AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Magnien (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253052418
Éditeur : Le Livre de Poche (21/03/1990)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 142 notes)
Résumé :
La Poétique est l'ouvrage qui fonde la réflexion sur la poésie et l'objet littéraire en Europe: du Tasse à Lessing, de Racine à Nietzsche, tous les grands créateurs, tous les grands théoriciens l'ont lue et méditée. Ses analyses sur la tragédie et plus généralement la représentation en art gardent toute leur pertinence et leur actualité, elles nourrissent encore la pensée poétique contemporaine. Cette édition entièrement nouvelle entend rendre enfin accessible au pl... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
dourvach
  06 mai 2014
Vient de parvenir à Babelio cette étrange dépêche AFP signée d'un certain "Aristote" (??? Pffff... connais pas ! Encore un original ou un qui veut faire son malin !) Je vous en livre néammoins le texte mal ficelé :
" Je remercierai tout d'abord mes chers consoeurs & confrères de Babelio :
(1°) tout d'abord vous, Soundandfury en 2012 : " Il m'a semblé, sur le moment, que certains passages étaient lumineux et fort utiles pour qui se mêlerait d'écrire. Je suis même passée par une phase de fébrilité avec grande envie de me remettre à mes brouillons... Depuis, j'ai presque tout oublié, comme toujours, et mon enthousiasme est un peu tombé. Mais si toute la théorie de la littérature était aussi digeste, probable que j'aurais essayé avant. "
(2°) puis Tallula en 2012 : " Aujourd'hui encore les écrivains s'inspirent d'Aristote pour écrire leurs récits, je comprends aujourd'hui pourquoi. A recommander, donc ! "
(3°) puis olivberne en 2013 : "Doit-on le remercier pour avoir guidé le monde de la littérature pendant de siècles ou au contraire se plaindre de sa trop grande rigidité... ? Il n'empêche que ce très court traité doit être lu comme un fondement de la Littérature."
Ainsi, ma "Poétique " pourrait être un très court manuel inducteur d'un recherche d'écriture artistique ? D' écriture dramaturgique ou... d'écriture de - comment dites-vous ? - "roman" ? (Peut-être tel ce "Daphnis et Chloé" de notre ami Longus, soit une fiction narrative à fort contenu mythologique et aux beaux effets lyriques... ).
Bref, on retrouve là mon gentil couple." Mimesis + catharsis", vous connaissez cela par coeur, maintenant...
Théogonie simplifiée (aussi jolie que celle de ce bon Hésiode), allons-y... Aheum...
"Mimesis" et "Catharsis" sont dans une même trière (Vous savez, cette galère bien de chez nous... ). Alors ? Belle "Mimesis" (recréation d'un monde crédible fait de pure sensorialité et à fort impact émotionnel chez le spectateur ou le lecteur), oui, belle "Mimesis" ne tombe pas à l'eau mais engendre plutôt aimable "Catharsis" (purgation durable des passions du spectateur ou du lecteur, une fois la représentation ou la lecture achevée).
Bref, je ne me doutais pas qu'en rédigeant ma "Poétique" il y a 2.500 ans aujourd'hui, mon petit traité (très simplement observatif et tout à fait sans prétention) sur les mouvements de la psyché de nos concitoyens durant les représentations sacrées des "Perses" d'Eschyle, d' "Oedipe Roi" et d'"Ajax" de mon ami Sophocle, deviendrait un MANUEL inducteur d'art littéraire chez certains... On me parle en effet d'un certain Monsieur Gary, d'un Monsieur Gracq, d'un Monsieur Breton ou d'un Monsieur Ramuz... et de bien d'autres : Mademoiselle Brontë, Monsieur Zweig, Monsieur de Saint-Exupéry, Monsieur de Maupassant, Monsieur Walser, Monsieur Kafka, Monsieur Schulz : j'avoue que je m'y perds un peu !... Mais par Zeus le père et Athéna sa fille, comme j'aurais aimé TOUS les rencontrer ! "
Et c'est signé : " votre bon Aristote dévoué. Immortel puisque divinisé depuis."
(Mais oui, mais oui ! Et moi je suis Napoléon...)
Lien : http://www.regardsfeeriques...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Tallula
  17 octobre 2012
Après avoir sauté le pas, (c'est quand même pas rien de se dire qu'on s'apprête à lire un auteur d'environ 300 avant JC), me voici donc en compagnie d'Aristote. Je dirais que ma première impression fût "En fait, c'est pas si terrible que je me l'imaginais."
Certes, certains termes restent hors de portée, mais il ne faut pas se laisser impressionner. le lire comme on lirait une langue étrangère et passer au dessus des mots incompréhensibles pour saisir l'essence du texte.
60 pages de textes et 4 pages de notes, ce petit ouvrage est vraiment intéressant, on y apprend comment, par le texte, produire tel ou tel effet sur le lecteur (ou le spectateur), susciter telle ou telle émotion, comment les faits doivent être agencés entre eux... Aujourd'hui encore les écrivains s'inspirent d'Aristote pour écrire leurs récits, je comprends aujourd'hui pourquoi.
A recommander, donc !
Commenter  J’apprécie          132
Soundandfury
  24 juin 2012
Plus facile à lire que je ne le pensais. Tout ce qui concerne la phonétique grecque, sa grammaire, les vers iambiques, stasimons et autres étrangetés m'est passé loin au dessus de la tête. En revanche, ce qui traite de la tragédie ne manquait pas d'intérêt.
Première incursion, ou presque, dans ce domaine de la "poétique", qui ne concerne pas la poésie comme on peut l'entendre aujourd'hui, mais globalement, l'art d'écrire.
J'ai bossé, avec Aristote! Je suis à présent l'heureuse propriétaire d'une page de notes.
1 page = l'espace blanc qui restait autour du courrier d'EDF.
Moins un petit carré qui a été dévolu à la recette de la compote de pommes, car même pour un truc simple comme une compote, il m'a fallu une recette. Avantage: la compote était mangeable. Inconvénient: maintenant le recette est rangée au rayon mixte factures-littérature-cuisine, ce qui réduit presque à néant mes chances de remettre la main dessus à la saison prochaine. Par contre, si un gars d'EDF se pointe, j'ai de la compote au congélateur.
Mais revenons au texte. Ma méconnaissance des pièces antiques m'a souvent empêchée de comprendre les exemples, mais la brièveté de l'ouvrage m'interdisait de me décourager. Et tant mieux!
Le sentiment qui domine c'est "Whouaouh, mais alors, ça existe un livre qui explique comment écrire??". J'ai adoré l'examen méthodique des différents cas qui mènent, ou non, à l'obtention d'un effet tragique. C'est bien carré, bien scientifique comme façon de faire. Rigoureux comme j'aime.
Il est précisément expliqué comment on suscite la pitié, ou la crainte, par quel type de personnage, mis dans quelle situation, conscient ou ignorant de telle ou telle circonstance.
Je retiens en particulier que pour Aristote, seule l'action compte. Que la tragédie fait l'homme meilleur qu'il n'est. Que l'instant de la reconnaissance (notion assez difficile à appréhender pour moi... ) est une source essentielle de plaisir et un excellent ressort tragique et que l'on peut élaborer un classement qualitatif des types de reconnaissances.
Enfin, que la vraisemblance prime sur la vérité et donc, qu'il vaut mieux un trucage plausible qu'une vérité par trop incroyable.
Il m'a semblé, sur le moment, que certains passages étaient lumineux et fort utiles pour qui se mêlerait d'écrire. Je suis même passée par une phase de fébrilité avec grande envie de me remettre à mes brouillons...
Depuis, j'ai presque tout oublié, comme toujours, et mon enthousiasme est un peu tombé. Mais si toute la théorie de la littérature était aussi digeste, probable que j'aurais essayé avant.
Lien : http://talememore.hautetfort..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
olivberne
  12 mai 2013
Un classique pour tout étudiant qui prétend étudier la littérature et la comprendre. Comme souvent chez les Grecs, c'est la base, une base qui sera reprise et développée plus tard.
Aristote invente la rhétorique, les règles d'expression et d'organisation de la pensée littéraire. Il synthétise à partir des auteurs de son époque, notamment les dramaturges et il va marquer pour longtemps la pensée occidentale, en figeant sans le savoir le moyen-âge. La conception aristotélicienne de l'écriture va devenir la seule admise pendant longtemps.
Doit-on le remercier pour avoir guidé le monde de la littérature pendant de siècles ou au contraire se plaindre de sa trop grande rigidité?
Il n'empêche que ce très court traité doit être lu comme un fondement de la littérature.
Commenter  J’apprécie          80
enkidu_
  18 août 2014
L'un des ouvrages les pus "accessibles" du grand philosophe, dans la Poétique - définie comme imitation -, après avoir répudié la comédie ("...la comédie, nous l'avons dit déjà, est une imitation de ce qui est plus mauvais (que la réalité), et non pas en tout genre de vice, mais plutôt une imitation de ce qui est laid, dont une partie est le ridicule..."), il nous chante les louanges de la tragédie : celle-ci, intégrée dans l'unité d'action (il est intéressant que les deux autres unités soient timides, sinon absentes) a pour but de déclencher dans l'âme du spectateur une catharsis, c'est-à-dire une purification de l'âme par le dévoilement esthétique du "spectacle" le plus vil - "nous prenons plaisir à contempler les images les plus exactes de choses dont la vue nous est pénible dans la réalité, comme les formes d'animaux les plus méprisés et des cadavres", dit-il.
La tragédie a donc, contrairement à la comédie, un rôle "ritualiste", et il la contraste ensuite - en quelques pages - avec l'épopée, qui diffère non seulement par la forme (unité d'action - justement -, ...) mais qui n'a pas ces prétentions "transcendantales" quant à "l'alchimie" du spectateur, qui, de fait, n'est là que pour le "plaisir" (dans le sens le plus commun.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling   10 août 2008
incipit :
Nous allons traiter de l'art poétique lui-même et de ses espèces, de l'effet propre à chacune d'entre elles, de la manière dont il faut agencer les histoires si l'on souhaite que la composition soit réussie ; nous traiterons en outre du nombre et de la nature des parties qui la constituent et pareillement de toutes les questions qui appartiennent au même domaine de recherche, en commençant par ce qui vient d'abord, suivant l'ordre naturel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
DanieljeanDanieljean   18 décembre 2015
La comédie [...] est l'imitation d'hommes de caractère inférieur - non qu'elle traite du vice dans sa totalité, mais seulement dans le domaine du comique, qui est une partie du laid -, car le comique est un défaut et une laideur sans douleur ni dommage, de même que le masque comique est laid et difforme, sans exprimer la douleur.
Commenter  J’apprécie          60
enkidu_enkidu_   18 août 2014
Ce qui fait différer l’homme d’avec les autres animaux, c’est qu’il en est le plus enclin à l’imitation : les premières connaissances qu’il acquiert, il les doit à l’imitation, et tout le monde goûte les imitations.
Commenter  J’apprécie          61
enkidu_enkidu_   18 août 2014
Aussi la poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus élevé que l’histoire ; car la poésie parle plutôt de généralités, et l’histoire de détails particuliers.
Commenter  J’apprécie          60
AdrasteAdraste   08 novembre 2015
En plus, elle atteint la fin de l'imitation en étant moins étendue : en effet, ce qui est très concentré est plus plaisant que ce qui est dilué sur une large période; je pense par exemple, au cas où quelqu'un transposerait l’Œdipe de Sophocle dans une période comparable à celle de l'Iliade.
Commenter  J’apprécie          31
Videos de Aristote (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Aristote
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d?Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S?est-on rendu compte à Kaamelott que l?empire romain avait pris fin ?
La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu?une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Âge ? C?est le pari qu?a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d?enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
En réunissant, sous la direction de Florian Besson et Justine Breton, les contributions d?universitaires spécialisés en littérature et en histoire mais également en sciences politiques, en sociologie, en musicologie, en histoire de l?art ou encore en culture geek contemporaine, cet ouvrage mêle l?excellence académique au divertissement, pour mieux mettre en lumière l?incroyable richesse du monde de Kaamelott.
+ Lire la suite
>Littérature : généralités>Rethorique>Ecriture poétique : classer ici la prosodie (25)
autres livres classés : philosophieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
270 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre