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EAN : 9782365690669
384 pages
Éditeur : Editions Les Escales (21/08/2014)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 155 notes)
Résumé :
Grandeur et décadence d'une famille juive de Chicago, confrontée à l'appétit dévorant d'une mère. Best-seller du New York Times, élu livre du mois d'Amazon lors de sa parution, dans la lignée de Jonathan Franzen, un livre universel sur le mariage, la filiation et l'obsession de notre société pour la nourriture, porté par un humour aussi cinglant que désopilant, et une humanité débordante. Bienvenue chez les Middlestein, une famille au bord de la crise de nerfs, depu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  10 août 2020
Lorsque on fait la connaissance de la famille Middlestein, habitant à Chicago, elle est au bord du gouffre. La mère, Edie, avocate, a été poussée à la retraite par son cabinet pour cause d'obésité morbide ( ça leur gâchait la vue de la croiser dans les couloirs... ) , son mari à la bonne idée de demander le divorce. du coup les enfants en veulent à leur père, la belle-fille ne veut plus qu'il voit ses petits-enfants, et tout ce petit monde culpabilise, comment Edie en est-elle arrivée à peser 160 kilos? La belle-fille la suit en cachette pour comprendre, et pour comprendre , ça va lui crever les yeux ... après le petit déjeuner, halte au drive du petit clown jaune , puis halte à un autre drive, puis resto chinois. Edie se suicide à petit feu, Edie a deux opérations prévues, des stents posés sur ses jambes. Opérations de la dernière chance...
Le New York Times ( où l'auteure est journaliste...) déclare : " Un roman , brillant, plein d'humour et d'esprit"...
Oui, peut- être , sauf que l'histoire racontée n'est pas universelle, elle est très particulière de par les thèmes traités. La famille se réveille un peu tard concernant l'obésité de la grand- mère, tout le monde aurait pu s'inquiéter avant, lui faire faire du sport. Tout ce petit monde vit au final de façon égoîste, et sans communiquer ; chacun ne se souciant de l'autre qu'une fois le problème apparu.
La mise à l'écart du père qui de façon tout à fait légitime demande le divorce, ce qui est perçu comme une trahison, alors que ce brave homme a le droit de vouloir connaître l'amour, avant de mourir, il n'a pas à "s' enterrer" avec sa femme qui est dans une obésité morbide (on ne parle pas de gourmandise, de bonne vivante, elle "engouffre" vraiment la nourriture de façon maladive et névrotique ).
La religion avec ses fêtes et des dates à honorer apparaît alors comme vécue de façon assez superficielle. Tous ces gens sont seuls mais en famille ... .
Bref, je ne me suis pas sentie concernée, je les ai observés de loin, bouder, se disputer , passer les uns à côté des autres . Une sacrée brochette de névrosés !
J'ai mis du temps à rentrer dans la famille, mais au fil du temps, j'ai fini par les comprendre et donc à les apprécier (un peu ).
Je n'ai pas trouvé ce roman drôle, sauf une fois : le père étant à la recherche de l'amour, passé soixante ans, il découvre les joies (et les limites) d'internet.
Un "roman plein d'esprit", si on est patient, si les thèmes évoqués vous touchent, vous interpellent, ou vous rendent curieux, pourquoi pas ? Pour ma part, je suis au regret de d'avouer que j'oublierai la famille Middlestein, assez vite.
Mais je réessaierai avec cette auteure, à l'occasion, un de ses titres évoquant un peu Bridget Jones ..
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Ziliz
  25 février 2018
La famille Middlestein ressemble beaucoup à celles des romans de Jonathan Tropper : américaine, juive, en proie à des conflits (entre conjoints, frères et soeurs, parents et enfants - mères et filles en particulier). Les femmes ont du caractère, les hommes sont un peu dépassés par les situations. Bref, il s'en passe !
Mais Jami Attenberg n'a ni le talent de conteur ni l'humour de Jonathan Tropper, dont j'apprécie le sens de la repartie et le don pour imaginer des situations cocasses.
Ce récit part dans tous les sens, de retours vers le futur en avancées dans le passé. On s'ennuie, on s'y perd, d'autant que les prénoms se ressemblent, et que ceux des personnages principaux féminins sont masculins en français (Edie et Robin).
Ce roman m'a églement rappelé l'excellent 'Big Brother' de Lionel Shriver puisqu'il évoque le problème du surpoids et des comportements alimentaires compulsifs et suicidaires. Là encore, la comparaison se fait au détriment de cette famille Middlestein dont les membres sont pour la plupart pathétiques sans susciter d'empathie.
Lu avec modération, sans appétit et par petites doses de trente pages insipides. J'ai survolé les vingt dernières...
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Kittiwake
  10 août 2015
le ton est donné dès le titre du premier chapitre, qui présente Edie, 28 kg. A cinq ans, c'est beaucoup. Ce n'est qu'un début. A chaque fois que l'auteur lui consacrera quelques pages, elles seront annoncées par le verdict de la balance. Pas de yoyo, une surcharge exponentielle, un suicide lent et adipeux. Et lorsque les autres membres de la famille s'expriment, c'est pour faire part de leur impuissance à lui venir en aide
Originale dans sa banalité, banale dans son originalité, la famille Middlestein est issue de l'immigration (ceux qui ne le sont pas aux USA ont presque tous disparu). Quelques générations plus tôt la fuite des pogroms les a conduit sur cette terre d'asile, (l'itinéraire a laissé un souvenir récurrent : le grand-père a fait la traversée avec pour toute nourriture une patate : l'épigénétique, hérédité des caractères acquis, serait-elle responsable de l'addiction de notre héroïne ? C'est un autre débat ).
Tous traînent des casseroles (!), et personne n'est heureux. Les couples sont bancals, les amitiés fondées sur les origines communes se délitent avec l'affaiblissement des traditions religieuses, les pièces rapportées sèment la zizanie ... Et pourtant le climat général n'est pas déprimant, car les personnages sont touchants dans leur fragilité et leur sincérité.
C'est un état des lieux de l'Amérique moyenne, qui met bien en évidence le fossé qui isole les générations, et l'incapacité générale pour combattre les nouveaux maux de la société, dont l'obésité.
Lecture agréable, pas inoubliable.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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pyrouette
  08 juin 2015
Oui Eddie est obèse, et alors ? Elle se sent bien, n'a pas honte de son corps, a de la personnalité, du caractère et vit sa vie à fond, elle est insatiable c'est tout. C'est quand les médecins s'en mêlent en programmant une deuxième opération et mettant sa famille à contribution pour qu'elle devienne raisonnable que tout bascule. Son mari la quitte pour avoir des rapports sexuels normaux avec des femmes normales, la femme de son fils décide de la suivre pour la surveiller, et tellement horrifiée par ce qu'elle voit, met mari et enfants à la cure légumes à l'eau, et sa fille, avec une culpabilité normale, en veut à la terre entière du malheur de sa famille. Son fils fume un joint tous les soirs, jusqu'ici avec sa femme, mais puisqu'on parle de normalité à Eddie, autant arrêter. Les enfants doivent être parfaits surtout pour leur bar-mitsvah. La fin de l'histoire est la vision de la communauté juive, invitée pour la grande fête. Facile de donner des leçons de morale aux autres sans regarder ses propres travers.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Aela
  01 mars 2016
Bienvenue dans la famille Middlestein!
Avec cette famille sympathique nous plongeons dans le quotidien d'une famille juive américaine d'origine russe, venue s'installer dans les environs de Chicago.
Tout le monde a l'air tendu dans cette famille et il y a de quoi!
D'abord le patriarche, Richard, pharmacien de son état, sexagénaire et sur le point de quitter sa femme Edie (diminutif d'Edith) qui s'éloigne de son époux au fur et à mesure que les kilos qu'elle prend deviennent dangereux pour sa santé!
Cent cinquante kilos et deux opérations en vue, pontage coronarien et stent dans la cuisse, voilà le tribut qu'Edie, brillante avocate, devra payer sur l'autel de l'obésité, véritable fléau aux Etats-Unis.
Il y a aussi les deux enfants Benny et Robin. Benny est marié à Rachelle, du genre plutôt coincée. Robin est enseignante et semble en froid avec la religion de ses aïeux.
Tout ce petit monde se déchire, mais au final s'adore.
Les moments de rencontres sur internet que vit le patriarche qui essaie de refaire sa vie sont vraiment désopilants.
Roman divertissant qui fait office de reportage sur les classes moyennes aux Etats-Unis, c'est un livre qui se dévore!
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critiques presse (1)
Lexpress   24 novembre 2014
Savoureuse, cette chronique familiale d'une Amérique en proie aux affres du temps, qui délite les sentiments, et de la consommation, qui chamboule les corps, se déplie délicatement.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   27 février 2018
Le plan de départ en préretraite qu'Edie avait accepté de signer avec le cabinet d'avocats pour lequel elle avait travaillé pendant trente-trois ans lui permettait de conserver sa mutuelle à un prix extrêmement modique jusqu'à la fin de sa vie (ou même au-delà, si l'au-delà existait). Elle avait également droit à sa retraite à taux plein et à une somme d'argent substantielle, obtenue en échange de son silence quant au véritable motif de son départ : son poids perturbait les trois nouveaux directeurs du cabinet, descendants de ceux qui avaient embauché Edie des années auparavant, une Edie fraîchement émoulue de la faculté de droit, récemment mariée, pas encore enceinte et nettement plus mince qu'aujourd'hui. Elle avait été, à diverses périodes de sa vie, une femme plus intègre, plus prompte à se battre, à crier au scandale, et cette femme aurait estimé que la somme d'argent proposée était absolument indécente en regard des discriminations subies ; elle aurait même affirmé que tout l'or du monde n'aurait pas suffi à dédommager une personne qui s'entend dire - sans que les mots soient effectivement prononcés : 'Tu es beaucoup trop grosse. Peux-tu t'en aller, s'il te plaît ?'
Mais Edie était épuisée. Le monde entier l'épuisait. Elle avait ravalé son orgueil et accepté leur proposition, allant même jusqu'à leur sourire lorsqu'ils avaient échangé une poignée de main scellant la transaction.
(p. 174-175)
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ZilizZiliz   04 mars 2018
Bon sang, ce qu'elle pensait à la bouffe, ces temps-ci.
Il faut dire qu'elle était épuisée par sa journée de boulot et heureuse de ne pas avoir à y penser jusqu'au lendemain (alors qu'elle aimait bien son travail [d'avocate] et n'avait jamais rechigné à la tâche, bien faire son travail étant à ses yeux, comme ses parents le lui avaient appris, le signe d'un comportement à la fois très juif et très américain). En théorie, elle aurait dû se réjouir de passer du temps avec ses enfants. En pratique, elle les trouvait un peu barbants. Jouer avec eux l'ennuyait. Ils n'y pouvaient rien, les pauvres ! Le fait même de JOUER lui posait problème. Même enfant, elle n'avait jamais vraiment compris l'intérêt d'une telle activité. Pour s'immerger complètement dans l'univers du jeu, il fallait être capable d'adopter une autre personnalité. Edie avait déjà du mal à supporter la sienne. Pourquoi en endosser une autre ?
(p. 101-102)
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iris29iris29   10 août 2020
Puis la nourriture arriva sur la table. Fumante, bouillonnante, décadente. Des dizaines de plats remplis de mets trop riches, gorgés de sel et de sucre. Brioches bien dodues fourrées à la viande de porc, brocolis vert vif couverts d'une épaisse sauce d'huîtres, nouilles au sarrasin agrémentées de crevettes à l'aigre-douce, poulet laqué, palourdes charnues nageant dans une délicieuse sauce au haricots noirs ; beignets de poireaux et à la coriandre. raviolis garnis d'un fruit de mer ou d'un mollusque étrangement, mais délicieusement pimenté - (...).
Tout était succulent. Là-dessus, rien à dire. M Song avait du talent. Mais il y avait beaucoup, beaucoup trop à manger. Et tout, absolument tout , était mauvais pour sa mère. Ces gens ne voyaient- ils pas de quoi souffrait Edie ? Ignorait-ils que chaque bouchée de brocolis ou de poulet en sauce la rapprochait d'une mort certaine ?
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ZilizZiliz   22 février 2018
[ Robin, fille ado, et Edie, sa mère ]
- Dis... T'en as pas marre, toi, des fois ? reprit Robin.
- Marre de quoi ?
- De ÇA, répondit Robin en désignant son propre corps.
Edie la fixait sans comprendre.
- D'être grosse, quoi ! Allez, maman. Toi et moi. On est grosses, tu le sais bien.
- Je n'aime pas ce mot, murmura Edie.
- Si tu savais de quoi on me traite au lycée, poursuivit Robin.
Soudain, l'adolescente était mue par autre chose que la tristesse, quelque chose de nouveau et de cruel, au goût plus délectable que tous les sucres raffinés du monde : l'amertume.
- T'y aurais droit, toi aussi, mais dix fois pire.
Sur ce, Robin engloutit un autre cookie. Il fut à peine mâché avant de disparaître.
- Parce que t'es dix fois plus grosse que moi.
- Je suis désolée de te décevoir, marmonna Edie.
Elle s'était décomposée, ratatinée sur elle-même. Elle le savait et ne faisait rien pour se ressaisir, préférant couler à pic.
- Tu ne me déçois pas, répliqua Robin. Tu te déçois toi-même.
(p. 136-137)
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ZilizZiliz   08 mars 2018
Nous avions assisté à quantité de divorces, parmi nos enfants, nos frères et soeurs, nos collègues, mais nous pensions qu'à partir d'un certain âge [après 60 ans], les couples ne se défont plus. Alors quand Richard a quitté Edie après sa première intervention chirurgicale (c'est à dire au pire moment possible), nous sommes restés stupéfaits. Incapables d'interpréter sa décision, voire de la juger. Edie n'était pas facile à aimer, nous l'admettions volontiers, mais elle était digne d'amour. Richard estimait-il qu'il n'avait pas à se soumettre à la morale classique - celle qui régissait tacitement notre vie à tous ? Etait-il un individualiste forcené déterminé à saisir sa dernière chance de bonheur ? Ou un lâche incapable d'affronter la maladie de sa femme ? Avait-il perdu son âme ?
(p. 241)
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Vidéo de Jami Attenberg
Jami Attenberg, interviewée lors de sa venue au Festival America, nous parle de la Famille Middlestein, l'un des romans les plus remarqués de cette rentrée littéraire 2014.
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