AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

France-Marie Watkins (Traducteur)
EAN : 9782290332757
528 pages
Éditeur : J'ai Lu (02/04/2003)
4.14/5   438 notes
Résumé :
Quand Elijah Baley arrive sur Aurora, il pressent qu'il va au-devant de sa plus périlleuse mission. Il s'agit en effet pour lui de découvrir qui, pour la première fois dans la galaxie, s'est rendu coupable du meurtre de Jander Panell, le robot positronique le plus sophistiqué jamais créé, une créature atteignant un degré d"humanité" très supérieur à tout ce que le Dr Susan Calvin aurait pu imaginer. Or le seul être qui possédait les compétences nécessaires pour comm... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
4,14

sur 438 notes
5
13 avis
4
12 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
1 avis

Kalgan
  04 avril 2018
Mais quel coup de maître! Quasiment 30 ans après, Asimov reprend l'écriture du Cycle des Robots et témoigne d'un talent qu'il n'a pas perdu. Bien au-delà du simple policier de science fiction à caractère divertissant, Asimov entreprend de décrire l'histoire de notre futur en reliant ses deux chef-d'oeuvres: le Cycle de Fondation et des Robots. Il réalise le tout autour d'un récit hors norme qui dépasse le cadre de la banale enquête policière.
L'avenir de l'humanité pèse désormais sur les épaules de l'enquêteur Terrien Elijah Baley: pour la troisième fois en 3 ans, il est appelé cette fois-ci sur la planète Aurora pour résoudre une affaire encore plus insoluble que les précédentes. Sa réussite est désormais plus que nécessaire puisqu'elle serait synonyme de l'accomplissement de ses plans de colonisation de la galaxie déjà présents implicitement dans les deux précédents tomes: il obtiendrait le soutien d'Aurora et les Mondes extérieurs permettraient enfin à la Terre d'envoyer des vaisseaux pour coloniser la galaxie.
Encore une fois Asimov nous plonge dans le décor d'une nouvelle planète, et donne au lecteur toujours autant de plaisir à découvrir l'univers merveilleux qu'il créer. Pour la dernière fois, on assiste à une enquête de Baley, sûrement la mieux réussit, la plus aboutit, la plus subtile. Asimov atteint dans "Les robots de l'aube" des sommets de narration, dans un récit agencé avec une subtilité qui n'était pas aussi fine et profonde dans les précédents livres du cycle. Ce même récit qui est toujours plus poussé, plus approfondi et l'intrigue toujours plus travaillée, subtile et agréable à lire.
C'est non sans une certaine émotion que le lecteur suit pour la dernière fois les aventures de Baley car Asimov a véritablement su faire évoluer le personnage: il n'est plus l'enquêteur en manque de confiance de ses débuts. Asimov en fait un personnage emblématique de la série et de son oeuvre en faisant naître en lui une force de caractère à toute épreuve.
Le parallèle fait entre les Cycles des Robots et de Fondation est dorénavant explicitement présent dans le récit, puisque les deux se déroulent désormais dans le même univers. C'était un des grands enjeux de la reprise de ces cycles: pouvoir les relier en une seule et même oeuvre. Et il faut dire que le maître de la science fiction réussit son pari avec une telle réussite que l'on ne peut s'empêcher de croire qu'Asimov l'avait déjà prévu lorsqu'il a entrepris l'écriture séparées des cycles trente années auparavant.
La reprise du Cycle des Robots est néanmoins bien meilleure que l'a été celle du Cycle de Fondation avec le tome "Fondation foudroyée", qui paraissait beaucoup plus artificiel tandis que "Les Robots de l'aube" s'inscrit véritablement dans la continuité du Cycle même s'il fût écrit presque trente ans après.
L'émotion, l'authenticité, les personnages, le décor, les enjeux à l'échelle galactique de l'histoire et la tension dramatique du récit sont les clés de la réussite du livre et de ce retour magistral. Mais ils ne suffisent pas à expliquer le génie des récits d'Asimov qui, grâce à son style et son écriture unique, fait naître de ses écrits ce petit quelque chose indicible qui rend le tout génial.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          242
Nadou38
  03 novembre 2021
Avec ce tome 5, Les robots de l'Aube, nous retrouvons avec plaisir notre inspecteur terrien préféré, Elijah Baley, convoqué pour une nouvelle enquête sur Aurora, planète la plus importante et la plus puissante chez les spatiens.
Suite à la demande du docteur Fastolfe, un roboticien aurorain qu'il avait déjà rencontré dans une précédente enquête (tome 3 Les cavernes d'Acier), Baley est missionné sur le « meurtre » d'un robot humaniforme, Jander Panell. Ce dernier était aussi complexe et développé que Daneel Olivaw qui va pour l'occasion reprendre du service aux côtés de Baley. Une enquête importante car elle déterminera la possibilité ou non pour la Terre d'envisager l'exploration spatiale…
J'ai beaucoup apprécié cette lecture, même si je l'ai trouvé un peu molle au début. Mais je dois dire que j'ai été happée par la suite, le rythme s'est envolé. Et la fin, mazette ! Je ne l'ai pas vu venir. Je me doutais pourtant qu'Asimov allait me surprendre.
Il y a aussi ces petits clins d'oeil à Susan Calvin (un des personnage des premiers tomes du cycle), au cycle de Fondation avec la psycho-histoire que j'ai bien apprécié. On voit bien le lien se créer entre les deux cycles, il nous fait ça bien monsieur Asimov.
Dans ce roman, le questionnement porte beaucoup sur le statut du robot humaniforme. Sa représentation, si proche de l'humain qu'il devient difficile de l'en distinguer, est-elle souhaitable ? Difficile de le voir comme une machine, un serviteur qui obéit aux trois lois quand on agit avec lui comme s'il était un homme, un ami…
Je suis curieuse de voir l'orientation prise dans le prochain tome : Les robots et l'Empire. Lecture prévue tout bientôt !
Challenge duo d'auteurs SFFF 2021 : Isaac Asimov - Guy Gavriel Kay
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          199
frankgth
  13 octobre 2013
Pour ce troisième tome, l'inspecteur Elijah Bailey va enfin se rendre sur la fameuse planète Aurora. Malheureusement les circonstances ne sont pas celles qu'il aurait souhaité et il va devoir mener l'enquête pour prouver que le Dr Fastolfe n'a pas détruit un de ses fameux robots anthropoïde. Dans une société qui lui est inconnu et au milieu de luttes politiques violentes, il va donc mener son enquête la plus difficile et arriver sans doute à la conclusion la plus surprenante.
Cet épisode est probablement mon préféré de la série des Elijah Bailey. On y retrouve à la fois de l'enquête, de la politique, de la SF et comme toujours dans ce cycle des robots, de nombreuses questions sur l'intégration de ces incroyables machines dans un monde d'humains. Et si c'est mon préféré c'est sans doute parce que c'est celui ou je trouve que toutes ces composantes s'imbriquent le mieux, un équilibre parfait pour ce magnifique roman de l'immense auteur qu'est Isaac Asimov.
Commenter  J’apprécie          170
Prudence
  29 juin 2019
[Critique du tome 1]
Un livre un peu inhabituel pour moi en ce qui concerne mes lectures d'Asimov: pour commencer il est en deux tomes; ensuite, bien qu'Asimov explore souvent des thématiques très humaines en toile de fond de ses romans, je l'ai vu assez peu explorer le thème de la sexualité surtout à ce point.

De longs passages sur les toilettes/salles de bain, les Personnelles, sont aussi assez surprenants.
Sinon il s'agit d'une enquête d'Elijah Baley intéressante, bien que comportant certaines longueurs.

Baley semble assez perturbé par Aurora, ses coutumes, son départ précipité et forcé, et cela se ressent dans certaines accusations précipitées.
[Critique du tome 2]
En deux jours et demi Elijah Baley a réussi à résoudre cette enquête et même plus que ce qui lui était demandé ! L’histoire s’étale un peu en longueur (deux tomes pour moins de trois jours), mais l’enquête était assez inhabituelle et plutôt intéressante. J’ai été assez gênée par des passages parlant de sexualité car il y avait des choses très malsaines dans les parallèles et métaphores (inceste, pédophilie) sans que ce soit toutefois réellement le cas dans les faits.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
odin062
  31 octobre 2018
En avant pour la lecture de « Les robots de l'aube » de Asimov, troisième tome des aventures de l'inspecteur Baley dont je suis si attaché ! A la lecture, je ne savais pas qu'il avait été écrit plus de 20 ans après le tome 2. A vrai dire, on ne le sent pas du tout ! La suite a dû se faire attendre car j'avais hâte de pouvoir poursuivre l'exploration d'une nouvelle planète au côté de ce cher Elijah !
Bref, nous revoilà sur Terre, dans ces cavernes d'acier… Mais Elijah est appelé pour une nouvelle enquête sur… Aurora ! Enfin ! On va découvrir la capitale des spaciens, j'ai hâte ! On y retrouve ce bon vieux Daneel accompagné d'un petit nouveau, le très attachant Giskard. Asimov a cette magie qui nous permet de nous attacher follement à une simple machine… Enfin quelle machine ! Bref, l'idée est de résoudre le meurtre d'un robot et le seul « meurtrier » possible est son créateur… qui lui-même a demandé la venue de l'inspecteur Baley… Bon tout le monde suit ?
Il y a quand même quelque chose d'incroyable dans ce roman… Il est largement plus long que les deux premiers tomes et pourtant, se résume à 80% à une suite de dialogue, permettant de faire avancer l'enquête. Asimov est le seul écrivain a réussir la prouesse de m'accrocher dans folles aventures, juste par la découverte, en passant par le dialogue entre personnages. J'en suis franchement admiratif.
Et comme à chaque aventure de Baley, on attend la fin. La chute. On essaie de faire attention à chaque détails… Et je dois dire que j'ai été grandement déçu… au départ ! Parce que la fin en caché une autre, à la hauteur (si ce n'est plus) de mes espérances ! Mon dieu qu'il est bon ! J'ai rarement lu un aussi bon polar !
Enfin, il y a la découverte d'Aurora. On ne parcourt pas toute la planète mais encore une fois, avec réalisme, Asimov nous peint cette planète et ses coutumes avec habileté, en se baladant uniquement dans 3 endroits différents.
Il est certain que Asimov est un grand grand écrivain. Il a beaucoup à nous apprendre. Chaque lecture est un plaisir incroyable… Vivement le dernier tome, même si, j'ai bien compris que ce sera sans Baley…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Nadou38Nadou38   28 octobre 2021
Baley était à l’intérieur de la Ville. Les murs se refermaient autour de lui et la Ville devenait l’Univers. Il était de nouveau plongé dans l’éternel bourdonnement infini et l’odeur des gens et de la machinerie, qui disparaîtraient bientôt sous le seuil de la conscience ; dans la douce lumière artificielle indirecte qui ne ressemblait en rien à l’éclat variable et partiel de l’Extérieur, avec ses verts, ses bruns, ses bleus, ses blancs, ses taches de rouge ou de jaune. Ici, il n’y avait pas de vent capricieux, pas de chaleur, pas de froid, pas de menace de pluie ; ici, c’était le calme permanent de courants d’air intangibles qui conservaient tout au frais. Ici régnait une combinaison de température et d’humidité parfaitement conçue et si bien adaptée aux humains qu’on ne la sentait pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          93
IstergeekIstergeek   23 mai 2014
- Vous savez, ça agace toujours certains de mes collègues quand je leur dis que si une conclusion n'est pas poétiquement équilibrée, elle ne peut être scientifiquement vraie. Ils me disent qu'ils ne comprennent pas ce que ça veux dire.
- J'ai peur de ne pas le comprendre non plus, avoua Baley
- Mais moi je le comprends très bien. Je ne peux pas l'expliquer; je sens l'explication tout en étant incapable de la formuler, et c'est peut-être pour cette raison que j'ai obtenu des résultats et pas mes collègues.Mais volià que je deviens grandiloquent, ce qui est un signe que je dois redevenir prosaïque. Pour imiter le cerveau humain, alors que je connais pratiquement rien de sa complexité et de son fonctionnement, il faut faire un bon intuitif, une chose qui me donne une impression de poésie. Et ce même bond intuitif qui me donne le cerveau positronique humaniforme doit sûrement me donner aussi un nouvel accès aux connaissances sur le cerveau humain. Voilà ce que je crois : grâce à l'humaniformité, si j'ose m'exprimer ainsi, je ferai au moins un petit pas vers cette psycho-histoire dont je vous ai parlé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Nadou38Nadou38   29 octobre 2021
Le Dr Fastolfe, tout souriant, attendait en effet. Il était grand et mince, avec des cheveux châtain clair un peu clairsemés et, bien sûr, il y avait ses oreilles. C’était elles que Baley se rappelait, après trois ans. De grandes oreilles décollées qui donnaient à l’homme un air vaguement comique, une laideur assez plaisante. Elles firent sourire Baley, plus que l’aimable accueil de Fastolfe. Il se demanda si la technologie médicale auroraine ne s’étendait pas à la petite chirurgie plastique susceptible de rectifier l’aspect déconcertant de ces oreilles… mais il était possible que Fastolfe les aimât ainsi, tout comme elles plaisaient assez à Baley (à son propre étonnement). Que pouvait-on reprocher à une figure qui faisait sourire ? Peut-être Fastolfe aimait-il plaire au premier abord. À moins qu’il juge utile d’être sous-estimé ? Ou simplement différent ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          52
Nadou38Nadou38   31 octobre 2021
Un jour viendra peut-être, cependant, où quelqu’un élucidera les Lois de l’humanité et pourra alors prédire les grands traits de l’avenir, savoir ce qu’il y a en réserve pour l’humanité, au lieu de supposer comme je le fais, saura comment améliorer les choses au lieu de se livrer à de simples spéculations. Je rêve parfois de fonder une nouvelle science que j’appelle la “psycho-histoire”, mais je sais que j’en suis incapable et j’ai bien peur que personne d’autre ne le puisse jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
KalganKalgan   04 avril 2018
Il avait été haussé à un rang plus élevé, il avait bénéficié de plus grands privilèges mais cela aussi avait accru l'hostilité de la Police. Et plus il s'élèverait, plus il se briserait facilement en cas de chute.
S'il commettait la moindre erreur...
Commenter  J’apprécie          160

Videos de Isaac Asimov (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isaac Asimov
"L'aube de Fondation, le cycle de Fondation, VII" d'Isaac Asimov lu par Stéphane Ronchewski. Parution numérique le 23 juin 2021.
www.audiolib.fr/livre-audio/laube-de-fondation
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Fondation d'Isaac Asimov

De combien de parties est composé ce premier livre ?

Trois parties
Quatre parties
Cinq parties
Six parties

10 questions
93 lecteurs ont répondu
Thème : Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation de Isaac AsimovCréer un quiz sur ce livre

.. ..