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EAN : 9782234059726
173 pages
Éditeur : Stock (03/01/2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Des amants est un magnifique chant d'amour et d'humanité. A travers l'histoire incandescente de Balthazar et Sébastien, il dénonce l'intolérance de la société, d'hier et d'aujourd'hui.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
cecilit
  03 mars 2017
En 100 chapitres, courts avec des phrases brèves, des mots jetés sur la page mais toutefois choisis, Daniel Arsand nous conte (tel un conte, un sauvetage, un amour qui jaillit, des forêts, des animaux, un château, un roi), l'amour incandescent entre un jeune paysan et un noble au XVIIIème siècle, deux êtres coupables de s'aimer car hommes parmi ceux qui ne conçoivent pas imaginable leur passion charnelle. Alors que les mignons jouaient à Versailles, ces deux là ont perdu.
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ZeroJanvier79
  01 septembre 2018
Je ne connaissais pas Daniel Arsand avant de découvrir ce roman : Des amants. le titre m'a intrigué et la quatrième de couverture m'a convaincu :
Ne nous quittons jamais. Nous ne nous quitterons jamais. Comme dans une chanson qui a sans doute déjà été écrite. Une chanson de rien.
Rien. Un mot qu'affectionne Sébastien.
Rien. Un mot que Balthazar prononce très peu souvent. le temps n'en est pas encore venu. Mais cela viendra, comme le reste. Et c'est, ce sera quoi, le reste ? Et le reste de quoi ?
Rien. Pas vraiment, se dit Sébastien. Il y a Balthazar. Et il y a l'amour.
Des amants est un magnifique chant d'amour et d'humanité. A travers l'histoire incandescente de Balthazar et Sébastien, il dénonce l'intolérance de la société, d'hier et d'aujourd'hui.

L'action se déroule en 1749, quarante ans avant la Révolution. Sébastien Faure a quinze ans, c'est un fils de paysan. Balthazar de Créon est un jeune noble. Après une chute de cheval à laquelle Sébastien assiste, Balthazar fait de lui son protégé, son ami, son amant. A Moulins puis à Paris où le roi requiert sa présence, contre l'avis de sa mère, Balthazar ne sépare plus de son compagnon et risque sa réputation et sa vie par amour pour Sébastien. Celui-ci lui sera infidèle, mais l'amour sera toujours là entre eux.
Comment ne pas noter l'étrange similitude avec Un homme accidentel de Philippe Besson ? J'ai lu ces deux romans l'un après l'autre et la ressemblance m'a frappé. Dans les deux livres, nous assistons à une rencontre accidentelle de deux êtres que tout oppose (le flic et l'acteur pour Philippe Besson, le noble et le paysan pour Daniel Arsand). Dans les deux histoires, la passion va isoler les deux hommes du reste du monde et les mener à leur chute.
Les deux romans sont malgré tout différents. Dans Des amants, Daniel Arsand dépeint habilement la folie d'une mère qui perd son fils et le désespoir d'un garçon qui réalise qu'il ne verra plus son compagnon. C'est parfois grandiloquent et mélodramatique, à l'inverse de l'émotion retenue que Philippe Besson parvient à créer dans Un homme accidentel. J'ai apprécié Des amants mais ma préférence va nettement au roman de Philippe Besson. Il ne restera pas dans ma mémoire, peut-être parce qu'il a précédé un roman qui, lui, restera inoubliable à mes yeux.
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izziederives
  03 août 2020
Un petit roman lu très vite pendant le confinement. Les chapitres sont courts, voire très courts, et malgré le contexte historique, la plume est moderne, incisive, juste ce qu'il faut de poétique. J'ai beaucoup aimé. L'auteur dépeint le drame d'une histoire d'amour au 18e siècle entre un jeune berger et un prince désabusé depuis le décès de son père ; une histoire d'amour qui scandalise la mère du prince, craignant de perdre son fils unique, et provoque des remous à la cour de Versailles, Balthazar refusant d'y retourner.
Le couple est fusionnel, passionné, à la fois physiquement et intellectuellement. Sébastien (le berger) est un de ces garçons rêveurs et contemplatifs, beaucoup trop pour réussir à survivre à la rudesse de la vie de paysan. Lorsqu'il croise la route de Balthazar de Créon, c'est son salut qu'il voit dans son sourire. En quittant sa famille, c'est la possibilité pour lui de fuir la merde et les quolibets, d'apprendre la médecine, mais l'amour aussi, dans les bras d'un Balthazar aussi rêveur que lui, mais tourmenté par ses propres démons et la crainte qu'un jour le jeune berger ne lui échappe.
Le scénario en lui-même n'est pas particulièrement original, mais c'est un livre à lire pour la plume, le style, et la couv est vraiment très belle. Si vous ne craignez pas les dépressions post lecture, c'est à rajouter dans votre pal.
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AmandineMM
  08 février 2012
La première fois que j'avais lu ce livre, il y a à peu près un an, j'avais été séduite et impressionnée par la force de l'amour de ces amants : un amour capable de résister à l'infidélité, aux hommes et à la mort. Un amour mythique, tel celui de Roméo et Juliette, en moins idéalisé peut-être, mais tout aussi indestructible.
Ce qui m'a davantage marquée lors de cette relecture et en fait à nouveau un coup de coeur, c'est le style : il m'apparaissait très sec, et je l'ai redécouvert lyrique par moments, rythmé à d'autres, toujours adapté à l'intrigue. Dans ce court roman, Daniel Arsand a su varier son écriture, sans jamais se départir de sa concision : le point de vue des courtisans et des ennemis est exprimé par des mots hostiles, voire grossiers, tandis que Balthazar a un débit de paroles très rythmé, haché presque, et musical. le narrateur omniscient se laisse même parfois aller à quelques passages lyriques, tout à fait magnifiques, lorsqu'il évoque l'amour de ces amants.
Un court roman très fort, sur lequel il est difficile de s'exprimer davantage sans en dire trop : vaut mieux se taire et le (re)lire.
Lien : http://minoualu.blogspot.com..
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naonow
  25 juillet 2014
Comme je suis contente d'avoir acheté ce livre ! Je n'en attendais pas tant, mais il m'a ravie. Assez court, il se lit d'une traite : une soirée de voyage au coeur d'un amour absolu.
Daniel Arsand manie les mots avec brio. Ce qui pourrait être mièvre devient fatal, mystique. le ton est toujours juste, l'auteur ne rate jamais son but.
Je le relierai avec plaisir.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Erzuli_CapoteErzuli_Capote   21 mars 2012
"Balthazar avait écrit à sa mère: Je serai accompagné. Je parie qu'à l'instant où vous le rencontrerez vous serez sous le charme de Sébastien Faure, mon ami. De toute façon, je vous ordonne de l'aimer.
Curieuse, sceptique, épouvantée, elle toise et scrute l'étranger.
C'est cela la merveille dont il m'avait parlé? se dit-elle.
Elle se dit encore: Ils ne sont pas amants, j'en mettrais ma main au feu. Mais ils s'aiment.
Anne de Créon entre en défaite.
Soyez le bienvenu à Créon, lance t-elle à Sébastien."
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   21 mars 2012
"Dieu! que c'est banal d'avoir des ennemis, et banals la naïveté, et la haine, et la petitesse d'esprit, et la lâcheté, et la jalousie, et la sournoiserie, et la trahison, et la mort, elle aussi, bien sûr, la mort qui va et qui vient, une grande marcheuse, et la folie, et la peur, et l'engouement. L'amour, lui, est beaucoup moins banal, moins que la mort en tout cas, mais la mort va et vient, elle est là, mais surgira, un événement clair, net et précis, sans fioriture, la mort n'est pas un roman."
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cecilitcecilit   02 mars 2017
Sébastien a eu plusieurs aventures.
Contre moi tout son corps, se dit Balthazar, il se love contre moi, il ne peut s'endormir que contre moi, il est celui qui revient toujours, mais l'odeur de l'autre est là, entre nous, et il s'en moque, je le sais, puisqu'il est avec moi, ce n'est pas une telle odeur qui saurait nous séparer, il me l'a affirmé, juré, il ne ment pas. Mais pour moi, une intolérable odeur. Nous sommes différents, lui et moi. Pourquoi le nier. A lui, l'infidélité, à moi, la jalousie, à nous, l'évidence de notre amour.
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AmandineMMAmandineMM   08 février 2012
Un nouveau jour se pointe, une nouvelle nuit s’approche, il en oublie aussi le passage du temps, il oublie qu’il appartient à ce monde.
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   21 mars 2012
"Créon n'oubliera rien de ce voyage. Le seul qui comptera vraiment pour lui. Parmi les rouges et l'argent des coussins et leur soie à odeur de craie, et contre les damas voilant la portière, un garçon de quinze ans, maigre, frêle, très frêle, mais sa chair est chaude sous le rêche des hardes. Un jeune paysan, un gosse exceptionnellement doué pour éprouver l'amour. Créon se le dira souvent."
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