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Jean Bonnefoy (Traducteur)
EAN : 9782070416462
508 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)
  Existe en édition audio
4.11/5   1366 notes
Résumé :
Histoire du Futur,
Cycle 05 : Fondation,
Tome 06 : Fondation foudroyée

Sachant l'Empire Galactique sur le point de s'effondrer, le psycho-historien Hari Seldon a créé deux Fondations, l'une officielle, l'autre secrète, qui manipulent l'évolution de l'Humanité. En 498 après leur établissement, la foudre, tout à coup, menace. Quelqu'un fausse les cartes du jeu. Est-ce la Seconde Fondation, que la première croyait avoir éliminée ? Est-ce un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
4,11

sur 1366 notes
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Dionysos89
  22 octobre 2012
Trente ans après avoir excellé dans les trois premiers tomes : Isaac Asimov se lance un drôle de défi d'autant plus ambitieux qu'il est attendu par les fans, mais également par ses éditeurs qui l'ont toujours sollicité pour continuer son Histoire de la Fondation.
Avec Fondation Foudroyée, Isaac Asimov se permet donc plusieurs luxes qu'il ne s'était pas encore octroyés. Tout d'abord, il nous offre cette fois-ci un vrai roman, si je puis dire, car contrairement aux autres tomes, celui-ci n'est pas composée de deux nouvelles ou plus, mais est bien constituée de chapitres successifs qui suivent une trame scénaristique menant jusqu'à un dénouement crucial. de plus, l'auteur en profite pour tenter de faire le lien (ou en tout cas commencer à disséminer des éléments de concordance) entre le Cycle de Fondation et le Cycle des Robots, ses deux plus grandes réussites et ses deux oeuvres les plus connues.
Malgré ces deux tendances vraiment sensibles ici, Isaac Asimov réussit à éblouir encore et à poursuivre efficacement son histoire rocambolesque. Malgré les nombreuses critiques que j'ai pu entendre, on retrouve dans cet Asimov tout le talent, l'attention et le suspense qui étaient les siens dans les premiers tomes, le tout bien sûr agrémenté de précisions techniques, scientifiques auxquels il nous avait habitués. Les deux personnages principaux rapidement présentés que sont Trevize et Gendibal, appartenant l'un à la Première Fondation, l'autre à la Seconde, voient leur destin se lier en une suite d'événements improbables, et donc justement douteux. Asimov réussit par là-même à nouer ce récit à celui des origines de l'espèce humaine et donc à la quête de la planète Terre (développée dans le cinquième et dernier tome, Terre et Fondation).
C'est donc à un « vrai » roman auquel nous avons affaire ici, avec du suspense, des révélations et des personnages forts et très développés. Ce qu'on peut regretter en perdant le système des nouvelles successives instauré lors des trois premiers tomes, système très simple à appréhender, est compensé, efficacement selon moi, par une histoire complète et très enrichie avec un style davantage fouillé. Malgré les réticences de beaucoup sur les deux derniers tomes de la série, rien ne m'incite à m'arrêter là : Terre et Fondation me tend les bras…
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Millencolin
  18 novembre 2019
C'est du moins bon que les premiers tomes, évidemment, mais c'est du bon quand même.
Cette fois-ci, ce n'est plus une succession chronologique de nouvelles, mais un roman de forme classique. Et c'est peut-être justement ce qui pêche à la lecture de cet opus. L'intelligence du propos, des personnages et des situations est toujours au rendez-vous, mais ce qui aurait pu constituer un simple épisode dans un des livres de la trilogie initiale, est ici étendue sur toute la longueur du récit. Et du coup, des longueur viennent alourdir le déroulement des événements.
Et puis, il y a aussi le fait que l'on aurait souhaité qu'il y ait davantage d'étapes dans le périple spatial du protagoniste principal.
Sinon, cela reste une très bonne suite, qui appelle directement la découverte du suivant. Asimov a su redonner de l'élan à son intrigue, tout en répondant à certaines questions demeurées sans réponses et en plaçant l'époque de Fondation sur la ligne de temps de son autre cycle incontournable.
Tout a déjà été dit dans les autres critiques.
Je dirai donc simplement que si vous avez aimé la lecture de cette saga jusqu'ici, vous pouvez sans crainte vous lancer dans cette nouvelle aventure.
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Sachenka
  28 juillet 2020
Plusieurs centaines d'années après l'effondrement de l'empire galactique, la Fondation a toujours comme tâche de faciliter son retour. Un épisode, la montée en pouvoir d'un tyran, a failli tout faire dérailler mais l'intervention d'une Seconde Fondation, secrète, y a mis fin avant de disparaitre. Est-elle détruite ou simplement retombée dans l'anonymat? Les dirigeants de la Première Fondation, remis, s'inquiètent de cette « concurrente ». La psychohistoire sur laquelle elle s'appuie, une discipline scientifique créée par Hari Seldon, constitue sa raison d'être : tout a été prévu, il faut laisser les événements suivre leur cours. Mais, si la montée du tyran avait été pensée, faisait partie du plan prévu, l'intervention de la Seconde Fondation n'est-elle pas dangereuse? Ses actions ne risque-t-elles pas de changer le cours des événements et de retarder (de mille ans, de dix mille ans) le retour de l'empire galactique?
C'est sur cette prémisse que commence le quatrième tome du cycle, intitulé Fondation foudroyée. le maire de la Première Fondation donne comme tâche à Trevize de retrouver la Seconde Fondation. On dit qu'elle n'existe plus mais comment être certain, puisqu'elle a vécu dans l'anonymat pendant des centaines d'années. Seulement, pour éviter les soupçons, on donne à l'explorateur une mission qui sert de couverture : retrouver la Terre, la planète d'origine. On lui adjoint un scientifique, Pelorat. Et rapidement, les deux missions s'entremêlent.
L'idée de base est intéressante. Les deux Fondations qui luttent l'une contre l'autre, la recherche des origines. Toutefois, comme dans beaucoup de romans de ce genre, la science-fiction, les idées les plus innovatrices ne sont pas toujours desservies par les plus belles plumes. Et c'est le cas d'Isaac Asimov, selon moi. Son écriture n'est pas mauvaise, mais elle ne se démarque pas non plus. Sa trame narrative se déroule trop lentement, les dialogues sont interminables. Peut-être était-il impossible de faire autrement, avec tout ces concepts compliqués qu'il parvient à merveilleusement bien vulgariser (chapeau!)? Peut-être que si ces dialogues s'étaient déroulés en même temps que des scènes plus vivantes. Je ne pense pas à des scènes d'actions entremêleées, mais des occupations comme des repas, des exercices de tir, n'importe quoi. Trois aspects particuliers m'ont également déplu, ne serait-ce que légèrement.
D'abord, les lieux ne sont pas suffisamment décrits. C'est un roman de science-fiction qui se déroule dans l'espace et sur d'autres planètes. J'aimerais savoir à quoi celles-ci ressemblent. Sont-elles désertiques ou océaniques, le ciel est-il bleu, la végétation est-elle similaire à celle sur Terre, pareillement les espèces animales, etc. Et si la réponse est oui, ce serait décevant. Là où l'auteur s'épanche, c'est sur les êtres humains rencontrés. Par exemple, sur Gaïa, même s'ils ressemblent physiquement aux explorateurs, quelque chose cloche. S'agit-il de robots? Non, bien sûr, mais le doute persiste. Et leur organisation sociale est complètement différente. Une sorte d'harmonie planétaire, d'interrelation. Pareillement pour l'organisation politique sur les deux Fondations, assez bien détaillée.
Ensuite, les personnages semblent compartimentés, ne vivent que pour leur utilité dans l'intrigue. Sont-ils tous célibataires, sans attaches? Aucun n'a de famille (de conjoint(e), d'enfants, de parents) ou d'amis qui pourraient les influencer dans leurs choix. Je ne souhaiterais pas que l'auteur étire davantage son roman avec des tranches de vie, du moins pas pour tous les personnages, mais ça ajouterait un peu plus de crédibilité si quelques uns semblaient préoccupés par l'opinion de leurs proches, attristés par leur éloignement, ou à la façon dont le dénouement de la crise des Fondations pourrait les affecter. N'importe quoi!
Enfin, la psychohistoire est un concept original, comme je l'ai écrit plus haut. Mais, en même temps, il tue (en partie) l'intérêt qu'on peut porter aux personnages, les émotions qu'on pourrait ressentir à leur endroit. Quoiqu'ils fassent, qu'ils réussissent ou échouent, tout servira le plan de Hari Seldon et favorisera l'émergence d'un Second Empire. le libre arbitre, les « choix » des personnages, ils ont été prévus. Et je continue à émettre des doutes sur la faisabilité de tout prédire dans une galaxie de plusieurs milliards d'individus (des centaines de milliards). Comment tous les destins individuels peuvent être calculés avec précision sur des milliers d'années. On peut bien me répondre que c'est précisément le cas, qu'il y a une démarche scientifique derrière tout ça. Quoique fasse les individus isolément, leur impact finit toujours par se fondre avec celui de leur société donc… Dans tous les cas, en attendant, ça procure un divertissement agréable.
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Diomedeine
  18 septembre 2020
Tout d'abord, j'ai été déconcertée ; je n'ai pas reconnu nos héros familiers, nos "fondateurs" : ceux de la première Fondation, condamnés, sans presque aucun moyens, à aller se faire voir sur le trou du cul de la galaxie, Terminus, obligés désormais de survivre à proximité de barbares féodaux et sanguinaires, tout en étant chargés d'accomplir le "plan Seldon", seul capable d'épargner à l'humanité 30 000 ans de barbarie.

Je n'ai pas reconnu ceux de la seconde Fondation, cette poignée de scientifiques pointus et disciplinés, formés, eux, à la science des sciences de Seldon, la psycho-histoire, et dont la mission était, de leur côté, de veiller sur la première, dans l'ombre, pour s'assurer qu'elle ne déraille pas.
Ceux des première et seconde Fondation, n'étaient-ils pas des êtres totalement désintéressés au service d'une cause magnifique, au milieu de géants puissants et hostiles... ?
Mais là dans ce quatrième volet, 500 ans après l'exil des premiers fondateurs, à mi-chemin du plan, les fondateurs ne sont-ils pas devenus de sacrés sales types ? "Embourgeoisés" comme dit un babelionaute, occupés de leurs ambitions personnelles, pleins du sentiment de leur puissance et de leur supériorité, chacun à la tête de leur fief - un presque Empire pour la première Fondation, une seule planète pour la seconde, mais où les "cherchieurs" (ah ah ah ! Comment le dit le texte anglais ?) se conduisent comme des nobles au milieu de leurs serfs...
Ces seconde et première Fondations, la tête et les jambes, créés par Seldon pour s'épauler face à la barbarie montante ou face à l'empire agonisant, ne sont-ils pas devenus des rivaux désormais occupés avant tout par leur lutte fratricide pour la suprématie dans l'empire futur ; jouant, qui de leur esprit surpuissant (super compétences scientifiques et pouvoirs mentaliques), qui de leurs gros "muscles" (machines volantes ultra rapides, perfectionnées, équipées d'ordinateurs surintelligents et flotte de vaisseaux surarmés) ?
C'est pour en arriver là qu'Asimov se remet à la rédaction des aventures des fondateurs, 25 ans après avoir terminé les 3 premiers tomes ?
J'avais donc posté une critique un peu désabusée : "le plan Seldon a du plomb dans l'aile. Non plus à cause des barbares mais à cause de leurs principaux promoteurs, qui semblent ne plus y croire. Et nous non plus. Démoralisation. Dégrisement. Coup de mou.
Ce n'est pas très agréable pour le lecteur cette douche froide, ce retour à cette fatalité poisseuse de l'intérêt individuel, du soupçon et de la rivalité (...) [Ici] tout le monde manipule tout le monde et se fait manipuler et se sent manipulé. Ah, ça raisonne, ça raisonne pour détecter une manipulation - pendant des pages et des pages... C'est sûr qu'il y a de l'intelligence. Mais pour quoi faire ? On ne voit plus le sens de tout cela. Où est l'idéal du début ?
C'est parfois un peu pesant, voire lassant."
Le lendemain matin, je l'ai effacée.
A y regarder de plus près, non. Mais non, Asimov n'a pas capitulé ! La vérité scientifique continue de guider la seconde Fondation. La soif de liberté continue d'animer le héros de la première, où la prédestination avait toujours été compatible avec le pragmatisme. Non, il me semble finalement qu'Asimov sauve l'idéal - même si ce n'est plus le "plan Seldon" qui, effectivement, 500 ans après Seldon, et après trop de graves événements imprévus, semble irrémédiablement sorti de ses rails...
Ainsi l'orateur de la seconde fondation, Stor Gendibal, même s'il est engagé dans une lutte pour le pouvoir sur sa planète, agit en tant que psycho-historien particulièrement talentueux qui a découvert une anomalie dans le système.
Ainsi la première Fondation, dont les cadres sont des militaires dressés à dominer, à détruire et à collectionner les honneurs, trouve en son sein, comme elle l'a fait à chaque "crise Seldon", l'homme de la situation, capable de s'opposer aux siens pour les sauver.
(En l'occurence, ils seront cette fois deux : Golan Trevize, homme politique (conseiller, très haute fonction) intrépide "un homme qui n'accepte pas les apparences" et Pelorat, caricature du "vieux garçon" et rat de bibliothèque dont les recherches n'ont jamais conduit nulle part - apparemment ; deux personnalités contraires…)
En tous les cas, il y a bien du désintéressement derrière ces types pas franchement sympathiques. Ça c'est un.
Mais il n'y a plus trop de cap. le cap pourrait bien être fixé ailleurs...
C'est là qu'arrive mon second point : est-ce que le vers de la rivalité n'était pas dans le fruit même de l'objectif de Seldon : ressusciter un Empire ?
Finalement, ce volume a, une fois de plus, le chic de répondre à l'une de mes questions, surgies à la lecture du tout premier tome : ce serait quoi, un second empire qui éviterait à l'humanité le règne de la barbarie, un second empire "civilisé" ? le premier empire n'est-il pas lui-même un Etat autocratique hyperinégalitaire, hypercentralisé, hyperpolicier ? Pourquoi un second le serait moins ?
Un empire réclame un empereur et, dès lors, une lutte pour le pouvoir.
Alors que Trevize a l'intuition que la seconde Fondation n'a pas été détruite et continue de manipuler scientifiquement la première dans l'ombre (fût-ce pour son bien), il ne sait faire autrement que de la voir comme une rivale à abattre. Patriote, il souhaite le triomphe de Terminus (ce qui conduirait nous dit Asimov, à un "empire militaire maintenu et instauré par les armes")
Et même si Gendibal, de son côté, est un indéniable scientifique de talent, toujours attentifs aux mesures psychohistoriques, il est tellement naturellement imbu du sentiment de supériorité de la seconde Fondation, qu'il ne doute probablement pas de sa future suprématie ( qui conduirait, dit Asimov, à "un empire paternaliste instauré par le calcul, maintenu par le calcul et que le calcul entretiendra dans un perpétuel état de mort-vivant").
Asimov-Seldon n'auraient pas pu y penser avant ?
Ainsi, aussi désintéressés, dévoués, compétents, courageux, que soient les protagonistes, ne sontils pas prisonniers de ce que la question suivante n'a pas vraiment été pas posée : sauver l'humanité de la barbarie, ok, mais pour quoi faire ?
Asimov ne se dérobe plus. Et pose la question d'abord indirectement, dans les chapitres sur la quête des origines, puis directement à la toute fin en proposant une solution originale et explicite 😯🤨. Mais chut.
Cette perte de sens, on a l'impression qu'Asimov suggère, pour la surmonter, un... retour aux sources. Encore un coup de génie que cette recherche de la Terre - dada de Pelorat, qui accompagne Trevize dans son exil...
(Si mes calculs sont bons, nous sommes 22500 ans après que des hommes ont quitté la terre pour coloniser la galaxie.)
Asimov nous entraine alors dans des questions écologiques (si, si) : à cette idée par exemple que la terre est certainement le seul réservoir de biodiversité de toute la galaxie, toutes les espèces vivantes de la galaxie étant toutes les mêmes et provenant donc toutes d'une seule origine - tandis que la vie indigène s'est trouvée partout insignifiante et a même périclité.
Pourtant plus personne ne parle de la terre et les terriens eux-mêmes ne se manifestent pas.
Il ne reste que les raisonnements du vieux Pelorat et les recherches entêtées des traces de cette histoire sous forme de légendes de la galaxie, inlassablement compilée faute de témoignages plus directs...
Suspens.
Les babelionautes ont maintes fois fait remarquer qu'avec ce 4e volume de la série, nous voyions la liaison avec son autre grande série sur les robots. Mais cela n'est qu'ébauché - à la toute fin.
Juste de quoi être hautement alléché et avoir hâte de lire le 5e volume (toujours pas en version audio 😪)...
Finalement, finalement, nous ne finissons pas le livre sur la Terre mais sur ...
Tout ce que je peux dire, c'est une fin tout à fait spectaculaire. Miam. Et qui répond à : comment faire société harmonieuse à l'échelle de la galaxie.
En voilà une bonne idée !
J'en arrive à mon troisième et dernier point. Ce roman, comme les autres de la série, je le regarde comme une expérience de pensée.
Asimov pose des lois de développement de l'histoire humaine, avec ses contraintes environnementales (enfin il n'élucide pas la question de l'habitabilité des planètes de la galaxie), physiques, sociales, biologiques, psychologiques, avec ses hasards et ses contingences, dans de multiples contextes (les différentes crises) ; et il déroule cette histoire humaine, en mettant au coeur la question suivante : l'humanité, avec tout cela, peut-elle être maîtresse de sa destinée ?
Il unifie ce qui s'oppose souvent : les émotions, la raison, l'intuition. Emotions, raison et intuition sont pour lui des capacités mentales complémentaires qui conduisent les humains à l'élaboration de solution dans des contextes variés.
Si Asimov dit bien quelque part dans ce livre que l'intuition est un pis aller par rapport à l'explication rationnelle, c'est bien l'intuition qu'il met ici à l'honneur. Je te laisse, lecteur, découvrir pourquoi.
Qu'ils comprennent ou qu'ils ne comprennent pas vraiment ce qu'ils décident et font, les êtres humains sont équipés pour prendre les bonnes décisions.
En outre, les capacités mentales humaines peuvent être entrainées pour aboutir à de nouvelles capacités. C'est ainsi que ceux de la seconde Fondation sont repérés parmis les dizaines de milliards d'enfants de la galaxie, sélectionnés et intensément entrainés pour parvenir à la télépathie et à la "mentalique" (pouvoir de modifier les émotions et pensées d'autrui à distance) - outre l'entrainement à la discipline scientifique classique.
Et de toute façon, ces capacités mentales peuvent aussi être assistées de l'extérieur, comme y a réussi la première Fondation, en développant des ordinateurs fonctionnant par apposition des mains, comme de véritables prolongements du cerveau.
Ainsi la spécialité de la première Fondation, le développement de la puissance physique et de la technologie, qui servent à maîtriser le monde extérieur, parvient aussi à une certaine maîtrise du monde intérieur (au grand dam des dirigeants de la seconde, dont la maitrise du mental est la spécialité, qui sentent qu'ils sont "rattrapés").
Par un bout ou par un autre, Asimov dit que les humains peuvent augmenter leurs pouvoirs intérieurs (moi, je marche à fond) et extérieurs et ce, de façon pratiquement illimitée et qu'ils sont en mesure de maîtriser leur destinée collective.
Le terrain qu'il choisit pour illustrer cette conviction - une galaxie de millions de planètes habitées, un plan humain d'avenir sur 1000 an, enfonce, je pense, encore un peu plus, ce clou de la confiance qu'il porte aux capacités du genre humain.
Quoi ? J'en arrive à la conclusion inverse à ma première critique : c'est bien la foi en l'homme qui perce ici sous les descriptions de soudards arrogants, ambitieux et brutaux ?
Las. Les hommes superévolués des première et seconde Fondations conduisent l'humanité vers une impasse, chacun à leur manière !
Une fois de plus, il faut l'intervention d'une instance cachée, pour offrir une perspective ? Apres une première fondation, après une seconde fondation, des êtres fantastiques veilleraient dans l'ombre ? de sorte que l'humanité se retrouve, une fois de plus, manipulée…?
Ah la la.
Je ne peux rien dire de plus - et c'est suggéré assez tôt dans le roman - je ne crois donc pas trop spoiler.
Ça me démange pourtant, car j'aurais envie de révéler en quoi, peut-être, Asimov résout cette contradiction.
En tous les cas, comme dans les précédents volumes, l'action et l'intelligence des masses n'occupent, dans cette confiance en les capacités de l'humanité, aucune place.
Qu'est-ce que cela serait.
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Cer45Rt
  02 décembre 2019
Avec "Fondation foudroyée", Isaac Asimov, livre une digne continuation, à son grand cycle, de Fondation ! Et, malgré les réticences, parfois exprimées, pour ma part, ça ne fait aucun doute : "Fondation foudroyée", c'est du grand Asimov, et il faut, plus que jamais, mettre un A majuscule, en initiale du nom de famille, du célèbre auteur de science-fiction américain, car celui-ci nous prouve ici qu'il est capable de créer une oeuvre majeure, une oeuvre majuscule, encore, alors qu'on croyait que tout était fini.
Isaac Asimov, a toujours, ce don pour créer un univers complexe et original, soutenu par un grand don de raconteur d'histoires.
C'est vrai que cette suite n'était pas indispensable ; c'est vrai qu'elle ne s'intègre, pas toujours bien, avec les tomes précédents du cycle ; et pourtant, c'est toujours un plaisir, que cette langue d'orfèvre, ce don de conteur, cet univers subtilement créé, par le grand auteur américain. Isaac Asimov, nous livre ici un roman, avec un grand R, plein de mystères, de surprises, d'idées, de révélations, tout ceci avec une trame narrative, originale, complexe, et tout à fait bien choisi.
En outre, Isaac Asimov, a écrit, avec ce quatrième tome du cycle, une oeuvre pleine d'émotions, avec des personnages extrêmement bien créés, auxquels on s'attache, très facilement.
Qui plus est, Asimov complexifie, ici, considérablement son univers, y introduisant de nouveaux éléments, essentiels. Leur découverte, crée d'ailleurs, la surprise...
Et ce roman est extrêmement addictif-comme tout Asimov, se respecte... En bref... Je suis dithyrambique, ce roman est une digne continuation, pour cette oeuvre essentielle, qu'est le "Cycle de Fondation" !
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   16 septembre 2012
Les robots étaient très fortement conditionnés par ce qu’on appelle les Trois Lois de la robotique, lois qui remontent à la préhistoire. Il existe plusieurs versions de ce qu’auraient pu être ces Trois Lois. Dans la version orthodoxe, elles sont formulées ainsi : 1) Un robot ne peut blesser un être humain ou, par son inaction, permettre qu’un être humain soit blessé. 2) Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par des êtres humains sauf quand de tels ordres s’opposent à la Première Loi. 3) Un robot doit protéger sa propre existence aussi longtemps qu’une telle protection ne s’oppose pas à la Première ou à la Deuxième Loi.

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OrpheaOrphea   13 décembre 2016
"Je ne pense pas non plus que la Terre soit morte. Compor nous a peut-être raconté ce qu'il croit être la vérité, mais il n'y a pratiquement pas un secteur de la Galaxie qui n'ait pas un récit ou un conte plaçant l'origine de l'humanité sur quelque planète du coin. Et presque invariablement, cette planète est appelée la Terre — ou d'un nom équivalent.
En anthropologie, on qualifie cette attitude de globocentrisme. Les gens ont tendance à se considérer tout naturellement supérieurs à leurs voisins ; à estimer que leur culture est plus ancienne que celle des autres et qu'elle est supérieure ; à penser que ce qui est bon chez les autres, on le leur a emprunté, et que ce qui est mauvais a été soit déformé ou perverti, soit simplement inventé ailleurs. Et la tendance est de confondre l’avantage en ancienneté et la supériorité qualitative. Lorsqu’ils ne peuvent raisonnablement soutenir que leur propre planète est la Terre ou son équivalent — et le berceau de l'espèce humaine — les gens font presque toujours de leur mieux pour placer la Terre dans leur propre secteur même s'ils ne peuvent la situer avec précision.
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gouelangouelan   05 avril 2019
— L'homme est une créature diurne, après tout, dit pensivement Pelorat. Il me semble que parmi les premières tâches d'une technologie naissante doit figurer la conversion de la nuit en jour. En fait, si une planète jusque-là dépourvue de technologie commençait d'en acquérir une, vous pourriez suivre les progrès de son développement avec l'accroissement de l'éclairage sur sa face nocturne.
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Dionysos89Dionysos89   05 septembre 2012
« Je pense que je pourrais perdre un peu de poids. » Elle se claqua bruyamment la fesse droite. « Il faudrait que je perde deux-trois kilos par ici.
- Je ne vois pas pourquoi, dit Pelorat. Cela vous donne quelque chose de confortable pour vous asseoir. »

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TwiTwiTwiTwi   06 octobre 2009
- Alors, si vous ne parlez pas de la Seconde Fondation, de quoi parlez-vous donc ?"
Pelorat retrouva soudain un ton grave, presque d'excuse : "Ah ! Le Maire ne vous a donc rien dit ? - C'est curieux, vous savez. J'ai passé des décennies à reprocher au gouvernement son incapacité à saisir l'importance de mes recherches et voilà maintenant que le maire Branno se montre soudain d'une générosité remarquable.
- Oui", dit Trevize, sans chercher à cacher son ironie, "c'est une femme qui sait remarquablement bien dissimuler ses dons philanthropiques mais elle ne m'a pas dit de quoi il retournait ...
- Vous n'êtes donc pas au courant de mes recherches ?
- Hélas non. J'en suis désolé.
- Non, non, inutile de vous excusez : c'est parfaitement compréhensible. On ne peut pas dire qu'elles ont eu un grand retentissement. Alors, permettez-moi de vous l'annoncer moi-même : vous et moi, nous allons partir à la recherche - et à la découverte, j'en suis certain, car j'ai mon idée là-dessus - ... de la Terre."
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Vidéo de Isaac Asimov
"Prélude à Fondation, le cycle de Fondation, VI" d'Isaac Asimov lu par S. Ronchewski. Parution numérique le 28 avril 2021.
https://www.audiolib.fr/livre-audio/prelude-fondation
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