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Charlotte Volper (Autre)Jean Bonnefoy (Traducteur)
EAN : 9782266318228
608 pages
Pocket (04/11/2021)
4.06/5   720 notes
Résumé :
Tout le monde connait le nom d'Hari Seldon. Depuis des milliers d'années. On n'imagine même plus que ce personnage légendaire a été un homme ; qu'il y eut un temps reculé où il venait à peine d'inventer la psychohistoire et où il n'y voyait qu'une pure spéculation, sans applications pratiques...
Mais dès qu'il fit sa communication, tout le monde comprit. La psychohistoire ne pouvait pas prédire l'avenir ? Les politiques s'en moquaient ! Ce qui comptait pour e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
4,06

sur 720 notes

Sachenka
  18 juillet 2018
J'avais lu I, Robots il y a longtemps et, depuis, je me promettais de me lancer dans la série Fondation. Quand j'ai décidé de m'y mettre – enfin ! – j'ai hésité entre commencer par le premier tome écrit ou y aller dans l'ordre chronologique. J'ai opté pour ce dernier et je l'ai regretté un peu… un temps. Parfois, les préquels servent à approfondir, à expliquer des univers qu'on a apprécier mais, séparément, ils ne tiennent pas autant la route.
Pendant ma lecture des premiers chapitres, je n'arrivais pas à visualiser cet univers futuriste que proposait Isaac Asimov. Je comprenais que les protagonistes se trouvaient sur une planète lointaine, coeur d'un empire galactique, peuplé d'une quarantaine de milliards de personne. Mais, et après ? À quoi ressemble la vie à cette époque ? Je suis resté un peu sur ma faim. Heureusement, quand Seldon et Dors voyagent sur Mycogène puis Dahl, l'auteur a un peu corrigé le tir en proposant des civilisations distinctes aux caractéristiques uniques.
Puis, j'ai été intrigué par cette intrigue de psychohistoire, inventée par un obscur scientifique, Hari Seldon. Cette nouvelle discipline servirait à prédire le futur à l'aide de calculs mathématiques. Voilà qui pourrait intéresser l'empereur et ses proches conseillers, qui souhaitent éviter le déclin et la chute de son empire, mais également des personnes mal intentionnées. Avec un protagoniste en danger, ça fait un peu thriller.
Ainsi, Seldon, menacé de tous les côtés, décide de poursuivre ses travaux et des pistes le mènent de planète en planète. J'avais de la difficulté à imaginer cet homme de science se transformer en aventurier. Mais bon, si ça a fonctionné avec Robert Langdon, pourquoi pas avec lui ? Et que dire de Dors, cette historienne qui abandonne tout pour le suivre ? Cet élément de l'intrigue, et quelques autres, je les ai trouvé un peu gros à avaler. Je m'attendais à beaucoup mieux de la part d'un auteur à succès. Mais j'ai continué ma lecture. Heureusement !
Tous ces éléments qui me déplaisaient, la grande finale les a ramassés et les a expliqués. Tout était clair, désormais, et ma confiance en Asimov a été restaurée et je suis décidé à continuer cette série de ce pas. J'ai beaucoup apprécié comment il créait des liens avec la série des robots, jumelant deux univers de manière si fignolée, logique… parfaite ?
Je termine avec cette citation qui m'a fait sourire. «- Réfléchissez un peu : quarante milliards d'individus utilisent une énorme quantité d'énergie et chaque calorie utilisée dégénère en chaleur et doit finalement être évacuée. Cette chaleur résiduelle est canalisée vers les poles […]» (p. 276) C'est incroyable qu'un scientifique comme Asimov y ait pensé il y a une trentaine d'année et que certains de nos politiciens n'y croient toujours pas alors que la Terre montre de pareils signes pour ses sept milliards d'habitants…
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Nadou38
  07 décembre 2021
Quel régal !
Après avoir lu et apprécié le cycle des Robots de monsieur Asimov, je reviens enfin vers le cycle de Fondation. Prélude à Fondation est, du point de vue chronologique, le premier tome de ce cycle.
J'ai déjà lu la trilogie originelle du cycle, mais plusieurs amis babeliotes m'ont conseillée de lire celui des Robots avant de poursuivre ma découverte de Fondation et ils ont bien fait ! Merci à eux car, en effet, je n'aurais pas autant savouré cette lecture, même si je pense que je l'aurais quand même beaucoup apprécié.
Dans cette opus, je retrouve avec plaisir Hari Seldon dans ses jeunes années alors qu'il ébauche à peine l'oeuvre de sa vie, la psychohistoire, cette science qui, pour faire simple, peut prévoir mathématiquement l'avenir. le mathématicien n'est en mesure de présenter qu'un fondement théorique, mais aucune application pratique n'est réalisable pour le moment.
Cela suffit cependant à éveiller l'intérêt de l'Empereur Cléon, ainsi que celle de son chef d'état-major Demerzel.
Nous nous retrouvons alors embarqués dans une aventure où Seldon cherche à se cacher de l'Empereur. Avec l'aide de Shetter Hummin et de Dors Venabili, il va voyager sur Trantor et s'immerger dans diverses communautés qui vont alimenter sa réflexion sur la psychohistoire. L'occasion pour lui - et pour nous - de mieux connaître cette planète de 40 milliards d'individus, mais aussi de mieux connaître le passé…
J'ai adoré cette lecture ! Outre le plaisir de retrouver l'Ambiance de l'Empire avec Seldon, j'ai été emportée par le rythme soutenu du roman. On va de découvertes en rebondissements. Les nouveaux personnages du roman n'ont cessé de m'intriguer. Et puis, les clins d'oeil récurrents au cycle des Robots ont fait mouche en ce qui me concerne.
En route tout bientôt vers « L'Aube de Fondation » !
Challenge duo d'auteurs SFFF 2021 : Isaac Asimov - Guy Gavriel Kay
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Senna
  07 avril 2021
Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec LA légende : Hari Seldon. Un personnage qui hante, même après avoir fait sa rencontre plusieurs années auparavant. Dans « Prélude à Fondation », Hari est tout jeune. Son projet de psychohistoire n'est qu'à l'état d'ébauche, néanmoins, Hari Seldon va donner une conférence sur le sujet. Ce thème va bien évidemment interloquer son excellence Cléon 1er. le mythe raconte que l'Empereur et le mathématicien sont né la même année. Bien que Hari Seldon ne croit guère à la réussite de son oeuvre, il n'en n'est pas du même du monarque. C'est le début de Fondation.
Bienvenue sur Trantor, planète tentaculaire de 40 Milliards d'êtres humains. Au sein de cette sphère vivent des peuples aux moeurs étranges. Isaac Asimov nous plonge dans un monde obscure et passionnant. La liaison avec le cycle des robots s'est faite autour de la deux-centième page. Par ailleurs, pour apprécier « Prélude à Fondation », il faut avoir lu les aventures d'Elijah Baley. À partir de cet instant, il m'a été difficile de lâcher le livre tant je voulais connaître cette jonction.
Comme lors de son cycle de l'Empire, Isaac Asimov met en avant les différences de cultures et d'ethniques. Hari Seldon qui est originaire de Hélicon va faire équipe avec Dors Venabili de la planète Cinna. L'autre thème fort est la place de la femme dans la civilisation. Par ailleurs, Dors Venabili est un personnage réussi. Je l'ai beaucoup apprécié. En parallèle, on pourrait faire le rapprochement avec le couple Asimov, tous deux Docteurs (Biochimiste pour Isaac Asimov, Médecine pour Janet Asimov), ici nos héros sont mathématicien et historienne.
Ce voyage dans le Trantor tentaculaire, nous amène dans diverses mondes. le quartier de Dahl m'a fait pensé au film de Hayao Miyazaki : « Le château dans le ciel », sorti deux ans avant la parution de ce volume. Les personnages portent des moustaches, sont pauvres et travaillent dans une mine (bien qu'il s'agisse d'extraction d'énergie on peut le voir ainsi dans ce livre). Par ailleurs, on y rencontrera un gamin, même s'il ne joue pas de la trompette comme dans l'anime. (https://youtu.be/¤££¤29De Fondation40¤££¤)
Il est intéressant de contempler l'Empire. J'imagine qu'Isaac Asimov s'est inspiré de fait réel. Bien évidemment, mon regard se tourne vers l'Antique Rome, mais il ne faut pas oublier que l'auteur est originaire de Russie.
Ce fut une belle odyssée que ce « Prélude à Fondation ». On y rencontre des personnages sympathiques et importants. Hari Seldon part en quête de la mise en pratique de sa théorie sur la psychohistoire. Bien qu'un peu longuet par moment – je n'ai par ailleurs pas trop apprécié le protagoniste Davan –, j'ai passé un excellent moment. Je pense qu'il faut avoir lu le cycle des robots avant, pour savourer « Prélude à Fondation ». Je regrette aussi que les passages avec l'Empereur Cléon 1er soient trop peu nombreux. Ma prochaine destination sera « L'Aube de Fondation ».
Challenge Duo d'auteurs SFFF 2021 : Isaac Asimov - Guy Gavriel Kay - auteurs non anglo-francophones
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Thanatos
  25 janvier 2017
Honnêtement, je crois que cette critique pourrait se résumer à ceci : C'est Asimov, donc c'est génial. On m'accusera peut-être de fanatisme aveugle, mais il faudra reconnaître alors qu'Asimov est un écrivain qui m'a rarement déçu, si ce n'est jamais.
Je ne sais pas par où commencer. L'incroyable profondeur de l'univers qu'il a développé au cours de sa vie est pleinement exploité ici. le plus impressionnant est qu'on ne doute pas de l'immensité de cet univers un seul instant alors que les aventures du protagoniste, Hari Seldon, se concentrent sur une unique planète. Enfin, quelle planète ! Trantor, la seule, l'unique, la capitale de l'Empire. Une Coruscant avant l'heure mais autrement plus intéressante, plus diversifiée.
Parlons en, justement, de ce Hari Seldon. de son statut de quasi-divinité dans les premiers tomes de Fondation (au sens des sorties), il passe ici à celui de mathématicien, génial certes, mais banal quidam de l'Empire, créateur de la farfelue psycho-histoire : une étude des probabilités quasiment divinatoire à l'échelle galactique. Comment ne pas apprécier ce héros malgré lui qui, en inventant un jeu de l'esprit, se retrouve empêtré dans les intrigues politiques d'un Empire en pleine décadence et confie ensuite son avenir à un Hummin, qu'il ne connaît que depuis quelques heures.
Cependant, on ne peut nier le côté assez naïf de Seldon dans sa manière d'affronter l'aventure. Je me suis quelque fois énervé devant ses réactions, que je ne pourrais que qualifier de peu judicieuses. de toutes façons, se dit-il, quel que soit le pétrin dans lequel je me trouve, ce n'est pas grave, Hummin viendra me sauver. Donc, agissons n'importe comment, ce n'est pas grave. L'air de rien, cette manière de penser de Seldon fait que je n'ai jamais vraiment eu peur ni pour lui, tout en sachant bien sûr qu'il devait survivre, ni pour ses compagnons d'aventure, dont la survie n'était pas garantie.
Pour terminer mes griefs à l'encontre de ce tome, je trouve sa construction scénaristique assez similaire au diptyque Fondation foudroyée/ Terre et Fondation. A savoir, on visite un lieu, on en tire quelque chose, au passage on se dispute pour une raison quelconque avec les locaux, on recommence. C'est certes assez caricatural pour correspondre à bon nombre d'aventures, mais avec un auteur et un univers communs, cela m'a beaucoup plus frappé.
Je tiens aussi à signaler que les efforts d'Asimov pour lier deux de ses plus grands cycles, celui de Fondation et celui d'Elijah Baley, semblent tout à fait naturels et tout se fait sans que l'on ait l'impression d'ajouts forcés. On retrouve ainsi dans les légendes du peuple impérial certains lieux et certains personnages du deuxième cycle. On voit ainsi peut-être malheureusement arriver la fin un peu vite, mais rien de dommageable.
Finalement, je dois vous parler de la situation de stagnation de l'Empire. En tant que scientifique, la vision d'une société sclérosée où tout progrès est devenu quasiment impossible est pour le moins terrifiante. J'ose espérer ne jamais connaître cela, mais quand je vois la simplification à l'extrême, non pas des moyens, mais des contenus, de l'échange d''informations et des relations de nos jours, je me dis que nous arriverons peut-être bientôt au niveau de l'Empire galactique d'Asimov.
Bref, un excellent roman et une excellente introduction au cycle de Fondation. Si vous deviez vous lancer dans la lecture de ce cycle, je vous conseillerai néanmoins de le lire dans l'ordre des sorties, plutôt que dans chronologique de l'univers.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.
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PostTenebrasLire
  27 juillet 2016
Tout le cycle de Fondation repose sur la psychohistoire. L'histoire humaine serait dans certaines limites modélisable mathématiquement. du modèle mathématique, on pourrait tirer des tendances, des prévisions. le pouvoir n'y va pas rester indifférent...
C'est en fait le sixième roman de fondation (dans l'ordre d'écriture). Je n'ai pas encore lu les romans suivants, mais il me semble déjà évident que lire ce roman plus tard serait décevant.
Il s'agit surtout d'une course poursuite sur le monde principal de l'Empire. C'est baroque et est un bon prétexte à nous faire découvrir la planète centre de l'empire galactique.
Les communautés humaines sont très diverses, mais ne sont pas si éloignées de celle que l'on peut rencontrer sur Terre maintenant.
La psychohistoire elle-même est le moteur de cette aventure, mais nous n'en apprenons guère plus.
Je pense que l'attrait de ce roman doit être assez faible si l'on est déjà familiarisé avec la psychohistoire et l'empire.
Le roman commence par une note de l'auteur. En voici une citation éclairante :
"Mon retour à la série en 1982 n'a pas été de mon fait : ce fut le résultat de la pression conjuguée, et finalement insoutenable, du public et des éditeurs"
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   16 juillet 2018
Mais elle refusait de s'apaiser. «La religion! fit-elle avec colère. On n'en a pas besoin.»
[...]
Mais elle poursuivit en disant : «Nous avons bien mieux. Nous avons l'histoire.»
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Nadou38Nadou38   22 novembre 2021
-Qu'est-ce qu'un ascenseur gravifique ?
-C'est un dispositif encore expérimental. (...) C'est une cage d'ascenseur sans cabine, pour ainsi dire. On avance simplement dans le vide et l'on descend - ou l'on monte - lentement, sous l'influence de l'antigravité.
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Nadou38Nadou38   01 décembre 2021
— Un livre imprimé ! » Il était difficile de dire si elle était outrée ou amusée. « Mais ça remonte à l’Âge de pierre !
— C’est certainement pré-impérial, mais quand même pas aussi ancien. Avez-vous déjà vu un ouvrage imprimé ?
— Vous oubliez que je suis historienne ? Bien sûr, Hari.
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SachenkaSachenka   17 juillet 2018
«Les émotions, mon cher Seldon, sont un puissant moteur de l'action humaine, bien plus puissant que les hommes ne le croient [...]»
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Cer45RtCer45Rt   17 octobre 2021
Il y eut un silence puis Seldon reprit : "Cinq jours déjà, et il ne s'est toujours rien passé.
-Sauf que nous sommes très bien traités, Hari.
-Si les animaux pouvaient penser, ils trouveraient qu'ils sont bien traités, eux aussi, quand on se contente de les engraisser en vue de l'abattoir.
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Videos de Isaac Asimov (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isaac Asimov
Extrait du livre audio "Cailloux dans le ciel : Cycle de l'empire, tome 3" de Isaac Asimov lu par Stéphane Ronchewski. Parution numérique le 20 juillet 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/cailloux-dans-le-ciel-9791035408718/
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