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EAN : 9782841147823
290 pages
Éditeur : Ramsay (15/03/2007)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Officier de police, Yann s'est porté volontaire pour une mission de six mois au Kosovo. Désir de fuir un amour malheureux ? Peut-être. Là-bas, il rencontre Claire, qui enchaîne les missions humanitaires depuis plusieurs années.

Habituée au travail des ONG, cette jeune Française n'ignore rien des conflits et de leurs conséquences. Pourtant, les violences extrêmes et les persécutions quotidiennes subies par la population semblent lui faire perd... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Charybde2
  19 mars 2013
Un regard de première main et sans concession, sur un drame tout récent...
Ce premier roman, écrit en 2007 par une militaire française stationnée au Kosovo, après plusieurs années au CICR, raconte le séjour de six mois d'un groupe de policiers français chargés de former des kosovars après l'indépendance. de terribles désenchantements seront au rendez-vous, dans une forme qui n'est pas sans rappeler le bouleversant téléfilm "Warriors" de Peter Kominsky (1999), avec une inversion des protagonistes. le manichéisme à bon compte observé par l'essentiel des médias français depuis 1999 dans ce domaine n'en sort pas grandi...
Bribes de conversations au fil des pages :
""Le chauffeur albanais intervient : "Dans un certain sens, je soutiens ces pratiques. Il faut que les Serbes comprennent qu'ils ne sont plus chez eux. Ils ne sont plus les maîtres, non plus, ils n'ont plus à nous dicter leurs règles.""
"Tout a changé si vite, explique le chauffeur. Voilà à peine dix ans, personne ne faisait la différence entre un Kosovar albanais et un Kosovar serbe. Tout le monde s'en moquait, tout le monde se fréquentait. Albanais ou Serbes... ces mots n'avaient aucune importance."
"Il ajoute à ceux qui parlent serbe ou une langue slave de ne jamais en prononcer un mot dans la rue. "Et si l'on vous pose une question dans cette langue, dites-vous que c'est un piège. Faites mine de ne pas comprendre. Un Tchèque de chez nous a été descendu la semaine dernière pour avoir répondu en serbe à quelqu'un qui lui demandait l'heure."
"Et elle parle. Pour oublier. Pour se soulager. Pour se faire entendre, enfin... Elle parle de ces appartements des familles serbes que les Corbeaux dévalisent, de ces expatriés naïfs qui ne comprennent rien, de ces interprètes qui changent les mots comme ils le souhaitent, dans un sens comme dans l'autre, jusqu'à transformer le sens de phrases entières."
On a aussi confirmation au passage que les trafics d'organes étaient parfaitement connus des forces présentes sur le terrain dès 2005-2006...
Un regard sans concession sur un drame tout récent.
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Astazie
  20 décembre 2017
J'ai été attirée par ce livre par la couverture, ainsi que le synopsis. Une évocation bien particulière est décrite dans celui ci. Une guerre, non seulement de mots, mais d'hommes. Un contexte particulier où deux peuples sont devenus ennemis et se tuent , sans raison particulière, le plaisir de tuer, d'être le plus fort.
Des hommes français, policiers se sont engagés dans cette mission pour six mois, certains ont été attirés par le gain, d'autres pour oublier , tel Yann. Ils sont là pour former des kosovars après l'indépendance. Claire, une jeune femme est chargée de missions humanitaires. le conflit est là, la jeune femme a du mal à vaincre ses angoisses. La peur est quotidienne, les conditions de vie sont pénibles. Elle tente de se réfugier auprès de Yann. Il se donne à son travail, et à Claire. Mais il garde en mémoire, son amoureuse bretonne qui l'a quittée. Claire prend en charge un jeune Serbe, qui recherche son père. Elle le protège, l'aime à sa façon..
J ai l'impression d'avoir été trompée, dit-elle.Ils trafiquent la drogue, les voitures, les êtres humains et même les organes. »
L'auteur fut en poste à Pristina, militaire de carrière. et ayant vécu l'intensité d'un conflit interethnique dans toute sa complexité, a recrée l'atmosphère des Balkans .Avec force, Julie Armen nous dépeint un pays dévasté dans sa chair, le difficile travail des humanitaires, l'action ambiguë des services secrets de l'Est ou de l'Ouest, les pleins pouvoirs des mafias locales.
Lien : https://livresdunjourblog.wo..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
cocacoca   06 avril 2013
Il ajoute à l'attention de ceux qui parlent serbe ou une langue slave de ne jamais en prononcer un mot dans la rue.
Et si l'on vous pose une question dans cette langue, dites-vous que c'est un piège. Faites mine de ne pas comprendre. Un Tchèque de chez nous a été descendu la semaine dernière pour avoir répondu en serbe à quelqu'un qui lui demandait l'heure.
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cocacoca   06 avril 2013
Mais il y a d'autres convois. Des convois plus rares. Quand des familles exténuées décident de s'exiler, quand elles ont trop attendu pour partir seules, quand elles n'ont pas mis le nez dehors depuis des mois. Ce sont alors les militaires internationaux qui les aident à déménager et qui les escortent jusqu'à la frontière avec la Serbie. Mais, de l'autre côté, on les regarde d'un mauvais oeil. S'ils ne sont pas partis plus tôt, c'est qu'ils collaboraient avec les Albanais. C'est ce que croient les policiers et les douaniers serbes.
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cocacoca   06 avril 2013
Vous avez dit minute...
Il s'agit de la taille du village, précise Zoran. Les dimensions de leur liberté. Deux minutes du nord au sud et trois minutes d'est en ouest. D'un pas lent, bien sûr, pour faire durer la promenade. Au-delà, c'est la mort. Les enfants le savent. Ils jouent entre les maisons et dans le caniveau de la rue centrale.
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cocacoca   06 avril 2013
le convoi des Serbes. Comme il est trop dangereux pour eux de faire leurs courses dans les boutiques du Kosovo, les militaires internationaux les rassemblent une fois par mois sur cette place et les conduisent en Serbie. Quatre-vingts kilomètres dans un sens, quatre-vingts kilomètres dans l'autre. Un blindé à l'avant, un autre à l'arrière et un hélico au-dessus. Et il est interdit à tout véhicule de doubler la colonne. Si vous avez la malchance de vous trouver derrière, vous y rester.
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cocacoca   06 avril 2013
Zoran a toujours vécu au Kosovo, et la Serbie est pour lui comme un pays étranger. Pourtant il s'y rend quelquefois. Avec le convoi. Le quatrième samedi du mois, les militaires rassemblent comme des moutons les Serbes sur la place du marché. Une vingtaine de voitures escortées par des tanks. Un vrai troupeau. Et des cars s'ajoutent au nombre. Leur vitesse maximale atteint difficilement les trente kilomètres à l'heure.
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