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ISBN : 2266202391
Éditeur : Pocket (11/03/2010)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Timmie est un petit garçon très laid. Un enfant, juste un enfant, qu’une drague temporelle a arraché au paléolithique et lâché en plein XXIe siècle. Comme il est difforme ! Est-ce là un être humain ou un singe ? Timmie n’a pas tout à fait quatre ans. Et il n’est pas tout à fait abandonné : Edith Fellowes, l’infirmière, a été engagé pour s’occuper de lui. Elle a vite compris la solitude et la terreur d’un petit garçon perdu dans ce monde étrange. La première chose à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Malahide75
  06 octobre 2015
Infirmière puéricultrice hautement qualifiée et vieille fille autoritaire, Edith Fellowes ne doute pas d'être à la hauteur de la mission que lui confie la société Stase Technologies : s'occuper à plein temps d'un enfant venu du passé. Mais pas n'importe quel enfant : un garçon néandertalien de quatre ans...
Passé le premier sentiment de répulsion envers cet « enfant-singe », mademoiselle Fellowes va très vite s'attacher à ce petit garçon bloqué dans sa bulle de stase, apprendre à le connaître et l'apprécier jusqu'à ne plus douter une seconde de son humanité. Mais des enjeux économiques viennent bientôt perturber les motivations éthiques et scientifiques de Stase Technologies et Edith Fellowes est amenée à faire tout, jusqu'à l'impossible, pour sauver Timmie, l'enfant-singe qu'elle considère comme son fils.
Délaissant un moment la hard-science (quoique...), Asimov propose avec ce roman une réflexion sur l'humanité et sur les rapports humains : l'entraide, les relations d'autorité, les croyances, le courage... et évidemment les liens mère-enfant.
L'histoire du groupe néandertalien (qui n'apparaît pas dans la nouvelle originale et qui a été introduite par Silverberg) et celle, parallèle, d'Edith Felloew et de Stase Technologies se répondent. Malgré les milliers d'années qui les séparent, les protagonistes sont victimes des mêmes questionnements, des mêmes luttes de pouvoir, des mêmes désirs et des mêmes aspirations. La ressemblance entre Fellowes et Celle Qui Sait est d'ailleurs frappante, tant elles cherchent toutes les deux à sortir du carcan imposé par les sociétés qui les entourent, convaincues qu'elles sont par d'autres convictions. Tout cela pour amener le lecteur à se poser cette question : qu'est-ce qui définit l'humanité ?
Mais malheureusement, le traitement de cette thématique n'est pas à la hauteur de son sujet. Transformer une nouvelle en roman implique d'intégrer de la matière pour étoffer le récit et le rendu est ici parfois un peu artificiel. le propose semble diluer dans des détails pas forcément très intéressants et, du coup ; la narration traîne en longueur... Jusqu'à la chute finale, guère surprenante, mais qui amène beaucoup de questions laissées en suspens par les auteurs.
De plus, le lecteur de SF pourra se sentir frustrer du peu de place donné à la cohérence scientifique. Passe encore que les auteurs n'insistent pas sur le fonctionnement de la drague temporelle, système technologique complexe qui permet de ramener des « échantillons » d'un lointain passé, mais le traitement du voyage temporel et de ses conséquences reste trop léger.
Il est évident que les auteurs ne souhaitaient pas faire du paradoxe temporel le sujet majeur de leur récit, mais il n'empêche qu'il a été trop peu évoqué ici.
En conclusion, voici un roman qui n'est pas désagréable à lire, mais qui apporte beaucoup d'insatisfaction.
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ToolFan
  22 février 2015
Tiré d'une nouvelle d'Asimov intitulé "L'Affreux Petit Garçon" (titre original : The Ugly Little Boy) -étant la nouvelle préférée de son créateur, je me dois de la lire un jour ou l'autre-, ce roman fut écrit par Robert Silverberg ami d'Asimov car ce dernier ne voulait pas faire un roman ce récit comme le lui demandait son éditeur.
J'ai lu ce roman un peu par hasard, pour changer du coté fondation et robots d'Asimov. J'ai été un peu déconcerté par le début, mais me sachant plus ou moins ce qui m'attendait je me suis accroché.
Le roman à pour thème l'enfant (entre autre la maltraitance), le voyage dans le temps, et l'instinct maternel, mais aussi il se pose la question de savoir jusqu'où sommes nous capable d'aller pour la science, tout comme jusqu'où est capable d'aller un mère pour un enfant. Asimov compare l'homme de Neandertal et l'homo sapiens, nous amenant à réfléchir à notre condition, notre "chance", et si Neandertal avait survécu à notre place? Qu'en serait-il de notre monde?
Décidément un roman poignant et touchant, une fable humaine qui se lit agréablement bien. Décidément Asimov est un sacré conteur d'histoire, et Silverberg probablement aussi.
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cyan
  31 janvier 2019
(...) Ce roman aborde de nombreux thèmes par le biais d'une histoire finalement assez simple: des savants, un sujet d'expérience. Les questions qui se posent au 1er abord sont d'ordre éthique et humain, mais c'est également une critique de notre société et une vision des valeurs qu'elle véhicule qui servent d'arrière-plan à l'intrigue.
Les aspects scientifiques sont présentés de façon crédible et compréhensible. L'explication du voyage temporel et de ses possibilités sont claires. le postulat de base s'accepte facilement. Partant de là, les auteurs s'attaquent à l'aspect anthropologique et rapidement on est face à des questions éthiques. L'histoire étant racontée du point de vue de l'équipe scientifique, on a tendance à se positionner de leur côté de la barrière morale, alors que, pourtant, leurs arguments sont humainement indéfendables.
Les personnages autour de qui tout se passent sont l'enfant et son infirmière. Ils vont nouer une relation que les auteurs font évoluer tout en subtilité et qui semble vraie (même si la vision des femmes m'a fait plusieurs fois soupirer d'agacement). L'autre point fort du livre est que l'on nous raconte également, en parallèle quoique plus brièvement, l'histoire du peuple auquel a été arraché l'enfant.
On pourrait reprocher à ce roman sa fin prévisible, mais en toute logique, la conclusion ne pouvait pas être différente et elle n'enlève rien à la qualité de la réflexion proposée par l'histoire.
Une excellente lecture!
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Ubikson
  03 février 2016
Dans la catégorie "livre dont au final, on ne sait pas d'où il sort" L'Enfant du Temps est plutôt bien placé.
Reprenons.
L'Affreux Petit Garçon est une nouvelle d'Asimov, une de ses préférées d'ailleurs. Histoire de faire un peu plus de blé, un éditeur propose à Asimov de reprendre ses nouvelles, de les allonger pour en faire des romans. Mais voila, Asimov s'en fiche. L'éditeur charge donc Robert Silverberg de massa... pardon, de réécrire la nouvelle (ainsi que deux autres) pour en faire des romans.
Silverberg rajoute une trame secondaire concernant la tribu de Timmie, et une autre qui chamboule tout le récit. Asimov a-t-il vraiment eu un droit de regard sur son oeuvre ? Toujours est-il qu'il meure peu de temps après, mettant fin au carnage.
Du coup, difficile de savoir qui a écrit quoi si on n'a pas lu la nouvelle originelle. Mais en ce qui me concerne, j'aime beaucoup Asimov, avec ses Robots, sa Fondation (un peu moins son David Starr...) mais pour Silverberg, lire un de ses livres est toujours du quitte ou double. Soit c'est très bon (Les Temps Parallèles), soit c'est très pénible (L'Homme dans le Labyrinthe)
Et force est de constater qu'ici, j'ai vraiment ressenti le côté pénible de Silverberg. L'Enfant du Temps est long, pesant, inintéressant, fatiguant.
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evertoncapt
  31 août 2014
Quand deux grands noms de la sf se réunissent le mariage peut être très aléatoire, autant j'ai été déçu par l'association Pohl-Williamson dans 'l'étoile sauvage', que j'ai été emballé par l'enfant du temps. Ce livre nous relate l'adaptation d'un petit néanderthal, on aurait pu penser ce sujet peu palpitant et pourtant... Il est presque impossible de décrocher. Moi, qui aie une sainte horreur de la sensiblerie, ce récit n'a pas manqué d'aiguisé ma sensibilité, j'aurais presque envie d'élever un petit tommy... J'ai même appris des choses sur l'oxygénation du cerveau. Bref je vous conseille ce livre, amis ne vous attendez pas à quelque choses de violent ou d'épique. Il est bien meilleur et plus original qu'un autre asimov silverberg, le retour des ténèbres.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Malahide75Malahide75   06 octobre 2015
Ils étaient plus petits que les humains actuels – les plus grands ne devaient pas dépasser un mètre soixante – et très trapus, avec de larges épaules et une poitrine profonde. Ils avaient le front fuyant, d'énormes arcades sourcilières et une mâchoire inférieure arrondie en guise de menton. Leur nez étai gros et épaté, en pied de marmite, et leur bouche avançait comme un museau. Ils avaient les pieds plats et très larges, avec des orteils courts et carrés. Leurs os étaient lourds, épais, avec de grosses articulations, leurs muscles étaient probablement très développés. Ils avaient les jambes courtes, arquées naturellement, les genoux toujours pliés, marchant peut-être en traînant les pieds.
Ils n'étaient pas beaux, ça non. Pas selon les canons actuels.
Mais ils étaient humains. Indubitablement humains.
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Malahide75Malahide75   06 octobre 2015
Timmie recula la tête pour la regarder dans les yeux. Lentement, il posa sa main contre sa joue et ses cheveux et la caressa, exactement comme l'avait fait elle-même autrefois.
Il dit : « Vous n'êtes pas ma mère ?
- Oh, Timmie.
- Vous êtes en colère à cause de ce que j'ai dit ?
- Non. Bien sûr que non.
- Parce que je sais que vous vous appelez mademoiselle Fellowes, mais... mais quelque fois, en dedans de moi, je vous appelle « Maman ». Comme Jerry avec sa mère, sauf que lui, il le dit tout haut. Ce n'est pas mal de vous appeler comme ça en dedans ?
- Non. Non, c'est très bien. Et je ne te quitterai plus et rien ne pourra te faire du mal. Je serai toujours à côté de toi pour m'occuper de toi. Appelle-moi Maman, que je puisse t'entendre.
- « Maman », dit Timmie avec bonheur en pressant sa joue contre celle de Mlle Fellowes.
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corinnejackcorinnejack   30 octobre 2011
Elle versa le lait. L'enfant s'accroupit, plongea le visage dedans et lappa bruyamment comme s'il n'avait rien bu ni mangé depuis des jours. Il faisait de petits bruits avec la gorge, comme un fredonnement, tout en léchant la soucoupe.
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Videos de Isaac Asimov (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isaac Asimov
Extrait de "Fondation - le Cycle de la Fondation, I" d'Isaac Asimov lu par Stéphane Ronchewski. Editions Audiolib. Parution le 13 mars 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/fondation-le-cycle-de-fondation-i-9782367628431
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