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Critique de BazaR


BazaR
  10 septembre 2014
Ce sont les billets de notre ami babéliote Wiitoo et de son petit robot Mootii qui m'ont donné envie de rendre une visite au bon docteur Asimov après une vingtaine d'année d'éloignement. Ne connaissant pas le nouvelliste j'ai choisi l'un de ses nombreux recueils que je comptais boire goutte à goutte, quelques nouvelles entre deux romans.
Je n'en ai fait qu'une bouchée.

Bon sang ça fait du bien ! J'avais oublié à quel point j'aimais le style du docteur. Et sur des nouvelles courtes où il n'a pas le temps de meubler des pavés (son principal défaut à mon sens) c'est encore plus jouissif. Ceci dit en toute subjectivité bien sûr.

« Cher Jupiter » est la seconde partie du recueil « Bye Jupiter and other stories », dont la première partie est publiée en français sous le titre « Flûte, flûte et flûtes ! » (qu'il me faudra rapidement me procurer). Il regroupe quatorze nouvelles publiées en l'espace d'une quinzaine d'année, entre 1957 et 1973, et raccrochées entre elles par de petits textes autobiographiques dans lesquels on apprend comment la nouvelle est née et quelle était la situation, professionnelle ou familiale, de l'auteur à ce moment-là. C'est une période pendant laquelle Isaac Asimov remportait un franc succès avec ses écrits de vulgarisation scientifique et disposait de moins de temps pour la fiction.

Mes nouvelles préférées sont :
« Qu'est-ce que ça peut faire à une abeille ? » : et si les progrès de l'humanité n'avait pour seul but que d'aider un être proprement cosmique à quitter sa nursery ?
« Cher Jupiter » : et si les extra-terrestres voulaient acheter la planète pour une raison très prosaïque ? A noter le jeu de mot en anglais entre « Bye Jupiter » et « By Jupiter ».
« le fondateur » : et si des naufragés humains devaient pour survivre terraformer une planète à l'atmosphère ammoniaquée ?
« Prenez donc une allumette » : et si un vaisseau spatial sautait dans un nuage de gaz opaque et manquait de repères pour en sortir ?
« Thiotimoline vers les étoiles » : et si l'on pouvait voyager dans l'espace en compensant la dilatation du temps relativiste par un matériau permettant le voyage dans le passé ? Cette nouvelle est la plus amusante.

Le docteur emploie la même méthode que dans « les Robots » ou « Fondation » : il pose un problème et l'un de ses héros trouve la solution, résidant en général sur un détail parfois anodin qui nous fait penser « mais qu'est-ce que c'est astucieux ! », un peu comme quand on résout un sudoku ou une grille de mots croisés, ou que l'on résout une énigme policière.

C'est court, c'est délicieux comme un bonbon. Rien à faire, j'adore.
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