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EAN : 9782878212228
Éditeur : VDB (01/01/1993)
4.71/5   7 notes
Résumé :
Mathilde, qui n’a pas encore 20 ans en cette année 1789, a grandi à la ferme familiale, dans une humble paroisse des environs de Douai et de Cambrai. Depuis des siècles, cette communauté paysanne vit dans un ordre social immuable, accablée d’impôts et de corvées, souvent menacée par les famines et les pillages. Mais on craint et respecte le châtelain du lieu, on se rassemble autour de l’église et du curé, on écoute les échevins.

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
clauclau28
  24 juillet 2016
"Le pain rouge" se passe en France à la veille et un peu après la Révolution de 1789. Dans le prologue, Marie-Paul Armand fait la description de la vie de l'époque : le seigneur et ses vassaux, le travail à la ferme, la vie des pauvres en famille et au village. La narratrice est la filleule de la fille du seigneur qui se trouve être un comte.
La première partie montre l'espoir des petites gens qui s'accroit juste avant la Révolution alors que la deuxième partie illustre leur désillusion quant aux actes du gouvernement révolutionnaire après 1789.
Marie Paul Armand nous cite les principales mesures prises par le gouvernement : l'abolition des droits féodaux et de la dîme ainsi que d'autres impôts ; la Déclaration des Droits de l'Homme. Mais, malgré tout, l'avenir semblait incertain car tous les repères de la vie d'alors s'en allaient. La désillusion fut terrible quand, par exemple, une simple personne innocente pouvait être suivie, arrêtée et mise sur la potence sans que personne n'y puisse rien. Pourtant, il est vrai que, bientôt, les paysans purent acheter les terres exploitées à moindre coût et devenir donc propriétaires. Cependant, la guerre contre la Bohème-Hongrie fut déclarée et les ecclésiastiques ainsi que les enseignants devaient prêter serment et le port de la cocarde était devenu obligatoire : tant de mesures qui n'allaient pas dans le sens de la liberté.
Bien-sûr, outre la grande Histoire, il y a aussi dans ce roman du terroir, la vie de personnages variés : Mathilde qui parle à la première personne, ses parents et puis Sylvain à la tête de toutes les émeutes et qui reste vindicatif et plein de rage jusqu'à la fin. Il y a aussi le comte et la comtesse et leurs enfants, notamment Adrien qui séduit toutes les jeunes filles pauvres dont Mathilde qui ne céda jamais ; et puis le curé du village qui décide de ne pas prêter serment et qui finit par être expulsé. Entre Sylvain et Adrien, l'histoire dira que Mathilde ne choisira ni l'un ni l'autre, mais un garçon qui ne paie pas de miner et qui devrait la rendre heureuse.
Marie- Paul Armand possède un style qui lui est propre : des phrases simples et souvent courtes, une écriture fluide, sans fioriture, qui va à l'essentiel, mais toujours le mot juste. Elle utilise même des termes spécifiques à l'époque pour la description des vêtements et des superstitions, par exemple.
J'aime beaucoup cette auteure qui montre la solidarité des villageois et la grande humanité des petites gens.
J'ai hâte de lire la deuxième partie, mais, comme j'ai emprunté quatre livres à la bibliothèque, je suis obligée de remettre ma lecture à plus tard...
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meknes56
  27 septembre 2019
Marie Paule Armand nous propose un roman bien construit sur une histoire passionnante, sur des personnages bien campées. J'ai adoré ce tome 1
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Tuclasakoi
  14 octobre 2019
Un voyage pendant la révolution 1789. On vit avec les paysans qui vivent tantôt les privations tantôt les affres de la délation de l'emprisonnement arbitraire et la guillotine.
Lien : http://clubdelecture.tubize-..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2017
Maintenant, mon père est propriétaire de la ferme qu’il habite, des champs qu’il cultive. Avant, rien ne lui appartenait. Il a la sécurité, davantage de liberté et de richesse. On ne lui enlève plus, au moment de la moisson, la part du seigneur et de l’Église. Il n’est plus là, le décimateur qui prélevait une gerbe sur dix dans tous les champs. Ils ne sont plus là non plus, les officiers du seigneur, bailli ou lieutenant, qui obligeaient tout le monde à se servir du moulin banal en échange d’une taxe, prélevaient des redevances sur les céréales destinées au marché, défendaient les biens du seigneur et punissaient la moindre incartade.
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meknes56meknes56   27 septembre 2019
La république ? Qu'est-ce que c'est ?
Sylvain pris un air important :
- C'est un régime basé sur l'égalité. Ce n'est plus un monarque qui gouverne, mais des hommes soucieux d'améliorer le sort de leurs semblables, de les faire participer à la vie du pays. C'est un changement considérable, un réel progrès.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2017
Malgré tout, il fallut obéir. C’était le système de la corvée : dans le cas où la brigade de paroissiens habituellement désignés pour la réfection des chemins ne suffisait pas, les hommes du village devaient fournir gratuitement leurs bras, leurs outils, voire parfois leurs chevaux et leurs voitures. Bien souvent, ils obéissaient en grommelant ; car pendant ce temps ils ne travaillaient pas pour eux.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2017
Ces Jacobins sont odieux. Il paraît qu’ils prennent leur part sur les provisions prévues pour l’armée. Après ça, on s’étonnera que nos soldats souffrent de la faim ! Tout est de plus en plus cher, le pain surtout. Et ces ennemis, prêts à nous assiéger… Ils ont envahi Valenciennes, et le bruit court qu’ils se sont rendus coupables de cruautés horribles. Nous avons peur, nous ne dormons plus.
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rkhettaouirkhettaoui   27 juillet 2017
Nous étions pauvres, c’est vrai. Mais nous ne manquions pas du nécessaire. Je ne me trouvais pas malheureuse, mes parents non plus. Nous étions habitués à vivre dans un régime fondé sur des lois bien plus anciennes que nous, qui établissaient un ordre social immuable et auxquelles nous nous pliions sans penser un seul instant qu’elles pourraient changer.
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