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ISBN : 2070323013
Éditeur : Gallimard (14/05/1985)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 176 notes)
Résumé :
Celui qui ne verrait dans Le Théâtre et son double qu'un traité inspiré montrant comment rénover le théâtre - bien qu'il y ait sans nul doute contribué -, celui-là se méprendrait étrangement. C'est qu'Antonin Artaud, quand il nous parle du théâtre, nous parle surtout de la vie, nous amène à réviser nos conceptions figées de l'existence, à retrouver une culture sans limitation. Le théâtre et son double, écrit il y a un demi-siècle déjà, est une oeuvre magique comme l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
zohar
  20 avril 2011
« Je souffre, y explique Artaud (dans une de ses lettres), d'une effroyable maladie de l'esprit. Ma pensée m'abandonne à tous les degrés (…). Je suis à la poursuite constante de mon être intellectuel. ». C'est cette expérience fondamentale qui déterminera sa volonté de créer « le théâtre et son double ».
Cette oeuvre traite de la synthèse de tous les désirs et de toutes les cruautés. Mais il s'agit moins de cruauté physique que de cruauté métaphysique, de l'écrasement de l'homme sous son destin, et des forces cruelles auxquelles le créateur du monde est lui-même soumis.
Le créateur de théâtre l'est aussi, et c'est pourquoi, (disposant de tous les moyens, car il est en même temps metteur en scène), il fera souffrir et les acteurs et les spectateurs.
« La curation cruelle » est à ce prix !
Artaud veut débarrasser le théâtre du texte pour faire intervenir à côté « du langage visuel » des signes, et à côté « du langage auditif » des sons.
L'idée essentielle dans ce traité est, nous dit Artaud, de ne pas s'attarder artistiquement sur des formes, car c'est « être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers ».
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doraa
  20 octobre 2017
Le plus beau livre qui parle du théâtre dans toute sa poésie, sa force et sa cruauté.
Toute la folie d'Artaud au service de la folie du théâtre qui est une folie contrôlée, un rêve de la réalité ou la réalité du rêve et une ouverture sur le théâtre Balinais, sur les cultures du monde.
Il est dommage que l'on ne cite pas suffisamment cette ouvrage pour le travail d'apprentissage du théâtre...
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
blanchenoirblanchenoir   27 août 2015
Jamais, quand c'est la vie elle-même qui s'en va, on n'a autant parlé de civilisation et de culture. Et il y a un étrange parallélisme entre cet effondrement généralisé de la vie qui est à la base de la démoralisation actuelle et le souci d'une culture qui n'a jamais coïncidé avec la vie, et qui est faite pour régenter la vie. Avant d'en revenir à la culture, je considère que le monde a faim, et qu'il ne se soucie pas de la culture ; et que c'est artificiellement que l'on veut ramener vers la culture des pensées qui ne sont tournées que vers la faim. Le plus urgent ne me paraît pas tant de défendre une culture dont l’existence n’a jamais sauvé un homme du souci de mieux vivre et d’avoir faim, que d’extraire de ce que l’on appelle la culture, des idées dont la force vivante est identique à celle de la faim.
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blanchenoirblanchenoir   02 août 2014
(...) pour tout le monde un civilisé cultivé est un homme renseigné sur des systèmes, et qui pense en système, en formes, en signes, en représentations.

C'est un monstre chez qui s'est développée jusqu'à l'absurde cette faculté que nous avons de tirer des pensées de nos actes, au lieu d'identifier nos actes à nos pensées.
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brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
Chacun de leurs mouvements trace une ligne dans l'espace, achève on ne sait quelle figure rigoureuse, à l'hermétisme très calculé et dans celle-ci un geste imprévu de la main met un point.
Et ces robes aux courbes plus hautes que la fesse et qui les tiennent comme suspendus en l'air, comme piqués sur les fonds du théâtre, et prolongent chacun de leurs sauts comme un vol.
Ces cris d'entrailles, ces yeux roulants, cette abstraction continue, ces bruits de branches, ces bruits de coupes et de roulements de bois, tout cela dans l'espace immense des sons répandus et que plusieurs sources dégorgent, tout cela concourt à faire se lever dans notre esprit, à cristalliser comme une conception nouvelle, et, j'oserai dire, concrète, de l'abstrait
(Le Théâtre balinais)
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KittiwakeKittiwake   22 juillet 2016
L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.”
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blanchenoirblanchenoir   16 août 2014
Le théâtre, comme la peste, est à l'image de ce carnage, de cette essentielle séparation. Il dénoue des conflits, il dégages des forces, il déclenche des possibilités, et si ces forces et possibilités sont noires, c'est la faute non pas de la peste ou du théâtre, mais de la vie.
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Videos de Antonin Artaud (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonin Artaud
Carolyne Cannella dit ARTAUD, extraits de L'Ombilic des Limbes,
>Théâtre>Théâtre : généralités>Théâtre : philosophie, théorie, esthétique (19)
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