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EAN : 9782213631462
309 pages
Fayard (01/03/2007)
4.2/5   5 notes
Résumé :

Aucun peuple de l'Antiquité n'eut pire réputation que les Assyriens, au Ier millénaire avant notre ère. La brutalité de ces conquérants inlassables terrifia le Proche-Orient asiatique. Mais ils étaient aussi bâtisseurs et sculpteurs, aimaient la musique et leurs scribes étaient des maîtres dans l'art d'écrire. Le long règne d'Assurbanipal (668-630) marque l'apogée de cette civilisation assyr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  26 mai 2016
De multiples documents écrits, iconographiques et archéologiques furent retrouvés au nord de l'Irak depuis le XIX°s jusqu'à la prise de pouvoir de l'Etat Islamique, dans les grandes capitales de l'empire assyrien, aujourd'hui dynamitées. La figure du roi Assurbanipal est certes la plus frappante, car il a beaucoup écrit et réuni une bibliothèque sans laquelle nous ne saurions presque rien de la littérature mésopotamienne. Il était à la tête du premier empire plurinational de la région, qui dominait toute la vallée du Tigre et de l'Euphrate, la Syrie, Canaan, Israël et même l'Egypte, au début du I° millénaire. L'historien retrace les grandes caractéristiques du peuple assyrien, de son état, de sa civilisation et de son histoire, et croit pouvoir esquisser une biographie du roi Assurbanipal en se fondant sur des documents écrits laissés par lui. C'est là qu'on pourrait lui reprocher une certaine absence de sens critique, car il semble mal mesurer les aspects symboliques et les intentions de propagande des documents qu'il mentionne et résume. Cela dit, c'est un bon livre d'histoire, très recommandable par tous ses chapitres descriptifs d'une civilisation ancienne.
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Chasto
  17 juillet 2016
Prince d'un empire sans partage, esthète et diplomate d'une société à l'art universel.
Homme de pouvoir et de culture, il sera l'administrateur d'une civilisation aussi guerrière que lettrée.
Cette civilisation deviendra un peuple de conquérants et de diplomates.
Pages à saisir et suivre dans leurs chapitres.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   06 mai 2016
La divinité suprême des Assyriens était incréée et solitaire ; ce mâle n'avait pas d'épouse. Dans les temps anciens, les "enfants du pays d'Assur" composaient sa seule famille. Le droit du sang, non celui du sol, fondait et réglait ses rapports avec ceux qui étaient à la foi ses fils, ses fidèles et ses sujets. Il était présent avec eux dans un monde dont il n'était pas le créateur ; il y conduisait et protégeait la tribu qui le reconnaissait comme père et maître. ... Aussi Assur se trouvait-il partout où circulait sa tribu ; il vivait sous la tente se transportait où elle se transportait ; sous Assurbanipal encore, il restait celui "qui marchait devant". ...
Si les "fils du pays d'Assur" se représentaient leur dieu sous l'apparence d'un homme, ils n'éprouvaient pourtant nul besoin de le figurer. Assur possédait un sceau-cylindre au début du II° millénaire, comme chacun de ses sujets. On y lisait son nom, mais on aurait en vain cherché sa silhouette ... le dieu est présent, mais invisible. En 672, le père d'Assurbanipal l'utilisa encore. Ni lui ni ses contemporains ne s'étonnaient, non plus que leurs ancêtres, que leur dieu n'eût pas de forme visible, à la différence des autres divinités du Proche-Orient. Quand la présence du dieu devait être manifeste, lors de telle ou telle cérémonie, on la symbolisait communément par une épée de fer.

pp. 42-44
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   06 mai 2016
Originellement, le chef des Assyriens était d'abord le "vicaire" du dieu tribal ; le "pays d'Assur", en effet, se refusa à reconnaître un roi humain avant le lieu du XIV°s (av. J.-C.) Le changement n'intervint qu'à cette date : le protocole international contraignit alors le premier des "enfants du pays d'Assur" à ajouter à son titre religieux celui, profane, de "roi" ; il n'aurait pu, sinon, parler d'égal à égal avec les souverains ses contemporains. Ceux-ci, en effet, quelle que fût leur autorité, se donnaient et exigeaient qu'on leur donnât ce titre. Malgré tout, de génération en génération, l'antique désignation de "vicaire" ou de "prêtre" d'Assur fut conservée. Au VII°s encore, après une trentaine d'années d'un règne glorieux, Assurbanipal souhaitait encore exercer la "prêtrise" avant la royauté et il se félicitait que la grâce des dieux ait rendu la première aimable chez ses sujets.

p. 42
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