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Jean-Paul Martin (Traducteur)
ISBN : 2290311162
Éditeur : J'ai Lu (27/03/2001)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 249 notes)
Résumé :
Histoire du Futur,
Cycle 03 : Elijah Baley,
Tome 04 : Les robots et l'Empire

Plusieurs décennies se sont écoulées depuis les événements narrés dans "Les Robots de l'aube". Le docteur Amadiso voue une haine inextinguible à Gladia Gremions pour avoir fait échouer ses plans de domination de la Galaxie. Avec l'aide de Mandamus, un jeune et brillant scientifique, il durcit à nouveau un plan d'éradication de l'Humanité. Pour le contrer, Glad... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Kalgan
  24 avril 2018
Quelle fin magnifique ! Asimov ne pouvait pas mieux achever l'une des ses plus grandes oeuvres: le Cycle des Robots. Et pour une fois Asimov peut ajouter les étiquettes « action » et « émotion » à sa palette narrative, au coté de « suspens » et « génie ». Il rend ce final des plus beau non seulement grâce à la construction d'une intrigue à plusieurs niveaux mais aussi avec un récit qui a beaucoup plus de relief que les précédents (nombreux retours en arrière, dialogues parallèles, implication de tous les personnages et un certain aspect sentimental). Il apporte un nouvel angle d'approche à la lecture de ses livres. Il a su se renouveler, dans son écriture, ses intrigues, l'enjeu de son histoire et achève parfaitement le lien entre le Cycle des Robots et le Cycle de Fondation qu'il avait progressivement tisser lors des derniers livres.
Dès les premières lignes du roman, Asimov a le don de nous plonger dans la magie de son monde et de son envoutant univers. Environ 200 ans après la fin du précédent tome « Les Robots de l'Aube », Elijah Baley a depuis longtemps disparut mais Gladia et ses deux fidèles robots Daneel et Giskard sont toujours présents sur Aurora. Mais soudain les évènements vont s'emballer: alors qu'un descendant d'Elijah, le commandant D.G Baley, va convaincre Gladia de se rendre sur Solaria pour éluder la disparition mystérieuse de deux vaisseaux coloniens, le Dr Amadiro qui entretient toujours une haine inconsidérée envers les Terriens, se lie au jeune et brillant scientifique Mandamus afin de mettre en oeuvre un plan machiavélique pour anéantir la Terre. Les deux quêtes sont liées et les trajectoires des personnages tendent inévitablement à se croiser. Daneel et Giskard, conscients du danger, se doivent d'agir mais le peuvent-ils encore?
Derrière ce scénario tout à fait palpitant, c'est l'histoire de l'humanité et la mise en place de l'Empire galactique qui se joue, et Asimov va tout au long du livre définitivement relier le Cycle des Robots avec celui de Fondation: brillamment, il va joindre l'intrigue des deux Cycles en effaçant les dernières zones d'ombres qui empêchaient le lien de se faire.
Mais « Les Robots et l'Empire » est bien un tome du Cycle des Robots et c'est pour cela qu'Asimov place Daneel et Giskard, les deux robots principaux du livre, au centre du récit, éclipsant pratiquement les autres personnages. Il met en scène des dialogues approfondis entre les deux protagonistes, ce qui permet de comprendre que ce sont des entités suffisamment intelligentes, entièrement indépendantes, et assez évoluées pour raisonner d'elles-même. Cela leur permet d'échafauder un plan visant à préserver la paix fragile qui règne entre Spatiens, Coloniens et Terriens et assurer ainsi la pérennité de l'humanité, tout en développant le concept de la Loi Zéro.
Asimov aborde également un aspect toujours présent dans ses autres romans mais moins prononcé: la dimension émotionnelle qui lie certains personnages, notamment avec cet émouvant passage des adieux de Baley à Daneel, non plus considéré comme un robot mais bien comme un humain, un ami. Asimov délivre un grand message d'humanité.
Asimov délivre également un message politique puisqu'il développe une critique et une dénonciation ouverte du facisme et de la montée de partis extrémistes, présents au sein de tous les camps, dépassant les frontières de la Terre pour s'étendre à toute l'humanité comme une gangrène dévastatrice. Symbole de la décadence humaine, l'homme peine à se débarrasser de l'idéologie extrémiste, s'opposant toujours au progrès. Les enjeux politiques n'ont jamais été aussi prononcés et font partie intégrante du récit et sert surtout de passerelle vers le Cycle de Fondation.
Il ne manque donc de rien dans ce livre, Asimov a su développer tous les enjeux imaginables pour alimenter son univers immense qui verra naître l'Empire galactique, et réussi surtout à les condenser dans ce chef-d'oeuvre de science-fiction, avec un style toujours aussi exceptionnel et une écriture si simple mais tellement agréable, subtile et géniale.
Formidable récit.
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frankgth
  04 novembre 2013
Les années ont passées, Elijah Baley est depuis longtemps disparu et Gladïa continue à mener une vie tranquille et sans saveur sur Aurora. Enfin tranquille jusqu'à ce que débarque un descendant de son ancien ami, un Colonien nommé D.G. Baley (D.G. en hommage à ses 2 robots) et qui va lui demander de quitter son confort pour le bien de leurs peuples.
Il va donc d'abord l'emmener sur sa planète, Solaria, pour y découvrir que les Solariens en ont disparu et y trouver une arme insolite qui va pousser D.G. à retourner au plus vite sur sa planète, Baleyworld. Et c'est là que le destin de Gladïa va basculer...
Avec ce dernier épisode du cycle Elijah Baley, Asimov monte les enjeux et nous conte avec brio une nouvelle histoire qui se focalise moins sur les robots et plus sur l'humanité même si les robots vont avoir une part importante dans les décisions des humains. Il nous expose les tenants et aboutissants avec sa clarté et sa précision habituelle pour cette très belle conclusion que je ne peux que conseiller à tous les amateurs de SF.
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Magalitdeslivres
  02 septembre 2015
Cette chronique j'ai eu beaucoup de mal à la rédiger. Isaac Asimov c'est l'auteur qui m'a réconcilié avec la science-fiction (et je ne peux que remercier mon chéri pour cette découverte). Sa simplicité d'écriture, son imagination et sa capacité à vulgariser des concepts scientifiques en font, pour moi, l'un des meilleurs écrivains de science-fiction. Il m'est donc ardu d'écrire quelque chose de neutre ou même de négatif sur un de ses ouvrages.
"Les robots et l'empire" est le dernier tome du "cycle des robots". Personnellement, j'ai lu tous les tomes précédant mais ce livre peut tout aussi bien se lire seul. Isaac Asimov fait suffisamment de rappel pour nous le permettre.
Les événements relatés dans cet ouvrage se déroulent plusieurs siècles après la fin du roman précédant ("Les robots de l'aube"). Toutefois, nous retrouvons des personnages et des robots déjà là dans le tome précédant. Cela génère une impression de continuité, ce que j'ai apprécié. J'ai particulièrement aimé les dialogues entre les robots Daneel et Giskard. Leur point de vue sur l'humanité mais aussi sur les trois lois de la robotique est très intéressant. Isaac Asimov leur donne les premiers rôles allant jusqu'à leur fait jouer un rôle décisif dans l'avenir de l'humanité. J'ai trouvé que les personnages humains étaient bien pâles comparés à eux, qu'ils n'étaient là que pour les mettre en valeur.
Mais pour moi la fonction principale de ce livre est de servir de lien entre le "cycle des robots" et le "cycle de fondation". Entre les deux plusieurs millénaires se sont écoulés et bien des choses ont changé. Grâce à lui on comprend enfin ce qui est arrivé à la Terre, aux mondes Spatiens et aux robots. Petit bémol, j'aurais vraiment aimé que l'auteur prenne le temps de nous expliquer ce qu'était devenu les Solariens. Au début du livre on apprend qu'ils ont disparu de leur planète, planète sur laquelle ils sont de retour dans le « cycle de fondation ». Cela a fait naître des questions auxquelles j'aurais souhaité avoir des réponses.
Je regrette le manque d'action et d'intrigue qui m'ont parfois rendu la lecture pénible. le livre faisant presque 600 pages cela m'a donné l'impression qu'il se traînait en longueur et que certains passages auraient pu être supprimés.
Si vous êtes à la recherche d'un livre avec des intrigues à foison et un rythme soutenu, je ne peux que vous conseiller de passer votre chemin. Par contre, si vous êtes un inconditionnel d'Isaac Asimov et que vous voulez en apprendre encore d'avantage sur son univers, ce livre est fait pour vous.
Je ne regrette pas de l'avoir lu ce livre car il fait le lien avec le "cycle de fondation" qui reste pour moi ce que j'ai lu de mieux en science-fiction.

Lien : http://magalitdeslivres.e-mo..
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Arthemyce
  17 mai 2019
Ça y est ! le Cycle des Robots, c'est bouclé. C'est un peu triste, comme la fin de n'importe quelle série appréciée, mais : quelle aventure !
Malgré quelques longueurs, difficilement évitables sur le plus de 2000 pages qu'agglomèrent les 6 tomes, la fresque développée par Asimov autour des trois lois de la robotique est vertigineuse par l'étendue de l'univers imaginé. Mentions spéciales pour les personnages – humains ou robots - , qui tous sont crédibles dans leurs caractéristiques culturelles/structurelles et evolutions au fil des pages.
Asimov signe avec ce dernier tome du cycle le lancement de l'Empire Galactique après en avoir posé les bases méticuleusement, à grands renforts de Science, Philosophie et d'un génie certain pour la prospection.

Plus de 200 ans après l'épisode précédent (Les Robots de l'Aube), on retrouve quelques Spatiens à la vie longue, dont la plupart n'ont pas pris une ride semble-t-il. Elijah BAILEY a quant à lui depuis bien longtemps cassé sa pipe, mais son action et sa vie ont inspiré bien des Terriens dont la recherche d'aventure et d'exploration (enfin débridée) s'est concrétisée par une nouvelle vague de colonisation de la galaxie.
Ceci ne sera évidemment pas sans poser problème…
Amadiro – dont le Dr. Fastolfe est la némésis – a rongé son frein des décennies durant en attendant de pouvoir reprendre la main sur la politique d'Aurora et de ses condisciples à la mort de celui-ci. Il n'est aucunement disposé à laisser ces barbares de Terriens envahir l'espace au détriment des Spatiens. Un ambitieux jeune-homme se révèlera être une pierre angulaire de la stratégie d'Amadiro à cet égard. Après que Gladia l'ait rencontré, on lui demandera de recevoir la visite d'un étranger : un Colonien – plus précisément un Commercien, surnommé D.G. – qui arbore le patronyme du regretté Bailey dont il est un des lointains descendants.
C'est dans une foule de souvenirs que l'intrigue se lance et on suit Gladia accompagné de ses fidèles robots, Daneel et Giskard, dans une épopée interplanétaire aux côtés du commercien Bailey. Tous apprendront à s'amadouer, à avancer de concert. Ils n'auront pas le choix s'ils veulent éviter la guerre fratricide annoncée par la montée en puissance des Coloniens dans la galaxie.

C'est un plaisir de voir tous ces personnages évoluer de façon cohérente dans une mise en scène continue des trois lois de la robotique qui vont devoir, elles aussi, repousser leurs limites devant l'enjeu galactique.
Je n'en dirai évidemment pas plus au sujet de l'intrigue. L'histoire est vraiment intéressante et si vous êtes arrivés jusqu'ici, c'est probablement que vous aviez éprouvé un certain plaisir à lire les précédents tomes. Nul doute donc, que celui-ci – bien qu'ultime – vous ravira également.
Comment ne pas dévorer le Cycle de Fondation ensuite ?
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odin062
  08 juillet 2019
« Les robots et l'empire » est le 6ème volume du cycle des robots mais surtout le 4ème de la saga « Baley » même si ce dernier n'est pas présent en personne. On notera toutefois la présence de ses descendants et du mythe que son histoire a pu installer. Car en effet, on se retrouve quelques dizaines d'année plus tard et le « monde », disons l'empire, a bien changé !
Comme toujours avec Asimov, c'est d'une fluidité incroyable. Dans les précédents tomes, nous voyagions peu et l'auteur parvenait, à force de dialogue, à nous faire tourner les pages à une vitesse folle. Et bien reprenez ce talent en ajoutant du voyage, de la découverte, de la diplomatie, de l'exploration, du vaisseau spatial… Vous obtiendrez ce qui est mon roman préféré d'Asimov pour le moment. Plus j'avance, plus j'aime ! Quelle claque !
Les personnages sont superbement travaillés, humain ou robots, on s'attache à eux, on vit avec eux. On a vraiment l'impression que ces romans sont des romans historiques, réels. La politique et les relations sont creusées comme il faut, sans un faux pas. On ajoute à cela quelque clin d'oeil à notre histoire contemporaine ou à des nouvelles du cycle des robots et on améliore encore l'objet.
Bien entendu, le fait de se trouver dans la lignée d'un « Baleybook » installe un trâme de polar qui, toutefois, prend une autre dimension ici. Enfin, je dois dire que la fin est assez… déstabilisante !
Bref, faut-il encore convaincre du talent de Asimov ? Bonne lecture !
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
IstergeekIstergeek   02 juin 2014
Mes amis ! Vous êtes tous des descendants de Terriens. Je suis moi-même descendante de Terriens. Il n'existe pas d'être humain, dans aucun des mondes habités - qu'il s'agisse de mondes spatiens, de mondes coloniens ou de la Terre elle-même -, qui ne soit terrien par la naissance ou pas l'ascendance. Toute autre différence s'efface devant ce fait capital. C'est là un fait qui devrait guider toutes nos pensées, toutes nos actions. Je vous remercie tous de me considérer comme une compatriote humaine et de m'accueillir parmi vous sans autre considération de différence de nature, sans autre classification dans laquelle vous auriez pu être tentés de me ranger. De ce fait, et dans l'espoir que viendra bientôt le jour où seize milliards d'êtres humains vivant dans l'amour et la paix, su jugeront uniquement comme tels et rien de plus - ou de moins -, je vous considère non seulement comme des amis mais comme des frères et des soeurs.
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odin062odin062   07 juillet 2019
C’était le Soleil originel, l’étoile dont la lumière tombait sur une planète qui était la seule planète où existaient des êtres humains. Il a brillé sur une planète où les êtres humains évoluaient lentement, sur une planète où la vie est née il y a des milliards d’années, une vie qui allait se développer pour donner des êtres humains. Il existe trois cents milliards d’étoiles dans la Galaxie et cent milliards de Galaxies dans l’Univers et une seule parmi toutes ces étoiles a présidé à la naissance de l’homme et c’est là cette étoile.
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odin062odin062   07 juillet 2019
— Et la vie originelle... la flore et la faune qui se trouvaient sur ce monde avant l’arrivée des humains ?
— Insignifiantes, petites, faibles, dit D.G. en haussant les épaules. Les scientifiques s’y intéressent, bien sûr, de sorte que la vie locale originelle existe toujours dans des aquariums spéciaux, des jardins botaniques, des zoos. Il existe des étendues d’eau un peu à l’écart et de considérables étendues de terre qui n’ont pas encore été converties. Il existe même une certaine vie indigène dans ces régions éloignées.
— Mais ces étendues sauvages finiront toutes par être converties ?
— Nous l’espérons.
— Ne pensez-vous pas que la planète appartient en fait à ces choses insignifiantes, petites, faibles ?
— Non, je ne suis pas sentimental à ce point. La planète et l’Univers tout entier appartiennent à l’intelligence.
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KalganKalgan   25 avril 2018
Daneel se leva.
Il se retrouva seul... seul pour veiller sur une Galaxie.
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dorotheannedorotheanne   27 mai 2013
Ne sous-estimez pas le danger, ne surestimez pas la protection des robots. Vous serez dans une de leurs cités, entourée par des dizaines de millions de ces Terriens, et les robots ne peuvent faire de mal aux humains. En fait, plus un robot est complexe
et plus sensible il se montre aux nuancés des Trois Lois.
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