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EAN : 9782070295180
662 pages
Éditeur : Gallimard (23/10/1976)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 34 notes)
Résumé :


" Parti à la recherche des origines de la sociologie mderne, j'ai abouti, en fait, à une galerie de portraits intellectuels... Je me suis efforcé de saisir l'essentiel de la pensée de ces sociologues, sans méconnaître ce que nous considérons comme l'intention spécifique de la sociologie, sans oublier non plus que cette intention était inséparable, au siècle dernier, des conceptions philosophiques et d'un idéal politique. " Raymond Aron

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
candlemas
  13 juillet 2017
Je viens compléter et partager la critique de "Enroute" concernant cet ouvrage de R. Aron.
En effet, il s'agit d'une collection de portraits. Je me suis personnellement arrêté sur ceux de Montesquieu, Comte, Tocqueville, et surtout Marx.
Les partis-pris de R. Aron ne m'ont pas dérangé, bien au contraire : Aron est lui-même un philosophe et sociologue de talent, et à ce titre un bon guide. "Marxien", comme il se définissait lui-même, j'ai particulièrement apprécié son introduction à la pensée de Marx, dont il montre la pertinence des analyses du Capitalisme (de son temps, mais sans doute pas que...) tout en réfutant complètement les orientations politiques marxistes, dont L Histoire a montré les errements.
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Enroute
  28 avril 2017
J'aurais dû mieux lire le titre. Je m'attendais à une histoire de la sociologie, ou disons à comprendre son origine, ses courants, ses évolutions, mais le texte ne présente que le détail de certains sociologues : Montesquieu, Comte, Marx, Tocqueville, Durkheim, Pareto, Weber. En effet, le titre dit bien : les "étapes" de la pensée sociologique. On saute donc d'un système à l'autre, d'une pensée à l'autre, sans lien entre elles. Aron entre tout de suite dans le détail de chaque pensée, sans remise en contexte, sans dégager les influences, sans nommer les courants, sans esquisser les évolutions futures, les "disciples", etc. du coup, c'est assez difficile à lire pour un néophyte qui cherche une vue d'ensemble. Aron ayant par ailleurs tendance à beaucoup donner son avis, on a l'impression qu'il nous transmet ses notes personnelles, ses comptes-rendus, etc. A lire comme une encyclopédie, autant pour avoir le détail de la pensée d'un sociologue que pour cerner celle d'Aron.
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lehibook
  23 octobre 2020
Ce livre est une compilation de cours d'Aron , mis en forme par un tiers ,et une galerie de portraits des figures tutélaires de la sociologie (Montesquieu,Comte,Marx etc…) mais pas d'un point de vue biographiques .Il s'agit d'une analyse de leurs théories à travers la lecture qu'en fait l'auteur (il ne se cache en rien de sa subjectivité) .Cet ouvrage demande de la patience et de la concentration.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   06 juillet 2011
Sur Tocqueville:
"Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-même pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart et comme étranger à la destiné de tous les autres ; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais ne les voit pas ; il les touche et il ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur existence et de veiller sur leur sort ; il est absolu, détaillé, prévoyant, et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche au contraire qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les concitoyen se réjouissent pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir ; il travaille volontiers à leur bonheur mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages : que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre !
Tocqueville "De la Démocratie en Amérique" T2 P33
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GabySenseiGabySensei   06 juillet 2011
Sur Durkheim:
"Pour expliquer ce mécanisme, Durkheim invoque le concept de lutte pour la vie mis à la mode par Darwin dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Plus sont nombreux les individus qui essaient de vivre ensemble, plus la lutte pour la vie est intense. La différenciation sociale est la solution pacifique à la lutte pour la vie. Au lieu que les uns soient éliminés pour que les autres survivent, comme cela se produit dans le règne animal, la différenciation sociale permet à un plus grand nombre d'individus de survivre en se différenciant. Chacun cesse d'être en compétition avec tous et devient en mesure de tenir son rôle et de remplir une fonction. Il n'est plus besoin d'éliminer la majorité des individus à partir du moment où les individus n'étant plus semblables mais différent, chacun contribue, par un apport qui lui est propre, à la survie de tous.
(P 329)
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GabySenseiGabySensei   06 juillet 2011
Nous nous sentons asservis à un ensemble qui nous dépasse, condamnés à ne réaliser qu'une partie de ce que nous pourrions être, voués à l'exercice, toute notre existence, d'un métier limité sans autre espoir de grandeur que d'accepter cette limitation.
(P 563)
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GabySenseiGabySensei   06 juillet 2011
Sur Auguste Comte:
"Aucune doctrine morale ou religieuse, au moins dans son contenu intellectuel, ne peut être admise si elle ne résiste pas à la critique de la science."
(P 373)
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candlemascandlemas   13 juillet 2017
Comme toute théorie qui veut devenir l'idéologie d'un mouvement politique ou la doctrine officielle d'un Etat, la doctrine de Marx doit se prêter à la simplification pour les simples et à la subtilité pour les subtils
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Videos de Raymond Aron (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Aron
5/5 Cours de Monsieur le Professeur Raymond Aron : Philosophie et Histoire. Première diffusion le 20/01/1964 sur Radio Sorbonne. Toute cette première semaine des "Conférences du soir" est consacrée à des cours donnés par Raymond Aron à ses étudiants de la Sorbonne, fin 1963 et début 1964 : les 5 premiers d’une série qui allait se poursuivre au cours de l’année universitaire, série intitulée "Philosophie et Histoire". S’intéresser en historien à ce que « jamais on ne verra deux fois » et, en philosophe, à « ce qui est par essence valable universellement », était au cœur de la réflexion de Raymond Aron. Thèmes : Idées| Histoire| Philosophie| Raymond Aron
Source : France Culture
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