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ISBN : 226615253X
Éditeur : Pocket (01/08/1990)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 435 notes)
Résumé :
Histoire du Futur,
Cycle 05 : Fondation,
Tome 01 : Prélude à Fondation

Tout le monde connait le nom d'Hari Seldon. Depuis des milliers d'années. On n'imagine même plus que ce personnage légendaire a été un homme ; qu'il y eut un temps reculé où il venait à peine d'inventer la psychohistoire et où il n'y voyait qu'une pure spéculation, sans applications pratiques...
Mais dès qu'il fit sa communication, tout le monde comprit. L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  18 juillet 2018
J'avais lu I, Robots il y a longtemps et, depuis, je me promettais de me lancer dans la série Fondation. Quand j'ai décidé de m'y mettre – enfin ! – j'ai hésité entre commencer par le premier tome écrit ou y aller dans l'ordre chronologique. J'ai opté pour ce dernier et je l'ai regretté un peu… un temps. Parfois, les préquels servent à approfondir, à expliquer des univers qu'on a apprécier mais, séparément, ils ne tiennent pas autant la route.
Pendant ma lecture des premiers chapitres, je n'arrivais pas à visualiser cet univers futuriste que proposait Isaac Asimov. Je comprenais que les protagonistes se trouvaient sur une planète lointaine, coeur d'un empire galactique, peuplé d'une quarantaine de milliards de personne. Mais, et après ? À quoi ressemble la vie à cette époque ? Je suis resté un peu sur ma faim. Heureusement, quand Seldon et Dors voyagent sur Mycogène puis Dahl, l'auteur a un peu corrigé le tir en proposant des civilisations distinctes aux caractéristiques uniques.
Puis, j'ai été intrigué par cette intrigue de psychohistoire, inventée par un obscur scientifique, Hari Seldon. Cette nouvelle discipline servirait à prédire le futur à l'aide de calculs mathématiques. Voilà qui pourrait intéresser l'empereur et ses proches conseillers, qui souhaitent éviter le déclin et la chute de son empire, mais également des personnes mal intentionnées. Avec un protagoniste en danger, ça fait un peu thriller.
Ainsi, Seldon, menacé de tous les côtés, décide de poursuivre ses travaux et des pistes le mènent de planète en planète. J'avais de la difficulté à imaginer cet homme de science se transformer en aventurier. Mais bon, si ça a fonctionné avec Robert Langdon, pourquoi pas avec lui ? Et que dire de Dors, cette historienne qui abandonne tout pour le suivre ? Cet élément de l'intrigue, et quelques autres, je les ai trouvé un peu gros à avaler. Je m'attendais à beaucoup mieux de la part d'un auteur à succès. Mais j'ai continué ma lecture. Heureusement !
Tous ces éléments qui me déplaisaient, la grande finale les a ramassés et les a expliqués. Tout était clair, désormais, et ma confiance en Asimov a été restaurée et je suis décidé à continuer cette série de ce pas. J'ai beaucoup apprécié comment il créait des liens avec la série des robots, jumelant deux univers de manière si fignolée, logique… parfaite ?
Je termine avec cette citation qui m'a fait sourire. «- Réfléchissez un peu : quarante milliards d'individus utilisent une énorme quantité d'énergie et chaque calorie utilisée dégénère en chaleur et doit finalement être évacuée. Cette chaleur résiduelle est canalisée vers les poles […]» (p. 276) C'est incroyable qu'un scientifique comme Asimov y ait pensé il y a une trentaine d'année et que certains de nos politiciens n'y croient toujours pas alors que la Terre montre de pareils signes pour ses sept milliards d'habitants…
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Commenter  J’apprécie          200
Thanatos
  25 janvier 2017
Honnêtement, je crois que cette critique pourrait se résumer à ceci : C'est Asimov, donc c'est génial. On m'accusera peut-être de fanatisme aveugle, mais il faudra reconnaître alors qu'Asimov est un écrivain qui m'a rarement déçu, si ce n'est jamais.
Je ne sais pas par où commencer. L'incroyable profondeur de l'univers qu'il a développé au cours de sa vie est pleinement exploité ici. le plus impressionnant est qu'on ne doute pas de l'immensité de cet univers un seul instant alors que les aventures du protagoniste, Hari Seldon, se concentrent sur une unique planète. Enfin, quelle planète ! Trantor, la seule, l'unique, la capitale de l'Empire. Une Coruscant avant l'heure mais autrement plus intéressante, plus diversifiée.
Parlons en, justement, de ce Hari Seldon. de son statut de quasi-divinité dans les premiers tomes de Fondation (au sens des sorties), il passe ici à celui de mathématicien, génial certes, mais banal quidam de l'Empire, créateur de la farfelue psycho-histoire : une étude des probabilités quasiment divinatoire à l'échelle galactique. Comment ne pas apprécier ce héros malgré lui qui, en inventant un jeu de l'esprit, se retrouve empêtré dans les intrigues politiques d'un Empire en pleine décadence et confie ensuite son avenir à un Hummin, qu'il ne connaît que depuis quelques heures.
Cependant, on ne peut nier le côté assez naïf de Seldon dans sa manière d'affronter l'aventure. Je me suis quelque fois énervé devant ses réactions, que je ne pourrais que qualifier de peu judicieuses. de toutes façons, se dit-il, quel que soit le pétrin dans lequel je me trouve, ce n'est pas grave, Hummin viendra me sauver. Donc, agissons n'importe comment, ce n'est pas grave. L'air de rien, cette manière de penser de Seldon fait que je n'ai jamais vraiment eu peur ni pour lui, tout en sachant bien sûr qu'il devait survivre, ni pour ses compagnons d'aventure, dont la survie n'était pas garantie.
Pour terminer mes griefs à l'encontre de ce tome, je trouve sa construction scénaristique assez similaire au diptyque Fondation foudroyée/ Terre et Fondation. A savoir, on visite un lieu, on en tire quelque chose, au passage on se dispute pour une raison quelconque avec les locaux, on recommence. C'est certes assez caricatural pour correspondre à bon nombre d'aventures, mais avec un auteur et un univers communs, cela m'a beaucoup plus frappé.
Je tiens aussi à signaler que les efforts d'Asimov pour lier deux de ses plus grands cycles, celui de Fondation et celui d'Elijah Baley, semblent tout à fait naturels et tout se fait sans que l'on ait l'impression d'ajouts forcés. On retrouve ainsi dans les légendes du peuple impérial certains lieux et certains personnages du deuxième cycle. On voit ainsi peut-être malheureusement arriver la fin un peu vite, mais rien de dommageable.
Finalement, je dois vous parler de la situation de stagnation de l'Empire. En tant que scientifique, la vision d'une société sclérosée où tout progrès est devenu quasiment impossible est pour le moins terrifiante. J'ose espérer ne jamais connaître cela, mais quand je vois la simplification à l'extrême, non pas des moyens, mais des contenus, de l'échange d''informations et des relations de nos jours, je me dis que nous arriverons peut-être bientôt au niveau de l'Empire galactique d'Asimov.
Bref, un excellent roman et une excellente introduction au cycle de Fondation. Si vous deviez vous lancer dans la lecture de ce cycle, je vous conseillerai néanmoins de le lire dans l'ordre des sorties, plutôt que dans chronologique de l'univers.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.
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ChtiSuisse
  27 juillet 2016
Tout le cycle de Fondation repose sur la psychohistoire. L'histoire humaine serait dans certaines limites modélisable mathématiquement. du modèle mathématique, on pourrait tirer des tendances, des prévisions. le pouvoir n'y va pas rester indifférent...
C'est en fait le sixième roman de fondation (dans l'ordre d'écriture). Je n'ai pas encore lu les romans suivants, mais il me semble déjà évident que lire ce roman plus tard serait décevant.
Il s'agit surtout d'une course poursuite sur le monde principal de l'Empire. C'est baroque et est un bon prétexte à nous faire découvrir la planète centre de l'empire galactique.
Les communautés humaines sont très diverses, mais ne sont pas si éloignées de celle que l'on peut rencontrer sur Terre maintenant.
La psychohistoire elle-même est le moteur de cette aventure, mais nous n'en apprenons guère plus.
Je pense que l'attrait de ce roman doit être assez faible si l'on est déjà familiarisé avec la psychohistoire et l'empire.
Le roman commence par une note de l'auteur. En voici une citation éclairante :
"Mon retour à la série en 1982 n'a pas été de mon fait : ce fut le résultat de la pression conjuguée, et finalement insoutenable, du public et des éditeurs"
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Philemont
  01 février 2013
La psychohistoire a été inventée par Hari Seldon. Celui-ci n'est apparu vivant que dans la toute première nouvelle de Fondation, Les psychohistoriens. Pourtant il est le personnage central de tout le cycle, tant il est marquant et son invention atemporelle. On peut donc imaginer sans peine qu'Isaac ASIMOV n'a pas eu trop de mal à trouver le sujet des deux derniers romans qu'il a consacré à Fondation.
Dans Prélude à Fondation, Hari Seldon a 32 ans et communique publiquement les axiomes de la psychohistoire. Il en conclut que si une projection probabiliste de l'avenir des sociétés humaines de l'Empire est théoriquement possible, sa réalisation effective est irréalisable tant les paramètres à modéliser sont innombrables. Néanmoins sa communication n'est pas passée inaperçue, et la psychohistoire a des conséquences politiques avant même sa naissance…
Dans L'aube de Fondation, on suit Hari Seldon de la quarantaine à sa mort, à 81 ans, période durant laquelle il est avant tout chercheur, mais également Premier Ministre de l'Empire. Durant ces quarante ans il développe discrètement la psychohistoire et seules quelques personnes haut placées en connaissent les potentialités. Là encore les implications politiques de cette science sont précoces…
Avec ces deux romans, ASIMOV relie donc parfaitement les prémices de la psychohistoire aux Fondations dont l'histoire nous est contée dans les deux séries initiales. Les ingrédients y sont d'ailleurs similaires : une rigueur exceptionnelle, quasiment scientifique, alliée à des intrigues pleines de suspens, le tout sous une plume d'une fluidité rarement égalée.
Bien sûr Prélude à Fondation et L'aube de Fondation n'ont pas la force des précédents volumes, en particulier celle de la première trilogie. En effet, ses nombreux lecteurs en connaissent déjà les tenants et les aboutissants, ce qui limite quelque peu l'intérêt de leurs intrigues. Néanmoins, ils ont aussi le plaisir d'en savoir un peu plus sur ce personnage éminemment charismatique qu'est Hari Seldon, ainsi que sur les événements qui ont présidé à la naissance des deux Fondations. Quant aux lecteurs qui découvriraient le cycle dans l'ordre chronologique de son intrigue, ils auraient avec ces deux romans une excellente introduction.
Que l'on soit dans l'un ou l'autre cas, il serait donc dommage de se priver de ces lectures.
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Commenter  J’apprécie          40
ToolFan
  01 mars 2016
L'histoire, antérieure au cycle de Fondation, racontant la vie de Seldon de sa première conférence sur la théorie de la psychohistoire à l'application pratique de celle-ci via la fameux "plan Seldon".
J'avais pour but de relire le cycle de fondation et j'ai décidé de commencer par les deux préludes (à savoir "Prélude à fondation" et "L'aube de Fondation"). J'avoue que je partais avec un à priori par rapport au fait que ces deux romans ont été écrit bien plus tard. Mais ma lecture ne fut pas désagréable.
Les personnages que j'ai le plus apprécier sont Dors Venabili, Wanda, Yugo Amaryl (un de mes favoris, bien que très renfermé sur lui même, il à cependant un grand prestige comme cette idée de créer.... SPOIL), Eto Demerzel (conseillé de l'empereur Cleon), ou encore Chetter Hummin (premier ami de Seldon sur Tantor). Raych un peu moins tout de même. D'autres personnage secondaire sont aussi assez intéressant.
Comme toujours avec Asimov, une superbe histoire bien ficelé avec ce qu'il faut de suspens, de mystères et révélations. 
Retrouver Trantor fut aussi un agréable sentiment. Les voyages entre les différents secteur ont quelque chose de dépaysant: que ce soit le domaine impérial (seul lieu non couvert de la planète), l'université de Streeling, Mycogène, Dahl, Billibotton, ou encore Kan. Dans ces divers secteurs, découvertes et rencontres sont aux rendez-vous.
Voilà! Je ne m'étendrais pas plus sur le sujet, car je laisse le loisir de découvrir ces romans à ceux qui désirent les lire. Quoi qu'il en soit, ces deux préludes sont nettement moins agréable que Fondation ne le fut (ne l'est - après relecture je confirme ceci). 
Je conseil donc fortement de lires ces deux préludes après avoir lu le cycle de Fondation (voire le cycle des Robots aussi), pour ne pas perdre tout l'intérêt des découvertes et autres subtilités liés à ces cycles. Je considère ces deux préludes comme une sorte d'hommage aux fans de la série, tout comme à Hari Seldon lui même.
A dévorer sans modération :)
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
SauveterreSauveterre   19 juillet 2018
Il se demanda si un individu pouvait vraiment être un grand mathématicien sans rien connaître d'autre que les mathématiques.
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SachenkaSachenka   17 juillet 2018
«Les émotions, mon cher Seldon, sont un puissant moteur de l'action humaine, bien plus puissant que les hommes ne le croient [...]»
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SachenkaSachenka   16 juillet 2018
Mais elle refusait de s'apaiser. «La religion! fit-elle avec colère. On n'en a pas besoin.»
[...]
Mais elle poursuivit en disant : «Nous avons bien mieux. Nous avons l'histoire.»
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SachenkaSachenka   17 juillet 2018
De tout temps a dû exister cette peur de rencontrer des intelligences différentes - et supérieures.
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ChtiSuisseChtiSuisse   20 juillet 2016
Nous vivons en des temps troublés et il ne serait pas inutile de calmer les esprits d’une façon ne requérant ni argent ni efforts militaires, lesquels, l’histoire récente nous l’a appris, font plus de mal que de bien.
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À occasion de la troisième édition du festival Québec en toutes lettres Jean-François Chassay parle de l'auteur Isaac Asimov.
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