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Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)
ISBN : 2221097432
Éditeur : Robert Laffont (23/10/2008)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Marian se cherche, irrésolue. Depuis qu'elle est fiancée, chez elle tout se détraque. Si elle s'en sort à peu près avec Peter son supposé futur mari, ainsi qu'avec son travail d'opératrice en marketing, le fait de ne plus pouvoir s'alimenter lui pose un problème d'une tout autre ampleur. Moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée : comme si, de membre ordinaire de notre société de consommation, elle se retrouvait dans la peau d'un de ses produits...... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Foufoubella
  02 octobre 2018
Alors je me suis jeté sur ce roman après avoir découvert la plume de Margaret Atwood grâce à La servante écarlate que j'ai adoré.Et quand j'aime un auteur, je peux devenir totalement fanatique au point de vouloir tout lire de cet auteur (même si je fais des pauses entre les romans afin de ne pas me lasser et, aussi, pour qu'il puisse toujours m'en rester un à lire).
C'est la raison pour laquelle j'ai lu ce premier roman de l'auteur alors que d'autres ( dont Captive, le tueur aveugle et La voleuse d'hommes) attendent d'ores et déjà dans ma PAL
Que dire de ce roman, écrit dans les années 60? Certes, sur bien des aspects, il est très différent de la Servante écarlate mais on y retrouve quand même le thème du féminisme.
Marian est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui travaille dans un institut de sondages, qui a une colocataire un peu farfelue, des amies beaucoup plus conventionnelles et un petit ami bien comme il faut à défaut d'être bouleversant. Et Marian commence, sans le savoir, à se sentir étouffée dans cette vie toute tracée qui l'attend, au point qu'elle arrive progressivement à ne plus savoir quoi manger pour ne pas être malade tout en se sentant, métaphoriquement parlant, mangée, grignotée, bouffée elle-même.
J'ai été assez surprise - même si je le savais - du conformisme nord-américain de cette époque (l'histoire se déroule au Canada) et des difficultés à en sortir. Ce roman m'a fait penser à bien des égards au slogan d'une série télévisée, qui disait en substance "l'époque où les hommes étaient des hommes et où les femmes portaient des jupes".
Margaret Atwood avait déjà une sacrée avance sur son temps.
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VALENTYNE
  30 novembre 2018
Après avoir apprécié « La servante écarlate » j'ai eu envie de relire Margaret Atwood et le sort a désigné son premier roman.
Paru en 1969 au Canada, j'ai trouvé ce roman encore très d'actualité.
Une jeune femme Marian travaille dans une société d'enquête. Elle rédige des questionnaires pour les services marketing de différents clients (la bière élan pour les hommes, les vrais…, des protections féminines…. )
Dans la première partie c'est Marian la narratrice et on suit pas à pas toutes ses interrogations : ses relations avec sa colocataire (qui veut avoir un bébé toute seule), sa logeuse (parangon ou dragon de vertu ?), son amie Clara, mère de 2 petits et enceinte du troisième, ses collègues de travail (qui cherchent un mari : nous sommes à la fin des années 60), son fiancé Peter, brillant avocat… et Duncan (qui m'a fait penser au personnage principal de John Irving dans l'épopée du buveur d'eau…)
Tout cela sur un ton caustique et sans concession (et drôle).
Le passage à la deuxième partie m'a un peu désarçonnée : on passe à un narrateur externe tout en restant focalisé sur Marian et son futur mariage avec Peter. Marian devient très stressée par rapport à ce mariage et en perd l'appétit et aussi son bon sens ….
Ce passage à la troisième personne permet à l'auteure de nous faire prendre du recul ..
La troisième partie, très courte, reprend Marian comm narratrice ….la boucle est bouclée : Marian redevient elle-même….
En conclusion : un livre féministe qui analyse finement les hésitations d'une jeune femme qui se cherche : le mariage et la maternité font ils perdre son identité ?
Après 18 ans de mariage et presque autant de maternité je dirai oui ….mais je referai exactement la même chose 🙂
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jainas
  08 mars 2015
J'ai lu La Femme comestible après une recommandation qu'en a fait une amie. Je ne connaissait pas du tout l'oeuvre de Margaret Atwood, dont c'est le tout premier roman, écrit quand elle avait la vingtaine, avant l'essor du féminisme.
Par les tribulations, les questionnements et le mal être de Mariam, c'est d'aliénation qu'il est question, même si le mot n'est jamais prononcé, s'il est laissé au lecteur de tirer ses propres conclusions. L'aliénation de la femme par la société, qui n'attend d'elle qu'un mariage et des marmots, celle de la société de consommation naissante et du travail peu valorisant dans lequel Mariam est coincée sans pouvoir espérer mieux...
Et si le style est plein d'humour, d'ironie et de justesse, c'est peut-être ce point qui m'a gêné dans la lecture, car si Mariam ne sait pas d'où vient son problème, quel est le poids qui la ronge, je l'avais assez vite identifié et du coup une partie de son chemin m'a paru parfois trop lent, ou elle trop passive. C'est un peu comme avoir une amie prise dans une relation qui ne lui va pas vraiment : on a beau le savoir on ne peut pas rendre les décisions à sa place, on ne peut que l'encourager et la pousser dans la bonne direction pour qu'elle fasse sa prise de conscience à son rythme, que la séparation mûrisse jusqu'à ce qu'elle soit prête à y faire face... Mais ça n'en reste pas moins frustrant et on peut s'irriter de son inertie et de son incapacité à couper le cordon.
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Leocadie
  02 décembre 2013
Ceci est le premier livre de Margaret Atwood, traduit en français très récemment. Si à mon avis il n'est pas à la hauteur de ses romans plus récents, il n'en demeure pas moins extrêmement intéressant à plusieurs égards : d'abord parce qu'il est sacrément bien écrit et ensuite parce qu'il préfigure toute une série de thématiques qui seront développées dans la suite de l'oeuvre d'Atwood. On a un peu l'impression de remonter le temps et de rencontrer une version plus jeune d'une amie proche : très reconnaissable, mais un paquet d'expériences en moins, quelques hésitations en plus.
Marian, le personnage principal de la femme comestible, semble vouée à une existence des plus conventionnelles. Après son mariage avec un fiancé insipide, elle quittera son travail d'opératrice en marketing pour consacrer ses journées à la confection de bons petits plats et à l'éducation d'une ribambelle d'enfants bien peignés. Or cet avenir tout tracé angoisse singulièrement notre héroïne. Au demeurant raisonnable et pleine de bon sens, elle dévie petit à petit vers l'imprévisibilité la plus totale. Marian, qui détient aussi une bonne dose d'humour un peu absurde, va ainsi s'affranchir des carcans que lui impose la société des années 60. La condition féminine, assez judicieusement symbolisée par les comportements alimentaires de l'héroïne, est donc déjà dans ce livre au coeur des préoccupations de Margaret Atwood. Ce n'est peut-être pas le meilleur roman pour découvrir son oeuvre, mais je le recommande chaudement à ses admirateurs !
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Titine75
  27 septembre 2013
Marian est une jeune canadienne travaillant dans une société d'enquêtes. Elle vit en colocation avec Aisnley, totalement farfelue et foutraque. La vie de Marian semble sur des rails, elle fréquente Peter qui lui demande rapidement de l'épouser. Mais le comportement de la jeune femme déraille petit à petit à partir des fiançailles : elle quitte une soirée en courant, se cache sous un lit pour éviter Peter, cherche à revoir Duncan rencontré lors d'une enquête et surtout elle arrête de s'alimenter. Son organisme refuse toute nourriture et Marian est totalement perdue.
"La femme comestible" est le premier roman de Margaret Atwood et fut publié en 1969. La construction est habile et significative. La narration commence à la 1ère personne puis passe à la 3ème personne lorsque Marian se fiance, pour s'achever avec un retour à la 1ère personne. Elle suit le parcours de vie de Marian qui se perd pour finalement s'affirmer pleinement. le roman de Margaret Atwood interroge bien entendu la place de la femme à la fin des années 60. Marian est autonome, elle travaille, loue un appartement. Mais les femmes sont loin d'être libres et le mariage est toujours nécessaire. Personne ne se voit vieillir en restant célibataire. Et il faut trouver la personne adéquate. L'amour entre Marian et Peter semble plus tenir de l'arrangement, du moins mauvais choix possible : "Elle piqua une olive noire dans sa salade et la dévora. Ce devait être ça. Il l'évaluait comme il aurait évalué un nouvel appareil photo, essayait de repérer le coeur des rouages et des minuscules mécanismes, les éventuels points faibles, le genre de performances qu'il pouvait escompter dans l'avenir : les ressorts de la mécanique. Il voulait savoir comment elle fonctionnait." Dès les fiançailles, Marian démissionne de son travail, sa mission est simple : faire des enfants et créer un foyer. Devant cette pression sociale, devant la disparition de son être, Marian se rebiffe et son corps se bloque. Inconsciemment elle refuse de se faire manger par les autres et d'abdiquer sa personnalité. Elle cherche une autre voie pour s'épanouir, où elle aura de véritables choix.
Ce premier roman de la grande romancière canadienne est très dense, par moments un peu long, et militant. Margaret Atwood fait déjà preuve d'une grande maîtrise dans la construction de son intrigue et de son écriture.
Lien : http://plaisirsacultiver.wor..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   30 novembre 2018
Il fallait également penser à la dame d’en bas. Même si elle n’était pas vissée derrière la fenêtre en embuscade derrière un des rideaux de velours à l’arrivée de Léonard, elle ne manquerait sûrement pas de remarquer qu’une paire de pieds masculins avait emprunté l’escalier ; et dans son esprit, ce despotique empire où les convenances avaient la rigidité et la lourdeur des lois de la pesanteur, ce qui montait devait redescendre, de préférence avant vingt-trois heures trente . Ce n’était qu’un détail, mais mieux valait en tenir compte, même si elle ne l’avait jamais formulé. Marian espérait qu’Ainsley aurait le bon sens de le pousser à l’acte et de le mettre dehors à minuit au plus tard ou, au pire, de le garder toute la nuit dans l’appartement, sans qu’il fasse de bruit. En ce cas, que feraient-elles de lui le lendemain matin ? Elle n’en savait trop rien. Sans doute faudrait-il l’évacuer clandestinement dans le sac de linge sale. Même s’il était parfaitement en état de marcher. Oh, flûte ! Il leur serait toujours possible de se dénicher un autre logement. Mais Marian détestait les scènes.
Elle sortit du métro à la station voisine de la laverie automatique. Tout près dans la rue, il y avait deux cinémas, l’un en face de l’autre. Elle s’approcha. L’un proposait un film étranger sous-titré, avec, à l’extérieur, des critiques extatiques et floues, reproduites en noir et blanc, et un large usage de termes « Adulte » et « mature ». L’autre présentait un western américain à petit budget et des affiches en technicolor exhibant des hommes à cheval et des indiens à l’article de la mort. Compte tenu de l’état dans lequel elle se trouvait, elle ne se sentait pas prête à subir les affres de grands moments d’émotions, de pauses et d’interminables gros plans artistiques sur des pores dilatés en contraction expressive. Ce qu’elle recherchait, c’était juste de la chaleur, un abri et une forme d’oubli, elle choisit donc le western. Lorsqu’elle gagna son fauteuil en attendant dans la salle à moitié vide, la projection avait déjà commencé.
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LaurenebLaureneb   02 mai 2018
Peut-être faudrait-il interdire l'accès à l'université aux femmes ; elles n'auraient pas systématiquement le sentiment de rater leur vie intellectuelle, après.
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Videos de Margaret Atwood (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Atwood
Elle a grandi isolée dans la forêt canadienne et est devenue une romancière féministe mondialement connue. Voici le portrait de Margaret Atwood, la romancière qui s'est fait connaître par delà les continents grâce à l'adaptation de son roman dystopique "La Servante écarlate".
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