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EAN : SIE113593_125
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
De Caracas au port de La Guayra, il y a 223 virages pour quarante kilomètres de parcours.

Tous les jours, deux cents camions descendent vers la mer chercher les marchandises indispensables à la vie du pays.

L'entreprise n'est rentable qu'à raison de deux voyages quotidiens et Henri n'aurait pas tenu le coup sur son Fargo sans l'aide du péon noir Domingo.

Rude existence, que le débarquement d'une flotte de Fiat conduits pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
BVIALLET
  02 novembre 2013
Au Vénézuéla, un Français a investi toutes ses économies et au delà pour s'acheter un gros camion Mack qui doit lui permettre de gagner sa vie en transportant du fret entre la ville de Caracas et le port de la Guayra distant de seulement 40 km. Mais il s'agit de parcourir une route pentue, pleine de lacets (pas moins de 233 virages sur une si courte distance) et si dangereuse que de nombreux poids lourds finissent leur course au fond des ravins.Donc tout sauf une sinécure, d'autant plus qu'il y a du chômage technique en raison d'interruptions d'approvisionnement et pire encore avec l'arrivée d'une importante bande de camionneurs italiens fascistes qui mettent en place une concurrence aussi déloyale que violente... Un huissier découvre avec ses mots à lui le canal de Panama et les villes de Mexico, Lima ou Iquique... Jacques, un serveur de café, rêve de s'acheter un bateau et de parcourir le monde pour courir l'aventure. Quelques-uns de ses faux amis lui jouent un très mauvais tour en le lançant dans une course au trésor bidon... le narrateur retrouve à Aubervilliers le père de son vieil ami, Jimmy le menteur, et découvre à quel point celui-ci est un mythomane de la pire espèce... Andréas a exercé des dizaines de métiers. Bon à tout ou bon à rien, il galère pour se faire embaucher. En désespoir de cause, il décide de devenir écrivain... Un comptable s'entiche d'une prostituée et attrape une MST qu'il arrive à soigner. La fille l'entraîne dans des nuits d'ivresse dans tous les coins à la mode du Paris branché... Les Indiens Tungura forment une tribu si primitive qu'ils ne connaissent ni l'argent, ni le salariat, ni aucun des aspects de la vie moderne. Un jour, des Blancs les embauchent pour exploiter une mine. Pour leur permettre d'utiliser l'argent qu'ils gagnent, ils leur proposent de les emmener une fois l'an en ville. Mais sept années s'écoulent et toutes sortes d'impondérables empêchent que ce projet se réalise. Quand les Blancs abandonnent la mine, les Indiens décident d'entreprendre eux-mêmes le fameux voyage...
« La plus grande pente » est un recueil composé de sept nouvelles dans le domaine du voyage et de l'aventure; à vrai dire de six nouvelles et d'une novella vu que la première, au titre éponyme, a presque la taille d'un roman et reste dans la lignée du « Salaire de la peur » ou des « Oreilles dans le dos ». On y retrouve tous les ingrédients des romans de Georges Arnaud : les camions, les mauvais garçons plus ou moins rangés des voitures, la violence, le drame et les grands espaces de l'Amérique du Sud. Il n'en est pas de même pour deux nouvelles qui ont pour cadre Paris et tiennent plus de l'anecdote. « Une heure avec Andréas Aalborg » et « Les nuits d'un chef comptable » sont d'un niveau inférieur aux cinq autres qui rivalisent d'ironie, de cruauté et d'agressivité virile. La préférence du lecteur ira au « Voyage en ville » ne serait-ce que pour la charmante naïveté de ces Indiens Tungara (on sent qu'Arnaud a dû les fréquenter et si ce n'est eux exactement, au moins d'autres qui ne devaient pas en être loin) et pour un essai assez convaincant d'incursion dans un registre différent de l'habituel, celui de l'étrange et du fantastique. Un ensemble à la fois intéressant et dépaysant.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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tristantristan
  03 décembre 2018
Le texte est court comme souvent chez Georges Arnaud. Pas de bons sentiments inutiles et hypocrites. Chaque mot compte pour décrire un bonheur fugace, la souffrance et la dureté de la vie et de l'aventure. Ce roman est prenant et peut-être lu partout et n'importe quand.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   02 novembre 2013
Vous croyez qu'on vous a attendus ? Travailleur, c'est une profession. C'est une carrière. Vous vous imaginiez qu'il suffisait d'avoir ses quatre membres et de savoir compter jusqu'à cent ? Vous pensiez qu'on allait vous faire cadeau d'un emploi, juste pour vous faire plaisir ? Ca serait trop facile. Salaud ! Voyou ! Ordure ! Le travail, c'est une récompense ! Un bienfait des dieux !
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tristantristantristantristan   03 décembre 2018
Sueur et sang mêlés, mes doigts glissaient sur les oreilles en toile grise des sacs que je hissais sur la plate-forme. Mes lèvres avaient craqué. Dans une bouche de ciment, mon énorme langue devenait poreuse comme de la craie. Des bouffées de fournaise me brûlaient les poumons, et mon sang portait l'incendie dans tout mon corps cassé.
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Videos de Georges Arnaud (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Arnaud
Paysage sonore : Akosh S. - Texte : Georges Arnaud
L'écrivain Georges Arnaud est connu du grand public à travers son roman à succès paru en 1950 et adapté au cinéma le salaire de la peur. Neuf ans plus tôt, il fait la une des journaux. Un triple meurtre familial, pour lequel il sera incarcéré en 1941 avant d'être innocenté. Georges Arnaud sera enfermé dix-neuf mois en maison d'arrêt, d'où il ne cessera jamais de clamer son innocence. Une captivité qui entaillera profondément l'âme impétueuse de l'auteur. Douze ans plus tard, il fera rejaillir dans Schtilibem 41 cette morsure pathogène. Un hurlement de révolte en argot, la langue des irréguliers, des irréductibles dont font partie le rappeur Vîrus et le multi-instrumentiste Akosh S., architecte du paysage sonore à cette lecture inédite.
À lire – Georges Arnaud, Schtilibem 41, Finitude, 2008. À écouter – Vîrus, « Les Soliloques du pauvre », Rayon du fond, 2017 – Akosh S., « Nakama Terek / Nakama Spaces », 2020 – Vîrus & Akosh S. « Schtilibem » (teasers), Rayon du Fond, 2020


Technique : Lumière : Patrick Clitus Son : William Lopez Vidéo : Camille Gateau & Bertille Chevallier
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