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Francis de Miomandre (Traducteur)
EAN : 9782226028860
310 pages
Éditeur : Albin Michel (29/11/1967)
3.81/5   8 notes
Résumé :
Pour les Indiens mayas l'homme est né du maïs.
La céréale sacrée est faite pour nourrir l'homme ; la cultiver à des fins mercantiles est un véritable crime. Lorsque des "Maïceros" appuyés par le gouvernement se mettent à détruire les forêts et dévaster le sol, les Indiens se révoltent farouchement. Parmi eux : les Sorciers, dépositaires de la vieille sagesse maya et servants d'une religion que la Conquête espagnole n'a pu abattre. Leurs pouvoirs magiques sont... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
JeffreyLeePierre
  06 juin 2020
Seulement 30 lecteurs Babelio ! Il est grand temps de lancer une promotion éhontée de cette merveille.
D'abord, parmi les 11 849 lecteurs de Cent ans de solitude, il y en a certainement énormément qui se demandent pourquoi Garcia Marquez n'en a pas écrit d'autres de cet acabit. Ne cherchez plus : Asturias l'a fait. Et avant lui, en 1949. Ce qui semble initialement une suite d'histoires et personnages sans grands liens entre eux se termine aussi en grande saga familiale et même, ici, cosmogonique.
Ensuite, à l'heure où cet ahuri de Bolsonaro relance avec entrain la déforestation de l'Amazonie, la dénonciation du même sort fait à la forêt primaire guatémaltèque au début du XXe siècle redevient d'une actualité... brûlante. Et Asturias épouse le point de vue des indiens pour nous dire en quoi c'est une abomination. Ce qui lui donne une perspective à la fois magique et pleine de bon sens.
Enfin, parce que Hommes de maïs mèle le dépaysement le plus total et le plus enchanteur, dans le monde des croyances magiques issues des mayas, à des sentiments si intimes qu'ils résonnent forcément en nous.
Je n'ai pas mis 5 étoiles parce que je me suis senti tellement paumé au début qu'il a fallu m'accrocher pour continuer. Mais ça en valait largement la peine. Et si je relisais maintenant le début, sûr que je les lui mets, ses 5 étoiles.
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Joy369
  09 juillet 2020
Ce livre a traîné des années sur une étagère, pourtant c'est moi qui l'avais acheté. Il m'a fallu du temps pour me décider à l'ouvrir, et il m'a fallu du courage pour le finir. J'ai détesté cette ambiance de magie et la tension de la guerre, de la destruction écologique. Pourtant je suis souvent sensible à la beauté des mots des auteurs d'Amérique du Sud mais là j'ai été sidérée en reposant le livre de réaliser que l'auteur était prix Nobel de Littérature. Je suppose que le livre a mal vieilli, ou bien j'y suis particulièrement insensible... En tous cas j'ai détesté et j'ai dû me faire violence pour le finir.
Lien : https://joy369.unblog.fr/
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
psechpsech   01 décembre 2017
Le maïs pousse pour que l'homme puisse manger, l'avoine pour nourrir les chevaux, l'herbe pour faire brouter le bétail, les fruits pour régaler les oiseaux ; mais les fuchsias ne sont que des ornements aux couleurs exquises, des porcelaines vivantes où le plus savant artiste a combiné les tons les plus simples. Il arriverait à la fin de ses jours, en mâchant du copal, sans avoir éclairci ce problème. Celui qui fait quelque chose, c'est pour que quelqu'un l'en admire, mais la nature produit ces fleurs dans des endroits où personne ne les voit. L'homme qui saurait créer ces miniatures de porcelaine avec tout le mystère de leurs colorations et qui les laisserait se détériorer sans les sortir de son atelier passerait pour un égoïste ou pour un fou ; et lui-même, en voyant son talent si mal apprécié, sentirait que son effort était une chose vaine, une duperie. La duperie dont ces belles fleurs étaient victimes chagrinait Chigüichon Culebro.
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oliviersavignatoliviersavignat   21 mai 2020
Les fidèles regardaient la Croix couverte de vase, de lave, de sable, de sang de coq, de plumes de poules, de pelures d'épis de maïs, comme une chose domestique, officieuse, solitaire sur les routes, efficace contre l'orage, le démon, la foudre, l'ouragan, la peste et la mort ; et ils continuaient à prier, dans un murmure de lessive qui bout, d'une lessive dont on aurait senti l'odeur âcre jusqu'à ce que la langue fût comme une guenille dans leur bouche, les genoux insensibilisés à force d'être pliés, les mains tachées de la vérole blanche des chandelles qu'ils tenaient par poignées et les yeux comme des raisins sauvages...
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JeffreyLeePierreJeffreyLeePierre   05 juin 2020
Geôliers et juges semblent des gens qui ont perdu le bon sens, perdu la tête. A force de se conformer à des règlements et à des lois qui n'ont rien à voir avec la réalité, ils deviennent fous, du moins le paraissent-ils aux yeux de ceux qui ne sont pas sous l'influence étrange de la loi.
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psechpsech   01 décembre 2017
La pierre d’œil de cerf rejoint les petits morceaux de l'âme du fou qui se sont brisés. Le fou a la vision de celui qui, ayant brisé un miroir, voit entier dans chacun des fragments ce qu'il voyait dans le miroir complet.
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JeffreyLeePierreJeffreyLeePierre   06 juin 2020
Le Bavarois répondait que cette façon de penser est absolument matérialiste, et que le matérialisme est absurde, puisque la matière n'est au bout du compte qu'une forme passagère.
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Vidéo de Miguel Angel Asturias
Jacqueline Duhême Une vie (extraits) conversation avec Jacqueline Duhême à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne le 8 février 2020 et où il est notamment question d'une mère libraire à Neuilly, de Jacques Prévert et de Henri Matisse, de Paul Eluard et de Grain d'aile, de Maurice Girodias et d'Henri Miller, de Maurice Druon et de Miguel-Angel Asturias, de dessins, de reportages dessinés et de crobards, d'Hélène Lazareff et du journal Elle, de Jacqueline Laurent et de Jacqueline Kennedy, de Marie Cardinale et de Lucien Bodard, de Charles de Gaulle et du voyage du pape en Terre Sainte, de "Tistou les pouces verts" et de "Ma vie en crobards", de Pierre Marchand et des éditions Gallimard, d'amour et de rencontres -
"Ce que j'avais à faire, je l'ai fait de mon mieux. le reste est peu de chose." (Henri Matisse ). "Je ne sais en quel temps c'était, je confonds toujours l'enfance et l'Eden – comme je mêle la mort à la vie – un pont de douceur les relie." (Miguel Angel Asturias)
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