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EAN : 9782072585036
608 pages
Éditeur : Gallimard (09/03/2017)
3.81/5   54 notes
Résumé :

"Combien d'apocalypses peut-on porter en soi ?"

Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. "Du grand albatros" pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l'envergure de l'affaire.

De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko - une légende vivante qui se promène sur l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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SPOUNY
  28 décembre 2019
Faire de la « Haute voltige », mais en lisant le livre de Ingrid Astier, est une bien belle expérience (et surtout un récit passionnant). Ingrid Astier avait dit « s'être immergée dans son sujet » et il lui a fallu trois ans et demi pour l'écriture de cet ouvrage.
L'histoire commence « à fond la caisse », avec un braquage, celui d'un riche saoudien, aux environs de Paris. C'est le commandant Suarez de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) qui arrive en premier, sur les lieux. Mais il avait une autre affaire qui l'occupait, celle du « Gecko » (un surnom donné à un « homme volant », un cambrioleur gentleman qui préfère évoluer le plus haut possible : toits, fenêtres, quand il veut et où il veut).
La BRB est sur les dents car elle a affaire avec des gens très fortunés, prêts à tout pour acquérir des objets de luxe. Peu importe la façon de le faire.
Certains personnages qui interviennent dans l'histoire : Ylana (« une belle égarée" mais plus solide que ce que l'on pourrait penser) ; Suarez (déjà cité) ; Astrakan (un chef de clan) ; le Gecko…
Dans ce troisième roman (Série Noire avec d'abord « Quai des enfers » et « Angle mort »), Ingrid Astier nous entraîne dans une sorte de trilogie avec pour toile de fond la brigade fluviale.
On suit le monte-en-l'air « Ranko » (un genre d'homme araignée). Au départ, Ingrid pensait écrire un petit roman et sa plume l'a tenue pendant presque six cents pages mais le lecteur reste en haleine.
C'est que l'histoire est plutôt hors du commun. Elle s'est basée sur un casse record du Musée d'Art Moderne de Paris (en 2010, où cinq tableaux avaient été volés, envolés, et représentant une somme approchant les cent millions d'euros…).
Ce qui a le plus fasciné l'auteure, c'est le voleur : on peut le surnommer « l'Arsène Lupin des temps modernes » : Vjéran Tomic.
Ingrid Astier nous offre toute une galerie de portraits, des actions qui s'enchaînent les unes après les autres, de multiples péripéties. L'univers des trafiquants est bien noir et glauque car s'ils aiment l'art, cela n'empêche pas qu'ils soient de violents chefs de gangs.
On y voit également du chessboxing (inventé par Enki Bilal, cette pratique qui unit la boxe et les échecs et que l'on retrouve dans d'autres récits). C'est d'ailleurs un très bon sport pour Ranko…
On se doute bien qu'à la fin, il y aura un perdant et un gagnant (comme au jeu d'échecs) et on poursuit la lecture entièrement subjugué, en attendant de connaître la conclusion après toutes ces péripéties.
C'est donc à bout de souffle qu'on participe à cette affaire « absolument passionnante ». Et quand on a eu la chance de rencontrer Ingrid Astier, qui n'hésite pas à s'entretenir avec les personnes présentes, je n'en ai été que plus enchantée : c'est une écrivaine de génie et ses romans sont magnifiquement envoûtants...
Quel talent pour nous tenir en haleine !
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KateMoore
  20 mai 2017
Tout commence, un soir, par l'attaque du convoi d'un riche saoudien, aux abords de Paris. le commandant Suarez de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) est appelé le premier sur les lieux. Mais l'enquête qui le hante, en ce moment, est celle du Gecko : un monte-en-l'air se jouant de toutes les parois, de tous les systèmes de sécurité pour voler des oeuvres d'art.....
Pour l'écriture de ce livre, Ingrid Astier s'est complètement immergée dans son sujet. Elle a mis trois ans et demi pour finaliser le roman.
La romancière a besoin de se confronter au réel et tout ceci rend la lecture de son polar addictive. Elle ne sait pas écrire autrement.
Pour ses précédents livres, elle a plongé dans les eaux gelées de la Seine avec la Brigade fluviale, tirée à l'entrainement avec un SIg Sauer.....
Tout le travail de "repérage" fait partie de l'ADN de ses livres. Ingrid Astier a un besoin viscéral de s'imprégner de tout ce qui composera son roman.
Le socle de l'histoire repose sur le casse record du Musée d'art moderne de Paris en 2010. Cinq tableaux y ont été volés pour une somme d'environ 100 millions d'euros.
Mais le plus fascinant, pour l'auteure, est celui qui a réalisé ce vol : un Arsène Lupin des temps modernes, arrêté en 2011. Vjéran Tomic, surnommé "l'homme-araignée", à lui tout seul, est rentré avec une facilité déconcertante dans le musée : il est simplement passé par une fenêtre après avoir grimpé ses parois.
Elle a aussi eu besoin de six mois de plus avant la sortie de Haute voltige pour que son personnage de Gecko soit le plus authentique possible. Elle a eu pour cela de longs échanges avec un Serbe afin de cerner sa culture et ses rites.
Elle a côtoyé le champion de France de Freerunning, Simon Nogueira. "Pour écrire le livre, je suis partie de ce désir du personnage. Après, il y avait aussi le désir de bâtir ce Paris depuis les toits et c'était tout un travail. Il fallait vraiment construire une ville, c'est donc passé par Simon Nogueira, ce champion de France de Parkour pour m'expliquer la sensation aérienne de la ville. Que voit-on quand on est sur les toits ? C'est là où ça devient intéressant, c'est là où il y a toute la marge de l'écrivain..." (interview d'Ingrid Astier, France Culture). Elle a assisté au travail d'Enki Bilal pour comprendre l'attraction de son héros pour ses oeuvres picturales.
Pour Haute voltige, nous, lecteurs, grimpons des façades monumentales avec le Gecko. "Il (le Gecko) avait retiré ses baskets qui pendaient par un mousqueton à son anorak léger, ou peut-être à son sac à dos, et enfilé des chaussons d'escalade pour décoller du sol et s'élever, degré par degré, au-dessus de l'humanité. C'était un ballet d'une étrange beauté. le type se baladait, sans effort, à la verticale. Suarez était bluffé. Quelques secondes, la main sur la gueule de Yin, Suarez resta sans bouger. Fasciné par cette façon de vaincre la gravité. C'était la première fois qu'il voyait le Gecko grimper. La première fois. Et il dut se l'avouer, à ce moment, oui, à cet instant-là quelque chose le dépassa, une part infime, certes, mais qui se fraya un chemin en lui et enfla, eut envie de le laisser filer, de ne jamais arrêter le Gecko....." (Haute voltige d'Ingrid Astier, page 359).
Nous vivons l'enquête de l'intérieur, avec l'équipe du commissaire Suarez : à cent à l'heure, en pleine filature ; avec des moments plus calmes : les planques qui durent, qui durent. Nous vivons aussi le quotidien des personnages d'Ingrid Astier. Ceux-ci ont une "épaisseur" : un passé et un futur.
Tout ceci fait le charme de Haute voltige.
Nous ne sommes jamais dans le superficiel et l'approximatif.
Ingrid Astier arrive, même, à nous faire aimer son gentleman cambrioleur.
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lucia-lilas
  23 juillet 2017
Décidément, je suis incapable de suivre mon programme de vacances : j'ai craqué pour Haute Voltige le dernier polar d'Ingrid Astier dont j'avais lu de bonnes critiques… Alors, que dire ? Bon, c'est vrai, ce genre de romans n'est pas ma tasse de thé : j'ai eu l'impression d'être plongée tête la première dans un James Bond au rythme effréné, et moi qui suis plutôt du genre Rohmer / Woody Allen, j'avoue que j'ai été un peu secouée et arrachée assez brutalement à ma petite zone de confort ! Mais bon, à ma grande surprise, j'ai fini par me laisser prendre au jeu en acceptant les conventions du genre...
En effet, on en a pour son argent ! de grandes scènes hyper cinématographiques dans des lieux ultra romanesques : toits de Paris la nuit, péniche somptueuse, l'Eendracht, où une femme magnifique en slip brésilien satin mandarine bordé de dentelle noire nage dans un aquarium avec des esturgeons (!), appartement du XVIe avec vue sur la Tour Eiffel, murs placardés de toiles de Basquiat, table basse tripode Jean Royère. et j'en passe !
Les personnages sont de richissimes truands portant Rolex ou IWC Portugieser (entre 5000 et 7000 euros pièce), costumes de marque et pulls cachemire, louant toute une terrasse de café pour pouvoir fumer sans déranger personne, buvant du Dom Pérignon 1993, se déplaçant entourés de gardes du corps, possédant Aston Martin « grise comme un lac à l'heure où blanchit la lumière », BMW ou Mercedes et évidemment, carte Visa Infinite.
J'ai lu que l'auteur avait le souci du « détail vrai » : aucun doute, tout existe, je me suis parfois amusée à vérifier sur la déesse Internet.
Le sujet : le convoi d'un riche saoudien est attaqué dans le tunnel de Saint-Cloud alors qu'il se rend au Bourget. Une attaque haut de gamme selon l'inspecteur Suarez qui va être obligé de se détourner d'une autre affaire qui l'occupe à plein temps : celle du Gecko, surnom qu'il a donné à une espèce d'homme-volant, gentleman cambrioleur des temps modernes, capable de s'introduire où il veut, quand il veut, de préférence par les étages élevés, toits ou fenêtres. La BRB, brigade de répression du banditisme, est sur les dents : ils ont affaire à des gens fortunés, sans scrupules, capables de tout pour obtenir ce qu'ils veulent et ce qu'ils aiment : objets de luxe, oeuvres d'art ou femmes si le désir est là.
Bref, on est dans le sensationnel, le grandiose, le spectaculaire… Il faut se laisser aller, s'amuser de découvrir tout un monde inconnu (vous connaissiez, vous, le chessboxing ou le parkour ? Pas moi!) Évidemment, on n'évite pas les clichés liés au genre et une recherche peut-être un peu trop systématique de la formule qui sonne bien mais finalement, encore une fois, on ne boude pas son plaisir et l'on se lance dans l'aventure...
Allez, je vous sers un verre de champagne (du Selosse, bien sûr, cuvée Substance – ça existe, j'ai vérifié !) accompagné de sa petite cuillère de caviar ?
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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NigraFolia
  22 mai 2017
Qu'est-ce qu'un coup de coeur ? Une 'tite baffe littéraire ? A mon sens, Haute Voltige représente cet effet. Madame Astier a le goût du détail et une tendance à la complexité pour rendre ses personnages authentiques. Voilà du tout bon. Mais il faut lui rendre grâce, la 4ème de couv' était insuffisante.
La première chose qui m'a emporté, c'est le style. Un sentiment proche d'une projection du «Cave se rebiffe » où les dialogues auraient été écrits de nos jours. Pas grand-chose de parallèle entre ce film fabuleux et ce roman ! J'en conviens. Pourtant l'émotion était là. La tenue des personnages aussi. Car c'est avant tout de cela dont il s'agit. Une galerie de portraits dingues et parfaitement léchée. Une histoire de flics et de voyous sans faille. Tous les éléments de l'intrigue –devrais-je dire des intrigues – sont présentes. Amour, passion, scènes d'actions parfaitement maitrisées, Ingrid Astier jongle avec brio entre ses personnages denses et une écriture habile qui nous porte entre romanesque et tension où le suspense tient bon. On s'accroche à ses pages comme le Gecko à ses murs.
Passons rapidement sur l'histoire. Haute Voltige débute par le braquage du convoi d'un riche Saoudien dans le tunnel de Saint-Cloud par une bande de pros. le butin disparait, bijoux et pognon mais surtout il y a le ramassage d'une femme mystérieuse, Ylana. D'astreinte, Suarez, un flic tenace obsédé par un cambrioleur grimpeur, est dépêché sur place pour mener l'enquête. Ylana, va renverser la vie du chef de clan, Astrakan, tout comme le Gecko a éclaté celle de Suarez.
Voici donc le gros morceau. Les personnages. Je ne me tiens qu'aux principaux. Ne te méprend pas lecteur de cette chronique, les autres sont là à foison et ils ont tous leur raison d'être. Ils sont travaillés pour nous tenir en haleine. Nombreux sont ceux qui trimballent une part d'ombre faite de secrets enfouis, d'angoisses plus ou moins criantes et de failles parfois saillantes.
Pour ce qui retourne des principaux, ils sont élaborés et maniés avec brio. Astier les borde d'une bonne dose de psychologie et de détails qui leurs confèrent une vraie densité. On sent son plaisir de « créer des crapules », un plaisir qui déborde au fil des phrases.
Parmi eux, il y a, Ylana la belle égarée beaucoup plus solide qu'il n'y parait au premier regard, forgée par un naturel presque sauvage, pétrie d'instinct de survie. Bien entendu, il y a le côté sombre mis en mouvement avec Ranko. Constamment sur la brèche, le monte en l'air solitaire Serbe traine avec lui l'histoire de l'ex-Yougoslavie. Il sent l'authentique. C'est un seigneur de la cambriole. Il vit pour deux ambitions, le chessboxing (curieux mix d'échec et de boxe, inventé par Enki Bilal où les combattants suent autant de leur cerveau que de leurs poings) et le plaisir de vaincre la gravité. Son oncle Astrakan, celui aux grands yeux fixes à qui rien n'échappe, le patron du milieu suscite un vif intérêt. Astrakan est un monarque omnipotent en son royaume, mais il perd les pédales à la vue d'Ylana. Elle le déstabilise alors qu'il nage dans le bonheur et les richesses dues en grande partie aux grimpettes de son neveu que par l'efficacité de ses hommes. Enfin, il y a le flic. Stèphan Suarez, le chef de groupe à la Brigade de Répression du Banditisme qui court depuis des semaines après le Gecko, Ranko, jusqu'à, négliger son épouse tant aimé, Tamara et ses filles. Son personnage est épais, ses relations avec son équipe et sa hiérarchie fleurent bon la réalité.
Pour ce qui est des secondaires, ils sont brillants. J'ai deux mentions spéciales à partager. le face à face extraordinaire d'un manouche aux prises avec deux gros bras d'Astrakan, deux nettoyeurs à la verve éclatante, une vraie giclée de tragi-comique noir. Et une autre pour One le blond et One le brun, avec de belles gueules de truands, le modèle classique où tout est carré, de la mâchoire à la mentalité, un duo franchement ensorceleur.
Les trois ans d'écriture pour atterrir sur Haute Voltige, font de ce roman bourré d'actions et foisonnant de détails, un roman digne des meilleurs romans noirs. C'est un petit bijou à l'intelligence rare, au sens du récit fabuleux. Idéal pour s'évader et nous sortir du quotidien. le suspense s'y baigne dans une langue travaillée, le rire, au détour d'une page, nous éclabousse avec par moments, des grandes lampées d'art, d'amour et de sang.

Lien : https://nigrafoliablog.wordp..
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collectifpolar
  10 décembre 2020
La kronik d'Eppy Fanny
J'ai découvert l'auteure via ce roman. Jamais lu auparavant et jamais rencontrée (pour le moment).

Ce livre m'a scotchée par la qualité et la maîtrise de l'écriture. Il y a longtemps que je n'avais pas été autant emballée par un roman, même si j'en ai lu de bons récemment.
L'histoire :
Carmel, garde du corps chevronné, vérifie dans les moindres détails le convoi de voitures qui s'apprête à emporter vers l'aéroport du Bourget un riche saoudien et quelques babioles :
Extrait page 20 : « Quand il transportait 500 000 euros de bijoux dans les voitures, des malles de fringues de luxe, du cash à filer la migraine à un trader et des hommes qui décidaient de l'ordre du monde, Carmel voulait juste être sûr. Etre sûr qu'il était du côté du plus fort. »
Mais voilà, un chauffeur qu'il ne connaît pas, un tunnel, un guet-apens, une balle qui fait mouche et ne reste plus que la nuit. Ranko, un serbe hanté par ses fantômes, est le chef de cette équipe de braqueurs, lui le loup solitaire, qui aime grimper, jouer aux échecs et boxer. Mais il ne sait pas dire non à Astrakan, son oncle. Oncle à qui il va offrir le bien le plus précieux du convoi. Cette femme sublime en qui il a fait confiance au 1er regard. Ylana.
Sur les lieux du braquage, nous faisons la connaissance du Commandant Stéphan Suarez, chef du groupe de répressions des vols par effraction, de permanence BRB pour le week-end. Une affaire qui changera de main dès le lundi. Puis le seul témoin est entre la vie et la mort. Stéphan ne pense qu'à revenir et se concentrer sur son obsession, pire qu'une maîtresse insatiable, le Gecko. Ce monte-en-l'air d'exception qui le fascine et le nargue et qu'il s'est promis d'arrêter. Il ne sait pas encore que le témoin que la mort enserre déjà d'un bras est Carmel. Plus qu'un ami…
Ylana et Astrakan apprécient l'art, les beaux objets, les pièces d'exception. Ils aiment le luxe. Ylana aime aussi la boxe (pour des raisons personnelles) et les oeuvres de Bilal. le seul. L'unique. Et voilà qu'une affiche chez Artcurial annonce un futur combat de chessboxing. Une invention de Bilal qui va prendre vie. Des combattants qui s'affrontent aux échecs puis sur un ring, puis de nouveau aux échecs… Elle veut absolument assister au combat. Astrakan n'aspire qu'à réaliser ses rêves, voire à les anticiper. Une idée de génie germe en lui. Il est fou de cette femme et il va lui décrocher la lune et les étoiles. Ranko le joueur d'échec, le boxeur, le solitaire, va une fois de plus dire oui à son oncle même s'il a envie de dire non. Une fois de trop ?
La liberté est à ce prix. Celui des sacrifices.
Et quoi de plus libre qu'un oiseau qui ne se complait qu'en l'air ?
De son côté Stéphan et son équipe poursuivent leur filature du Gecko, découvrent une de ses planques, l'observent s'entraîner sur des glissières de sécurité et n'en croient pas leurs yeux. C'est que le héros de l'artiste de la grimpe n'est autre que Patrick Edlinger – le grimpeur, le samouraï, le danseur, le guerrier.
Extrait page 207 : « Il se souvenait du titre d'une revue d'escalade, et aussi, de l'écriture jaune qui courait, dédiait à Edlinger : « libre d'être libre ». Les mots avaient ricoché. »
Extrait partiel page 217 : « Libre d'être libre…, ces mots lui rappelaient ce que chaque serbe avait de gravé en lui : « Sloboda ilismrt ». La liberté ou la mort. »
Ce type fascine Stéphan et son équipe. Ils admirent son talent. Oui c'est un voleur, de génie ! Pas un assassin. Leur filature du Gecko va les amener à observer un homme très malin qui n'a jamais été inquiété par la police. Un truand de haut niveau. Un de ceux qui sont insaisissables.
Ingrid Astier nous offre un récit prenant avec des personnages forts et attachants. Il est impossible de ne pas avoir d'empathie pour ce serbe solitaire et écorché vif et ce policier qui a du mal à trouver du temps pour ce qu'il y a de plus important : sa femme et ses filles.
Puis il y a les femmes de cette histoire, sensuelles et différentes à la fois (Ylana, Myriam et Tamara).
Mais avec un point commun : une force extraordinaire.
La fin du roman m'a laissé une drôle de sensation. Elle laisse présager une suite afin de connaître les tenants de certaines actions… Je refuse de me fier à la parole d'un indic.
Que voulez-vous j'ai foi en l'Humain.
Ingrid, par pitié, dis-moi que l'indic est un fumiste !

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critiques presse (2)
LePoint   26 mai 2017
Roman(ce) noir(e) énergique mais tout en équilibre, Ingrid Astier plonge ceux qui se croyaient forts dans leurs propres abîmes.
Lire la critique sur le site : LePoint
Actualitte   16 mai 2017
Une intrigue originale, foisonnante et fascinante, extrêmement bien maîtrisée où les détails n'ont de cesse d'inscrire l'histoire dans le réel.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Martin1972Martin1972   12 avril 2017
- Seb... Je peux te poser une question ?
À son hésitation, elle le sentit inquiet.
- Vas-y.
- Tu trouves que tu as une vie normale, toi ?
- Euh... normale, comment ?... Parce qu'être flic de PJ, ce n'est pas exactement s'endormir les pantoufles au lit...
- Non, bien sûr, mais tu vois... Le Gecko, c'est un solitaire. À part son pote SDF, on ne lui a pas vu un ami. Il grimpe où il veut et il tape la nuit, on ne sait même pas avec qui il vit, et chaque fois qu'il nous file sous le nez, il repart avec Vendôme dans les poches. En plus, il court sur les glissières de sécurité. Ce sont des choix de vie étranges.
+ Lire la suite
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SPOUNYSPOUNY   11 mars 2020
Il se sentait une erreur dans la chaîne de fabrication. Peut-être était-ce le lot de tous les gosses que leurs parents ne voulaient pas vraiment. Dés le départ, ils étaient une erreur, même pour leurs géniteurs. Quant aux autres …
(p.229)
Commenter  J’apprécie          130
SPOUNYSPOUNY   26 décembre 2019
Mais cette fille avait du cran. Un cran d’une stupéfiante virilité.
Elle ne tenait pas l’arme en novice, ce qui l’intriguait. Où diable avait-elle appris à respecter les questions de sécurité ? Et depuis quand les femmes se trimbalaient avec un Caracal pour vaporisateur de sac ?
(p.48)
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SPOUNYSPOUNY   27 décembre 2019
En route pour Le Bourget, l’aéroport des plus-que-bourges. Carmel garda cette pensée pour lui. Nasser Al-Jaber le payait diamant sur l’ongle. Avec des primes que la pingrerie des Français ignorait. Pour un Français, respirer était déjà une dépense de trop.
Partout des Picsou.
(p.22)
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Martin1972Martin1972   12 avril 2017
N'empêche, continua Seb, c'est presque aussi fort que de marcher sur l'eau...
Il l'avait dit avec une admiration franche. Des voyous de ce calibre, ce serait peut-être le seul de sa carrière. Et le Gecko avait les mains propres. S'il volait des bijoux, des œuvres d'art et des montres, il ne dérobait la vie de personne.
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