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ISBN : 2755614757
Éditeur : Hugo et Compagnie (07/05/2014)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Deux héros principaux : un jeune médecin tout frais diplômé et une jeune fille d'un petit village qui rêve d'être chanteuse. Les habitants de Patelin font croire au jeune médecin qu'il y a la mer au village, pour qu'il vienne s'installer. La jeune fille rentre de la Capitale, après avoir échoué à un casting d'un télé-crochet. Une histoire d'amour va naître entre ces deux-là, dans un village burlesque où tous les habitants jouent l'imposture balnéaire...
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  06 août 2018
Patelin, nom original que porte un village de quelques centaines d'âmes qui voit son médecin partir à la retraite.
Que faire ?
Que faire pour attirer un nouveau docteur quand on n'a pas d'atout particulier ?
Le maire consulte (tiens, c'est un terme de médecin,  ça...)  ses administrés.
Et si on s'inventait la mer ?
Idée loufoque, point de départ de ce roman de Jérôme Attal.
Galerie de personnages ubuesques.
Situations cocasses.
Dans ce petit roman sans prétention (n'y voyez-là rien de péjoratif ) l'auteur nous dresse le portrait d'une société prête à tous les mensonges pour continuer à exister.
Je voulais découvrir l'auteur, ce livre était dans ma PAL,  ce fut une agréable lecture.
Même s'il y en a par moments, j'attendais peut-être encore  plus de légèreté et de folie.
Mais ceci n'est que mon humble avis de lecteur exigeant.
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ninachevalier
  18 février 2016
Jérôme Attal Presque la mer – Hugo & Cie ( 199 pages, 16€)
La mer est au coeur du roman de Jérôme Attal, enfin la mer invisible, la mer fantasmée par les habitants de Patelin,village perdu au milieu de nulle part, accessible après « une trentaine de ronds-points », et « un tas de péripéties déloyales » ( gravillons, nids de poule, trous insondables).
Roman ancré dans la réalité puisque l'auteur aborde le thème de la désertification médicale. Tout le monde connaît la galère pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste.
On suit donc, en chapitres alternés, d'une part le parcours de Frédéric, terminant ses études de médecine, avant de répondre à l'annonce du maire, Serge Ornano.
D'autre part Louise, qui monte à Paris, pour une émission de radio crochet, rêvant de célébrité et d'ailleurs.
Jérôme Attal oppose la vie trépidante à Paris ( « réservoir inépuisable de gens à guérir, à croiser, à oublier. ») à celle dans la France profonde. Il déploie tout son talent de portraitiste , avec le sens des détails,et brosse une riche galerie de personnages très variés y compris les secondaires. ( Broussard, le boucher – Marie-Eve, l'épicière – Mirabelle, une gamine qui prend le docteur pour un conteur).
Ce qui ramifie le récit en moult digressions dont l'implantation de bulles d'habitation, « ouvertes sur la nature », concept à la mode pour des vacances insolites.
On croise le maire qui mobilise tout un village pour insuffler à Patelin l'attrait qui pourrait attirer les touristes. On est médusé par son subterfuge de la voiture peinte.
Quant à Paco, le facteur, « l'homme providentiel », il fédère, avec son idée farfelue, tous ceux qui croient à son projet : faire venir la mer jusqu'à Patelin.
Comment réussir ce challenge ? Un peu de peinture bleue, les mains des élèves de l'école du village, et le tour est joué, les champs oscillent comme les vagues. de l'étage de la « Villa des bons soins » , on peut apercevoir « une large bande bleue verte » qui figurera «  à merveille la mer souveraine et scintillante ». Les habitants deviennent des estivants, lunettes de soleil, attirail de plage sous les bras, qui se rendent à la mer. le pot aux roses ne risque-t-il d'être découvert ou quelqu'un ne va-t-il pas vendre la mèche ? Suspense.
Fréderic, le médecin non autochtone, lui, il croise chez Paco une silhouette qui le convoque. « Au lieu d'une étoile filante, il découvrit une frêle jeune femme », et l' émotion physique qu'il ressentit « tenait à la fois de l'attraction et de la terreur ».
On peut s'étonner que le jeune médecin n'éprouve pas l'appel de la mer, comme l'écrivain national de Serge Joncour, qui, lui, ressent l'appel de la forêt.
Mais , investi de sa mission, il consulte, rédige des ordonnances. Serait-il, en plus, psychologue pour prescrire une thérapie plus qu'originale afin de débarrasser Louise de sa mélancolie ? Louise, « corsetée dans un costume de pensées sombres », Louise qui sait le gratifier d'un sourire « léger comme un volant de badminton » .
Et Fréderic subjugué, qui « mourrait d'envie » de « la contempler des heures durant ».
Stan, l' amoureux éconduit,le voyou du village, fait irruption où on ne l'attend pas , créant du désordre. Il fomente alors sa vengeance qui , mise à exécution, sème la panique et menace de ruiner l'avenir d'un village. A nouveau la solidarité aura le dessus.
Comme le déclare Eric Vuillard : «  Une des fonctions de l'écriture, c'est peut-être de rendre leur intensité aux images ». Jérôme Attal réussit à merveille ce tableau représentant « la mer opalescente », les cabines « striées de couleurs primaires ».
L'oeil du lecteur moissonne une pléthore d'images. Une touche exotique se glisse avec les repas japonais de l'unique auberge du village.
A travers Louise, il stigmatise la cruauté de ces concours de chants, et dénonce ce miroir aux alouettes qui génère tant de déçus parmi ces « chanteurs jetables ». On devine , en filigrane, l'auteur compositeur, connaissant ce monde implacable.
Jérôme Attal radiographie avec brio la vie d'un village et ses ouailles.
De multiples passages pourraient être mis en scène. On imagine facilement les saynètes du médecin en partance pour Patelin avec tous ses bagages, y compris la cage de Spéculum, pour qui les voyages étaient « synonymes de transpiration … et de spéléologie » ou le départ pour la plage avec ce défilé incessant sous les fenêtres du docteur, tout comme le repas en tête à tête, prélude à d'autres ordonnances.
Scène plus tendue et violente pour l'agresseur agressé par les piranhas.
Le récit est ponctué de truculents dialogues, comme celui entre le maire et Frédéric au sujet des déjections des mouettes «  intelligentes et respectueuses » !
L'auteur brode des comparaisons inattendues : « la paupière droite aussi mobile qu'un store vénitien ». La comédie tourne à plein régime, saupoudrée d'humour, de jeux de mots («  Beach Party / biches party ») et nous invite à préférer la fragilité du rêve à la réalité peu roborative. Les gens ont besoin d'illusion pour avancer dans la vie, affirme Woody Allen. On note aussi des références cinématographiques et musicales.

Si certains s'intéressent à la première phrase d'un roman, c'est la dernière qui retient notre attention. L'image qu'elle suscite a quelque chose de romantique, convivial, après le travelling sur cette procession empreinte de bonheur.
La mer aurait-elle scellé les destins contrariés de Louise et Frédéric ?
Jérôme Attal, à l'esprit inventif, signe un roman irrigué par les bons sentiments, baigné dans une atmosphère onirique, qui peut être classé dans la catégorie des « feel good book ». Presque la mer, un récit qui peut être lu même loin de la mer.

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nathaliebullat
  16 septembre 2014
Un roman loufoque, avec une dose de poésie surréaliste à la Boris Vian.. et aussi des personnages à la Jacques Tati.. En deux mots nous sommes dans un village appelé Patelin ( et oui !!) au milieu de nulle part où il ne se passe Rien , même pas répertorié sur les cartes et où aucun médecin ne semble vouloir rester .. Alors le conseil municipal se réunit en session extraordinaire et trouve une solution .. puisque les jeunes médecins veulent la grande ville ou la mer .. on va faire croire qu'à Patelin il y a la mer.. les champs de colza sont peints en bleu océan, les habitants sont tenus de se promener en maillots de bain une serviette de plage sur l'épaule,, l'épicerie doit vendre des bouées et jeux de plage … et surtout il faut occuper Frédérique le jeune médecin parisien.. Celui ci d'ailleurs n'est pas insensible au charme de la délicate Louise revenue déçue d'un casting à Paris ; on rencontre dans ce réjouissant roman des personnages décalés comme STAN le beau voyou désoeuvré qui rêve de grands projets, le clan OLSON de parfaits abrutis qui semblent sortis des films des frères COHEN .. et Paco beau-père de Louise , facteur au grand coeur qui tarde à distribuer les factures et autres mauvaise nouvelles aux habitants .. l'auteur signe avec une belle plume un livre à la fois cocasse et tendre, parfait pour passer un moment bonne humeur .. pourquoi pas à la MER ? Au lecteur de découvrir si les apparences seront longtemps trompeuses dans le village de Patelin …Nathalie Bullat le 28 juillet14
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bookworm23
  01 octobre 2014
A Patelin, c'est le branle bas de combat! le médecin du village est parti en retraite et personne n'est en mesure de lui succéder. Alors pour avoir le maximum de chance d'attirer un jeune médecin, Patelin village rural va devenir un village balnéaire, quitte à organiser une mise en scène à peine croyable : transformation des champs de colza en grande bleue, les boutiques sont remplies d'articles de plage.
Le subterfuge va marcher. Un jeune médecin parisien va venir. Il va s'attacher à Patelin et surtout à une jeune femme. A PAtelin, il ne trouvera peut être pas la mer, mais il y trouvera le véritable amour.
Un roman qui nous fait du bien : optimiste et plein d'humour.
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Seraphita
  29 mars 2015
Comment un trou paumé au beau milieu de nulle part, judicieusement nommé « Patelin », peut-il espérer dégotter un jeune médecin pour remplacer l'ancien qui va prendre sa retraite ? C'est la question qui agite un maire et ses administrés. Et comme les habitants ne sont pas dénués d'imagination, la solution ne manque pas de poindre le bout de son nez : on va allécher le chaland en lui assurant que Patelin se situe à côté de la mer… Bien sûr, cela va demander aux autochtones quelques ruses habiles, défilés en maillots de bain, coups de peinture çà et là, et le tour sera joué ! Patelin, c'est presque la mer, et un « presque », ça peut aussi se remplir par autre chose que le va-et-vient hypnotisant des vagues…
« Presque la mer » est un roman de Jérôme Attal paru aux éditions Hugo & Cie : la conception et la mise en page sont très soignées, depuis la couverture jusqu'à la quatrième de couverture, en passant par chaque page. Cela donne envie d'emblée de dérouler chacune pour profiter du soin accordé aux détails graphiques. « Presque la mer » envoûte aussi dès le départ par sa drôlerie, la bonne humeur distillée derrière chaque trouvaille stylistique, même si on peut avoir l'impression que l'auteur force souvent le trait de l'écriture. Sur la durée, d'ailleurs, il peine à tenir les promesses drolatiques du départ : lentement, mais sûrement, on s'enfonce dans une mièvrerie doucereuse, les bons sentiments l'emportent sur l'humour caustique, le manichéisme pointe à l'horizon d'une mer qui s'étiole et l'on termine l'intrigue en soupirant : c'était presque… excellent !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MahpeeMahpee   05 avril 2016
La laideur de ce qu'on lui fait ressentir contamine tout ce qu'elle voit, tout ce qui l'entoure.
Dès qu'elle en trouve les lèvres, ne serait-ce que pour prononcer un pardon quand un voyageur inconséquent et pressé la bouscule, c'est pour y laisser grandir un soupir gros comme une bulle de chewing-gum dont elle se prendrait indéfiniment l'éclat en pleine face.
Elle est comme ça Louise : un connard va la bousculer et c'est elle qui va demander pardon.
Trop fragile pour ce monde de fuyards qui font du surplace. Sale temps pour les rêveurs, n'est-ce-pas ?
Vous tirez des plans sur la comète et une pluie de météorites vous tombe sur la gueule.
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bookworm23bookworm23   01 octobre 2014
"Tu t'es faîte toute belle, on dirait une vache au salon de l'agriculture. Tant qu'à faire, faut que tu gardes le moral de la vache, indifférente au cas où le train de la vie passe devant toi sans que t'y puisse grand-chose!" (p. 15)
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PiertyMPiertyM   25 février 2015
Le portable c'est comme les hommes du village passée la soixantaine : une petite barre de temps en temps, et quand on veut entrer en contact, plus rien !

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Isanne14Isanne14   09 mai 2016
Tu t'es faite toute belle, on dirait une vache qui s'en va au salon de l'agriculture. Tant qu'à faire, faut que tu gardes le moral de la vache, indifférente au cas où le train de la vie passe devant toi sans que t'y puisses grand-chose !
P. 15
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bookworm23bookworm23   26 septembre 2014
"Ici, dit-elle, le portable c'est comme les hommes du village passée la soixantaine : une petite barre de temps en temps, et quand on veut entrer en contact, plus rien!" (p.120)
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Videos de Jérôme Attal (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Attal
Annonce de la rencontre avec Jérôme Attal à la librairie Richer le samedi 17 novembre à 16h00
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