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EAN : 9782757806289
288 pages
Points (15/11/2007)
3.42/5   56 notes
Résumé :
Elvira, infirmière quadragénaire, accuse le coup : elle ressemble fort aux trois femmes sauvagement dépecées au cours des deux dernières semaines. Pire, les victimes sont en lien avec l'hôpital où elle travaille. En proie à une terrible angoisse, Elvira garde son couteau en poche et reste cloîtrée dans son appartement. Est-ce que l'inspecteur Alvarez prendra cette affaire au sérieux avant qu'il ne soit trop tard ?

Née à Cannes en 1956, scénariste et p... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Crossroads
  29 janvier 2016
Ya un bordel dans la tête d'Elvira, mais un bordel !
En direct live de sa caboche qui turbine plus vite qu'un lave-linge en mode essorage linge délicat, Une Âme de Trop fait dans l'introspection paranoïaque sévère.
Faut dire que les sujets d'inquiétude sont réels.
Terriblement angoissée de nature, c'est dans les sous-sols de l'antre de Steven, un bien brave collègue aussi énergique qu'un escargot rasta perfusé au bédo, qu'elle passe désormais l'entièreté de ses mornes journées.
Surfant inlassablement sur le net à la recherche de l'Homme susceptible de faire battre la chamade son p'tit coeur de midinette trop longtemps sevré, c'est sur ce brave Ray qu'elle a jeté son dévolu.
Entre mails sirupeux, parfum Harlequin, avec son prince des ténèbres et confidences coquines avec quelques amies chatteuses, les journées déroulent inlassablement leurs cortèges de platitudes sans relief.
N'était ce meurtre sordide en lien avec l'hôpital qui l'embauche, rien de neuf sous le soleil.
Tiens un deuxième, puis un troisième présentant les mêmes particularités. Entendez par là le même profil féminin que notre quadra en mal de mamours.
De quoi vous faire flipper votre race pour peu que vous soyez de nature bilieuse.
A juste titre, peut-être...
La belle surprise que voilà.
Aucune attente particulière si ce n'était celle de passer un bon moment.
Et blam, personnage attachant, rythme plaisant et intrigue atypique accrocheuse ont fait de moi un poète dans l'âme.
Attention, je me lance : Aubert, c'est super !
Comment ? Une âme de trop qu'il serait bon de remiser en déchetterie rayon encombrant ?
Huuuum, je sens que le monde n'est pas prêt.
Qu'à cela ne tienne, m'en vais tenter ma chance au printemps des poètes sourdingues. Sur un malentendu...
Concernant l'âme d'Aubert bien plus affûtée et machiavélique, inutile de résister, vous y viendrez, avides de huis clos schizophréniques hautement addictif, c'est Jean-Jésus de la Fontaine qui vous l'affirmoît.
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marina53
  05 décembre 2013
Elvira, la quarantaine, est infirmière. Mais, coup de blues, burn-out ou dépression ? … toujours est-il que pour l'instant, elle reste cloîtrée chez elle. A moitié agoraphobe, elle ne sort quasiment plus, sauf pour aller faire ses courses à la supérette du quartier. Elle habite un logement qu'elle sous-loue à Steven, un de ses collègues. Un peu spécial, le fils quelque peu paumé depuis qu'il a perdu sa Môman, elle ne le fréquente que très rarement. Elle passe le plus clair de son temps devant son écran d'ordinateur, le plus souvent pour discuter de choses coquines, notamment avec un certain Ray, qui la pousse un peu pour qu'ils se rencontrent. Sinon, elle avale cacheton sur cacheton, le tout avec un doigt de cognac, et adore prendre soin d'elle. Mais, voilà qu'un soir, l'hôpital dans lequel elle travaille accueille une jeune femme assassinée. Elvira l'apprend très rapidement par sa collègue Cécile, qui se trouve être l'amante du commissaire Alvarez chargé de l'enquête. Rien d'anormal jusque là sauf qu'une seconde victime ressemblant à la première est retrouvée: jeune femme blonde, d'assez forte corpulence. Très vite, les flics font un rapprochement avec l'hôpital dans lequel elle travaille. En effet, les différents médecins avaient des liens avec les jeunes femmes tuées. Elvira, de chez elle, va tenter de mener son enquête et finalement mettre son nez là où elle n'aurait pas dû...
Pour une fois que c'est une infirmière qui mène l'enquête, ça change un peu des flics taciturnes et bougons ! Ici, nous avons affaire à une jeune femme pimpante, accro à internet, aux discussions coquines et à la lingerie fine. Et ça tient la route ! Elvira mène de bout en bout l'enquête, nous entraîne avec elle et nous livre même ses pensées et ses idées comme une sorte de journal intime. Avec ses personnages attachants, Brigitte Aubert nous mène en bateau. Même si on sent le coup venir, on est bluffé tout de même par la fin assez stupéfiante. L'intrigue est parfaitement menée, portée par une écriture qui se veut des plus agréables, des situations parfois cocasses parfois plus tragiques et on obtient un polar intrigant et original.
Une âme de trop... un coeur en moins !
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Seraphita
  03 avril 2010
Elvira, la quarantaine, est infirmière dans un hôpital. Elle habite au rez-de-chaussée, dans une maison qui comporte deux étages. Au-dessus, vit Steven, infirmier lui-aussi dans le même hôpital qu'elle. Elle est en arrêt maladie pour cause de dépression et passe son temps enfermée chez elle, souffrant d'agoraphobie, se gargarisant d'alcool et de psychotropes. Elle aime aussi surfer sur internet, n'hésitant pas à laisser ses coordonnées sur des sites de rencontre. C'est ainsi qu'elle fait connaissance avec le mystérieux Ray. Parallèlement, des meurtres atroces secouent la ville où elle habite. Quand ces meurtres commencent à concerner des collègues, elle comprend que sa petite vie de recluse peut être menacée. C'est alors que Ray débarque à l'improviste…
C'est mon bibliothécaire qui m'a conseillé ce thriller. Et je l'en remercie : j'ai passé un excellent moment de lecture, un moment terrifiant.
Les chapitres sont ponctués de courts incipit titrés « incision n° ». Ces brèves notes, qui sont l'oeuvre du détraqué qui sévi, sont écrites sur le mode de l'écriture automatique. Il y est question de sang, du dégoût des femmes, de pulsions meurtrières. L'écriture fonctionne par associations d'idées, homophonies, jeux de mots, jeux de sons :
« La source, oui la source,
jamais tarie jamais apaisée de tous mes maux, maux dits maux vais maux ment,
jaillit entre ses cuisses, sale, bouillonnante, immonde liqueur m'inonde. » (p. 35.)
Le résultat est à la fois effrayant (on entre dans l'inconscient du tueur), mais étonnamment poétique. Les chapitres se présentent sous la forme de journaux intimes tenus par Elvira. le style de ces journaux est assez étonnant et déconcertant : il semble en apparence très léger, comme écrit par une adolescente qui raconterait ses émois, un style un peu à l'eau de rose, très sentimental : le lecteur suit la vie intime d'Elvira, recluse dans son appartement pour cause d'agoraphobie, entre maquillage, démaquillage, bain moussant et lotion tonique. Entre alcool et psychotropes également. Au départ, je n'ai guère accroché à ce style, puis je m'y suis faite et je me suis laissée porter par l'histoire d'Elvira.
Brigitte Aubert nous emmène dans un huis clos magistral, qui se révèle, au fur et à mesure de l'avancée dans le roman, très angoissant : le lecteur comprend vite que l'étau se resserre, sans parvenir à saisir pleinement toute la vérité. L'auteur nous expose l'intimité psychique d'Elvira qui mène l'enquête à sa façon, et on prend plaisir à suivre les déductions de l'infirmière quant à l'identité du tueur. Une infirmière décidément très seule.
Il s'agit d'un thriller qui laisse la part belle au suspens et à la frayeur. La fin est tout simplement magistrale, l'auteur ménageant un rebondissement de taille. Une fin qui me fait rapprocher cette oeuvre de celle – tout aussi diabolique – de Thierry Jonquet : « Mygale ». Une fin dans laquelle on saisit – enfin – le sens du titre : « Une âme de trop ». A lire si on veut frissonner, et trembler dans un final grandiose…
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ladesiderienne
  01 avril 2013
Elvira, la quarantaine, a interrompu son activité d'infirmière pour cause d'épuisement professionnel, le fameux "burn out". Souffrant d'agoraphobie, elle reste cloitrée dans son coquet appartement et vit sa vie par procuration derrière... son écran d'ordinateur. Les rencontres virtuelles suffisent amplement à son bonheur. Oui, mais voilà : tapie derrière la toile, l'araignée surveille sa proie...
Cette lecture m'a fait passé un moment que je qualifierai de sympathique mais ce soi-disant thriller n'a pas eu, chez moi, l'effet attendu (à moins que l'auteure n'ait l'esprit si tortueux que même cela ait été prévu). Plus l'angoisse étreignait notre héroïne, plus les fous-rires me gagnaient, devant cette véritable caricature de femme, toujours à la recherche de la dernière solution miracle pour calmer son anxiété, que ce soit le bain relaxant épicéa-giroflée, le cocktail Rivotril/Nozina/Stilnox ou le plus classique verre de cognac. Imaginez : vous êtes persuadé qu'un serial-killer est derrière votre porte, prenez-vous le temps de vous faire les ongles des pieds ? Elvira,si !
Ce livre se lit très rapidement, avec des chapitres courts et des phrases qui tiennent plus du langage parlé (voire SMS) que du langage écrit. Malheureusement, la fin ne m'a pas vraiment surprise car plusieurs de mes dernières lectures m'ont appris que ce concept souvent utilisé, est un véritable pain béni par les auteurs de polars.
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zazy
  10 septembre 2013
Un petit polar pour changer ! Brigitte Aubert dans ma PAL, allez hop. J'avais déjà lu « le souffle de l'ogre » que j'avais beaucoup aimé. J'avoue ne pas avoir été déçue.
Si vous êtes accro aux sites de rencontre sur Internet, attention vos ne les verrez plus avec les mêmes yeux, quoique...
Chez Brigitte Aubert, toujours cette outrance qui fait que l'on sourit. Imaginez Elvira, infirmière quadra-dépresso-agoraphobe, chez elle en déshabillé de soie, string, chaussons roses qui vit au rythme des sonneries de son Babyphone, et des messages de son MacChou, pendue à ses boîtes d'antidépresseurs et sa bouteille de cognac. Elle surfe sur un site de rencontre où elle correspond avec « latinlover », Ray…. A la recherche de l'amour ou, pour le moins, d'un amoureux. Elle adooooooooore se remonter le moral dans un bain très chaud avec huiles essentielles et autres crèmes miracles.
Mais, un meurtre, puis deux, puis trois en relations étroites avec son service et la voici, la voilà qui cogite à s'en faire mal au crâne. Comme de bien entendu, les inspecteurs ne prennent pas au sérieux ses interprétations. Ils sont si débordés, les pauvres choux, par ces meurtres perpétrés par un tueur en série. C'est gros et plus c'est gros, plus ça fonctionne. Prise dans les mailles du filet, je n'ai pas vu la ficelle qui a fort bien fonctionné. le coupable était celui auquel je pensais, mais……
Un bon moment de lecture comme je les aime

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   01 avril 2013
"Décontractez-vous", nous serinent les magazines. Ouais, fastoche. Suffit de le dire. Comme si nous étions toutes coupables de mauvaise volonté. Coupables d'être grosses (suffit de manger moins), d'être molles (suffit de se bouger), de pas s'entendre avec les proches (suffit d'aller voir un psy), de fumer (alors là, suffit d'avoir le déclic ! et les patches, et la pêche), d'être cancéreuse (ben tiens, suffisait de pas fumer, ou de pas avoir de mère cancéreuse, ou de se faire dépister - même si on voit pas ce que ça nous aurait épargné - ou de pas respirer de gaz de voiture, etc., la liste est aussi longue que l'histoire de l'industrialisation), d'être célibataires (suffit d'arrêter de rêver au prince charmant et tant qu'à faire d'arrêter de rêver tout court), bref coupables d'être des êtres humains désirant de l'attention, de la tendresse, de l'amour.
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ladesiderienneladesiderienne   31 mars 2013
Un cauchemar, la plage. Tous ces yeux. Du vent, de l'air, plein d'air, trop d'air partout. Pas de murs où s'appuyer, rien pour vous protéger. et tout ce sable qui colle partout, après on en a plein les chaussures, même en faisant attention, non vraiment, pour moi la plage ça évoque plus les affres du débarquement que la détente.
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hellza24hellza24   03 janvier 2017
Est-ce que je me sens frustrée ? Au fond, ai-je vraiment envie de voir Ray ? N'est-ce pas plus agréable comme ça, dans un rêve ? Est-ce que j'ai vraiment envie d'être dans ses bras ? Ou n'est-ce qu'un jeu ? Comme quand on est petit et qu'on joue à "faire semblant pour de vrai". Parfois, je ne sais plus. Parfois, j'ai du mal à me dire que c'est un vrai homme de chair et de sang et pas juste des mots, des mots délicieux rien que pour moi. On se sent tellement proche de l'autre à travers la machine justement, comme si tout ce qui n'est pas essentiel, tout ce qui est anecdotique, n'avait plus d'importance et qu'on communiquait d'âme à âme.
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ladesiderienneladesiderienne   30 mars 2013
- Les habitudes, c'est comme les vêtements, Steven, il faut en changer avant qu'elles commencent à sentir mauvais!
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hellza24hellza24   02 janvier 2017
Et fumer tue ! C'est marqué en gros sur mon paquet. Curieusement, ce n'est pas marqué sur les usines polluantes, ou les voitures. ou dans les zones d'agriculture intensive. "Le nitrate tue". Le suicide collectif imposé par l'industrialisation forcenée ne dérange pas, c'est le petit suicide individuel qui dérange, le mien, le vôtre. Ça coûte trop cher à la société. Je m'interroge sur le coût annuel des cancers prétendument dus au tabac par rapport à ceux à venir à cause de l'amiante, si longtemps défendue par nos édiles. La Mort se fait plus souvent payer en argent sale qu'on ne le croie.
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Videos de Brigitte Aubert (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brigitte Aubert
La chronique de Carole S - Funerarium
Notre chroniqueuse du jeudi, Carole S. ne connaissait pas les ouvrages de Brigitte Aubert avant de lire "Funeraium" (éditions Points). Et on peut dire que notre serial-lectrice est tombée sous le charme de ce thriller...
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