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EAN : 9782757859292
288 pages
Éditeur : Points (06/05/2016)

Note moyenne : 2.69/5 (sur 27 notes)
Résumé :
La célèbre Élise Andrioli, tétraplégique, aveugle et muette depuis un attentat, est officiellement invitée au Festival de Cannes comme membre du jury Jeunes Talents. Toute heureuse de côtoyer des stars et de boire plein de champagne, elle débarque sur la Croisette dans son fauteuil roulant aérodynamique à turbo intégré, escortée par sa fidèle dame de compagnie, Yvette.
Depuis l'époque où elle ne communiquait vraiment pas du tout, Élise a fait des progrès : e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
  19 juin 2015
Si vous connaissez Brigitte Aubert, vous devez savoir que c'est une auteure à multiples facettes, son talent s'exerçant aussi bien dans des romans très glauques que dans de la littérature jeunesse. Dans "La mort au Festival de Cannes", elle nous la joue version polar humoristique. Elle remet en scène Elise Andrioli que j'avais adorée dans "La mort des bois" et "La mort des neiges", véritables thrillers où malgré son handicap, tétraplégique, aveugle et muette à la suite d'un attentat, la jeune fille, s'était retrouvée enquêtrice un peu contre son gré et avait élucidé plusieurs meurtres. Je préviens le lecteur connaisseur que cette suite, question genre n'a rien à voir avec les précédents.
Dans "La mort au Festival de Cannes", on la découvre membre du jury Jeunes Talents, ses aventures ayant fait l'objet d'un livre (écrit par une mystérieuse B.A.) puis d'un film avec Jodie Foster dans son rôle, accompagnée bien sûr de la fidèle Yvette qui remplace ses yeux et ses jambes. Ayant désormais retrouvé l'usage d'une main, Élise se sert d'un ordinateur hightech pour communiquer mais comme elle le dit elle-même, elle potiche souvent (du verbe poticher) entre deux assiettes de petits fours et le visionnage de films peu captivants qui eux aussi risquent de faire un four... Telle la fleur attirant l'abeille, on dirait qu'elle attire les ennuis, voire pire puisque chaque jour qui passe, quelqu'un trépasse : meurtre ou suicide, tout cela reste à déterminer et Elise va s'y employer discrètement car la sachant muette et immobile, les langues se délient autour d'elle, oubliant qu'elle n'est pas sourde. Mais voilà qu'elle-même est victime de ce qui aurait pu passer pour un accident...
J'avoue que l'humour dont l'auteure fait preuve à chaque page m'a totalement fait oublier l'intrigue policière dont la qualité me semble quand même inférieure aux deux précédents opus, en particulier la fin. Les pensées sarcastiques d'Elise aussi bien à son égard qu'à celui de ceux qu'elle côtoie sont des purs moments de bonheur. Et il y a du grain à moudre car loin des vedettes du festival officiel que l'on aperçoit et qui font hurler les foules, les multiples personnages qui l'entourent, entre membres du jury, organisateurs et jeunes talents activent son imagination. Cette galerie de portraits assez caricaturaux ajoutée à l'humour vache de l'héroïne m'ont fait penser à l'univers d'un San Antonio au féminin, version édulcorée.
Merci à Babelio et aux Éditions du Seuil pour ce pur moment de plaisir et son lot de phrases cultes, même si de ce fait le suspense que l'on attend d'un bon polar est amoindri. J'apprécie d'autant plus que l'humour au féminin est souvent rare en littérature. 13/20



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yaki
  27 mai 2015
Depuis un accident grave, Elise Andrioli est très handicapée, elle est à la fois aveugle, muette et tétraplégique. Elle vit donc dans son fauteuil roulant et s'exprime surtout grâce à une machine. Ne pouvant bien sûr pas se débrouiller seule, elle est constamment accompagnée de Yvette, sa dame de compagnie. Il y a quelques années (dans le roman La mort des bois), Elise a résolu une enquête criminelle. Une romancière en a tiré un roman, roman lui-même adapté en film. C'est à l'occasion de la présentation de ce film qu'Elise est invitée au Festival de Cannes et choisie pour être membre du jury Jeunes Talents. Elise en est extrêmement ravie ! Hélas, très vite les cadavres s'amoncellent et Elise va tenter de résoudre les crimes avant de se retrouver elle-même en danger.
Autant j'avais beaucoup aimé La mort des bois (Grand Prix de littérature policière en 1997), autant j'ai détesté cette nouvelle aventure. le ton est donné dès le départ, ce roman est une parodie de roman policier. Les morts sont nombreux, les personnages caricaturaux, l'enquête est inintéressante, la résolution de l'énigme complètement loufoque. Bref, pour amateurs de pastiche.
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sophie7169
  07 juillet 2015
Elise Andrioli, paraplégique et dotée d'un solide humour noir, est invitée au festival de Cannes en qualité de membre du jury jeunes talents. En effet, elle a du quelques temps auparavant, faire face à des aventures mouvementées, transcrites dans les romans précédents de l'auteur, ce qui lui a valu un roman dont elle est l'héroine et une adaptation cinématographique et subsidiairement une invitation au festival de Cannes. Dès son arrivée, les meurtres se multiplient..
C'est un vrai plaisir de retrouver Elise que l'on a pu découvrir dans l'excellent «la mort des bois» et le moins réussi «la mort des neiges». Son cynisme, son humour, son absence d'auto-apitoiement sont intacts. Par contre, l'intrigue est quasi inexistante.. Aucune surprise jusqu'à la fin, des personnages peu consistants qui se substituent les uns aux autres perdant le lecteur (en tout cas moi) et des longueurs ... Seul le personnage d'Elise sauve l'ensemble mais je recommande vivement la lecture de «la mort des bois» avant celui ci, véritable petit chef d'oeuvre qui se suffit à lui même.
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hellza24
  20 août 2017
J'ai retrouvé avec plaisir Elise Andrioli et la férocement adorable Yvette, qui l'accompagne aussi dans "La mort des neiges" et "La mort des bois".
Voilà notre duo à Cannes, pour la sortie de l'adaptation de "La mort des bois" justement : leurs aventures ont été couché sur papier par A.B. (super clin d'oeil) et portés à l'écran. A cette occasion, Elise a été invité à être jurée au festival de Cannes, dans la catégorie des "jeunes espoirs".

Le handicap d'Elise donne un coté frustrant et forcément angoissant pour un lecteur qui a l'habitude de la liberté de chacun de ses gestes. Elise est dépendante d'Yvette, pour le moindre des actes quotidiens, de façon vitale. Blessée à la suite d'un attentat dans lequel elle a également perdu son compagnon, Elise est désormais "prisonnière" de son corps, communiquant depuis peu grâce à un clavier numérique depuis qu'elle a récupéré l'usage de l'une de ces mains.
Nous sommes en "plongée" dans la tête d'Elise. Elle est attentive aux bruits et aux odeurs, dotée d'un effroyable sens de l'humour (noir, la plupart du temps).
Ce roman se dévore, parce qu'il est drôle mais aussi intelligent, parce que l'air de rien l'auteur fait passer tout un tas de messages pertinents sur les milieux artistiques, la perception des autres (souvent erronée, pleine de préjugés) qui dépend plus de ce que l'on "voit" plutôt que d'un véritable ressenti.
J'ai passé un super moment avec cette nouvelle aventure d'Elise Andrioli !
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virginie-musarde
  02 août 2016
On n'a pas tous le même humour ! J'aurais dû me méfier d'une "Agatha Christie sous amphètes" parce que finalement on en est loin ! Loin même des fantaisies linguistiques d'un Frédéric Dard que l'auteur tente de parodier, transformant l'héroïne en San Antonio un peu édulcoré dont les vannes n'ont pas le mordant de l'original et ne m'ont pas arraché un sourire ! Jeux de mots pourris, blagues moisies...
D'autant que les nombreuses digressions et l'abondant "name dropping" agacent vite (on est à Cannes donc il nous faut côtoyer toute la peoplesphère à grand renfort de références alors qu'aucune de ces célébrités n'intervient dans l'intrigue) !
L'intrigue justement ? Bof...franchement téléguidée, voire capillo-tractée, sans vraie fausse piste qui dynamise le récit en égarant le lecteur, une chute prévisible et un mobile un peu con-con....
Quant aux personnages, tous sont de parfaites caricatures : l'inspecteur mi-Columbo mi catcheur, les gamin surdoués, la poétesse un peu hippie, le vieux beau barman...Une galerie sans grand intérêt et surtout sans beaucoup de nuances.
Grosse déception donc !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   10 juin 2015
Il ne pleut pas. Pas une goutte. Dommage. J'aime bien la pluie. Entendre la pluie. Sur les feuilles, les toits, le long des gouttières. Le chuintement des voitures sur l'asphalte mouillé. Le crépitement de l'averse. Cette odeur particulière des jardins et des trottoirs humides. Le soleil, c'est silencieux.
Je ne peux pas écouter le soleil. Je peux juste rester à cuire sous ses rayons malintentionnés en espérant qu'Yvette va venir pousser mon fauteuil à l'ombre. Dire que j'ai tant aimé le soleil. La plage, la mer. Jouer au beach-volley. Courir. Nager. Dans mes rêves, souvent je cours encore. Comme avant l'accident. Je cours et parfois je cours auprès de Benoît. Il n'est pas mort. Il me sourit. La bombe n'a pas explosé. Le morceau de verre ne lui a pas tranché la carotide et je ne suis ni aveugle, ni muette, ni tétraplégique.
Je suis Élise Andrioli, la vraie, celle qui est enfouie sous le sac de patates inerte posé dans ce fauteuil roulant dernière génération que je peux diriger avec ma main gauche, seule partie de mon corps qui m'obéisse encore. Mais, à cet instant précis, le diriger vers… où ? Yvette m'a plantée près de l'entrée des artistes du Palais pour aller se renseigner.
– Je reviens tout de suite, ne bougez pas.
Yvette a toujours le mot pour rire.
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ladesiderienneladesiderienne   18 juin 2015
Certes, j'aurais préféré siéger au jury de la Compétition officielle. C'est snob, mais bon, toute la crème du cinéma mondial ! Dommage que Clint ne soit pas là cette année. J'ai un faible pour "l'inspecteur Harry". Je rêve souvent d'avoir un magnum 45 et de le pointer sur tous les cons qui me cassent les pieds. Très politiquement incorrect, mais très gratifiant, comme fantasme.
De toute façon, dans la réalité je ne peux faire de mal à personne, à moins qu'un inventeur mette au point un flingue à détecteur thermique et guidage vocal.
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ladesiderienneladesiderienne   19 juin 2015
Yvette se demande à voix haute si Antoine n'est pas un peu...
- Tout à fait, assure Claudie, il doit se marier en août avec son compagnon.
Yvette reste coite. Je la soupçonne d'être un tantinet vieille France par rapport au mariage homosexuel. Bien qu'à mon avis elle ne risque rien : je ne vois pas qui de nos vieilles voisines à permanente bleue viendrait la courtiser. Et la venue soudaine de Josiane Balasko en plombier reste quand même peu probable. Le péril lesbien plane assez loin de notre petite banlieue parisienne. J'en suis à imaginer une Yvette en costume-cravate menant sa belle en tablier à fleurs à l'autel quand retentit un cri. Un vrai. Un cri de femme, aigu. Pas le cri qui signale l'arrivée d'une méga star. Ni celui de la malheureuse qui vient de se faire voler son sac. Non, le cri d'effroi face à un accident. Ou à une souris. Mais les souris, au Palais...
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ladesiderienneladesiderienne   19 juin 2015
Au fil des années, j'ai remarqué que, quels que soient les chocs émotionnels, notre faculté d'observation de primate reste toujours active. L’œil intérieur du prédateur que nous sommes, sans doute. Par exemple, vous assistez aux obsèques d'un être cher, vous êtes à moitié étouffé par le chagrin, mais vous ne pouvez vous empêcher de constater furtivement que le cousin Jean-Pierre s'est mangé dix kilos depuis le dernier enterrement ou que la fille Durand aurait pu mettre autre chose qu'un chemisier orange vif. Comme si une partie de nous restait toujours aux aguets, tel un chasseur préhistorique qui hurle sa colère à la lune sans jamais lâcher sa lance.
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ladesiderienneladesiderienne   18 juin 2015
Elles trinquent. Je me fais encore plus potiche. Les gens m'oublient très vite et parlent librement en ma présence. Pour un peu, ils s'accouderaient sur moi, comme sur une bonne vieille commode. Ce qui me fait penser à l'immortelle ritournelle chantée par Jeanne Aubert en 1937 : "Pour éviter les frais, tout en suivant la mode, chez moi je prends le frais, le cul sur la commode." Pourvu que personne n'en ait l'idée...
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