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EAN : 9782859407094
224 pages
Éditeur : Phébus (10/02/2001)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Une caravane partie de l'Arménie chrétienne, se dirige vers la Chime en suivant l'interminable Route de la Soie : lent cortège en mouvement et pourtant comme immobilisé dans un rêve, petite société sans femmes où le désir n'a que faire de l'ordinaire distinction des sexes... et où la violence des passions s'exprime à cru.

A sa sortie en librairie (1998), La Province des Ténèbres, couronné par le prix Fenrina du premier roman, avait frappé toute la pre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ninamarijo
  10 août 2017
Au XIII siècle, parti de la province de Cilicie (Arménie) Vicente Montefoschi ambitieux marchand vénitien, ambassadeur du pape auprès de Kubilaï le grand Khan, mène une caravane avec « Vartan Ovanessian moine et enlumineur dont l'unique obsession est de peindre les merveilles du monde ». Hovsep, l'eunuque, les accompagne il est le compagnon intime de Vicente, « l'éros du voyage ».
Le but de ce long périple : évangéliser au catholicisme ce lointain pays. Tous donc, cheminent sur la route de la soie vers La Province des ténèbres, ils traversent les forêts de Sibérie, la steppe mongole, les hautes chaines du Pamir, enfin en Chine ils rencontrent le khan des khans.
Daniel Arsand dans un style flamboyant, et beaucoup de rythme (les chapitres très courts) nous ensorcelle en nous projetant dans une caravane vivante et colorée. Nous entrons dans des contes fantastiques, nous traversons des villes fascinantes, dont les noms déclenchent mille rêveries : Sis, Kayseri ses fontaines et son caravansérail, Erzincan ses tapis et draps de soie, Tabriz et ses bordels, Kasham et ses fabriques de faïences, les hautes dunes et le brouillard du Tarim. Nous cheminons dans un monde d'hommes, un monde rude, brutal et sauvage. le récit est sensuel, tous nos sens sont en éveil : le jour, sur les marchés, on s'affaire dans les odeurs des épices, le chatoiement et le froufrou de la soie. le soir tombe et on se perd dans les dédales des rues, à la recherche des plaisirs de la chair… rencontres fortuites, étreintes furtives même Vartan le moine se laissera tenter par ces lascives rencontres.
Il faut lire et se laisser porter par le style incisif, pittoresque et dynamique de Daniel Arsand que du plaisir !

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girianshiido
  24 octobre 2014
Une caravane partie de Cilicie et menée par le marchand Vicente Montefoschi parcourt la fameuse Route de la Soie.
Montefoschi, envoyé comme ambassadeur par le roi Hétoum II dans le but de convertir le khan KubilaÏ à la "vraie foi", est accompagné du moine enlumineur Vartan Ovanessian, brillant miniaturiste à l'origine d'un évangile sur le Pape Léon II, et possesseur d'une huile consacrée par le Pape actuel.
On suit cette caravane et ses nombreux marchands, de caravansérail en caravansérail, jusqu'au sommet du Pamir et par le désert de Gobi, à dos de chameau ou de yak. le voyage est interminable, les arrêts nombreux, la cruauté souvent présente.
Dans cette société où les femmes sont absentes, les plaisirs homosexuels sont fréquents, et l'eunuque Hovsep est un autre des personnages marquant de cette histoire.
Ce premier roman de Daniel Arsand m'a fait voyager de la Turquie jusqu'à l'Asie extrême. J'ai beaucoup apprécié cette belle prose, elle m'a donné envie de lire d'autres œuvres de cet auteur.
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Ys
  07 décembre 2016
Du Moyen Orient aux confins de l'Empire Mongol, voici l'histoire d'une poignée d'hommes partis conquérir une chimère et dont la trace finit par se perdre dans l'immensité du voyage, entre déserts et montagnes.
Il y a Montefoschi, le marchand italien qui voulait laisser son nom dans L Histoire et sut convaincre un roi très pieux de l'envoyer jusqu'en Chine pour convertir le grand Khan Kubilai. Il y a Hovsep, son amant mutilé, ancien voleur qui deviendra légende. Il y a Vartan, le jeune moine arménien entré dans les ordres par amour de la peinture bien plus que de Dieu, et dont les miniatures merveilleuses devraient convaincre le roi païen de la grandeur du Christ. Il y aura Arnaud de Roanne, le médecin brillant capable de tout soigner sauf les mauvais rêves qui le rongent. Quelques autres encore, rencontrés au détour d'une cité, qui s'adjoindront à leur caravanne, qui entraîneront le dernier d'entre eux loin, plus loin qu'aucun homme n'est allé, aux abords vertigineux de la Province des Ténèbres.
Après le superbe Je suis en vie et tu ne m'entends pas, j'étais curieuse et impatiente de découvrir d'autres romans de Daniel Arsand. Celui-ci, son premier, a bien failli me décevoir - ses personnages réduits à quelques traits, quelques passions, déroutait mon goût des caractères fouillés, ce récit où plusieurs histoires s'enchevêtrent sans jamais vraiment se développer, où les faits les plus significatifs se réduisent à peu de mots, déjà effacés par d'autres qui à leur tour seront bientôt souvenir, nécessite un temps d'adaptation, ou une disponibilité d'esprit que je n'avais pas tout d'abord. La magie était là pourtant, opérant peu à peu, presque à mon insu, et la dernière page tournée, ce livre me laisse une impression très forte. Celle d'un rêve en clair obscur tissé de poussière, de neige et de sang, avec des cités fabuleuses où des ombres s'étreignent, se mentent et se déchirent, des villes désertes au milieu de nulle-part, des souvenirs de batailles depuis longtemps perdues, des caravanes égarées dans des froids déchirants, un rêve barbare et sensuel qui dit l'éternelle magie et l'éternel mystère du monde, une quête sans cesse renouvelée où se croisent la splendeur destructrice des passions et la vanité absolue des ambitions humaines.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   24 juillet 2017
Sur les marchés de Tabriz, les éventaires qui regorgeaient de rouleaux de soie, de coton et de taffetas, proposaient l'ambre et le musc.La lactescence des perles et le vert des émeraudes irisaient de reflets la nuit des arrières- boutiques. Depuis le sac de Bagdad par les Mongols, Tabriz s'était octroyé en Perse le statut de capitale du négoce. Nestoriens et Jacobites s'y côtoyaient sans animosité. Mais la religion iconoclaste des Mohométans opposait ses fanatiques aux fous d'un crucifié et ressuscité d'entre les morts. Les guerres saintes se profilaient à l'horizon.
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