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Jean Bonnefoy (Traducteur)
EAN : 9782070417520
506 pages
Éditeur : Gallimard (21/03/2001)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.09/5 (sur 1257 notes)
Résumé :
Histoire du Futur,
Cycle 05 : Fondation,
Tome 07 : Terre et Fondation

La Terre. Tout porte à croire que le légendaire berceau de l'humanité se trouve au cœur d'un vaste plan à l'échelle galactique, destiné à garantir en coulisse la pérennité de la civilisation : une synthèse parfaite entre le matérialisme de la Première Fondation et le mentalisme de la Seconde, mise en œuvre par une mystérieuse puissance.
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  04 mars 2013
Me voici rendu à la fin de mon aventure au sein de la Fondation, et que ce fut un voyage palpitant ! Entre des planètes omniscientes, des robots pas comme les autres et des humains qui le sont de moins en moins, impossible de s'ennuyer ici.
Ce cinquième et dernier tome de la trame de fond principale tendue sur l'histoire de la Fondation vient compléter le précédent de manière plutôt habile. Les protagonistes restants après l'affrontement de la fin du quatrième tome se retrouvent sur la piste de la Terre, planète d'où serait originaire l'ensemble de l'humanité. À travers l'épopée de Trevize, Pelorat et Joie, nous retraçons l'ensemble de l'histoire du développement humain dans la galaxie. Cette remontée dans le temps par ce voyage dans l'espace est captivant : plus on suit ce périple, plus on reconnaît des aspects familiers de notre civilisation : ici une habitude, là un objet, plus loin une façon de penser.
Il faut savoir que l'auteur, Isaac Asimov, après trente ans de sollicitations, a cédé et a finalement repris sa trilogie de Fondation pour la lier au cycle des Robots et créer ce diptyque très particulier. Entre l'adaptation à une époque différente (le futur vu des années 1950 est bien différent de celui vu des années 1980) et la nécessité de lier des histoires bien différentes (la Fondation, dont on parle bien peu ici, et les Robots), rend ce cinquième tome aussi tendancieux qu'indispensable. La fin, qui clôt quasi définitivement sa grande saga cosmique (sur plus de vingt millénaires !), pourra en laisser plus d'un sur le carreau, mais l'art de boucler un tel phénomène est si particulier qu'il s'en sort, finalement, pas si mal.
Au-delà du scénario, il faut surtout saluer le sens du rythme de la part d'Isaac Asimov. Au fur et à mesure de l'intrigue, les chapitres raccourcissent et l'action s'accélère pour nous laisser voir le voile se dissiper sur le mystère entourant la Terre et ses mythes. On peut bien sûr regretter la tendance de l'auteur à adopter un schéma mécanique qui verrait s'enchaîner action-réflexion en des séquences préétablies, mais il nous surprend toujours autant avec un sens du cliffhanger et du suspense poussé au maximum. Celui pourrait devenir presque artificiel à force, mais à chaque fois je me suis laissé faire (ou avoir, c'est selon les goûts) car immédiatement Isaac Asimov résout le problème posé pour en exposer un plus compliqué.
Une fin captivante, donc, pour un chef-d'oeuvre de science-fiction, dont beaucoup devraient encore et toujours s'inspirer.
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Sachenka
  03 août 2020
Rien ne vaut une bonne quête, la recherche des origines. C'est ce que propose le cinquième et dernier tome du cycle de Fondation. Dans le livre précédent, la « lutte » entre les deux Fondations, chargées d'assurer éventuellement le rétablissement de l'empire galactique (soit par des avancées technologiques ou par le développement des habiletés psychiques) s'est terminée par une troisième voie : la Galaxia, une harmonie entre les individus, leurs planètes et toutes les formes de vie qui s'y trouvent. Mais cela ne fait pas le bonheur de tous. Dans tous les cas, Trevize reste préoccupé par une autre idée fixe : « Je dois retrouver la Terre. » (p. 20). Cette planète est à l'origine de tous les êtres humains de la galaxie (je rappelle que le cycle se déroule approximativement vingt mille ans dans le futur). Tout le monde, sur toutes les planètes, semblent en avoir perdu la trace et les archives sont morcelées, incomplètes – quand elles n'ont été supprimées tout simplement. Ainsi, avec son collègue Pelorat et la nouvelle compagne de celui-ci, Joie, ils se lancent à la recherche de la Terre. Cette quête des origines, ce voyage, constituera l'essentiel de ce cinquième tome et les mènera d'un monde à l'autre (Comporellon, Aurora, Solaria, Melpomenia, Alpha, etc.).
Comme dans mes critiques des tomes précédents, l'écriture d'Isaac Asimov est plutôt ordinaire. Si j'ai adhéré rapidement à l'intrigue qu'il proposait, j'ai été refroidi par la lenteur avec laquelle elle se déroule. En effet, si la mission est donnée rapidement, il faut attendre 126 pages (sur 674) pour que les explorateurs descendent sur la première planète. Et là encore, l'action ne s'enclenche pas rapidement. D'autant plus qu'elle est constamment retenue par des dialogues à n'en plus finir. Je pense entre autres à ces séquences interminables avec la ministre des transports de Comporellon. En fait, presque tout ce qui concerne cette planète est superflu ou, du moins, trop long. C'est normal que des protagonistes rencontrent des difficultés. Mais, dans une bonne histoire, ces obstacles trouvent éventuellement leur utilité, ne serait-ce que pour amener un des personnages à découvrir quelque chose sur lui-même. Eh bien, quelques uns des arrêts sur les différentes planètes me semblent ne servir que peu l'intrigue. Un mince indice sur la prochaine destination est justifié mais cela peut se faire de manière succincte. Par exemple, sur l'une d'elles, ils s'éternisent 150 pages pour, au final, sauver un enfant dont l'utilité est contestable.
Ceci dit, beaucoup des dialogues sont importants pour clarifier des éléments de l'intrigue et, surtout, pour expliquer des concepts scientifiques complexes. En ce sens, je salue le travail de vulgarisation d'Asimov. Comme dit l'expression : rendre à César ce qui est à César. Une des grandes forces de l'auteur, c'est de rendre claires, accessibles des choses qui ne le sont pas. Et je ne fais pas seulement référence à la psychohistoire. Plusieurs concepts astronomiques, géologiques, mêmes historiques. D'autres dialogues également ne sont pas sans intérêt. Par exemple, les échanges entre les deux explorateurs et Joie. La femme provient de la planète Gaïa dont l'organisation sociale est unique. C'est un peu un choc culturel entre eux. J'ai aussi beaucoup apprécié les échanges entre les hommes sur les types de planètes, les conséquences de la radiation, la terraformation, l'évolution des sociétés, leur histoire, etc. Mais c'est personnel, ce genre de trucs m'intéressent.
J'ai bien aimé la fin, elle me semblait appropriée. Les protagonistes trouveront-ils la Terre? Où est-elle? Dans quel état? Qu'y trouveront-ils? Pourquoi est-elle cachée? À vous de lire. Seulement, après sept tomes (eh oui, j'ai lu les préquels en premier), après avoir cru et m'être investi (en temps) dans la Fondation, je suis un peu déçu que l'émergence du Second empire galactique ait été abandonnée. Mais bon, c'est assurément mieux ainsi. Il faut dire que les deux derniers tomes ont été écrits tardivement, plusieurs années après la trilogie originale, alors l'auteur était rendu ailleurs dans ses réflexions, ses préoccupations.
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Cer45Rt
  30 décembre 2019
Quel génie, cet Asimov !... Quel génie !... Franchement, combien d'auteurs, pourrait se vanter, d'avoir le dixième, du talent de cet auteur ?... A mon avis, il y en a très peu, très très peu, et ils sont à chercher, parmi les géants, de la littérature.
Et, pour moi, en matière de science-fiction, et même, plus généralement, en matière de littérature, Isaac Asimov, demeure une référence absolue, l'auteur d'une Bible, pour tous les amateurs de science-fiction, une oeuvre-Bible, à laquelle on se réfère toujours, tant elle a une place unique, parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature, à l'égal de celle De Balzac, ou de celle, de Duras, ou, dans d'autres genres, de la série "Harry Potter", de J.K. Rowling. Et, "Terre et Fondation", est encore une belle preuve, du génie, du grand Isaac !... On y retrouve l'inventivité et l'ambition caractéristique des oeuvres de cet immense auteur, sa puissance, tout l'art de raconter et de créer des surprises, du sieur Asimov, qui réussit, comme dans le tome précédent, d'ailleurs, à construire une intrigue complexe, ménageant, énormément de surprises. Ce nouveau tome, éclaire encore, d'un jour nouveau, cette oeuvre magique, qu'est le "Cycle de Fondation", en le liant à d'autres oeuvres d'Isaac Asimov ( et, en particulier, au "Cycle des Robots" ), un peu plus encore ( mais, on avait déjà senti le coup venir, dans le précédent ), afin de créer cet ensemble gigantesque ( que j'avoue méconnaître ), effarant d'ambition, qu'est l'"Histoire du futur" ( comportant, pour ne mentionner que les plus importants, entre autres, le "Cycle des Robots", le "Cycle de Fondation", les oeuvres dérivées du "Cycle de Fondation", "Le robot Caliban", "La cité des robots", et "La fin de l'Eternité"... ).
Bref, ce nouvel opus, qui concilie l'art de raconter d'Asimov, le monde riche et attachant, les intrigues, les personnages, me ravit, et me donne envie, de lire encore plus d'Asimov ! Heureusement, j'ai de la chance, avec plus de deux cents livres écrits, par le célèbre auteur américain, il risque de m'en rester à lire, encore longtemps...
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Philemont
  01 février 2013
Sous la pression de ses lecteurs et de son éditeur, Isaac ASIMOV reprend le cycle de Fondation presque trente ans après la trilogie initiale. Fondation foudroyée, publié en 1982, est alors un succès éditorial sans précédent pour l'auteur, ce qui le conduit à renouveler l'expérience en 1986 avec Terre et Fondation.
Ces deux romans complètent le cycle initial en se situant deux siècles et demi après les évènements narrés dans Seconde Fondation, et à mi-chemin entre le premier et le second Empire. Les deux Fondations ont évolué indépendamment et sont arrivés à un stade de développement tel que chacune dans sa spécialité (la technologie pour la première, la psychologie pour la seconde) serait bien capable de détruire l'autre. Mais n'existe-t-il pas un autre protagoniste ayant la volonté et le pouvoir de canaliser les Fondations afin de les remettre dans le droit fil du Plan Seldon ? C'est ce que croient Golan Trevize et Janov Pelorat qui partent à sa recherche…
Comme souvent avec les pièces rattachées, Fondation foudroyée et Terre et Fondation sont très différents des trois tomes précédents. Les récits courts et parfaitement structurés de la première trilogie sont remplacés par deux romans d'une taille conséquente qui mettent en scène les mêmes personnages principaux. Par ailleurs les deux volumes relèvent plus du Space Opera que de l'intrigue politique qui faisait la force de leurs illustres aînés. Enfin, avec ces deux romans, l'auteur construit un pont entre Fondation et Les Robots, autre cycle bien connu d'ASIMOV.
Les quatrième et cinquième tomes du cycle de Fondation n'ont pas le génie de la trilogie initiale. Néanmoins c'est avec plaisir que l'on retrouve l'univers de Fondation et des explications que l'on n'avait pas forcément imaginé à la lecture des trois premiers volumes. Fondation foudroyée et Terre et Fondation sont donc d'une lecture très agréable, au moins pour les amateurs du cycle et de l'auteur. Car Isaac ISAMOV est un grand romancier qui le démontre une fois de plus avec ces deux oeuvres tardives. Notons d'ailleurs qu'il avait obtenu les prix Hugo (décerné par des professionnels) et Locus (décerné par des lecteurs) en 1983 pour Fondation foudroyée.
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lyoko
  21 avril 2014
Voilà donc Trévise, Pélorat et Joie qui partent à la recherche de la terre. de multiples aventures les attendent en route. Asimov fidèle à lui même mêle manipulations et analyses des différentes politiques possibles. Néanmoins le final du livre reste réellement exceptionnel et surtout complètement inattendu. Je n'ai qu'un seul tout microscopique reproche : autant dans le tome 4 j'ai fortement apprécié le personnage de Trévise , autant dans ce tome , Asimov le rend plutôt antipathique.
J'ai beaucoup aimé ce cycle de fondation au point que d'ici peu je me lancerais dans l'aventure des robots
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
SennaSenna   09 mai 2021
Nul ne peut embrasser l’ensemble du savoir.
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SennaSenna   06 mai 2021
L’homme n’est pas vraiment adapté au climat froid. Nous n’avons pas d’épaisse toison de poil ou de plumes, pas de couche de graisse sous-cutanée. Pour une planète, avoir un climat froid semble dénoter une certaine indifférence au bien-être de ses propres éléments.
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Dionysos89Dionysos89   26 mars 2013
- Il doit vous paraître irritant de posséder ce don caché de prévision dont vous ne pouvez détecter la nature ; de savoir agir avec décision mais sans raison.
- L'expression usuelle sur Terminus est : « agir avec intuition ».
- Sur Gaïa, on dit : « savoir sans réfléchir ».

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TwiTwiTwiTwi   21 octobre 2009
- Franchement, dit Trevize, c'est quand même gênant de ne pas savoir quel pronom utiliser pour cette créature. Cela entrave la pensée et la conversation de toujours devoir buter sur le pronom.
- Mais c'est la faute de notre langue, observa Joie, pas de celle de Fallom. Aucune langue humaine n'a été conçue en songeant à l'hermaphrodisme. Et je suis contente que vous évoquiez le problème parce que j'y ai moi-même réfléchi ... Pourquoi ne pas tout simplement choisir un pronom de manière arbitraire ? Je pense à Fallom comme à une fille. Elle en a la voix aigüe, déjà, et possède en outre la capacité d'engendrer des enfants, ce qui reste la définition cardinale de la féminité. Pelorat est d'accord là-dessus ; pourquoi ne feriez-vous pas de même en acceptant que Fallom devienne "elle" ?
Trevize haussa les épaules. "Très bien. Ca fera quand même drôle de remarquer qu'elle a des testicules, mais enfin ..."
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gouelangouelan   17 avril 2019
- Je n'admire ni ne condamne. La superstition a toujours dirigé les actes en l'absence de savoir. La Fondation croit au plan Seldon bien que personne à notre connaissance ne soit capable de le comprendre, d'en interpréter les détails ou d'en faire un instrument de prédiction. Nous le suivons à l'aveuglette, par ignorance et par foi. N'est-ce pas de la superstition ?
- Oui, peut-être.
- Idem pour Gaïa. Vous croyez que j'ai pris la décision correcte en jugeant que Gaïa devait absorber la Galaxie en un seul organisme mais vous ne savez pas pourquoi il faudrait que j'aie raison, ou dans quelle mesure vous avez bien fait de suivre cette décision. Vous êtes prête à poursuivre dans cette voie, par ignorance et par foi, au point même d’être dérangée par ma quête d'une preuve qui supprimerait cette ignorance et rendrait inutile la foi. N'est-ce pas de la superstition ?
- Là, je crois qu'il vous coince, ma petite Joie, dit Pelorat.
- Sûrement pas. Ou il n'aboutira à rien dans sa quête, ou il trouvera quelque chose qu confirmera sa décision.
- Et pour soutenir cette croyance, dit Trevize, vous n'avez que votre ignorance et votre foi. En d'autres termes : de la superstition !

p.191
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Videos de Isaac Asimov (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isaac Asimov
"Prélude à Fondation, le cycle de Fondation, VI" d'Isaac Asimov lu par S. Ronchewski. Parution numérique le 28 avril 2021.
https://www.audiolib.fr/livre-audio/prelude-fondation
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