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ISBN : 2369142162
Éditeur : Libretto (05/06/2015)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Dans un petit village du Mexique profond : un meurtre, un cadavre de jeune fille, un assassin trop malin pour se faire pincer, un autre « assassin » (innocent, lui) que chacun voudrait bien voir à la place du vrai… et un brave garçon timide avec les filles que chacun pousse à jouer les vengeurs de la société outragée.

Très fort de café. Un film vient d’être tiré du livre (qui fait un tabac en Allemagne).
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  30 juin 2017
« Horreur de l'absurdité des circonstances, de cette vengeance imbécile et sinistre ourdie à partir d'une confusion. »
Un roman noir qui vaut pour l'atmosphère lourde, moite qu'il dégage. Assez puissant quant à la présentation des caractères des personnages avec leur part d'ombre qui noie chacun des habitants du village. Un hameau miné par la pauvreté sous un soleil de plomb, dans un abîme de souffrances et de non-dits et conduit la meute à commettre des actes par peur. Peur de ce que pensera le voisin, peur de ce que fera un mari, peur d'être reconnu comme coupable d'un crime, alors même qu'ils sont innocents. Innocents ? Finalement j'ai un doute. Coupables de leur manque d'honnêteté selon moi, mais innocents du meurtre de la jeune fille. Et pourtant quelqu'un a tué cette môme. Certes elle était délurée, mais c'était une adolescente pleine de fougue qui avait vu un homme. Celui-ci, pourra-t-il être découvert ? L'auteur nous promène sur des sentiers secs où s'envolent la fine poussière qui recouvre les errements de ces villageois qui sont oppressés autant par leurs mensonges et leurs peurs que par la touffeur dans ce huis clos aride. J'ai apprécié ce roman pour l'ambiance qui se dégage et le rendu de la psychologie des personnages qui sont coincés à l'intérieur d'eux-mêmes. Phagocytés dans leur tête, enfermés dans cet espace de misère, ils se rongent entre eux. Rares sont ceux qui peuvent se sortir de cette poisse, rares sont ceux qui iront plus loin. Et quand bien même, ils reviendront. Nul ne peut quitter ce lieu de perdition.
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Malivriotheque
  19 septembre 2016
Dans un petit village perdu au fin fond du Mexique, Ramón découvre le corps sans vie de la belle Adela. La rumeur court vite, et le village tout entier est sans attendre mis au courant. Parce qu'il est celui qui était à ses côtés quand les premiers curieux sont arrivés, tout le monde pense qu'il était son petit ami attitré et qu'il doit bien sûr la venger en tuant son meurtrier. Ramón n'arrive pas à dire la vérité et endosse le rôle du fiancé justicier. La rumeur continue de courir, et un coupable qui arrange tout le monde est désigné...
Je n'ai pas vu le film 21 grammes, mais j'ai en revanche vu Babel, que l'auteur a tous deux écrits et dirigés à l'écran. Il y a de quoi donc dire qu'Arriaga a fait mieux en matière d'intrigue que ce roman lui aussi adapté au ciné. Là où Babel touchait de plein fouet à la question épineuse de l'immigration entre la frontière mexicaine et américaine et dénonçait sans détours le traitement méprisant et suspicieux constant infligé aux immigrés mexicains (légaux ou non), A Sweet Scent of Death a plutôt tendance à dépeindre le Mexique profond en abusant un peu des stéréotypes.
Le livre est clairement taillé pour le cinéma, avec une chronologie des évènements type et des personnages au caractère peu développé mais aux actions facilement visualisables assez parlantes. le décor est planté : un village à la terre poussiéreuse loin de tout, où tout le monde se connaît, où les petits nouveaux sont marginalisés, où il fait tellement chaud et moite qu'on se représente sans difficulté le mec en débardeur blanc au front dégoulinant de sueur avec une cerveza à la main qui tient l'unique boutique du village climatisée par un mini ventilateur insuffisant, où la rumeur fait la loi, où le shérif est corrompu et où tout le monde fonctionne à la Corona, où la vengeance est un plat qui se mange chaud, si possible avec une poêlée de cactus, où les maris se défoulent violemment sur leur femme infidèle, où la petite gamine prodigue qu'on croyait tout innocente se targue d'avoir la même histoire que Laura Palmer ; les embrouilles commencent, les mensonges pleuvent, les jugements pullulent, les sentences tombent, les guns sortent et les fugitifs passent toutes les frontières.
Bref, non pas qu'une telle société ne puisse exister, surtout dans le cadre du petit coin paumé dans un coin reculé d'un pays pas forcément au top de sa forme financière, mais on va dire qu'Arriaga pousse un peu le bouchon loin, surtout pour ne pas offrir une fin digne de ce nom avec au moins une morale.
Comme le style n'est pas non plus la panacée, on va dire que cette lecture est une expérience, mais pas une expérience indispensable.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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encoredunoir
  24 mars 2012
À Loma Grande, village mexicain éloigné de tout, la jeune Adela est retrouvée poignardée dans un champ de sorgho. Nul ne sait ce qui s'est passé et ce ne sont certainement pas les rurales corrompus qui n'ont rien à gagner à enquêter sur cette affaire qui vont courir après le coupable.
Par contre les langues se délient vite… pour raconter n'importe quoi. Pour le plaisir de parler, d'imaginer ce qui aurait pu se passer. Bien vite Ramón l'épicier qui avait croisé quelques fois Adela va devenir pour tout le village son fiancé caché. S'en convaincant lui-même, il va finir par devoir venger son hypothétique dulcinée. Ça tombe bien, la rumeur a déjà trouvé un coupable acceptable.
Dans cette atmosphère étouffante d'une communauté renfermée sur elle-même, Guillermo Arriaga brosse une savoureuse galerie de portraits et, autour d'une intrigue basique, une réflexion un brin inquiétante sur ce qu'est la vérité. À Loma Grande, celui qui parle le premier est celui qui dit la vérité. Aux autres de s'y adapter. Ramón va ainsi apprendre qu'il était le fiancé secret d'Adela et va finir par s'en convaincre. Cette vérité fondée sur la rumeur a bien sûr de sombres conséquences.
Roman noir, roman d'ambiance, Un doux parfum de mort est aussi pétri d'un humour à la limite du burlesque et réserve quelques scènes inoubliables comme, par exemple, l'embaumement artisanal d'Adela. Ce livre court se déguste comme une friandise ou comme quelque chose qui ressemble à une friandise… on peut se convaincre que c'est une simple histoire légère ; c'est peut-être aussi un récit bien plus subtil.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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hannah851
  15 juillet 2015
Ce roman découvert dans le cadre de masse critique fut une agréable lecture malgré la noirceur et l'atmosphère pesante qui ressort au fil des pages. Si l'histoire porte sur le meurtre d'Adela, une jeune fille nouvellement installée au village de Loma Grande, avec ses parents, l'auteur ne l'utilise que comme prétexte pour dresser un tableau cru et sans paillettes de la société mexicaine d'aujourd'hui. Tous les problèmes qui la traversent sont évoqués ici sans détour comme la corruption, la pauvreté, la violence, l'alcool, les immigrations clandestines aux Etats-Unis....
Les personnages sont dépeints dans leurs activités quotidiennes jusqu'aux détails les plus infimes tels de vrais natures mortes. Le style de l'auteur donne une large importance à ces descriptions si minutieuses que l'action nous semble se dérouler dans un rythme très lent. L'atmosphère y est également pensante et sous tension donnant au lecteur l'impression que tout peut voler en éclat à tout moment. La dualité vie/mort très présente dans la pensée mexicaine est ici largement évoquée parfois de manière très froide notamment dans les scènes avec le cadavre d'Adela.
La trame du roman est très bien ficelée si bien que l'auteur arrive à se jouer du lecteur en l'envoyant sur une autre piste que celle de l'identité de l'assassin. Une fois le livre achevé, cette question nous revient à l'esprit mais il est trop tard. L'auteur ne nous a pas levé le voile sur ce mystère. Pour lui, cela ne semble pas important. En effet, le véritable sujet est la manifestation de la justice et son exécution par les citoyens au-delà de tout cadre institutionnel.

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Shan_Ze
  02 septembre 2014
La rumeur de Loma Grande apporte à Ramon Castanos une bien mauvaise nouvelle : l'assassinat d'une jeune fille qu'il appréciait et qu'il voyait souvent dans son bar. Une autre rumeur naît de nulle part : Ramon a perdu dans ce meurtre, sa fiancée. D'autres rumeurs vont chauffer les esprits et on se trouve bientôt dans une situation assez cocasse…
On se laisse vite entraîner par le scénario, on veut savoir ce qu'il va se passer. Une histoire de meurtre, de vengeance et d'amour sur un fond de western bien agréable à lire, mais un peu frustrante à la fin…
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   28 juin 2017
Justino Tellez se réveilla effrayé par un de ses propres ronflements particulièrement sonore.
- Qui est là ? cria-t-il.
Il bondit hors de son lit et inspecta minutieusement la pièce. Rien, ni personne ; à coup sûr l’œuvre d'un chat, pensa-t-il.
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kathelkathel   13 septembre 2010
Ramón Castaños époussetait le comptoir quand il perçut au loin un cri aigu. Il tendit l'oreille et ne discerna que la rumeur de la matinée. Il pensa qu'il s'agissait d'une de ces nombreuses gelinottes qui peuplaient le bois. Il poursuivit sa besogne. Il s'ap­prêtait à nettoyer une étagère lorsque le cri jaillit de nouveau, cette fois proche et clair. Suivi d'un autre et d'un troisième. Ramón délaissa l'étagère et, d'un bond, sauta par-dessus le comptoir. Il sortit pour voir ce qu'il se passait. On était dimanche, de bon matin : personne, alors que les cris se répétaient, de plus en plus frénétiques. Il remonta la rue et distingua à quelque distance trois enfants qui couraient en braillant :
- Y'a une morte ! Y'a une morte !
Ramón s'avança vers eux, en arrêta un tandis que les deux autres s'égayaient dans le village.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il.
- On l'a tuée ! On l'a tuée ! brama le gamin.
- Qui ? Où ça ?
Sans répondre le garçon repartit dans la direction d'où il était venu. Ramon le suivit. Ils s'élancèrent le long du sentier qui conduisait à la rivière jusqu'à ce qu'ils débouchent dans un champ de sorgho.
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Alice_Alice_   24 juillet 2016
La controverse se prolongea un bon moment sans qu'une conclusion soit entrevue. A 5 heures de l'après-midi le groupe s'était agrandi. Les nouveaux venus adhéraient rapidement à l'un ou l'autre clan et équilibraient les avis favorables ou hostiles au Derringer Davis. La polémique dériva en digressions absurdes sur la corrélation entre la longueur du canon et l'impact du tir, l'effet de la vitesse du vent sur le poids de la balle, la parabole du projectile à courte distance, si bien qu'ils en oubliaient le cœur de l'affaire : tuer un homme et le tuer net.
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the_billthe_bill   12 mai 2018
Une fois sur place et découvrant son fils au fond de la salle, la veuve ne douta plus de la véracité de la nouvelle que ses amis lui avaient apprise. Ramon avait l'air triste et douloureux, de cette tristesse et cette douleur que seuls peuvent exprimer les hommes qui viennent de perdre la femme qu'ils aimaient le plus au monde.
La veuve Castanos hésita un instant: devait-elle aller consoler le plus jeune de ses enfants ? Elle n'osa pas, car le visage de Ramon exprimait une souffrance qu'elle se sentit incapable d'atténuer. Profondément peinée, elle s'éclipsa.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   13 juillet 2010

"Pris au piège, comme il l’était, d’un amour invisible, il ne pouvait plus revenir en arrière et nier sa romance sans passer pour un lâche et pour un homme qui n’avait rien dans le ventre. Il était désormais condamné à vivre comme réel ce passé imaginaire."
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