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EAN : 9782246416111
429 pages
Éditeur : Grasset (15/02/1989)
3.22/5   57 notes
Résumé :
Même ici, dans mon bureau calfeutré, en haut d'un gratte-ciel où mes secrétaires osent à peine entrer pour m'annoncer les appels insistants d'un inconnu, je traîne un cadavre dans ma conscience et l'Afrique dans ma tête. Des images me persécutent. La savane, la migration des animaux sauvages, un palais en argile, comme dans un rêve, pourtant tout était vrai.

A chaque crise de panique, je dresse un bilan. Je suis un ingénieur chimiste français de trent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ladesiderienne
  04 août 2014
Déjà le titre et la première de couverture de ce roman étaient une véritable invitation au voyage, pour moi qui ai connu mes première émotions de lectrice avec "Le lion" de Joseph Kessel. D'accord, pour le grand départ, il m'a fallu attendre un peu, voilà pourquoi j'ai trouvé le début de l'histoire un peu long.
On y suit les aventures d'Eric Landler, 35 ans, ingénieur chimiste français, dont le culot n'a d'égal que l'ambition. Ayant un peu forcé la main d'un grand patron américain de passage dans l'entreprise où il travaille à Paris, le voilà invité à fréquenter la bonne société de l'ouest des États-Unis, pays qu'il n'a connu jusque là qu'en faisant des petits boulots minables dans sa jeunesse. Son rêve, décrocher un emploi important et obtenir la fameuse "green card". L'occasion va lui en être donnée, lors de sa rencontre avec Angie Ferguson, riche femme d'affaires éprouvée par ses deux précédents mariages et qui n'a qu'un but : mettre sa fortune au service d'une fondation qui protégerait les animaux sauvages d'Afrique du tourisme de masse, en agrandissant notamment les parcs nationaux. Ne manquant pas d'aplomb, Eric s'invente un passé plus qu'honorable en France et accepte de l'épouser en échange d'un poste à responsabilité dans son entreprise. En compensation , il devra aussi accompagner Angie dans son périple au Kenya, lui le citadin qui a horreur des bêtes de tout poil. En mentant, Eric vient de mettre le doigt dans un engrenage sans fin. Et c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante et que les pages vous filent entre les doigts car comme lui, le lecteur va être totalement manipulé.
Christine Arnothy dépeint deux mondes : celui de cette belle société américaine, riche et ambitieuse et celui des vastes étendues du Kenya où la faune africaine est censée être protégée, mais où malheureusement, l'argent des uns, à travers le tourisme, risque de rompre le fragile équilibre de l'autre. Un peu contre son gré, notre héros va être le lien entre les deux. Un héros qui passe par tous les stades dans notre échelle des sentiments, parfois exécrable et à gifler, en jeune homme avide de pouvoir, parfois attachant lorsque le petit garçon en manque d'amour maternel refait surface.
A travers une intrigue puissante, l'auteure traduit sa passion pour les animaux et son espérance en l'homme afin qu'ils puissent vivre ensemble en harmonie.
A part, les lenteurs du début de l'intrigue, j'ai adoré et mes valises sont déjà prêtes pour un nouveau voyage avec la suite "La piste africaine". 17/20

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philippedester
  12 juin 2017
Voilà une bonne surprise, un roman qui m'a plu bien plus que ce que je pensais. Ce livre est resté dans ma bibliothèque pendant des années. Je n'arrivais pas à l'en sortir. Pourquoi? le titre? Son aspect un peu vieillot? le résumé de la 4e de couverture qui ne m'a pas séduit?
C'est grâce à mon challenge que je me suis enfin décidé à le lire et j'ai beaucoup aimé cette histoire qui fait voyager le lecteur de l'Amérique à l'Afrique, du fric à gogo américain à la préservation de la nature africaine. le safari est aussi un passage agréable du livre.
Mais commençons par le commencement. Eric Landler vient d'une famille modeste et a été abandonné par sa mère très jeune. Il n'a qu'une idée en tête : devenir riche, puissant et vivre en Amérique.
Mais c'est plus facile à dire qu'à faire !
A Paris, il rencontre un riche Américain à qui il ment en se faisant passer pour ce qu'il n'est pas. le type l'invite chez lui afin de participer à des rencontres de tennis.
Un premier pas est fait : Eric se trouve maintenant en Amérique...pour quelques semaines. Mais comment y rester et obtenir la "green caard" nécessaire à son installation au pays de l'oncle Sam?
La meilleure solution est le mariage. Chez son hôte, il rencontre une riche héritière, à la tête d'une immense fortune, veuve, agréable. Par le mensonge et des actes bien réfléchis, il arrive à épouser la belle. La deuxième étape de son plan est franchie !
Angie Ferguson voudrait quitter l'Amérique pour l'Afrique et consacrer son temps et son argent à la sauvegarde des animaux. Les animaux, Eric n'en a vraiment rien à faire ! Et pourtant, le voilà obligé de suivre sa femme sur le continent noir...
Mais peut-on vivre indéfiniment dans le mensonge? Et comment réagir quand son épouse lui annonce qu'elle a engagé des détectives privés pour enquêter sur son passé et qu'il va tout perdre : emploi, argent, pouvoir,...? Par la violence?
Ce n'était pas prémédité, mais Eric tue sa femme. Cette fois, il va tout perdre, à moins que... le voyage en Afrique est prévu, préparé, organisé,... Eric pourrait peut-être partir, emmenant avec lui une femme qui accepterait de jouer le rôle de son épouse.
Le temps presse. Eric part à la recherche de la femme idéale...mais c'est sans compter sur la présence d'un maitre chanteur qui en veut à son argent, à son pouvoir, à son emploi...
Un très bon livre, selon moi, avec des personnages bien campés, une histoire qui tient debout (par quelques ficelles quand même) et un certain suspense.
Lien : http://phildes.canalblog.com
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steph5977
  01 novembre 2019
ELOQUENT : un livre, que par manque de disponibilités, j'ai mis longtemps à finir et qui nous apprend que l'argent peut acheter le confort mais certainement pas le bonheur
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sld09
  27 juin 2017
J'ai passé un bon moment avec ce roman qu'on a du mal à lâcher avant d'en connaître la fin.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   03 août 2014
Annie me tenait par la main et ne me lâchait que pour se moucher.
- Tu es enrhumée ?
- Non émue. Nous sommes au paradis.
Une vingtaine de minutes plus tard, arrivés sur un plateau dont l'extrémité basculait dans l'infini, retenu de justesse par les fantomatiques silhouettes des montagnes bleues, une vision sublime me fit marmonner, d'une émotion que je voulais réprimer :
- Nous sommes dans le jardin du bon Dieu.
D'où avait surgi cette phrase, de quelle source souterraine avait-elle jailli, de quelle nappe phréatique de la conscience enfouie sous les couches de tristesse et de cynisme ?...
C'était ma voix, mais je me sentais marionnette, dans les mains d'un ventriloque : avais-je pu dire, moi, le criminel mécréant "le jardin du bon Dieu" ? Annie retenait sa respiration, et Mahmoud, les mains posées sur le volant, écoutait le silence ; autour de nous, dans un monde bordé par une chaîne de nuages froufroutants, blancs et roses, des centaines d’animaux de toutes sortes se promenaient, broutaient, se regardaient, chaque race ignorait l'autre, ils se déplaçaient dans une profonde quiétude. (...)
Annie chuchota :
- Je vous le dis, dorénavant, n'importe quoi peut m'arriver. Notre vie est marquée par ce moment.
Nous contemplions cette arche de Noé gigantesque ; on était bleu ciel, rose pâle, jaune paille, on était savane, ciel, on était Kenyans et privilégiés, on était les animaux en quiétude, libres. Peu à peu, nous nous hissions au niveau des humains, dans le vrai sens du mot.
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ladesiderienneladesiderienne   02 août 2014
Selon le petit livre distribué par Plaisir-Safari, les Masaïs étaient fiers, beaux, grands et vivaient dans une liberté physique totale en communauté de sexes et de biens divers..
Nous en avons aperçu quelques-uns, de ces Masaïs. Leurs capes rouges artistiquement drapées sur leurs corps élégants, leurs oreilles alourdies de boucles qui frôlaient presque leurs épaules étaient recherchées par les photomaniaques, eux-mêmes déguisés en explorateurs. Les voyageurs qui venaient ici pour la première fois s'imaginaient souvent - pas tous - se retrouver dans l'Afrique en noir et blanc de Tarzan ; ils portaient des casques coloniaux ou des couvre-chefs de trappeurs, de grandes bottes, des chemises kaki, des vestes kaki, des pantalons kaki. Dans ce confort inouï créé à leur usage, ils arrivaient, échappés d'une cinémathèque.
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ladesiderienneladesiderienne   03 août 2014
Il réussit à garer notre bus dans un espace resté libre dans le demi-cercle formé par les véhicules. Sur une clairière chauve, la tête posée sur ses pattes, un lion recevait les visiteurs. Il contemplait la foule avec le regard désabusé d'une vedette livrée aux journalistes. Il n'était ni beau, ni grand, c'était un lion moyen, comme il y des Français, des Américains moyens, un lion lymphatique ayant réussi une belle carrière ; depuis son enfance, il se faisait admirer par la meute des touristes. Les comptait-il , pour tromper son ennui ? (...) Quelle vedette pourrait se vanter d'avoir remporté plus de succès que lui ? Il s'étirait, le grand chat, il se leva, il déroulait, vertèbre par vertèbre, sa colonne, puis il s'immobilisa et s'assit, il était encerclé par les minibus, il ne pouvait partir. Je pensais à Angie. Et si le Kenya se transformait peu à peu en un gigantesque jardin zoologique pour promeneurs argentés ? Face au lion qui nous observait, je découvrais l'Afrique sacrifiée aux images. Enfin le lion s'échappa de la scène, le spectacle était terminé, les cars s'ébranlèrent.
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ladesiderienneladesiderienne   02 août 2014
En dehors des vendeurs locaux sur la plage de Diani Reef et des serveurs des lodges, il y avait peu d'occasions de rencontrer des Kenyans. En quelque sorte, les voyageurs étaient, eux aussi, groupés dans ces réserves qu'étaient les lodges et les minicars. On se contemplait d'un monde à l'autre, on se dévisageait ; l'affaire se jouait entre les touristes et les animaux. Mais l'Afrique, la vraie, n'était pas au rendez-vous !
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ladesiderienneladesiderienne   02 août 2014
- Regardez à votre gauche, dit Léo.
Sur fond gris, des points gris foncés se déplaçaient. Une ligne saccadée.
Il ralentit puis arrêta le bus et coupa le moteur.
Ils traversaient la piste à une cinquantaine de mètres de nous. Annie étouffa un petit cri, saisit mon bras et le serra. Je subis un petit choc, même le plus blasé, le plus cynique rat de gratte-ciel comme moi, peut être touché par l'insolite vision des éléphants en liberté. Ils suivaient leur chef vers l'eau. Trois éléphanteaux, la trompe en l'air, se hâtaient pour tenir le rythme des femelles. Elles s'arrêtaient ici et là et touillaient avec leur trompe le sol ; aspirant d'abord le sable, puis le rejetant en arrière, elle s'aspergeaient de terre rouge. L'idée même de la chasse m'incommodait. Auraient-on tué des humains pour transformer leurs dents en breloques ?
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