AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de lesleoneries


lesleoneries
  12 janvier 2018
Imaginez… vous avez à peine 12 ans, vous prenez les transports en commun seule tous les matins et tous les soirs pour vous rendre à l'école et un beau jour vous découvrez l'existence des « tchikan », ces hommes qui aiment se mêler à la foule aux heures de pointe pour se coller aux jeunes filles… et qui n'hésitent pas à laisser promener leurs doigts. Burk, hein ? C'est ce qu'a vécu Kumi Sasaki, l'auteure de ce très joli livre-objet. Ça se passe dans le pays « le plus sûr du monde », le Japon, et c'est un énorme tabou.

La première fois qu'elle a été confrontée à l'un de ces harceleurs, elle a cru faire erreur. On se dit que ce n'est pas possible, que l'on doit se faire des films. Comment ça pourrait se produire, là, au milieu d'une rame bondée alors que personne ne semble rien remarquer ? Et pourtant, ça se reproduit quotidiennement. Alors elle essaie d'en parler, à sa mère d'abord, aux copines ensuite. Mais tout ce qui touche à la sexualité au Japon, on n'en parle pas… ce n'est pas pour rien qu'elle n'avait jamais été mise en garde contre les Tchikan auparavant.

Ces petites filles d'à peine 12 ans se retrouvent donc seules dans leur désarroi, livrées à elles-mêmes. Comment vont-elles réagir ? Certaines cèdent et finiront par être payées pour leurs services, d'autres gardent le silence et font comme si de rien n'était…

Ce livre est touchant, intéressant, sensible. L'objet lui-même est également une pépite, la couverture est travaillée et délicate tandis que de jolis dessins agrémentent le texte. Véritable plaisir !

Un énorme merci à Babelio et aux Editions Thierry Marchaisse pour l'envoi de ce livre, et mes plus plates excuses pour le retard de publication, la technologie (et les fêtes) a fait des siennes !
Commenter  J’apprécie          30



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (1)voir plus