheureuse demoiselle en détresse ne regarda même pas son sujet d'examen, elle écrivit fébrilement sur sa copie qu'Aristote avait dit que "l'homme est un animal politique" puis elle essaya de regrouper absolument tous les mots étranges et incompréhensibles qu'elle avait entendus pendant les affreux cours de philosophie et noircit ainsi quelques pages de son écriture maladroite.
Quelques jours plus tard, le miracle opéra, comme promis par la fée, et la demoiselle en détresse obtint un formidable 8/20 !! L'épreuve était gagnée, elle fut reçue bachelière, fut délivrée à jamais de la philosophie et des vieilles sorcières soixante-huitardes et fut très heureuse le reste de sa vie.
***
Depuis, j'ai (un peu) grandi, je ne suis plus (tout à fait) une demoiselle, je ne suis plus (que rarement) en détresse mais je suis toujours (hélas) aussi hermétique à la philosophie !
La morale de cette histoire, c'est que grâce à ma bonne fée, je peux citer à vie Aristote...

Challenge AUTOUR DU MONDE
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candlemas
  21 octobre 2016
Les Politiques, d'Aristote, ne sont pas un témoignage antique ; elles sont une clé de compréhension des institutions et questions politiques en général, et en particulier dans notre époque contemporaine. En effet, Aristote écrivait durant une période de décadence des cités grecques, de crise politique et de doute sur la justesse des institutions, dont il analyse les causes d'une corruption grandissante... toute ressemblance avec des faits et personnages réels contemporains, notamment en France, ne serait que pure et fortuite coïncidence.
Il ne s'agit pas d'un traité centré sur la politique au sens politicien du terme -la vidée est donc plus large que la problématique du Prince de Machiavel- . Aristote s'intéresse à l'ensemble des entreprises humaines, dans toutes ses dimensions sociales, à l'intérieur de la Cité.
Sa lecture est tout à fait accessible, s'il on admet 530 pages -finalement peu, pour un programme aussi ambitieux- et une obligation de revenir parfois sur certains passages, car la structure des chapitres est assez complexe, avec des développements qui peuvent parfois sembler contradictoires. Personne n'ayant eu accès à la version originale en hélène, il faut bien faire avec...
Certains passages pourront sembler rétrogrades -comme en ce qui concerne les esclaves et la place des femmes-, mais ils sont à remettre dans le contexte historique ; et d'autres sont tout simplement visionnaires, comme sur l'éducation, la constitution idéale, la justice et l'homme issu de nature -que prolongera Rousseau-.
Un grand ouvrage de philosophie, politique et tout court, incontournable et plein d'actualité...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
candlemascandlemas   21 octobre 2016
Il faut préférer la souveraineté de la loi à celle d'un des citoyens (....)
Une constitution est excellente si elle assure le bonheur des citoyens et si elle est capable de durer. Elle est mauvaise si elle n'assure pas le bonheur, entraîne des révolutions et l'appauvrissement d'une grande partie des citoyens par des lois inadéquates.
Toutes celles qui n’ont en vue que l’intérêt personnel des gouvernants, viciées dans leurs bases, ne sont que la corruption des bonnes constitutions ; elles tiennent de fort près au pouvoir du maître sur l’esclave, tandis qu’au contraire la cité n’est qu’une association d’hommes libres.
(C’est la tâche du législateur de modifier les comportements des habitants par des lois adéquates et surtout par l’éducation des enfants) car la nature du désir est d'être infini et c'est à le combler que la plupart des gens passent leur vie.

Il existe trois principaux types de constitutions selon que le pouvoir est exercé par un seul, par plusieurs ou par le plus grand nombre.
Royauté, nom vulgaire de la monarchie ou gouvernement d'un seul avec pour objet l'intérêt général. Sa forme déviante est la tyrannie.
Aristocratie, gouvernement des « meilleurs » citoyens ayant en vue l'intérêt général. Sa forme déviante est l'oligarchie, où seuls dirigent les plus riches.
Gouvernement constitutionnel (politéia) ou république : forme de gouvernement qui allie la citoyenneté au mode d'organisation de la cité. Sa forme déviante est la démagogie ou régime populaire.

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finitysendfinitysend   31 août 2012
Si l'homme est infiniment plus sociable que les abeilles et tous les autres animaux qui vivent en troupe, c'est évidemment, comme je l'ai dit souvent, que la nature ne fait rien en vain. Or, elle accorde la parole à l'homme exclusivement. La voix peut bien exprimer la joie et la douleur ; aussi ne manque-t-elle pas aux autres animaux, parce que leur organisation va jusqu'à ressentir ces deux affections et à se les communiquer. Mais la parole est faite pour exprimer le bien et le mal, et, par suite aussi, le juste et l'injuste ; et l'homme a ceci de spécial, parmi tous les animaux, que seul il conçoit le bien et le mal, le juste et l'injuste, et tous les sentiments de même ordre, qui en s'associant constituent précisément la famille et l'État.

Politeias , Le Politique , I
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volubilaevolubilae   15 janvier 2017
"On dit, en effet, que Périandre ne répondit rien au hérault envoyé pour lui demander conseil, mais que, coupant les épis qui dépassaient, il égalisa le champ. De cela, alos que le hérault, ignorant la cause de ce geste, le lui rapportait, Thrasybule comprit qu'il lui fallait supprimer les hommes qui dépassaient les autres. En effet, cette pratique ne profite pas seulement aux tyrans et n'est pas seulement employée par les tyrans, mais il en est de même dans les oligarchies et les démocraties, car l’ostracisme à d'une certaine manière la même fonction en ce qu'il retranche, en les exilant, ceux qui dépassent (les autres). La même chose est appliquée aux cités et aux peuplades par ceux qui les dominent de leur puissance, ainsi les Athéniens à l'encontre des gens de Samos, Chios et Lesbos (car dés qu'ils eurent solidement assis leur pouvoir ils les humilièrent en violation des traités), et le roi de Perse qui souvent trancha dans le vif des Mèdes, des Babyloniens et des autres peuples qui s’enorgueillissaient de leur puissance de jadis."
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Dionysos89Dionysos89   16 juin 2012
Tout État est évidemment une association ; et toute association ne se forme qu'en vue de quelque bien, puisque les hommes, quels qu'ils soient, ne font jamais rien qu'en vue de ce qui leur paraît être bon. Évidemment toutes les associations visent à un bien d'une certaine espèce, et le plus important de tous les biens doit être l'objet de la plus importante des associations, de celle qui renferme toutes les autres ; et celle-là, on la nomme précisément État et association politique.
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Gwen21Gwen21   04 juin 2013
La cité est au nombre des réalités qui existent naturellement, et [...] l'homme est par nature un animal politique.
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Vidéo de  Aristote
ARISTOTE – Politique, Livres 5 - 8
>Sciences sociales>Science politique>Science politique (politique et gouvernement) (698)
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