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EAN : 9782290312902
320 pages
Éditeur : J'ai Lu (09/04/2001)
4.06/5   1565 notes
Résumé :
Histoire du futur
Cycle 02: Les Robots
Tome 01: Les Robots

Susan Calvin est robopsychologue à l'United States Robots, Inc. Née en 1982, elle a aujourd'hui 75 ans. Ce livre relate ses souvenirs sur l'évolution du robot dans l'histoire humaine, depuis Robbie qui, en 1996, fut vendu comme bonne d'enfants jusqu'à Byerley qui devient président de la Fédération mondiale terrestre en 2044. A travers ces récits, on voit comment le robot, d'abord... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (130) Voir plus Ajouter une critique
4,06

sur 1565 notes

Dionysos89
  27 mars 2013
« Qui aime Fondation doit découvrir les Robots » me suis-je dit après avoir dévoré la plus connue des sagas d'Isaac Asimov. Ces volumes ne sont pas bien gros, pas bien chers : pas bien compliqué de se laisser tenter évidemment ! Porté par mon intérêt pour le film (vaguement adapté de ce premier recueil de petites histoires) « I, Robot », me voilà parti (et loin d'être arrivé, vu le nombre important de nouvelles et de romans qui constituent le Cycle des Robots) à la suite des fameux Susan Calvin, la robopsychologue, M. Robertson l'entrepreneur et Alfred Lanning, le scientifique !
Ici, il est question, tout du long (et à travers des petites historiettes vaguement indépendantes qui peuvent rappeler le système des nouvelles au début de Fondation), de l'utilisation des fameuses Trois Lois de la Robotique qu'il est toujours bon de rappeler, c'est d'ailleurs le moment ou jamais :
- Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
- Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.
- Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.
Malgré leur relative simplicité, l'auteur réussit à les décortiquer assez pour les mettre en situation de conflit, tant pour les robots que pour les personnages, et même pour nous. C'est ce qui constitue le fond de chacune de ces nouvelles mises en recueil sous forme de récit journalistique et d'interview de Docteur Susan Calvin. de la gestion minière sur une autre planète à la potentialité d'élire un maire robot, en passant par la disparition mystérieuse d'un travailleur androïde, tout est matière à analyser plus en profondeur les relents de ces trois lois fondamentales, qui sont avant tout le reflet de la conscience humaine sur elle-même. C'est ce recul qui fait de ce recueil un ouvrage intéressant et qui introduit bien les principes fondamentaux de ce Cycle des Robots.
Un recueil hétéroclite, mais nécessaire pour introduire le Cycle des Robots : ce premier tome permet de bien s'épancher sur les fondements des « Trois Lois de la Robotique » qui serviront dans toutes les productions d'Isaac Asimov (et ses disciples) dans ce monde d'anticipation. L'avantage est également de retrouver avec plaisir l'humour particulier de l'auteur et quelques bonnes idées comme une religion robotique lancée par un « prophète » sceptique au plus haut point. Honnête et utile pour la suite.
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fnitter
  27 juin 2012
Énième réédition du titre : "Les robots", publié en 1950 en VO et en 1967 pour la première fois en France.
Il s'agit d'un recueil de nouvelles sur les robots précédé d'une préface de l'auteur dont voici les titres :
Robbie. Cycle fermé. Raison. Attrapez-moi ce lapin. Menteur. le petit robot perdu. Evasion. Evidence. Et enfin : Conflit évitable.
Tout tourne autour des 3 lois de la robotique :
1- Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
2- Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
3- Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
Ces lois sont suffisamment floues pour permettre tous les développements et les risques de dérapage. Ce à quoi va s'exposer Susan Calvin, robopsychologue tout au long de sa vie, pour perfectionner les robots, passant ainsi d'un robot nourrice à un robot président.
Asimov fait partie des premiers, (en tout cas, c'est le plus connu), à présenter les robots pour ce qu'ils doivent être : Des outils utiles à l'homme (et non de viles créatures destinées à se retourner contre leur créateur), outils bien sûr de plus en plus perfectionnés.
Ces nouvelles, d'un charme un peu suranné, se lisent avec la plus grande facilité et le plus grand plaisir. Elle sont une introduction indispensable pour bien appréhender l'oeuvre « robotique » du bon docteur Asimov.
La suite ici : le cycle des robots tome 2 Un défilé de robots
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BazaR
  02 mai 2021
J'ai à nouveau éprouvé un énorme plaisir à lire ces nouvelles qui forment le premier tome du cycle des Robots d'Isaac Asimov.
Le vague souvenir que j'en avais s'est pourtant révélé assez inexact. J'avais gardé en tête que l'auteur jouait seulement avec ses trois lois de la robotique d'un point de vue technique. Par exemple, que se passe-t-il si la deuxième loi – un robot doit obéir aux ordres d'un être humain – est accidentellement affaiblie et entre en conflit avec la troisième – un robot doit préserver son existence ? Un ou des héros s'arrachent les cheveux quelques temps et finissent par trouver une solution qui fonctionne.
Bon, ce type de scénario est effectivement représenté, surtout dans les histoires des temps pionniers de la robotique mettant en scène le pétillant duo Powell & Donovan, mais il n'est pas le seul. La première nouvelle, très émouvante – Robbie – se concentre par exemple sur la façon dont une famille américaine moyenne des années 1940 voit l'intégration d'un robot domestique dans son foyer : inquiétude pour la mère, amour inconditionnel pour la fillette. La nouvelle Menteur montre les démêlées de l'ordre de la psychiatrie auxquelles est confronté un robot qui a acquis par erreur des facultés télépathiques. Et que penser de ce candidat aux élections qui se comporte en apparence comme tout politicien, mais avec une honnêteté suffisante pour qu'un adversaire l'accuse d'être un robot (nouvelle La preuve) ?
En fait, Asimov montre à travers ces histoires qu'un cadre en apparence très strict et contraignant (les trois lois) autorise quand même une énorme variété de situations inattendues.
Et c'est très pétillant de fraîcheur. Les personnages humains possèdent suffisamment de caractérisation pour donner lieu à des dialogues sérieux et rigolos à la fois. Seule la robot-psychologue Susan Calvin, qui fait le lien entre les récits de ce fix-up, est volontairement froide et cache ses émotions derrière une armure glacée.
Isaac Asimov a construit un cadre cohérent et en évolution pour ses nouvelles dont l'écriture s'étend sur dix ans. L'opinion refuse dans l'ensemble violemment l'utilisation des robots qui sont relégués à une utilisation dans le système solaire, loin de la Terre. L'humanité étend son emprise sur ce système et rêve des étoiles en progressant vite sur la théorie de l'hyperespace. Et la progression politique vers un gouvernement mondial reléguant les guerres dans les musées semble inéluctable. C'est une vision optimiste de l'avenir – placé dans notre présent actuel – à laquelle je souhaitais croire lors de ma première lecture. Je n'y crois plus à présent ; la violence et le besoin de conflits sont inhérents à l'homme, on en a des preuves tous les jours.
Merci beaucoup à Fifrildi, dont le challenge Duo d'auteurs SFFF 2021 me donne l'occasion de me replonger dans ces histoires qui n'ont pas pris une ride.
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Millencolin
  22 mars 2019
Et hop un classique de la SF de plus !
Alors je suis un peu gêné de dire ça à propos d'une oeuvre de l'immense Asimov, mais mon avis à la suite de cette lecture reste quelque peu mitigé.
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Cette lecture fut tout de même agréable. Asimov manie à la perfection l'art du dialogue subtil et ironique. Il aime mettre en scène des personnages qui se balancent régulièrement quelque vacheries polies dans la face sans pour autant parvenir à se déstabiliser. Et il construit chacune de ses neuf nouvelles sur le même schéma, à savoir la découverte d'un dilemme dont un robot, à chaque fois différent et plus évolué que le précédent, est la cause. Et on suit le cheminement des réflexions, des tentatives, des tests de la part des deux ou trois protagonistes humains pour comprendre, puis résoudre le problème.
L'intelligence et la logique sont au rendez-vous. C'est un roman construit comme un théorème mathématique, à l'image de ces fameux robots justement. C'est intéressant, très intéressant, surtout quand on voit à quelle époque lointaine a été écrit ce roman. de plus, le final, tout en étant court et discret, possède un message fort, universel et terrifiant à la fois.
Mais pourquoi je ne mets pas une meilleure note ? Probablement parce que je m'attendais à mieux, le cycle de Fondation a dû placer la barre tellement haut aussi dans mon esprit et mon coeur. Sûrement aussi parce que je n'ai pas été davantage pris dans les intrigues, je n'ai jamais voyagé avec les personnages, je n'ai que rarement visualisé les scènes décrites, pour la simple et bonne raison qu'il y a très peu de descriptions. Souvent, cela ressemble beaucoup à un texte de théâtre.
Est-ce que les tomes suivants poursuivent sur le même schéma ou non ? Me répondrez-vous, ou devrai-je le découvrir par moi-même ?
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XanderOne
  01 juin 2014
On m'a souvent conseillé cette lecture, moi qui aime beaucoup les histoires futuristes, qui ai notamment beaucoup aimé "I robot " inspiré justement d'une histoire du cycle des robots, je dois dire que j'ai été agréablement surpris par cette lecture.
Isaac Asimov traite avec justesse des trois lois de la robotique qu'il a inventé, et s'emploie pendant tout le roman, sous diverses petites histoires, a nous montrer les failles de son système.
Le roman se déroule comme une longue interview d'une robot-psychologue qui raconte quelques-une de ses plus grandes aventures au travers d'une dizaine de récits. le tout suivant tout de même un ordre chronologique, et certaines histoires se reliant les une aux autres.
L'exercice est brillamment réussi puisqu'on a le sentiment de lire plusieurs nouvelles, mais étant liées les unes aux autres soit par des personnages, soit par leur ordre chronologique cela donne une cohésion et ça constitue donc parfaitement un roman.
A chaque chapitre (que l'on peut considérer comme une nouvelle) on mets quelques pages a comprendre la situation, a deviner ou l'auteur veut nous emmener. Mais une fois ces quelques pages assimilés, l'histoire démarre vraiment, et le final est toujours parfait. Les neufs chapitres ou nouvelles que constituent ce roman nous offrent des points de vues différents sur les trois lois de la robotique, a diverses époques. Certaines sont très futuristes, d'autre sont plus basiques, mais toutes traitent habilement les divers sujets abordés.
Ecrit dans les années clinquantes, ce roman n'a pas pris une ride, je dirais même que pour l'époque, Isaac Asimov avait une vision assez juste de la société, et de son évolution.
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critiques presse (1)
LaCroix   15 juillet 2019
Des textes visionnaires, dignes ancêtres de Black Mirror.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
WiitooWiitoo   17 mai 2014
- Supposez qu'il soit pris d'une crise de militarisme. Supposez qu'il soit en train de former une armée. Supposez qu'il entraine à des manœuvres militaires. Supposez...
- Supposons que vous alliez vous mettre la tête sous le robinet. Vous devez avoir des cauchemars en technicolor.
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BazaRBazaR   17 avril 2021
Powell revint au premier robot de la rangée et lui donna un coup sur la poitrine. "Toi ! Tu m'entends ?"
La tête du monstre s'inclina peu à peu et ses yeux se fixèrent sur l'homme. Puis d'une voix rugueuse, pareille à celle d'un antique phonographe, il grinça : "Oui, maître !"
Powell adressa à son compagnon un sourire sans joie. " Tu as entendu ? A l'époque, on pensait que l'usage des robots serait interdit sur la Terre. Pour combattre cette tendance, les constructeurs introduisaient dans leurs fichues machines de bons complexes d'esclaves parfaitement stylés.
("Cycle fermé")
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rorospigororospigo   23 novembre 2016
Les couteaux sont munis de manches afin de pouvoir être manipulés sans danger, les escaliers possèdent des rampes, les fils électriques sont isolés, les autocuiseurs sont pourvus de soupapes de sûreté - dans tout ce qu'il crée, l'homme cherche à réduire le danger. Parfois, la sécurité obtenue est insuffisante en raison des limitations imposées par la nature de l'univers ou la nature de l'esprit humain. Néanmoins, l'effort a été fait.
Considérons un robot simplement comme un dispositif de plus. Il ne constitue pas une invasion sacrilège du domaine du tout-puissant, ni plus ni moins que le premier appareil venu. En tant que machine, un robot comportera sûrement des dispositifs de sécurité aussi complets que possible. Si les robots sont à ce point perfectionnés qu'ils peuvent imiter le processus de la pensée humaine, c'est que la nature de ce processus aura été conçue par des ingénieurs humains qui y auront incorporé des dispositifs de sécurité.
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SimonbothorelSimonbothorel   06 septembre 2020
Quelques citations/extraits du recueil de nouvelles Les Robots (1950) d’Isaac Asimov (Édition J’ai Lu, 2012) traduit de l’anglais par Pierre Billon :

• « Oui. À vos yeux, un robot est un robot. Des engrenages et du métal ; de l’électricité et des positrons. De l’intellect et du fer ! Construit par la main de l’homme ! Et si nécessaire, détruit par la main de l’homme ! Mais comme vous n’avez pas travaillé avec des robots, vous ne les connaissez pas. Leur souche est plus pure que la nôtre, et meilleure. » (Susan Calvin au journaliste) p. 20

• « Six mois plus tard, les deux hommes avaient changé d’avis. Les ardeurs d’un soleil géant avaient cédé la place aux ténèbres ouatée de l’espace, mais les changements survenus dans les conditions extérieures ont peu d’influence sur le contrôle de qualité des robots expérimentaux. Quel que soit le fond du décor, on ne trouve face à l’indéchiffrable cerveau positronique, dont les sorciers de la règle à calculer assurent qu’il devrait se comporter de telle et telle manière. » (Raison) p. 73.

• « Ces engins possédaient un cerveau spécial qui respectait les Trois Lois — une obligation essentielle, tous à l’U.S. Robots, de Robertson lui-même au nouveau balayeur, y tenaient. QT-1 offrait donc toute sécurité ! Pourtant… les modèles QT étaient les premiers du genre, et ce spécimen le premier de sa gamme. Les gribouillages mathématiques sur le papier ne constituaient pas toujours la protection la plus rassurante contre les mystères de « l’âme » robotique. » (Raison) (à propos de Cutie, un robot qui pense qu’il n’a pas été créé par les humains) p. 74.

• « — J’ai consacré ces deux jours à une introspection concentrée dont les résultats se sont révélés fort intéressants. J’ai commencé par la seule déduction que je me croyais autorisé à formuler. Je pense, donc je suis !
— Par Jupiter ! gémit Powell. Un Descartes robot ! » (Cutie à Powell) p. 78-79.

• « Regardez-vous, dit-il enfin. Je m’en voudrais de vous dénigrer, mais regardez-vous. Les matériaux mous et flasques qui vous constituent manquent de force, d’endurance, et ils dépendant pour leur énergie de l’oxydation inefficace ce tissus organiques, tel ceci. » Il pointa un doigt désapprobateur sur ce qui restait du sandwich de Donovan. « Vous tombez périodiquement dans le coma et la moindre variation de température, de pression, d’humidité ou d’intensité de radiations diminue votre efficacité. Bref, vous n’êtes que des pis-aller. Moi, par contre, je suis un produit fini. J’absorbe directement l’énergie électrique que j’utilise avec un rendement proche de cent pour cent. Je me compose de métal résistant, je jouis d’une conscience sans éclipses et je supporte sans mal des conditions climatiques extrêmes. Tels sont les faits qui, avec le postulat évident qu’aucun être ne peut en créer un autre supérieur à lui-même, réduisent à néant votre stupide hypothèse. » (Cutie à Powell et Donovan) p. 79-80.

• « — Non, répondit Powell avec aigreur, c’est un robot raisonneur, que la peste l’étouffe ! Il ne croit qu’en la raison, et le malheur, c’est que… » Sa phrase resta en suspens.
« Quoi ? Insista Donovan.
— La malheur, c’est qu’on peut prouver n’importe quoi en s’appuyant sur la logique rigoureuse de la raison… à condition de choisir les postulats appropriés. On a les nôtres, Cutie a les siens.
— Dans ce cas, dépêche-toi de les découvrir. La tempête est prévue pour demain. »
Powell poussa un soupir de lassitude. « C’est là que tout s’effondre. Les postulats sont fondés sur des concepts a priori considérés comme des articles de foi. Rien au monde n’est susceptible de les ébranler. » (Raison) (Powell à Donovan) p. 92

• Powell avait la nette impression que, si le visage du robot avait été capable d’exprimer des sentiments, il aurait donné l’image de douleur et l’humiliation. Un robot, de par sa nature même, ne supporte pas d’échouer à accomplir sa fonction. » (Attrapez-moi ce lapin) (à propos de Dave, robot multiple qui se met sans raison avec ses « doigts » à ne plus fonctionnait) p. 103.

• « Ce que je voudrais savoir, s’écria l’autre avec une fureur soudaine, c’est pourquoi on nous balance toujours ces nouveaux modèles ! Les robots qui étaient assez bons pour mon grand-oncle maternel le sont assez pour moi. Vive ce qui est éprouvé et viable ! C’est l’épreuve du temps qui compte… les bons vieux robots « increvables » de l’ancien temps ne tombaient jamais en panne. » (Attrapez-moi ce lapin) (Donovan à Powell) p. 106.

• « Il en va de ces livres comme des autres. Ils ne m’intéressent absolument pas. Vos manuels ne valent rien. Votre science n’est qu’un fatras de données agglutinées par une théorie sommaire… et le tout si simpliste qu’il n’en vaut guère la peine. Ce sont vos œuvres de fiction qui m’intéressent. L’étude de l’interaction des mobiles et des sentiments humains… » (Menteur) (Herbie, un robot qui peut lire dans les pensées, à Susan) p. 131.

• « — Oui ! Tous les types d’atteintes ! Mais pour ce qui est de blesser les sentiments, d’amoindrir l’idée que l’on se fait de sa propre personne, de réduire en poussière les plus chers espoirs, sont-ce là des choses sans importance ou au contraire… ? » Lanning fronça les sourcils. « Comment voulez-vous qu’un robot sache… » Il se tut, avec un cri étranglé.
«  Vous avez saisi ? Il lit dans les pensées. Croyez-vous qu’il ignore tout des blessures morales ? Croyez-vous que si je lui posais une question, il ne me donnerait pas exactement la réponse que je désire entendre ? Toute autre réponse ne nous blesserait-elle pas, et peut-il l’ignorer ? » (Menteur) (Susan à Lanning à propos de sa découverte sur les mensonges d’Herbie) p. 145-146.

• « Peter, toute vie normale, qu’elle soit consciente ou non, supporte mal la domination. Si cette domination est le fait d’un inférieur, réel ou présumé, le ressentiment devient plus intense. Sur le plan physique, et, dans une certaine mesure, mental, tout robot est supérieur à l’être humain. Qu’est-ce qui lui confère une âme d’esclave ? La Première Loi ! Sans elle au premier ordre que vous donneriez à un robot, vous seriez un homme mort. Instable ? À votre avis ? » (Le petit robot perdu) (Susan à Peter à propos du robot qui s’est échappé car La Première Loi dans leur cerveau positronique à été modifié) p. 159.

• « Or, un homme affrontant une impossibilité réagit souvent en quittant la réalité : en se réfugiant dans un monde illusoire, en s’adonnant à la boisson, en tombant dans l’hystérie, ou en enjambant le parapet d’un pont. Tout cela se ramène à un refus ou à une incapacité d’affronter la situation. Il en va de même du robot. Dans le meilleur des cas, un dilemme sèmera le désordre dans la moitié de ses relais ; dans le pire, il brûlera irréparablement tous ses réseaux positroniques. » (Évasion !) (Susan à Lanning) p. 192.

• « Les étoiles elles-mêmes paraissaient floues. D’un lieu indéterminé leur vint l’impression vague qu’une machine gigantesque rassemblait ses forces dans l’épaisseur des cloisons, emmagasinant de l’énergie pour un bond prodigieux, gravissant pas à pas les échelons d’une puissance colossale. Le phénomène se produisit avec la soudaineté de l’éclair et une douleur fulgurante. Powell se raidit, sursauta et fut à demi éjecté de son fauteuil. Il aperçut Donovan et perdit conscience tandis que le faible gémissement de son compagnon mourait dans ses oreilles. Quelque chose se tordit en lui et lutta contre un carcan de glace qui s’épaississait. Quelque chose se libéra, tourbillonna dans un éblouissement de lumière et de douleur, puis tomba…en vrille…tout droit…dans le silence ! C’était a mort ! C’était un monde de mouvements et de sensations abolis. Un monde où survivait une infime lueur de conscience atone ; la conscience des ténèbres et du silence, théâtre d’une lutte informe. Par-dessus tout, la conscience de l’éternité. Il nr lui restait qu’un minuscule et blanc filament d’égo… glacé, plein d’effroi. » (Évasion !) (La sensation de Powell qui meurt pendant quelques secondes lorsque lui et Donovan font une traversée interstellaire dans l’espace à cause du Cerveau) p. 212.

• « — Parce que, si vous prenez la peine d’y réfléchir cinq secondes, les trois Lois constituent les principes directeurs essentiels d’une grande partie des systèmes moraux. Évidemment, chaque être humain possède, en prince, l’instinct de conservation. C’est la Troisième Loi de la robotique. De même, chacun des bons êtres humains, possédant une conscience sociale et le sens de la responsabilité, doit obéir aux autorités établies, écouter son docteur, son patron, son gouvernement, son psychiatre, son semblable, même quand ceux-ci troublent son confort ou sa sécurité. C’est ce qui correspond à la Deuxième Loi de la robotique. Tout bon humain doit aussi aimer son prochain comme lui-même, risquer sa vie pour saucer celle d’un autre. Telle est la Première Loi de la robotique. En un mort, si Byerley se conforme à toutes les Lois de la robotique, il se peut que ce soit un robot, mais aussi que ce soit un très brave homme. » (La preuve) (Susan à Quinn, un électeur qui veut faire tomber le masque de Byerley, un autre électeur qui pense être un robot) p. 235.
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OrpheaOrphea   06 mars 2019
– J'ai consacré ces deux jours à une introspection concentrée dont les résultats se sont révélés fort intéressants. J'ai commencé par la seule déduction que je me croyais autorisé à formuler. Je pense, donc je suis !
– Par Jupiter ! gémit Powell. Un Descartes robot !
– C'est qui, ce Descartes ? s'inquiéta Donovan. Il faut vraiment qu'on reste à écouter les balivernes de ce maniaque en fer-blanc ?
– Tais-toi, Mike !
– Et une question, poursuivit Cutie, imperturbable, s'est aussitôt présentée à mon esprit : quelle est la cause exacte de mon existence ?
La mâchoire de Powell s'affaissa : « Ne sois pas idiot. Je te l'ai déjà dit : c'est nous qui t'avons fabriqué.
– Et si tu ne veux pas nous croire, c'est avec le plus grand plaisir qu'on te réduira en pièces détachées ! »
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"Prélude à Fondation, le cycle de Fondation, VI" d'Isaac Asimov lu par S. Ronchewski. Parution numérique le 28 avril 2021.
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