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EAN : 9782207301050
Éditeur : Denoël (26/10/1967)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 322 notes)
Résumé :
Histoire du futur,
Cycle 01

Promu au rang de Technicien dans la hiérarchie de l'Éternité, Andrew Harlan est chargé de manipuler les réalités temporelles, pour le bien de l'humanité. Au cours de sa mission, il rencontre la curieuse Noÿs Lambent, une "Temporelle", quoique éternelle coquette, suivant la mode du 482ème siècle.
Se mêlent alors, dans une quête éperdue, désir de temps et désir d'éternité. Mais Harlan peut-il protéger Noÿs des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
  24 janvier 2018
Qui ne connaît pas Isaac Asimov? J'en ai très souvent entendu parler, mais je n'avais encore lu aucun livre de lui. Je me suis interrogée un certain temps sur celui que j'allais choisir pour entrer dans son oeuvre et finalement j'ai porté mon choix sur « La fin de l'éternité ».
Dans son science-fictionnaire, Barets le mettait en parallèle avec « La Patrouille du Temps » de Poul Anderson, cela tombe bien l'histoire est encore toute fraîche (cfr. critique du 6 janvier).
Manse Everard versus Andrew Harlan.
Manse est originaire du 20ème siècle et Andrew du 95ème siècle.
Manse est un Patrouilleur et Andrew est un Éternel (mais pas immortel ^^).
D'un côté les Danelliens, de l'autre le Comité Pan-temporel.
Les patrouilleurs protègent le passé tandis que les Eternels jouent avec le futur de l'Humanité.
« Nous travaillons pour mettre au point tous les détails de chaque moment du Temps depuis de début de l'Éternité jusqu'à ce que la Terre ne soit plus qu'un globe sans vie, et nous essayons de déterminer avec précision le nombre infini de configurations temporelles possibles et d'en choisir une meilleure que celle existante. Nous décidons alors à quel point du Temps nous pouvons opérer une modification minime pour supprimer cette dernière et la réintégrer parmi les probabilités. Et nous continuons ainsi « éternellement », cherchant ce-qui-pourrait-être et le substituant à ce-qui-est. »
J'ai mis un certain temps avant d'entrer dans l'histoire… peut-être à cause de ces deux semaines plongée dans le dernier roman de Paul Auster (ce n'est pas toujours facile de passer d'un univers à l'autre) ou peut-être parce qu'au début j'avais trop tendance à comparer avec Poul Anderson. Je me disais que sans contexte historique auquel me raccrocher qu'il m'était difficile d'imaginer tous ces siècles : le 575e, le 482e, le 100000e, …
Puis, à un moment donné je me suis rendue compte que j'étais à fond dedans. On se réveille ! Je ne trouvais pas Harlan très intéressant comme personnage jusqu'à ce qu'il devienne fou furieux et s'empare d'un fouet neuronique pour … ah oui c'est vrai je ne peux pas le dire ^_^
Bref, à partir de ce moment-là c'est devenu vraiment passionnant. Je me suis régalée.
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Masa
  27 mars 2016
Isaac Asimov est certainement l'auteur de Science-Fiction le plus connu et reconnue. Véritable visionnaire, cet immigré russe est devenu l'emblème d'une littérature américaine. Il était temps de me pencher un peu plus sur son oeuvre en général. Après un cycle de Fondation culte, mais qui m'avait laissé en demi-teinte, je me devais d'approfondir un peu plus ses récits. J'ai opté pour « La fin de l'Éternité » – Je pense avoir été influencé par ce titre.
Il ne faut pas se fier aux apparences. L'éternité selon le Docteur Asimov est l'endroit qui existe depuis le Big Bang (peut-être bien avant) et qui survivra bien après la mort de notre étoile – qui deviendra une naine blanche et non une explosion en supernova comme il le laisse présager dans son roman. Pour ce qui est de l'Éternité avec un « É » majuscule, il s'agit d'une sorte de fondation secrète qui oeuvre pour la stabilité de l'humanité. Elle agit avec ses propres règles et sa propre hiérarchie. Elle est constituée uniquement d'hommes et ils n'ont pas le droit d'avoir des relations (sauf par accord du conseil). C'est un peu une parabole de l'église ou même d'une religion. Quelquepart, je suis un peu déçu de ne pas voir une civilisation sur le déclin.
Le voyage dans le temps, à travers les siècles, est devenu possible à partir du XXIVème siècle – il faudra encore patienter pour chez nous.
À l'instar de son cycle Fondation, on retrouve une intrigue qui s'étale sur plusieurs millénaires. Toutefois, ici nous avons un personnage central bien présent. Autre fait déroutant est ces allers et retours à des siècles distants les uns des autres, comme si on était dans une cabine ascenseur et que chaque étage correspondait à une période de notre humanité.
L'histoire pourrait être un prétexte ou relayer au second plan, tant la plume du Docteur Asimov est davantage axée sur les théories scientifiques très abordables. le récit ne souffre en rien de lourdeur ni de redondance, mais d'une certaine lenteur. Les pièces se mettent très longtemps avant que l'on puisse comprendre le cheminement de l'auteur. Toutefois le tout se lit, étonnamment, avec une certaine facilité. Je trouve qu'il y a quelque chose d'hypnotique dans sa verve.
J'ai été comme happé par ses mots, ses tournures très scientifiques, pour au final ne pouvoir décrocher tant que les deux derniers tiers étaient intéressants. Cette fin qui s'étale encore laisse pourtant un agréable goût en bouche. L'histoire devient passionnante à lire avec ce destin qui l'Éternité met tout en oeuvre pour préserver et de l'autre l'envie de grandir. Il y a une certaine réflexion que porte l'auteur. On ne peut se poser des questions une fois que le livre est refermé. « La fin de l'Éternité » pourrait être aussi rappeler le grain de sable qui enraye la plus huilée des machines. Cela prouve que rien n'est totalement sous contrôle.
Pour le côté archaïque on pourra noter l'éternel ordinateur à carte perforée qui survit durant les siècles. C'est dommage, car l'ensemble reste relativement moderne.
On ne peut pas lire un récit de Isaac Asimov et un autre tant celui-ci tend vers le côté de la réflexion au détriment de l'action, d'une histoire fouillée et des protagonistes évolués. Pourtant, j'ai vraiment apprécié malgré ces lenteurs (qui ne sont pas synonymes de longueurs). Lire d'autres récits de Isaac Asimov, cela se pourrait, mais j'en ferai pas une priorité. J'ai été réticent, mais après les difficultés du début à comprendre, l'ensemble s'est avéré une bonne lecture.
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Cer45Rt
  01 février 2020
Quel plaisir, que de retrouver, cet excellent Isaac Asimov, avec "La fin de l'Eternité" !...
L'auteur du "Cycle de Fondation", y a vraiment mis tout son art, dépeignant avec force et talent son histoire, qui, une fois de plus, m'a passionné. Il faut dire qu'Asimov, crée un univers original, avec des paradoxes temporels amusants et passionnants, un vrai mystère tout au long du texte et un concept très particulier et tout à fait passionnant : l'Eternité...
Les personnages sont très riches, que ce soit la Noys Lambent, cette femme fascinante, qui semble mystérieuse tout au long du texte, ou notre héros, un drôle de personnage ambigu, traversé par mille et un courants émotionnels.
Et quelle fin ! Je ne compte rien révéler à ce sujet, bien entendu, mais il s'agit d'une magnifique ouverture sur le "Cycle de Fondation".
Un grand roman de science-fiction !
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Pavlik
  29 avril 2014
La Fin de l'Eternité n'est sans doute pas le meilleur roman d'Asimov, mais possède néanmoins quelques atouts.
Parlons d'abord de ce qui fâche. Les personnages sont relativement insipides, leur psychologie très peu développée, ils ne servent que de faire valoir au déroulement de l'intrigue. Par ailleurs, un aspect technique trop présent gâche un peu le rythme, le pire étant que beaucoup d'éléments ont mal vieillis (on tire des leviers dans les machines temporelles!)
Le concept est pourtant intéressant : le héros, Harlan, fait partie de l'Eternité, une organisation secrète de scientifiques, qui interviennent dans les différentes périodes de l'histoire humaine, afin de la rectifier et de forger ainsi la trajectoire idéale, débarrassée des guerres et autres drames. Cette organisation est très hiérarchisée, avec à son sommet les Calculateurs, qui déterminent les réalités adéquates et évaluent leur impact sur l'avenir, par des calculs de probabilités, et les Techniciens qui modifient concrètement ces réalités, en voyageant dans le temps. Les Novices (dans notre réalité on appelle ça un stagiaire sous payé) constituent le bas de l'échelle. Bien sur, chaque changement de réalité "élimine" des individus, pour en sauver beaucoup d'autres. Harlan tombe un jour amoureux de Noys, et se rend compte qu'un changement de réalité programmé va la faire disparaître. Pour tenter de la sauver, il n'hésitera pas à enfreindre les lois très strictes de l'Eternité.
Le concept présente donc l'intérêt d'avoir des résonances philosophiques importantes mais l'intrigue, déjà lente à démarrer, s'embourbe, comme évoqué plus haut, dans des aspects techniques superflus. Néanmoins, ça vaut le coup de s'accrocher jusqu'au bout car la fin révèle quelques surprises que je ne dévoilerais pas, afin de ne pas déflorer l'histoire. Un roman à conseiller aux inconditionnels d'Asimov uniquement.
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Prudence
  07 mai 2019
J'ai eu un peu de mal à embarquer dans l'histoire, mais au bout de quelques pages, la machine était lancée. Asimov explore brillamment les paradoxes temporels et la bureaucratie, et comme toujours (ou presque) la nature de l'humanité et/ou du vivant.
C'est un roman un peu plus complexe que ceux dont je me souviens dans ses séries robotiques, qui intègre aussi une grande histoire d'amour. Ce côté roman d'amour ne m'a pas séduite. Par certains côtés, il m'a un peu rappelé La nuit des temps de René Barjavel.
Ce ne sera pas un de mes préférés d'Isaac Asimov, mais ce roman est très intéressant, il pose toujours des questions éthiques et philosophiques prenant aux tripes.
Ce passage m'a particulièrement interpellée:
"Dans un milieu stable, une espèce peut rester inchangée pendant des millions de siècles. L'homme primitif évoluait rapidement parce que sont milieu était dur et changeant. Mais une fois que l'Humanité a appris à créer son propre milieu, elle en a créé d'agréable et de stable et c'est pourquoi tout naturellement elle a cessé d'évoluer."
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PrudencePrudence   03 mai 2019
De mauvaise grâce, il devait reconnaître l’attrait d’un tel confort, mais il faisait sienne la sagesse avec laquelle chaque Section de l’Éternité choisissait de vivre dans le siècle qui lui était assigné selon le niveau de vie moyen plutôt que dans le luxe des classes dirigeantes. Les Éternels étaient ainsi à même de comprendre les problèmes et « l’esprit » de l’époque et ne risquaient pas de s’identifier trop étroitement avec une minorité privilégiée que constituait sociologiquement un extrême.
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FifrildiFifrildi   24 janvier 2018
Et l'Eternité lui apparut avec une aveuglante certitude comme un dépotoir de psychoses qui allaient en s'aggravant, un enfer grimaçant de motivations anormales, une masse de vies désespérées arrachées à leur contexte.
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FifrildiFifrildi   22 janvier 2018
Il n'était pas rare de voir cette expression désemparée dans les yeux d'un éternel - plus de foyer, plus d'attaches, le regret obsédant, inavoué et inavouable du seul siècle auquel il ne pourrait jamais revenir.
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PrudencePrudence   06 mai 2019
Dans un milieu stable, une espèce peut rester inchangée pendant des millions de siècles. L'homme primitif évoluait rapidement parce que sont milieu était dur et changeant. Mais une fois que l'Humanité a appris à créer son propre milieu, elle en a créé d'agréable et de stable et c'est pourquoi tout naturellement elle a cessé d'évoluer.
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FifrildiFifrildi   24 janvier 2018
J'ai entendu dire, commença Twissell, que je suis né vieux, que je me suis cassé les dents sur un micro-Computaplex, que je garde ma calculatrice portative dans une poche spéciale de mon pyjama quand je dors, que mon cerveau est composé d'une infinité de petits relais-moteurs branchés sur un circuit de transmission et que chaque corpuscule de mon sang est un plan spatio-temporel microscopique flottant dans de l'huile de machine.
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