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ISBN : 2221115872
Éditeur : Robert Laffont (08/03/2012)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Dans l'esprit de La Servante écarlate ou du Dernier Homme,
le nouveau roman d'anticipation de Margaret Atwood.
Un tour de force.

On les appelle les « liogneaux », les « porcons », etc. Ce sont des animaux transgéniques créés par l'homme. Dans le monde chaotique et terrifiant qui constitue le cadre du nouveau roman « dystopique » de Margaret Atwood, ces créatures ont pris le pouvoir. La société y est gangrenée par le culte de l'argent et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  29 novembre 2016
L'année du déluge des airs, un mystérieux événement qui détruira presque toute la population humaine, un roman d'imagination plein de clins d'oeil aux travers de nos sociétés.

Dans ce monde post-apocalyptique subsistent des créatures étranges issues du génie génétique. Les « savants » ont fait preuve de beaucoup de créativité : pourquoi ne pas croiser un lion avec un agneau (des liogneaux !) ? Et si on utilisait des moutons pour faire pousser des perruques ?

Cette Amérique dystopique, c'était aussi le royaume de la libre entreprise. On y avait même confié la police et l'armée aux grandes corporations. Les gens n'avaient pas réagi, car ça couterait moins cher ainsi, mais cette liberté s'était transformée en dictature avec des classes sociales définies par l'appartenance aux corporations.

Un groupe de « convertis » vit en marge et fait du respect de la nature une religion. Ses membres sont bien sûr végétariens. Ils prédisent qu'une grande catastrophe viendra détruire la civilisation actuelle et font des provisions dans des caches « Ararat ». Les chefs des Jardiniers s'appellent des Adams et des Èves et chaque jour, ils célèbrent un « saint » qui est une personnalité de notre siècle, on aura ainsi la « Saint David Suzuki », le jour de « Sainte Jane Goodall » ou même de « Saint Stephen King » ! Pour agrémenter la lecture, des chants liturgiques de la congrégation sont présentés en introduction des chapitres et on peut même en acheter le CD (en anglais) : « Hymns of the God's Gardeners  » !

Le roman raconte l'odyssée de quelques personnes qui ont survécu au cataclysme, avec des retours sur leur vie d'avant le déluge. C'est un univers d'une belle complexité pimenté des touches d'humour, une bien agréable lecture !
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KrisPy
  10 août 2015
J'ai plongé avec délice dans « le temps du déluge », second volet de la trilogie de Margaret Atwood, débutée avec « le dernier homme », et qui s'achèvera avec « Maddaddam ». Il paraît que l'on peut très bien commencer par "Le temps du déluge", mais qu'il est préférable de démarrer par "Le dernier homme" , ce que j'ai fait.
Et je ne le regrette pas. Atwood connaît son affaire… Elle manie joliment l'intrigue. Mais la chronologie respectée dans cet ordre est préférable pour bien appréhender toute l'ampleur de cette somptueuse saga.
Tout a commencé quand Crake a décidé de supprimer les humains de la surface de la Terre – voir le dernier homme- via une pilule que tout le monde s'est empressé d'avaler : JouissPlus, pour jouir mieux, pour jouir plus, et en prime rajeunir ! Mais attention, l'abus de ce produit peut couper le pénis des hommes en deux…)
Situé dans un futur proche, le dernier homme nous invitait à découvrir comment vivaient la classe dite supérieure, comment était la vie de tous les jours dans les "Compounds", ces quartiers pour riches ultra-surveillés, ultra-connectés, ultra-propres, ultra-sécuritaires… On y suivait Crake et Jimmy, deux jeunes garçons doués et intelligents, qui allaient à la même école. On les voyait grandir, évoluer, et Crake devenait ce très important créateur-décideur à la tête d'une « Corps » et Jimmy, jouant le rôle du cancre, devenait ce séducteur manipulateur un peu paumé. Tout cela s'achevait par la fin du monde… Seul Jimmy et les créatures créées par Crake semblaient s'en être sorti. (voir ma critique éventuellement.)
Dans le dernier déluge, on va faire la connaissance de Toby, Ren, Amanda, Zeb, Adam Premier, autant de personnages vivants dans les "Plèbezones", ces quartiers non-sécurisés, insalubres, dangereux, ou simplement pauvres, car c'est un monde qui ressemble beaucoup au notre que nous dépeint Margaret Atwood, c'est plus que ça, c'est une projection de ce qui est en train de se passer et qui arrivera inéluctablement si on ne se réveille pas…
Un monde où les jeunes filles, certaines encore mineures, travaillent comme prostituées, transformées en lézards, en serpents, ou en oiseau, couvertes d'une seconde peau à écailles ou à plumes. Un monde où les Jardiniers de Dieu, ces éco-warriors qui se battent pour que le respect de la nature ne disparaisse pas totalement, et que la nature elle-même ne soit plus uniquement le terrain de jeu et d'expérimentation des lobbies industriels. Mais n'est-il déjà pas trop tard… ?
Et dans ce monde déglingué - parfaitement scindé en deux classes distinctes, les riches et les pauvres, habitant respectivement les compounds et les plèbezones - on va faire la connaissance de Toby, traquée par un maquereau hyper-violent, elle va rejoindre le groupe des Jardiniers ; de Ren, fille d'une riche femme de scientifique qui a fui un compounds pour suivre Zeb, son amant, et rejoindre le groupe des Jardiniers de Dieu ; d'Amanda, jeune fille libre et autonome qui débarque un jour chez les Jardiniers et devient la meilleure amie de Ren ; et de Zeb, et d'Adam 1er , des hommes d'importance chez les Jardiniers, le premier est l'homme à tout faire, le bras droit du second, un démerdard qui se sort de toutes les situations ; le second, Adam 1er, est le fondateur du mouvement Les Jardiniers de Dieu, et il est le référent, le chef non officiel de cette étrange congrégation.
Il a créé une sorte de religion axée sur la sauvegarde de la nature. Les préceptes en sont relativement simples et pleins de bon sens : respecter la nature sous toutes ses formes, ne jamais tuer ni consommer d'animaux d'aucune sorte, ne pas gaspiller, recycler, et cela vaut pour tout, l'eau, la nourriture, les humains… Les Jardiniers se sont installés sur les toits des immeubles à l'abandon, recréant un immense jardin totalement viable et autonome. Ils apprennent les uns des autres, se transmettent les savoirs, cultivent des fruits et légumes, soignent avec des plantes et des insectes, ils possèdent des ruches également. Zeb enseigne aussi aux plus jeunes – dont Ren et Amanda - l'art de la guérilla en milieu urbain…
Puis un jour, après moult péripéties pour les uns et les autres, l'épidémie commence… La fameuse épidémie orchestrée par Crake (voir le Dernier Homme). le chaos final s'empare du monde. Qu'adviendra-t-il des survivants ?
La suite dans « Maddaddam »…
J'ai tenté de faire un bref résumé de ce livre si dense… J'espère ne pas avoir été trop énigmatique, ou à l'inverse, ne pas en avoir trop dit... Il est très dur de rendre l'impression que font les histoires de Margaret Atwood sans vouloir entrer trop dans les détails, car son style en regorge, de détails, qui n'en sont pas vraiment au final, car chaque élément est là pour une bonne raison, nourrir les personnages et l'intrigue, ajouter des couleurs à l'histoire qui se dessine sous nos yeux, éclairer notre compréhension. de fait, malgré ce foisonnement d'informations, le récit se déroule limpide, lumineux, et les rhizomes de celle-ci se mêlent à la perfection à ceux de l'histoire précédente et parallèle du Dernier Homme.
Je dévorerais déjà la suite si je ne m'étais pas trompée de livre à la médiathèque… ^^
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LiliGalipette
  24 février 2018
Toby et Ren ont grandi dans les plèbezones, loin des compounds hyper sécurisés et modernisés. Elles ont survécu au grand déluge venu du ciel. Chacune de leur côté, elles tentent de survivre dans un monde hostile et déserté. Ou presque déserté. Il y a des rencontres bien mauvaises à faire. « Mon quotidien ne saurait être qualifié de vie. Disons que je suis dormante, comme une bactérie dans un glacier. Que je fais mon temps. Voilà tout. » (p. 106) Dans la solitude qui les entoure, elles se souviennent de la vie avant le déluge. Toby avait rejoint la secte des Jardiniers qui prônait un retour à la nature et un respect de toutes les créatures, selon un dogme qui reprenait beaucoup au christianisme, mais en y intégrant un profond besoin de véracité. « Devons-nous considérer comme scientifiquement fondé le récit selon lequel le monde a été créé en six jour, en faisant fi de toutes les données observables ? Dieu ne peut être confiné à l'étroitesse des interprétations littérales et matérialistes, pas plus que sa mesure n'est une mesure humaine, car Ses jours sont des éons et ce qui nous apparaît comme un millier d'ères ne dure pour Lui qu'une soirée. Contrairement à d'autres religions, nous n'avons jamais cru qu'il nous incombait de mentir aux enfants en matière de géologie. » (p. 15) Quant à Ren, elle a été entraînée par sa mère hors d'un compound pour vivre parmi les Jardiniers, avant d'être ramenée de force dans la société dite civilisée. Totalement déboussolée, elle a fini dans un bordel de luxe qui tenait plus du zoo que du lupanar.
Ce volume est conçu comme le dernier homme : on passe de la description du quotidien, entre survie, espoir et abattement, à la réminiscence du passé. Ce deuxième tome reboucle avec le premier et l'on retrouve Jimmy et Glen, ainsi que toutes les bestioles étranges créées par les hommes : rasconses et autres lapins verts abondent. Mon principal reproche à ce roman est le rythme : à la fin du tome précédent, on savait que Jimmy/Snowman n'était finalement pas le dernier homme, mais dans ce volume, il faut attendre bien longtemps pour que les deux histoires se rejoignent pour de bon dans le présent, et pas uniquement dans le passé.
J'ai cependant beaucoup apprécié la nouvelle Genèse proposée par la secte des Jardiniers qui invente un nouvel Éden en toiture, dans une logique antispéciste et éclairée. « Je m'appelle Adam Premier. Naguère, j'étais moi aussi un carnivore athée et matérialiste. Comme vous, je croyais que l'homme était la mesure de toute chose. » (p. 49) le récit développe de nouvelles amours malheureuses qui finiront peut-être bien dans le troisième tome qui, comme son titre l'indique, laissera la place belle à Maddaddam, un personnage que j'ai hâte de découvrir plus précisément. « Notre rôle vis-à-vis des Créatures est de témoigner. [...] Et de conserver le souvenir et le génome des disparus. On ne combat pas le sang par le sang. » (p. 276) En espérant que la composition de ce dernier volume sera différente.
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chriskorchi
  30 novembre 2014
Un roman d'anticipation et dystopique réussi qui m'a clairement donné envie de lire le 1er volet et le 3ème et dernier volet de cette trilogie apocalyptique.
J'ai adoré le style, l'histoire, les personnages et surtout l'univers . En effet, cela se passe sous fond de catastrophes naturelles et on peut dire que l'on ne peut que faire le parallèle avec les catastrophes actuelles qui sont de plus en plus nombreuses et meurtrières d'année en année.
Des espèces transgéniques, des catastrophes, un monde totalement chaotique tout ceci est crédible et cela ajoute à l'horreur et la tension que peut ressentir le lecture au fil des pages.
C'est aussi un roman satirique, les dérives actuelles en tout genre quelles soient génétiques, sectaires, technologiques y sont dépeintes et le style d'écriture est vraiment envoûtant. Un rythme effréné, une vision du future inquiétante et terrifiante, il y a tout les ingrédients pour que le lecteur ne décroche pas et c'est réussi .
Une bien belle découverte, qui n'est pas sans rappeler La Route de Cormac McCarthy (à lire d'urgence si ce n'est pas fait, il est dans mon panthéon des romans qui m'ont marqué). A lire d'urgence, quant à moi je m'en vais rattraper mon retard et lire le dernier tome.
VERDICT
Ce livre ravira les fans de dystopie et de style apocalyptique, un excellent roman que je conseille à tous.
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Zazette97
  25 juin 2012
Publié aux USA en 2009 et paru en français le 8 mars dernier, "Le Temps du déluge" est un roman de l'écrivaine canadienne Margaret Atwood, notamment auteure de "La servante écarlate", "Le dernier homme" ou encore "Captive".
En l'an 25, la Terre a vu sa population décimée par un virus foudroyant surnommé le Déluge des airs. Seules deux femmes, Toby et Ren, semblent y avoir survécu.
Barricadée dans l'immeuble dont la toiture abritait autrefois le Jardin d'Edenfalaise, Toby se rappelle la perte de son existence officielle et la fuite pour échapper à la fureur de Blanco et rejoindre les Jardiniers de Dieu.
Extrémistes verts chapeautés par Adam 1er, les membres de cette communauté luttaient activement pour la restauration de l'équilibre de la Terre, la fin du gaspillage des ressources et la protection de toutes les créatures de Dieu.
Il fut un temps où Ren vivait elle aussi parmi les Jardiniers, avant que sa mère ne décide de retourner à Sentégénic.
Enfermée à Zécailles où elle travaillait comme prostituée de luxe, elle se demande à quoi ressemble à présent le Monde Exfernal... Y a-t-il d'autres rescapés ?
Ma lecture du "Dernier homme" m'avait laissée dans l'ignorance de ce qu'étaient au juste les Jardiniers de Dieu.
Ma curiosité fut cette fois satisfaite car il est ici principalement question de cette communauté.
Sous l'égide d'Adam 1er relégué par plusieurs Adam et Eve, les Jardiniers de Dieu cultivent une aversion pour tout ce qui déroge au respect de la nature et des animaux.
Toute utilisation de protéines animales sous quelque forme que ce soit est jugée sacrilège et contraire aux voeux végans.
Pas question pour les femmes de se couper les cheveux. L'hygiène se réduit à une douche et un changement de vêtement par semaine afin de ne pas gaspiller l'eau.
Il est formellement interdit de jurer et dans le souci de ménager les arbres, défense de laisser de quelconques traces écrites.
Chaque jour de l'année donne lieu à une célébration ponctuée d'un discours d'Adam 1er et d'un chant issu des Cantiques dont le contenu a principalement trait aux ennemis, à l'arrivée imminente de l'Apocalypse, à la mort et évidemment à Dieu.
Je dois bien reconnaître que cet aspect-là, beaucoup plus accentué que dans "La servante écarlate", a quelque peu plombé ma lecture. Il faut dire que j'ai depuis toujours un problème avec tout ce qui touche au religieux et au mystique.
Là pour le coup, j'étais plus que servie et j'avoue avoir traversé certains passages en diagonale...
C'est là mon seul bémol car pour le reste, j'ai à nouveau pris plaisir à m'immerger dans cet univers mêlant fiction et considérations économiques, politiques, sociologiques et religieuses ancrées dans notre réalité.
Encore une fois, Margaret Atwood a pris soin de caractériser ses personnages par le prisme de leur vie intérieure, de manière à pouvoir examiner toutes les facettes de ce sentiment de solitude qui les tenaille dans l'enfermement comme dans leurs relations aux autres.
J'ai aimé voir Toby et Ren se construire par rapport à un passé commun difficile, leur débrouillardise et leur force face à la rudesse des hommes, leur intelligence instinctive qui les tenait éloignées d'un endoctrinement total.
J'ai également retrouvé Jimmy/Snowman, personnage central du "Dernier homme" auquel la fin ouverte réservait un sort incertain.
Véritables témoins de leur temps, Toby, Ren, Snowman ont du mal à trouver leur place à Sentégénic, siège de l'opulence malsaine et du bonheur factice, comme dans cette vie monacale faite de privations et instiguée par les Jardiniers de Dieu.
Dans un milieu comme dans l'autre, le fanatisme règne en maître, les instincts sont réprimés alors qu'à l'extérieur des murs, au sein des plèbezones occupées par les déserteurs, les prostituées, les trafiquants, règne l'anarchie la plus totale.
A croire que les Hommes se veulent tout simplement incapables de modération.
Toby, Ren et Snowman cotoient ces différents milieux sans toutefois y adhérer pleinement, un retrait qui confère à leur vision du monde une certaine neutralité et permet par conséquent au lecteur de juger par lui-même.
"Le dernier homme" et "Le Temps du Déluge" peuvent se lire indépendamment.
Toutefois les deux romans, prenant place à la même époque, se complètent à merveille et participent à la construction d'un univers fictionnel mais pourtant si troublant (car pas si éloigné du nôtre) qui vaut vraiment la peine d'être découvert à travers une vue d'ensemble.
Je pense que vous apprécierez d'autant plus ces deux romans si vous n'espacez pas trop leur lecture.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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critiques presse (3)
LaPresse   30 juillet 2012
Pas le plus achevé des romans de Margaret Atwood, mais une fiction qui a sa place dans la foulée de La route de Cormac McCarthy et autres prophètes littéraires du début de la fin du monde.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   17 avril 2012
Dans la lignée de La Route de Cormac McCarthy, l'auteur livre sa vision d'un monde post-apocalyptique. Déroutant, mais puissant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   13 avril 2012
Le Temps du déluge est une parodie grinçante de la Genèse, une fable féroce où la reine Margaret tend un miroir terrifiant à une "civilisation" qu'elle juge déboussolée. Et moribonde.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   28 juillet 2015
Toby et Zeb furent chargés de choisir le lieu où Pilar serait compostée et de creuser sa fosse. Le temps pressait, leur dit Adam Premier : les Jardiniers étaient hostiles à la congélation et on était en saison chaude, de sorte que, s'ils ne se pressaient pas, Pilar risquait de se décomposer un peu trop rapidement.
[...]
"Tu as déjà fait ça ? demanda Toby.
- Tu veux dire : enterrer illégalement une vieille dame dans un parc public ? Non, fit Zeb. C'est la première fois qu'une Eve passe l'arme à gauche pendant mon service. Mais il y a un commencement à tout.
- Est-ce que c'est dangereux ?
- On ne va pas tarder à être fixés. Évidemment, on pourrait la larguer dans un terrain vague et laisser les charognards faire le reste, mais elle risquerait de finir dans un SecretBurger. Le cours des protéines animales n'arrête pas de grimper. Ou alors elle pourrait être transformée en carborduruile, cest types-là ne reculent devant rien. Nous devons l'empêcher de subir un tel sort : cette vieille Pilar ne supportait pas le carburant fossile, c'était contraire à sa religion.
- Mais pas à la tienne, pas vrai ?"
Zeb gloussa.
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Zazette97Zazette97   25 juin 2012
En vérité, la plupart des gens ne s'intéressent pas aux autres Espèces, du moins quand les temps sont durs. Ce dont ils se soucient avant tout, c'est de ne pas mourir de faim, ce qui est bien naturel : leur vie en dépend, après tout. Mais de quoi se soucie Dieu ? Notre évolution nous a conduits à croire en des dieux, ce qui nous confère sans doute un avantage évolutionnaire.
Une vision trop matérialiste des choses - celle qui veut que nous soyons le résultat d'une expérience conduite par une protéine animale, par exemple - apparaît comme trop désespérante à la majorité des gens et les conduit au nihilisme.
Conclusion : nous devons encourager la populace à aller dans un sens favorable à la biosphère en lui faisant comprendre que Dieu nous a confié la Terre et qu'Il compte sur nous pour l'entretenir.
- En introduisant Dieu dans l'histoire, tu introduis aussi un châtiment, avait fait remarquer Toby.
- En effet, avait admis Adam Premier. Mais je n'ai pas besoin de te dire que, même sans Lui, il y a quand même un châtiment.
Sauf que les gens sont moins susceptibles d'y croire. S'il doit y avoir châtiment, ils préfèrent qu'il y ait un bourreau. Les catastrophes arbitraires, ça ne leur plaît pas. p.249
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ADAMSYADAMSY   06 octobre 2014
Quel commandement avons-nous violé ? Celui qui nous ordonnait de vivre en toute simplicité la vie des Animaux _ de vivre nus, pour ainsi dire. Mais nous avions soif de la connaissance du Bien et du Mal, et nous l'avons obtenue, et de ce vent semé nous récoltons aujourd'hui la tempête. Nous avons fait tant d'efforts pour nous élever au-dessus de notre condition que nous sommes tombés de bien haut, et que nous n'avons pas fini de tomber ; car, à l'instar de la Création, la Chute elle aussi se poursuit. Une chute dans l'avidité : pourquoi pensons-nous que tout sur Terre nous appartient alors qu'en réalité c'est nous qui appartenons au Tout ? Nous avons trahi la confiance des Animaux et failli à notre mission sacrée de gardiens de la Terre. En nous ordonnant : "Emplissez la Terre", Dieu ne nous demandait pas de l'encombrer de notre présence et d'en éliminer tout le reste. Combien d'espèces avons-nous déjà anéanties ? Ce que vous ferez à la plus humble des Créatures de Dieu, c'est à Lui que vous le ferez. Veuillez penser à cela, mes Amis, la prochaine fois que vous écraserez un Ver sous vos pieds ou un Scarabée entre vos doigts !
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KrisPyKrisPy   28 juillet 2015
Lorsqu'elle était entrée en fac, le monde allait de travers un peu partout. Elle n'a pas oublié cette sensation oppressante, comme si elle attendait en permanence une chute de pierres, un coup à la porte. Tout le monde savait. Personne ne l'admettait. Si quelqu'un se mettait à discuter de ça, on cessait de l'écouter, tant ce qu'il disait était à la fois évident et impensable.
NOUS AVONS USÉ LA TERRE. ELLE EST PRESQUE ÉPUISÉE.
On ne peut pas vivre avec de telles craintes et faire comme si de rien n'était. L'attente monte comme une marée. On a envie que ce soit fini. On se surprend à lancer au ciel : MAIS VAS-Y. TOMBE-NOUS SUR LA TÊTE. QU'ON EN FINISSE. Elle sentait, endormie ou éveillée, les frissons annonciateurs lui faire vibrer l'échine. Ça ne s'arrêterait jamais, même quand elle était parmi les Jardiniers. Surtout - avec le temps - quand elle était avec les Jardiniers.
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Zazette97Zazette97   25 juin 2012
A en croire Adam Premier, la Chute de l'Homme était multidimensionnelle. Les primates ancestraux avaient commencé par tomber des arbres; puis ils avaient chu du statut de végétariens à celui de carnivores. Et ensuite de l'instinct à la raison, et de là à la technologie; des signaux élémentaires à la grammaire complexe, et de là à l'humanité; de l'absence de feu à l'utilisation de celui-ci, et de là à l'usage des armes; et du rut saisonnier à une sexualité débridée.
Puis ils avaient renoncé à vivre dans la joie de l'instant pour s'abîmer dans la contemplation angoissée du passé enfui et de l'avenir lointain. p.198
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