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ISBN : 2374370259
Éditeur : Macha (08/09/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Suivez le héros conteur, un intello pétersbourgeois à lunettes, à la rencontre des gens, dans l’atmosphère si particulière de la mythique capitale du nord russe. Suivez ses allers-retours, entre Saint-Pétersbourg et Leningrad, de son enfance soviétique à sa vie étudiante durant les dernières années de l’URSS.
Légèreté, humour, dérision — et notamment vis-à-vis de lui-même — dévoilent un don aigu d’observation qui met à nu les personnalités et les situations, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ninamarijo
  05 octobre 2017
Andreï Astvatsatourov est professeur d'histoire et de littérature étrangère à la faculté de Saint Petersbourg il est aussi un des écrivains russes le plus en vue et un personnage très charismatique.
"Les gens à nus" publié en 2009 en Russie est son premier ouvrage (salué par la critique), mais il est publié en France après "Souvenirs dans les poches".
'Les gens à nu", prenons le terme au sens propre et au sens figuré, est un roman autobiographique. Andreï Astvatsatourov dit dans une interview par M. Volkova et T. Tatchkov, " c'est mieux d'inventer des personnages. Mais je ne sais pas comment atteindre autrement l'objectif narratif !" "Souvenirs dans les poches est aussi autobiographique.
Dans la première partie, il raconte ses souvenirs d'enfance. Il s'agit d'anecdotes, de fragments de vie dans lesquels Andreï Astvatsatourov se livre avec une autodérision et un humour désarmants : « chaque année à l'école …on nous soumettait à la visite médicale …nu, tu étais complètement nu sans défense et solitaire… en attendant l'injection de gammaglobuline, « GAMME A GLOBULINE quand j'entendais ce groupe de mot, la solitude me semblait particulièrement insupportable ». Dans la seconde partie, sa vie étudiante et sa vie adulte, Astavatsatourov nous livre pêle-mêle ses réminiscences, ses réflexions. Il décortique avec réalisme et désinvolture les situations, les comportements des gens, il les met à nu, les débusque. Il dévoile les travers et la sottise de certains, la bêtise du paraître, le snobisme des intellectuels… Les scènes sont courtes cocasses et décrites sans concession, le ton est léger !
Le style de cet écrivain est très libre, et plutôt déroutant… il écrit comme il parle, nous interpelle, précise sa pensée entre parenthèse. le tout donne un récit plutôt vivant.
Je dois vous avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans ce livre. Je reste mitigée car déroutée par ce style nouveau qui bouscule mes ou les références. Intéressant tout de même !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   30 septembre 2017
Ces gens là, ... ils sont nés et ont grandi à Léningrad - Saint-Pétersbourg. Ils sont complètement inoffensifs. Seulement, leurs visages expriment l'ennui. Et l'ennui fait peur. C'est pourquoi il vaut mieux ne pas examiner les visages ... mais plutôt se concentrer sur certains détails ou certaines parties du corps... Par exemple les oreilles.
D'ailleurs beaucoup d'écrivains russes prêtaient une attention particulière aux oreilles, considérant que ces organes étaient expressifs, et divulguaient les secrets les plus intimes... Par exemple, chez Tolstoï les oreilles de Karénine témoignent d'une façon mystérieuse mais très éloquente qu'Anna, son inconstante épouse, est déjà tombée amoureuse de Vronski.
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ninamarijoninamarijo   21 septembre 2017
Rien n'a l'air plus impuissant et abandonné qu'un corps féminin à moitié nu, agressif et tendu. Mais cette impuissance et cette faiblesse se transforment ensuite en une enveloppe de force brute. Voilà un cercle vicieux duquel l'homme a du mal à s'échapper. Il suffirait pourtant de détourner le regard et de penser à autre chose. Par exemple au Maure jaloux de Shakespeare qui étrangle sa Desdémone.
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ninamarijoninamarijo   21 septembre 2017
Il m'a presque toujours semblé que je n'étais pas une personne réelle, et ce depuis l'enfance. J'ai l'impression de n'être qu'un jouet avec lequel les gens jouent mal, sans qu'on sache pourquoi... Je n'ai jamais fait confiance au monde, mais à vrai dire, lorsque j'étais petit, il m'attirait plus souvent qu'il ne me rebutait.
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ninamarijoninamarijo   30 septembre 2017
Moscou est négligemment généreuse. Comme si quelqu'un de très gentil, de très aimable faisait un geste extrêmement généreux et laissait ensuite tomber son luxueux manteau de fourrure de ses épaules : voilà, dirait cette personne, c'est pour vous tous, chers voisins, tout est pour vous, profitez-en, prenez.
Moscou est toujours prête à vous surprendre.
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ninamarijoninamarijo   05 octobre 2017
« Une caricature dans un livre c’est une chose tout à fait acceptable. Mais quand la nature se teste ainsi, il n’y a pas de quoi rire. On a le cœur dans les chaussettes. »
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