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EAN : 9782264025876
313 pages
Éditeur : 10-18 (19/11/1998)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 16 notes)
Résumé :
An de grâce 1072. On a osé dérober le convoi d'ambre, offert par Vseslav, le "prince sans terre", au prince Vladimir et, pour faire bonne mesure, l'escorte des trois guerriers droujinnik a été tuée.
Une légende raconte que les tribus Iatvags doivent rassembler le maximum d'ambre pour réunifier leur peuple. Sont-elles pour autant coupables ?
Le boyard Artem se voit confier une nouvelle mission à travers cette Russie constituée de tous les peuples qui l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Musardise
  02 août 2016
On retrouve ici avec plaisir le boyard Artem, flanqué de son fils Philippos et de ses fidèles acolytes, l'expansif Mitko et le plus discret Vassili. Envoyés à Volok, où le Prince Vladimir possède une résidence secondaire, ils vont devoir élucider une affaire concernant un vol de grande ampleur et un triple meurtre, crimes qui pourraient bien dégénérer en crise diplomatique. Or, dans cette ville bourgeoise et un peu endormie, où la garnison princière, et donc la sécurité, sont réduites à quia par la mauvaise volonté du tyssiatski (ou gouverneur) et de certains de ses habitants, on a beau jeu d'accuser les Iatvags - des païens qui ne souhaitent pas s'intégrer à la communauté de Volok - , de tous les méfaits et de tous les vices.
L'intrigue est somme toute très conventionnelle, aussi l'intérêt du roman réside-t-il davantage dans le décor et les personnages, Artem nous faisant gentiment cadeau de ses coups de sang et de son manque de diplomatie habituels, qu'il sait, heureusement pour lui et pour l'enquête, refréner de temps à autre. Et pour une fois, les frasques de Mitko ne seront pas à l'honneur, puisqu'elles laisseront la place à une romance entre Vassili et une jeune Iatvag. On appréciera d'ailleurs de voir les deux Varlets sous un angle un peu inhabituel, avec un Vassili amoureux d'une païenne et un Mitko tout en attentions délicates pour les deux tourtereaux, et plus particulièrement envers la jeune fille. C'est aussi l'occasion de rencontrer tout une panoplie de personnages et de s'immerger dans la période du carnaval.
On aurait pu croire que le scénario allait reprendre le côté sombre du Sceau de Vladimir (avec les fameux et mystérieux Berendeï) ; cela aurait présenté le défaut de rendre la série très répétitive, et l'écueil est donc évité. Ici, la présence des Iatvags n'a pas pour fonction de donner des frissons au lecteur en créant une atmosphère inquiétante, mais bien de mettre en lumière la terrible étroitesse d'esprit des habitants de Volok ; quoique, finalement, ils ne soient pas plus bornés que la plupart des communautés humaines du XXIème siècle, il faut bien leur reconnaître ça. Cela dit, sombre, ce roman l'est tout de même, avec la survenue d'un épisode particulièrement malheureux, qui affectera les personnages et, sans doute, le lectorat.
Un assez bon moment à passer, donc, mais teinté de tristesse.
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lokipg
  02 février 2019
Ambre mortel est la troisième enquête du boyard Artem, et la première que je lis, ayant trouvé ce roman par hasard dans une boîte à livre. J'ai été attiré par l'éditeur, 10/18, et la mention "Grands détectives". Il s'agit d'une collection dédiée aux romans policiers historiques que je connais pour avoir lu (et apprécié) la plupart des enquêtes de frère Cadfael. Un regard sur la quatrième de couverture m'apprend que le boyard Artem évolue en Russie, au XIe siècle. C'est un contexte que je connais peu, mais qui m'attire beaucoup. Je pense avoir fait une bonne trouvaille !
Sur ordre du prince Vladimir, le boyard Artem se rend à Volok pour retrouver les voleurs d'un précieux chargement d'ambre, également coupable du meurtre des trois droujinniks chargés de le garder. Il n'a pas commencé son travail qu'un artisan le supplie d'enquêter sur la mort de sa fille, dont il est persuadé qu'il a été assassiné, alors que le gouverneur a classé l'affaire, considérant qu'il s'agit d'un suicide.
Le boyard Artem est accompagné dans son enquête de deux acolytes, Mitko et Vassili, ainsi par de son fils adoptif Philippos. Loin d'être des faire-valoirs, ces trois personnages auront un rôle actif, découvrant des indices et suggérant des pistes à suivre. L'alchimie entre les membres de l'équipe rend sympathique la progression d'une enquête bien ficelée. Comme tout bon roman policier, il faudra attendre le tout dernier chapitre pour en comprendre tous les tenants et aboutissants. Et comme bien souvent, mes soupçons se sont portés sur le mauvais suspect...
Le roman contient tous les ingrédients d'un bon roman policier, mais la partie historique n'est pas en reste. L'histoire est ancrée dans son époque et on en apprend beaucoup sur la Russie médiévale sans que cela soit rébarbatif. Une notice historique d'une douzaine de pages accompagne le roman et approfondit certains points, pour ceux qui souhaiteraient en apprendre encore davantage. On sent que l'autrice est bien documentée.
Les descriptions sont vivantes, avec de nombreux petits détails concernant le mode de vie, l'habillement, la nourriture, les traditions et le folklore... Loin d'alourdir le récit, tout cela rend la lecture très dépaysante, plaisante et instructive.
J'ai vraiment adoré ce roman et j'ai d'ores et déjà noté les autres titres de la série dans mon pense-bête.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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sylvaine
  08 décembre 2016
1072 , fin de l'hiver. Quatre cavaliers font route vers Volok, malgré la tempête de neige ils sont presque rendus. A leur tête Artem, boyard,conseiller du Prince de Rostov, le prince Vassili. Il est accompagné par ses fidèles Varlets Mitko et Vassili, deux vaillants guerriers et par Philippos , haut de ses treize ans très fier de chevaucher à côté d'Artem son père. A Volok comme partout dans la Russie de cette fin du 11è on s'apprête à fêter dignement Carnaval et la fin de l'hiver. Mais si Artem se dirige vers Volok ce n'est pas pour faire la fête oh que non ! Un odieux crime vient d'y être perpétré dans le but de voler le convoi d'ambre offert par Vseslav, le "prince sans terre", au prince Vladimir...les tribus Iatvags seraient responsables , ces païens pour lesquels l'ambre brut est sacré ?
Le décor est planté, couvrez vous bien, et laissez vous guider par Elena Arseneva qui nous fait découvrir la Russie aux débuts de son expansion géographique, ses us et coutumes, ses conflits religieux suite à la christianisation obligatoire décrétée par le Prince Vassili après son baptême à Constantinople, l'influence omniprésente de la culture byzantine et des racines vikings . . Elena Arseneva a choisi d'écrire en français et nous offre un roman historique documenté et plaisant que je vous recommande volontiers.
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Sharon
  13 décembre 2012
J'avais aimé la précédente aventure du boyard Artem, alors pourquoi ne pas lire celle-ci, trouvée chez un bouquiniste ? Accompagné de Vassili, de Mitko et de Philippos, son fils adoptif, Artem se rend à Volok pour faire toute la lumière sur ce vol, qui risque de provoquer non pas une crise (nous ne sommes pas au XXIe siècle) mais une bataille sanglante et sur ce triple meurtre barbare.
Il est facile pour les habitants de Volok de rejeter la faute sur les Iatvags, ces païens qui vivent non loin du village. La christianisation de la Russie est encore récente, et le culte des anciens dieux est encore vivace, y compris au sein de la très chrétienne population de Volok. Même Artem, qui pourfend les cultes païens, ne se sépare pas de sa pierre porte-bonheur. Un autre crime lui est pourtant révélé : la mort d'une jeune fille, Oulia, trop rapidement considéré comme un suicide. Il n'est pas facile d'enquêter quand tout le monde, sauf le père de la victime, souhaite oublier cette mort, quitte à salir irrémédiablement la réputation de la jeune femme. Il faut dire qu'Oulia n'avait pas non plus fait grand'chose pour être respectée, au contraire de Ludmilla, la meneuse de rondes, qui l'employait. Singulière femme que cette Ludmilla, et s'il en est une qui pourrait séduire Artem, ce serait elle - à condition qu'elle le souhaite.
Singulière femme aussi que Marfa, veuve et presque quinquagénaire qui dirige tout d'une main de maître, y compris ses deux grands fils Igor et Boris. Elle est une des figures les plus importantes de la ville et n'a qu'une hâte : que la vie reprenne son cours après que les coupables soient punis (et si possible, que la ville soit débarrassé des païens).
Bien sûr, Artem reste égal à lui même, c'est à dire qu'il mène son enquête sans préjugés, et sans se laisser intimider. Elle ne sera pas si facile, cette enquête dans la Russie du début du premier millénaire, et il faudra à Artem tout son courage et toute son ingéniosité pour la mener à bien.
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Villebard
  31 mars 2020
Une plongée dans les fêtes de carnaval russe au moyen-âge - Rostov au XI°. Les gens savaient s'amuser en ce temps-là ! On y découvre les vieilles croyances ancestrales, plus ou moins chamaniques, combattues sans repos par l'église officielle. le mot “orthodoxe” porte bien son nom. Et puis, il y a ces peuples non slaves récalcitrant à la juste religion, on les a relégués dans les forêts, mais ça ne suffit pas. La campagne offre son contingent de sorciers, de guérisseurs, combattus pour concurrence déloyale par les popes ignares… On rit, on boit, on danse pour le carnaval annonçant la fin de l'hiver. L'occasion de savourer la truite aux amandes accompagnée de blinis au sarrasin, de chou aigre et de fromage aux noix et au miel et les blinis fabriqués avec l'eau venant de la glace ayant vu la pleine lune, c'est du sérieux. A part ça, belle intrigue que nos héros dénouent.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SharonSharon   14 avril 2013
-Tu verras : même quand on est vieux comme le monde, on n'en finit pas d'être surpris par la vie. C'est ça qui est formidable.
- Et pourtant, tu soupires.
- Non, répondit Artem, je savoure l'air du printemps.
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