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EAN : 9782361391942
Éditeur : Mot et le Reste (06/02/2020)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Cinquante, c'est le nombre d'années écoulées depuis la séparation des Beatles et la naissance de Jérôme Attal. Le temps est donc à l'écriture, pour mettre dans cette double peine, beaucoup de joie. Son désir : partager en de courts récits tout ce que la musique peut changer en nous, avec quelle grâce et quelle puissance elle sait nous accompagner et nous altérer en profondeur. Pour lui, aucun groupe n'a autant compté que les Beatles. Ils ont assuré cette transition ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  18 février 2020
All you need is Love
Dans cette version augmentée de «Le Rouge et le Bleu ou comment les chansons des Beatles infusent dans l'existence» paru en 2008, Jérôme Attal revient sur son amour pour les «fab four» et nous offre de (re)découvrir leur parcours et leurs chansons.
Jérôme Attal a semble-t-il trouvé le moyen de nous surprendre chaque année avec un livre bien différent du précédent. Il y a deux ans, dans «37, étoiles filantes», il racontait comment Alberto Giacometti courait derrière Jean-Paul Sartre pour lui casser la figure, l'an passé avec «La petite sonneuse de cloches» il nous faisait découvrir les amours De Chateaubriand en exil. Et cette fois, s'il revient à Londres, c'est pour mieux nous entrainer dans ses souvenirs d'enfance, du côté de Saint-Germain-en-Laye, au moment où il découvrait le premier album des Beatles. Les éditions le Mot et le Reste ont eu la bonne idée de demander à Jérôme Attal de corrigée et compléter «Le Rouge et le Bleu ou comment les chansons des Beatles infusent dans l'existence» paru en 2008.
Avec lui, en courts chapitres qui sont autant de bonbons sortis d'un paquet aux couleurs bleu et rouge, on revisite une histoire dont nous partageons tous un peu quelque chose, surtout si l'on approche ou dépasse le cinquantaine.
Et ce quelque chose est d'importance. Car «la pop culture, la musique, le cinéma, nous construisent, assurent les transitions, la couture entre l'enfance, l'adolescence et tout le bordel qui s'ensuit. La culture pop donne de l'élan, des bases, des modèles, un mode de vie, un horizon…»
La démonstration est lumineuse et nostalgique, brillante et riche d'anecdotes qui raviront aussi ceux qui ne sont pas des afficionados. On prend la mesure du phénomène en même temps qu'on replonge dans la France de la seconde moitié du XXe siècle. Quand Paul Mc McCartney, John Lennon, Ringo Starr et George Harrison faisaient souffler un vent de liberté avec des airs passés aujourd'hui au rang de classiques.
Jérôme Attal revient aussi sur la rivalité entre les Beatles et les Stones qui a aujourd'hui trouvé sa place dans des évaluations – plus ou moins sérieuses – des agences de recrutement. Je me souviens avoir dû répondre à la question, êtes-vous plutôt Beatles ou Rolling Stones?, êtes-vous plutôt Coca ou Pepsi? À en croire Jérôme Attal, on aurait pu y ajouter êtes-vous plutôt Tolstoï ou Dostoïevski? Car il «existe un lien étroit et une opposition révélatrice entre d'un côté les Stones et Dostoïevski, de l'autre les Beatles et Tolstoï.»
L'auteur souligne encore combien les quatre anglais ont poussé des milliers de jeunes français – dont lui-même – à se perfectionner dans la langue de Shakespeare, de suivre avec plus d'assiduité les cours d'anglais avant de partir se perfectionner dans des séjours linguistiques qui étaient aussi autant d'occasions de découvrir la Grande-Bretagne et le charme des petites anglaises. Sur le ferry qui le ramène en France, il a cette belle idée d'écrire la plus belle des lettres d'amour à partir des titres de son songbook. Ce qui donne cette petite merveille: «Hello little girl, I call your name. All you need is love. From me to you, I want to hold your hand. Please please me, don't let me down. Do you want to know a secret? I wanna be your man, here, there, and everywhere, across the universe. It's only love. We can work it out. I 'm happy just to dance with you. Oh! Darling. I want you. I 'll be back. Goodbye.
P.-S. I love you.»
On ne révèlera pas ici toute la poésie de la réponse à cette carte postale brûlante d'amour.
Au fil des ans, on y voit aussi défiler la grandeur et la décadence du groupe mythique et on découvrira comment s'est construit le mythe. Que depuis des décennies les fans ont leurs lieux de rendez-vous, à commencer par le fameux passage piétons devant les studios d'Abbey Road que les «fab four» ont emprunté le 8 août 1969. Cet instant, immortalisé par le photographe écossais Iain Macmillan, fera la pochette du dernier album studio du groupe. Quant au passage piétons, il sera classé aux monuments historiques anglais en 2010. L'autre lieu de culte, le Vintage Magazine Shop, du côté du Borough Market, a été remplacé par un magasin de vêtements. Une disparition douloureusement ressentie par les habitués qui «se sentent amèrement dépossédés, orphelins d'une partie stable de leur existence.» bien qu'il reste le Beatles Store en haut de Baker Street.
Et puis, s'il ne fallait s'attacher qu'à un seul titre, ce serait «Michelle» dont on comprendra en fin de volume l'émotion particulière qu'elle peut susciter pour l'auteur qui nous livrera par la même occasion quelques clés de son travail de romancier et comment ses proches deviennent par la magie de l'écriture des personnages de roman. Voilà aussi de quoi relire avec un oeil neuf L'Appel de Portobello Road et La Petite sonneuse de cloches.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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ninachevalier
  03 février 2020




On a tous quelque chose des Beatles, ou plutôt un lien particulier avec ces Fab Four.
Pour Jérôme Attal le dénominateur commun est le chiffre 50 !
50 ans depuis l’explosion du groupe, 50 ans , cet été 2020,l’âge de la maturité pour l’auteur parolier qui a toujours veillé à garder une part d’enfance, mais se trouve confronté aux affres du temps qui passe.
Dans une succession de courts chapitres, en prose ou en vers, Jérôme Attal décline son rapport aux Beatles, relatant maintes anecdotes tout en faisant défiler leur discographie, leurs tubes. Leurs chansons constituaient pour le jeune fan «  un monde protecteur et magique ». Pour le lecteur, elles deviennent la playlist de ce livre et sont les axes autour desquels la planète sentimentale de Jérôme Attal tourne. Il rembobine leur parcours depuis leurs débuts dans le groupe des «  Quarrymen », dans une cave de Liverpool jusqu'à leur adoubement par la reine qui fait une apparition à la toute fin ! Un ouvrage documenté qui fait appel à la mémoire des nostalgiques des années sixties, du «  swinging London » et qui révèle « la recette du quatre-quarts Beatles » !
L'auteur parolier, expert des Beatles, aborde la création, la difficulté de vivre avec un artiste et la nécessité de cohabiter avec « une muse cosmique » !
Certains textes sont dédiés à des personnalités connues : David Foenkinos, Sigolène Vinson ( à qui il adresse le mantra : «  Hare Krishna), Claire Barré, Loulou Robert, ( qui a baptisé sa chienne «  Penny Lane », des anonymes ( A, C ou Z…) ou encore à cette figure tutélaire qu'est Richard Brautigan, qu'il aime pour « la structure foutraque, jubilatoire et poétique de ses livres ».
Il évoque les photos de Linda McCartney en référence à « The polaroid Diaries ».
À la manière de la pochette «  Sgt. Pepper's Lonely Hearts club Band, Jérôme Attal livre son « hall of fame », la liste de ses idoles, parmi laquelle figure l'écrivaine belge Amélie Nothomb. Puis nous interroge sur la nôtre. Il aime nous impliquer et tisse ainsi un lien sympathique avec le lecteur, tel que celui que l'on peut nouer dans les salons avec le romancier très British. Il s'éclipse même pour nourrir ses tourterelles !
Il opère comme la mise à nu d'une tranche de vie, revisite son enfance ( son aversion de la gym), évoque ses émois d'adolescence, ses amours, ses chagrins, ses déceptions, les occasions ratées, ses madeleines de Proust. le tout brossant son autoportrait à multiples facettes avec cette sensibilité à fleur de peau à laquelle sont habitués ses aficionados. Il reste à espérer que cet état d'âme mélancolique à la fois « sombre, inconsolable » et «  découragé par la vie » n'est plus.
Rassurons -le quant à son lectorat, il ne peut que croître.
La musique n'est-elle pas là pour combler cette quête de bonheur  ?
Dans cet opus très musical, il paye sa dette au groupe mythique dont l'oeuvre magistrale entre en résonance avec sa propre vie mais aussi avec la nôtre à des degrés divers. Si dans «  La Petite sonneuse de cloches », Jérôme Attal déclarait y avoir logé tout son coeur », il est aussi consigné dans ce très touchant livre confession.
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jalleks
  15 février 2020
Jerome Attal, c'est mon cinquième Beatles à moi, mon Beatles de papier, de mots, de mélodies aussi. Il fleure bon Paris et sa Seine amoureuse. Il fleure bon Londres et ses envolées brumeuses.
J'aurais parfois voulu connaître un peu la guerre, les bombardements, être née en 42, parce qu'il fallait bien en passer par là pour les connaître, eux, les toucher, crier leurs noms au Cavern Club. Je n'aurais pas voulu être un Beatles, mais leur groupie en sueur, en noir et blanc, les cheveux en chignon et le col blanc. Groupie je suis, depuis plus de trente ans, alors que le groupe avait déjà volé en éclats, dix-sept ans auparavant.
Femme et lectrice des temps modernes, j'ai Jérôme Attal pour m'offrir un délicieux voyage dans les chansons et les mots des Beatles.
Il me donne ses souvenirs pour exacerber les miens.
Jérôme, un auteur délicat et merveilleux, mais un sacré menteur ! Toi, 50 ans ? que nenni. À moins que les Beatles ne fassent promesse de jouvence à celles et ceux qui les écoutent et qui les aiment.
La prose de Jérôme, c'est une ligne mélodique qui nous élève vers ce qu'il y a de plus intime en nous. Il a sa patte, son doigtée, ses riffs à lui, auxquels on repense en silence, sitôt le livre refermé ; bien après le livre refermé.
Et c'est tour à tour l'intro joyeuse d'Ob-la-di Ob-la-da et la guitare lancinante de George sur While my guitar gently weeps que l'on entend, lorsque les yeux se posent sur le talent de Jérôme.
Dans ce livre, il donne rendez-vous à ses souvenirs, et, encore une fois, il n'a pas manqué le rendez-vous avec ses lecteurs.
J'ai l'amour fou des Beatles, et j'ai l'amour tout court pour Jérôme Attal, l'ami, le poète dandy de notre temps, aux élans intemporels.
J'aurais voulu être un Attal. J'te kiffe, oh ! darling, tu l'sais ?
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ArlieRose
  29 avril 2020
Jérôme Attal c'est : de la poésie, de la sensibilité, de l'humour, de la légèreté, de la profondeur… Et quand il parle de son groupe préféré c'est un mélange d'anecdotes et de souvenirs personnels, d'impressions, de nostalgie…
A découvrir absolument si vous êtes fan des Beatles.
Un auteur à découvrir aussi.
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Nathv
  02 février 2020
Je remercie Babelio et les éditions « le Mot et le Reste » de m'avoir fait parvenir, via la Masse Critique, ce roman de Jérôme Attal.
C'est le quatrième livre de cet auteur que je lis et, comme d'habitude, je retrouve sa plume empreinte de douceur, de tendresse et de la légèreté du temps qui passe.
Malgré ses presque 50 ans, Jérôme Attal est – enfin, reste – très fleur bleue, un presque quinqua à l'âme d'adolescent. Bon, à deux ans près, nous avons le même âge… c'est dire que ce livre me parle, m'a fait retourner quelques années en arrière!
Ce livre nous trace en parallèle le destin de l'auteur et celui des 4 jeunes gens dans le vent qui, bien sûr, dans les années '80, ne forment déjà plus un groupe, étant déjà passés à la postérité grâce à de nombreuses compilations.
Ce livre est un ovni littéraire composé de souvenirs de l'auteur, de poèmes, de réflexions sur Les Beatles (j'ai adore l'opposition Beatles-Stones transposée en littérature mais, histoire de ne pas spoiler, je vous laisse découvrir cela par vous-mêmes) et, en fin de roman, une nouvelle par membre du groupe.
J'ai un seul et léger bémol concernant ce livre – j'y avais d'ailleurs déjà fait référence lors de ma lecture de 37, étoiles filantes – et vais m'attirer les foudres de l'auteur… eh oui, je suis celle-là: « Quand vous sortez un livre, il y a toujours une âme charitable pour vous faire la liste des coquilles qui s'y trouvent » (pages 89 et 90)! En effet, je déplore, à plusieurs reprises, la non-concordance des temps avec, pour conséquence, l'emploi du conditionnel à la place du futur et inversement. 🙂
Mais l'ensemble est une pépite, un livre qui se lit d'une traite avec le casque sur la tête afin de profiter de cette sublime musique (j'ai suivi la playlist au fil des pages et des morceaux cités). Personnellement, j'ai adoré!
Après la lecture de ce livre, je n'avais qu'un seul morceau en tête – pourtant pas l'un des Beatles – à savoir « Take me home to the place I belong », nul doute que l'auteur y est arrivé en ce qui me concerne! Merci Jérôme Attal !
Lien : https://letempslibredenath.w..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
victoryhelenevictoryhelene   30 mars 2020
Dès que j'étais appelé au tableau et sommé de tenir la craie pour compléter je ne sais quelle formule, j'avais envie de hurler mes autres problèmes à résoudre. Problèmes que je jugeais d'une importance plus haute, car si les mathématiques entraînent vers l'espace et les hauteurs, les histoires d'amour dirigent vers le toujours et le jamais ; il y a beaucoup d'affinités, mais à un moment entre le toujours et le jamais il faut bien se tenir quelque part, choisir la diagonale ou la tangente.
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ninachevalierninachevalier   05 janvier 2020
J'allais écrire à la jeune Anglaise en m'inspirant, voire en recopiant, les titres des chansons des Beatles. Imparable! J'allais bien arriver à quelque chose de cohérent, qui traduirait mon émotion.. [...]

Hello, little girl,I call your name. All you need is love.
From me to you, I want to hold your hand. Please, please me, don't let me down Do you want to know a secret?
I wanna be your man, here there, and everywhere, across the universe.
It's only love. We can work it out. I'm happy just to dance with you.Oh! darling. I want you. I'll be back.Goodbye.
P.S. I love you.
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hcdahlemhcdahlem   18 février 2020
Hello little girl, I call your name. All you need is love. From me to you, I want to hold your hand. Please please me, don’t let me down. Do you want to know a secret? I wanna be your man, here, there, and everywhere, across the universe. It’s only love. We can work it out. I ’m happy just to dance with you. Oh! Darling. I want you. I ’ll be back. Goodbye.
P.-S. I love you.
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hcdahlemhcdahlem   18 février 2020
« Les habitués perdent un point de chute dans Londres et un point de repère dans leur vie. Celles et ceux qui venaient ici en pèlerinage se sentent amèrement dépossédés, orphelins d’une partie stable de leur existence. C’est que la pop culture, la musique, le cinéma, nous construisent, assurent les transitions, la couture entre l’enfance, l’adolescence et tout le bordel qui s’ensuit. La culture pop donne de l’élan, des bases, des modèles, un mode de vie, un horizon, ce home anglo-saxon si intraduisible en français, parce que c’est là d’où on vient et vers là où on revient. Plus qu’un lieu, un sentiment. Le mot maison ne m’apparaît jamais satisfaisant pour traduire ma tendresse infinie devant le mot home anglo-saxon. Peut-être faudrait-il faire confiance au mot demeure parce qu’il signifie à la fois la maison, ajouté à la part d’immatériel de ce qui demeure, cette part insubmersible que le temps qui passe , ne pourra jamais abîmer en nous. p. 69
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ninachevalierninachevalier   05 janvier 2020
And I love her
Je n'ai pas de volets à la fenêtre de ma chambre.
Il n'y fait jamais nuit tout à fait.
Je dirais qu'il en est de même de mon amour blessé
Il ne fait jamais nuit sur mon amour blessé.
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Vidéo de Jérôme Attal
Découvrez le coup de coeur de Jérôme, libraire au Furet de Lille, qui présente le nouveau roman de Jérôme Attal "La petite sonneuse de cloches" publié aux éditions Robert Laffont. Jérôme Attal est l'un de nos invités de notre soirée "Rentrée Littéraire 2019" : https://www.furet.com/fr/catalog/product/view/id/3160260?q=jerome%20attal
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