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Hélène Filion (Traducteur)
ISBN : 2908957930
Éditeur : Le Serpent à plumes (01/04/1996)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 15 notes)
Résumé :

" Le corps féminin type se présente muni des accessoires suivants : un porte-jarretelles, un panty, une crinoline, une camisole, une tournure de jupe, un soutien-gorge, un corsage, une chemise, une ceinture de chasteté, des talons aiguilles, un anneau dans le nez, un voile, des gants de chevreau, des bas résille, un fichu, un bandeau, une guêpière, une voilette, un tour de cou, des barrettes, des bracelets, des perles, un fac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
MissG
  07 juin 2012
A travers "La petite poule rouge vide son coeur", livre au titre original et hautement intrigant, Margaret Atwood vide son coeur mais nous offre également un recueil de 27 nouvelles absolument géniales, parfois déjantées, tordant la réalité, s'attaquant aux mythes anciens et récents pour finalement permettre à chacun de porter un regard différent sur l'autre et sur soi-même.
Impitoyable, l'auteur l'est sans aucun doute dans son écriture, elle n'épargne rien ni personne et égratigne plus d'une fois, mais elle n'est jamais grinçante et trop cynique car elle utilise pour cela l'humour, une arme hautement efficace en littérature, ainsi que des métaphores.
Ainsi, j'ai pris un extrême plaisir à lire ce livre, j'ai souri plus d'une fois et j'ai été bien souvent surprise, mais dans le bon sens du terme.
J'ai adhéré au style d'écriture de Margaret Atwood, a son côté déjanté qu'elle montre à travers ces nouvelles et certaines chutes sont tout simplement fabuleuses : "Oh ! Oh ! A quoi penses-tu ? Claudius aurait tué ton père ? Eh bien ! ce n'est pas étonnant que tu te sois montré aussi grossier avec lui à table ! Si j'avais su cela, je t'aurais détrompé tout de suite. Parce que ce n'était pas Claudius, mon chéri. C'était moi."
Il faut dire que ces nouvelles sont toutes plus savoureuses les unes que les autres, mais j'ai particulièrement aimé "Rendons grâce aux sottes" qui m'a fait sourire et rire à la lecture et avec cette merveilleuse conclusion en pied de nez : "Ô mon hypocrite lectrice ! Ma semblable ! Ma soeur ! Rendons grâce aux sottes qui nous donnèrent la littérature."
"La petite poule rouge vide son coeur" est une très belle découverte littéraire, qui bouscule le lecteur et les idées reçues et joue avec la réalité pour la déformer, tout cela pour mieux permettre à Margaret Atwood de vider son coeur et d'emmener le lecteur à se poser des questions et à reconsidérer son point de vue sur la société.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Zazette97
  11 mars 2015

Publié en 1993 et traduit en français en 1996, "La petite poule rouge vide son coeur" rassemble une vingtaine de nouvelles de la romancière canadienne Margaret Atwood, notamment auteure des romans "La Servante écarlate", "Le dernier homme" ou "Le Temps du déluge".
27 textes qui interpellent et interrogent, jouant avec les consciences et croyances populaires. Margaret Atwood s'essaie au conte ("La petite poule rouge vide son coeur", "Il était une fois..."), rend hommage aux sottes ("Rendons grâce aux sottes"), aux "sorcières" laissées pour compte ("Les vilaines") et aborde les représentations du "Corps féminin".
Elle nous explique comment "Fabriquer un homme" ou pratiquer "La chasse aux souches".
L'auteur examine les notions de bien, de mal et de paradis ("Théologie") et crée de nouvelles mythologies ("La troisième main", "L'ange", "La Danse des lépreux", "Ma vie comme chauve-souris").
Elle évoque la mort à travers certaines coutumes ("Scènes de mort", "Quatre petits paragraphes", "De bons os"), la guerre entre les hommes ("Les épaulettes", "Les coquelicots : 3 variations") et leur peur de l'inconnu ("En territoire étranger").
Ecologiste dans l'âme, elle attire notre attention sur le comportement irresponsable de l'homme vis à vis de son environnement ("Boule dure", "De sang froid", "Terre natale", "Insatiables").
Il m'est assez difficile de résumer les 27 textes qui composent ce recueil. Non seulement parce que la plupart ne sont pas des "histoires" à proprement parler mais aussi parce que quelques-uns d'entre eux sont tout simplement restés des énigmes pour moi.
J'ai beau avoir déjà lu 3 romans de cette auteure et connaître ses thèmes de prédilection (féminisme, "pessimisme" écologiste et politique), j'ai parfois été déroutée durant ma lecture.
Heureusement, la plupart de ces textes m'ont plu de par leur humour et leur ton sarcastique voire même désabusé.
Sans se montrer moralisatrice, Margaret Atwood pose un regard très critique sur notre époque, livrant ici un patchwork de constats alarmants visant à nous conscientiser sur des problématiques actuelles.
Je ne sors jamais complètement indemne une fois un livre refermé de cette auteure et malgré une déception par rapport à certains textes, je ne regrette pas cette lecture.
A recommander à ceux qui apprécient l'univers et l'impertinence de la dame.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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FroguetteMiNote
  13 juin 2014
Excellent recueil et excellente traduction - hormis cette "poule rouge" qui devrait à l'évidence être "rousse". Ah, ces urbains !
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sofiu
  20 avril 2012
une série de nouvelles totalement géniales et déjantées !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MissGMissG   08 juin 2012
Oh ! Oh ! A quoi penses-tu ? Claudius aurait tué ton père ? Eh bien ! ce n'est pas étonnant que tu te sois montré aussi grossier avec lui à table !
Si j'avais su cela, je t'aurais détrompé tout de suite.
Parce que ce n'était pas Claudius, mon chéri.
C'était moi.
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Zazette97Zazette97   11 mars 2015
Qu'y a-t-il d'autre à manger ? Eh bien, il n'y a plus de hamburgers. Les vaches prennent trop de place. On élève encore, ici et là, quelques poulets et quelques lapins qui se multiplient vite et qui sont de petite taille. Il y a aussi, bien sûr, aux étages inférieurs, des rats, mais il vous faut les attraper.
Imaginez-vous la terre sous la forme d'un navire du XVIIIème siècle, rempli de passagers clandestins, mais sans aucune destination.
Et puis, inutile de le préciser, il n'y a plus de poissons. Impossible d'en trouver un seul dans cette eau sale qui clapote en bordure des océans et au travers des ruines de ce qui fut New-York.
Si vous disposez de beaucoup d'argent, vous pouvez y faire de la pêche sous-marine pendant vos vacances. Emprunter le sas. Plonger dans le romantisme d'un âge révolu.
Mais c'est un mauvais vent qui ne fait de bien à personne. Il n'y a plus de crimes dans les rues.
C'est un progrès, voyez-le comme ça. p.88
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Zazette97Zazette97   11 mars 2015
Il fait vendre des voitures, de la bière, des crèmes à raser, des cigarettes, des alcools; il fait vendre aussi des régimes amaigrissants et des diamants, ainsi que du désir en minuscules bouteilles de cristal. Est-ce bien ce visage qui a servi à la promotion d'un millier de produits ? Tu parles ! Mais ne t'illusionne pas, ma chérie, ton sourire ne vaut pas cher.
Il ne fait pas que vendre, il est vendu. L'argent rentre à pleines brassées dans ce pays ou dans cet autre, il y atterrit, il s'y infiltre pratiquement à pleines valises, attiré par toutes ces jambes lisses de pré-adolescentes.
Ecoute-moi, tu veux réduire la dette nationale, n'est-ce pas ? Tu aimes ton pays ? Voilà qui est bien. T'es une brave fille.
Elle est une ressource naturelle, une ressource renouvelable, heureusement. Ces choses-là s'usent si rapidement. On ne les fait plus comme avant. Marchandises de pacotille. p.38
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Zazette97Zazette97   11 mars 2015
Ce que nous voulons, bien sûr, revient toujours à la même vieille histoire. Les arbres qui font pousser leurs feuilles, les agitent, les font tomber, l'eau qui tourbillonne dans les océans, les trilles des oiseaux, les limaces qui se déplient, les vers qui siphonnent la terre.
Les zinnias et la lente exploration de leur parfum poivré. Nous voulons que tout continue et continue, de la même manière chaque année, monotone et étonnant, comme si nous-mêmes vivions toujours sous la tente, faisant paître des moutons, les égorgeant au nom de Dieu et refusant d'inventer le plastique.
L'incrédulité et les salles de bains ont un prix qu'il nous faut payer. Si la pomme avait été le seul appât du Mal, nous pourrions encore dire que nos âmes nous appartiennent, mais l'aiguillon du désir nous a donné le tout-à-l'égoût en prime et depuis nous sommes condamnés. p.133
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MissGMissG   07 juin 2012
Ô mon hypocrite lectrice ! Ma semblable ! Ma soeur ! Rendons grâce aux sottes qui nous donnèrent la littérature.
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