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Charlotte Woillez (Traducteur)
ISBN : 2742780491
Éditeur : Actes Sud (05/01/2009)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Enitan et Sheri sont deux jeunes filles en rupture contre l’ordre et le désordre d’un Nigeria à peine sorti de la guerre du Biafra, un pays où se succèdent coups d’Etat militaires et régimes dictatoriaux. Deux jeunes filles puis deux femmes qui, du début des années 1970 au milieu des années 1990, veulent échapper à l’enfermement d’une société oppressive et machiste.
Sheri, belle et effrontée mais blessée à jamais, choisira l’exubérance et la provocation. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
carre
  05 août 2013

Double portrait d'une Afrique, ici le Nigéria, à travers Enitan et son amie Sheri sur une trentaine d'années. Les deux jeunes filles sont enfermées dans un carcan ou la vie du pays est rythmée par les coups d'états. Enitan et Sheri élevées dans des familles aisées doivent aussi lutter pour faire avancer les droits des femmes ou l'allégeance aux hommes et aux pères est ancestral. Enitan et Sheri paieront parfois chèrement cette soif d'émancipation.
Sefi Atta nous offre un roman initiatique, traversant plusieurs décennies, d'une Afrique répètant inlassablement ces erreurs. Elle donne une image à la fois juste et peu optimisme d'un continent enfermé dans la corruption et l'arrivisme de ces dirigeants quel qu'il soit. le roman souffre certes de certaines longueurs, mais ces portraits de femmes sont touchants, confirmant la richesse de la littérature africaine. Une voix à découvrir pour ceux comme moi qui ne connaissait pas cette auteure.
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JeanPierreV
  02 décembre 2015
Quand m'est tombé par hasard dans les mains ce roman écrit par une auteure que je ne connaissais pas, dont l'action évoque comme le dit la 4ème de couverture le destin de "deux jeunes filles en rupture contre l'ordre et le désordre d'un Nigeria à peine sorti de la guerre du Biafra" et de plus édité par Actes Sud, je n'ai pas hésité…J'allais découvrir un pays mal connu et revenir vers une période de l'histoire contemporaine et qui a marqué mes premiers pas d'adulte…
Et je n'ai pas été déçu : je suis rarement resté insensible à la lecture d'un roman édité par Actes Sud.
Sheri et Enitan, la narratrice sont deux jeunes filles, deux voisines, devenues amies malgré les interdits familiaux et que nous allons accompagner pendant pendant près de trente ans.
Enitan est fille d'un célèbre avocat et d'une mère fidèle d'une de ces églises catholiques africaines, qui va abandonner époux et fille pour se consacrer à son église sectaire….Une jeune femme qui idolâtre son père qui l'a élevé seule, un père dont elle craindra pour la vie quand il sera emprisonné, mais un père qui descendra un jour de son piédestal…
Sheri est une métisse, orpheline de mère, une « Banane jaune », si belle qu'elle représentera le Nigeria au concours de Miss Monde….Si belle que sa vie en sera gâchée..
Deux gamines, deux ados, deux femmes s'appuyant l'une sur l'autre pour mener leur vie et restant amies pendant ces 30 ans.
« Sécheresse, famine, épidémie. Aucun des désastres qui frappaient ce continent n'était aussi terrible que la poignée d'hommes qui contrôlaient nos ressources : pétrole, diamants, êtres humains. Ils vendaient tout et tout le monde aux acheteurs étrangers »...Une phrase pour résumer une petite partie de cette découverte littéraire. Machisme des hommes, chômage, prostitution, coups d'État, emprisonnement et disparition des opposants politiques, place de la femme, droits coutumiers, rationnements…nombreux sont les thèmes évoqués. Et ce n'est pas parce qu'on est une femme qui a des diplômes et de l'argent, quand on est une femme qui a connu la vie occidentale ou qui est belle, qu'on passe à coté du destin des autres femmes africaines.
Heureusement que Sefi Atta n'a pas écrit un de ces romans à l'eau de rose, le roman de deux femmes qui ont tout pour réussir, possibilité de faire des études et naissance dans un milieu aisé pour l'une Enitan, beauté pour l'autre Shéri, un livre « se déployant dans le sensible jusqu'au coeur même de l'identité et de l'ambiguïté féminine ». Très peu pour moi ces 4ème de couverture de ce type…Heureusement je n'ai pas lu l'incipit jusqu'au bout, sinon je serais resté sur cette description un peu mièvre, j'aurai reposé le livre et je serais passé à coté de cette découverte.
Avec « le meilleur reste à venir » Sefi Atta a écrit, en prenant pour cadre la vie privée de deux femmes, un livre sur l'Afrique, l'Afrique qui n'arrive pas à se développer malgré ses atouts et ses richesses, confrontée à tant de freins humains, politiques…sur ce continent qui semble dirigé par les hommes, toujours ou presque, machistes, cette Afrique violente dont tous les leaders ont connu la prison. Mais surtout une Afrique dont la force se trouve dans ses femmes….
Dans la lignée de Ahmadou Kourouma, Chinua Achebe, Paulina Chiziane, Sefi Atta est une auteure africaine à découvrir et à suivre. Ce premier roman est un roman plaisant, d'une écriture imagée et percutante.
A conseiller

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christianebrody
  04 février 2012
Dans cette première oeuvre couronnée par le prix Wole-Soyinka en 2006, Sefi Atta entreprend de raconter sur une période de 24 ans ( de 1971 à 1995) un double destin: celui du Nigeria et l'amitié de deux jeunes filles que tout sépare.
Enitan, jeune fille issue d'une famille aisée, partage son temps entre fuir les disputes de ses parents et rêver à sa rentrée prochaine au pensionnat. Tiraillée entre son père avocat qui la veut émancipée et sa mère devenue une grenouille de bénitier à la suite d'un malheur, elle fait la connaissance de Sheri, une petite dévergondée au franc parler. Sheri, une demie caste, grandit dans une famille bigame et est à la tête d'une petite tribu turbulente. A la suite d'un fâcheux incident, elles se séparent; Enitan est envoyée à Londres où elle vivra neuf ans, le temps de terminer le lycée et y faire ses études de droit. Elle y découvrira qu'il est préférable d'être noire plutôt qu'avoir un accent, remettra en question la notion de famille surtout l'aspect aliénant lié au culte de la mère, la parité entre les deux sexes, s'émerveillera de la liberté qu'elle éprouve en tant que femme. Les nouvelles catastrophiques du Nigeria lui parviennent sans l'émouvoir, tout au plus elle s'inquiète pour la famille restée là-bas. Un hiver londonien plus pourri que les précédents la décide à rentrer au pays.
Le livre commence en 1971, le Nigeria peine à se relever de la guerre du Biafra, une guerre civile qui selon les décomptes a fait entre 1 million et 3 millions de morts. Ces évènements touchent peu l'enfant qu'elle est à cette époque. Absente pendant les différents coups d'état, elle découvre son pays avec un oeil neuf et nous propose une virée underground du Nigeria. A travers le regard d'Enitan, on pénètre dans l'intimité d'un peuple et d'une nation à l'histoire complexe et cabossée. Libéré de la tutelle anglaise depuis 1960, riche en pétrole et autres minerais, exposé à une forte explosion démographique, le Nigeria ne parvient pas à se libérer de la forte corruption qui gangrène les institutions du pays, le maintient dans une grande pauvreté et favorise l'escalade de coups d'état. 162 millions d'habitants, 521 langues dont 4 principales ( Anglais, Haoussa, Igbo et Yoruba, ces 3 dernières représentent les ethnies les plus importantes), 36 états, une rivalité entre le nord et le sud, des ressources pétrolières importantes confisquées par les différents gouvernements, des transactions financières illicites qui participent à la fuite des capitaux vers l'étranger, des pratiques criminelles liées au trafic de drogue, humain, au racket et à la contre-façon, l'impossibilité à endiguer ou éradiquer le paludisme, la poliomyélite, le choléra, la méningite sans parler du Sida, un taux d'alphabétisation en baisse constante, une rivalité religieuse ( musulmans/chrétiens), un tribalisme fortement inscrit dans la conscience collective, les arrestations illégales, le musellement de l'opposition et autres organes de presse, le banditisme rampant… le Nigeria se meurt. Elle perçoit tout cela en déambulant dans les rues de Lagos comme le ferait n'importe quel journaliste-enquêteur digne de son nom.
C'est sur un plan plus personnel que sa perception de la société nigériane fera des ravages et la décidera à livrer un combat contre l'hypocrisie sociale. Enitan, partie à l'étranger pendant de longues années et Sheri, restée au pays font face aux mêmes problèmes. L'inégalité entre les deux sexes, la soumission totale à l'homme, l'absence de recours en justice pour une femme, la spoliation de l'identité de la femme réduite à pondre des enfants, cuisiner, subir la famille, l'impossibilité de s'affirmer dans quelque domaine que ce soit, la duplicité de leurs congénères qui tout en se plaignant de leurs conditions n'en acceptent pas moins des règles spécieuses qui les délivrent d'une pauvreté certaine, la fourberie des hommes dont la lâcheté et la soif de dominance trouvent un écho soit dans la religion soit dans les lois ancestrales pour asseoir leur pouvoir, un immobilisme intellectuel et éthique qui se retrouve dans toutes les couches sociales et ce, quelque soit le degré d'éducation. La femme n'est même pas une » second class citizen » mais un trou avec du poil autour et est (mal)traitée en tant que tel. Il faudra à Enitan plusieurs rencontres, la naissance d'un enfant, l'emprisonnement pour s'éveiller totalement et oser exprimer sa colère. Etrangement ce n'est pas son parcours qui m'a le plus touché, certes il y a de la noblesse dans ses décisions mais… Sheri m'a bouleversé. Cette métisse agressée par le monde, musulmane, obligée d'être forte car la vie l'a grugée, rusée, diplomate, pleine de ressources… Je ne peux l'expliquer mais à chaque fois qu'elle apparait c'est la même réflexion que j'ai: » ladies, she grew a pair, great balls of fire! And she'll win it all ». 1) je ne sais pas traduire cette phrase en bon français, 2) j'aime les femmes à l'esprit guerrier. Et, Sheri, elle me botte. Cynique jusqu'au bout des ongles, elle croit en sa force intérieure, celle qui renverse tout, celle qui lui permet de se réaliser complètement, de contourner le système qu'elle connaît par coeur et de se payer le luxe d'ETRE. Les « cojones », elle les a bien plus que les hommes que nous sommes amenés à rencontrer dans ce récit.
Sinon, rien à redire sur la prose de Sefi Atta: formidable. Elle sait mettre en valeur ses personnages, donner un « background » politico-social intéressant, juste assez pour que l'on recherche des informations sur le Nigeria mais pas trop pour ne pas plomber l'histoire. Elle a un sens du rythme inné, des réflexions justes, beaucoup d'humour, des dialogues au cordeau. Sefi Atta maîtrise l'art de raconter une histoire et pour un premier livre, on ne peut que saluer son talent de conteuse. Ceci dit, ce n'est pas non plus un grand livre mais j'ai apprécié sa faconde, sa volonté de nous faire entrevoir la diversité de son pays, ses disparités et à sa manière de dénoncer les iniquités que subissent son peuple et les femmes. Pour autant ce n'est nullement un livre pro-féministe. J'ai nettement préféré AVALE de l'auteure. Il est plus brutal, la rage de vivre et de vaincre plus prenant… peut-être correspond-il mieux à mes goûts aussi. J'ai quand même passé d'excellents moments en la compagnie de Sheri et Enitan. Okay, c'est le moment de se faire une virée dans le monde de 1Giant Leap, Vieux Farka Touré et consorts.
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zazoux
  31 décembre 2012
Ce roman a deux voix en quelque sorte offre un portrait des femmes nigérianes. Celle traditionaliste à sa façon et celle militante et engagée. Mais pas seulement .... Sefi Atta nous fait découvrir avant tout l'histoire de son pays à travers le spectre de l'intime.
La force de ce roman est qu'il mêle à la fois témoignage et fiction. C'est une oeuvre indispensable qui nous démontre ce qu'est l'engagement politique au quotidien, l'enfermement, la disparition de ceux qui osent prendre position dans des cellules, les conditions de vie, le regard des africains sur leurs pays. C'est aussi les tracas du quotidien, la difficulté des déplacements, le regard des autres, la vie en communauté, la maternité, etc.
Au-delà de cette dimension "livre-témoin", le meilleur reste à venir est une oeuvre littéraire à part entière. Sefi Atta nous entraîne à travers ces mots. Les mots nous frappent, les dialogues souvent incisifs nous marquent.
Dans ce roman, rien nous laisse indifférent
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vincentimes
  17 décembre 2017
Le début du livre est raconte par une enfant de sept ans , Enitan, et se passe en 1971 , c'est aussi le début d'une guerre civile au Nigeria, la petite fille a par ailleurs a perdu son frère gravement malade. C'est a cette époque que la mère d'Enitan s'est tournée vers la prière, les esprits et la délivrance. Akanni un personnage secondaire raconte a la jeune fille les histoires de combats qui font rage , cette guerre civile durera 3 ans.Puis un jour du mois de Septembre 1971 Enitan rencontre Sheri , elles ont toutes les deux onze ans. Elles décident d'être des amies inséparables. Enitan va rentrer au collège cette année,elle est très impatiente à cette idée. Sheri et Enitan font plus ample connaissance autour d'un repas l ‘une veut devenir actrice , l'autre présidente. Sheri n'a pas connu sa mère c'est sa grand-mère qui l'a élevé. le père de Enitan reste assez compréhensif par contre sa mère ne veut plus de son amitié avec Sheri. La mère de Enitan prend Sheri pour une enfant des rues c'est donc discrètement qu'elles continuent leur amitie. Enitan découvre les joies et les malheurs de l'internat avec des jeunes filles de tout horizons. Durant tout ce temps la situation du pays changeait.les deux amies entretiennent des relations par courriers, le père de Sheri veut qu'elle devienne médecin mais Sheri détestent les matières scientifiques.Au cours d'une soirée , Sheri se fera violer par un groupe de garçons : »ils allaient souffrir après ce qu'ils avaient fait.Il se souviendraient de nous , de nos visages ». Peu après un coup d'état militaire Enitan apprend que Sheri est enceinte de ce viol , les parents d'Enitan l'apprennent à leurs tours et demandent des comptes à leur fille. Enitan prend conscience de plus en plus de l'atrocité de notre monde à cause des soldats qui tabassent un conducteur.Les parents d'Enitan décident alors de l'envoyer dans un internat en Angleterre ou elle perdra sa virginité et ou elle apprendra le divorce des ses parents.Pendant ce temps es nouvelles du pays ne sont pas très bonnes. Enitan revient au Nigeria en 1984 pour y faire une école de droit. Elle va travailler au cabinet de son Père pendant qu'une nouvelle fois la situation politique du pays va changer.Puis elle est envoyé dans un camp pour faire son service ou elle rencontre un jeune garçon Mike qui est artiste.Ses relations avec sa maman deviennent de plus en plus difficile.Le pere d'Enitan voudrai changer les choses , que les militaires partent du pays par exemple.Mike va devenir prof de dessins et contrairement aux autres profs ne frappe jamais ses élèves. Enitan se sent opprimé et trouve que la tolérance change à son égard depuis qu'elle travaille au cabinet d'avocat de son pere. le nouveau régime exécute des gens dans le cadre de la guerre menée contre l'indiscipline. Enitan se mariera en 1995.Elle aura beaucoup de difficultés à tomber enceinte.Pendant ce temps, un nouveau gouvernement provisoire se met en place pendant 3 mois avant un nouveau coup d'etat.Le pere d'Enitan sera emprisonné et sa mere mourra.Ce roman parle des libertés que les hommes s'octroient avec les femmes et aussi du combat feminin dans un pays comme le Nigeria au travers de deux destins.
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critiques presse (1)
Lexpress   09 juillet 2011
A travers le récit d'une amitié entre deux femmes Sefi Atta brosse le portrait du Nigéria, pays qui, à peine sorti de la guerre du Biafra, sera la proie de multiples désordres.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
MegGomarMegGomar   07 mars 2015
Oncle Alex avait toujours dit que notre pays n'était pas fait pour en être un. Les Britanniques avaient tracé un cercle sur la carte de l'Afrique de l'Ouest et avaient appelé ça un pays. Je comprenais maintenant ce qu'il voulait dire. Les filles que je rencontrais au Royal College étaient si différentes. Je pouvais dire à quelle ethnie appartenait telle ou telle fille avant même qu'elle ouvre la bouche. Les Haoussas avaient des cheveux plus souples à cause de leurs origines arabes. Les Yorubas, dont je faisais partie, avaient généralement un visage en forme de coeur, et beaucoup d'Ibos avaient la peau claire ; nous les appelions les "Ibos-jaunes-de-peau". Nous parlions anglais, mais nos langues maternelles étaient aussi dissemblables que le français et le chinois. Si bien que nous prononcions mal les noms, et parlions l'anglais avec des accents différents. Certaines Haoussas ne pouvaient pas "frononcer" la lettre p. Certaines Yorubas appelaient ces filles "Aoussas", et les oeufs pouvaient bien devenir des "hoeufs". Et puis celles de la Middle Belt ne faisaient pas la différence entre le l et le r. Si elles disaient un mot comme "classe", inutile de dire que je riais au point d'en avoir mal au ventre.
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carrecarre   01 août 2013
-Chaque pays a besoin d'une armée, pour protéger son peuple.
-De toute évidence, en Afrique, nous avons besoin d'armées pour tuer notre peuple.
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PumpkinPumpkin   30 novembre 2010
Quand j'avais une vingtaine d'années, les gens disaient que j'étais une tête brulée. Dans mon souvenir je n'ai jamais été une tête brulée. Ce dont je me souviens c'est que j'ai fait entendre ma voix. Dans mon pays les femmes sont encensées lorsqu'elles renoncent à leur droit de protester. Finalement il arrive qu'elles meurent en ne léguant rien d'autre à leurs filles que leur altruisme; un héritage surprenant, comme un filet de larmes dans une gorge dessechée.
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JeanPierreVJeanPierreV   02 décembre 2015
C’était une chose de faire face à une communauté africaine et de leur dire de traiter une femme comme un être humain. C’en était une autre de faire face à une dictature africaine et de leur dire de traiter les gens comme des citoyens (P. 364)
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SebastienFritschSebastienFritsch   25 mai 2012
Mais c'était une chose de faire face à une communauté africaine et de leur dire de traiter une femme comme un être humain. C'en était une autre de faire face à une dictature africaine et de leur dire de traiter les gens comme des citoyens.
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