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EAN : 9782890192430
156 pages
Éditeur : L'Etincelle (01/01/1990)

Note moyenne : 2.58/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Fort de sa lecture du Petit Albert, un brave cultivateur canadien, Charles Amand, se met en quête de la pierre philosophale, seule capable de transmuer les métaux vils en or. Empruntant au roman gothique quelques-unes de ses recettes les plus éprouvées - apparitions diaboliques, fantômes, meurtres, noirs desseins d'hommes sans scrupules -, Philippe Aubert de Gaspé fils donne libre cours à son goût du rocambolesque dans ce roman aux nombreuses péripéties. Paru à Qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Joualvert
  03 février 2016
Voici ce qui serait le tout premier roman canadien français de l'histoire, daté de 1837. de quoi cela peut-il bien traiter ? de moulins à scies ? de braves cultivateurs dans des situations précaires ? du tout. Il s'agit plutôt d'alchimie, de meurtres et de diableries !
Ce très court roman sans prétentions est l'oeuvre d'un jeune homme de 23 ans, allumé et enthousiaste lecteur, et dont, malheureusement, 4 ans seulement le séparent de son trépas. Il raconte l'histoire d'un homme qui cherche à accéder à la richesse par des moyens occultes. Les chapitres courts et les transitions quelque peu abruptes compte tenu de la variété des épisodes font que l'ensemble paraît un peu disparate. Certains lecteurs auront l'impression de tenir entre leurs mains quelque chose d'anarchique et d'inabouti. Mais laissez-moi vous dire que j'ai personnellement été totalement charmé par cette balade mouvementée, gracieuseté de ce Philippe Aubert de Gaspé junior, et que nombre de points et de phrases m'ont égayé dans les divers épisodes. On retrouve parmi ceux-ci la narration de deux légendes fantastiques de nature diabolique issues de la tradition orale. L'on rapporte également quelques superstitions ayant cours chez les habitants de cette époque. Amateurs de fantastique du XIXe siècle, laissez-vous tenter par cette petite curiosité de la littérature québécoise !
Petite note à propos des éditions. J'ai lu celle titrée ''L'influence d'un livre'' publiée par ERPi en 2008. On spécifie que cette édition est conforme au roman original de 1837. On apprend également dans la préface qu'à l'origine, la version intitulée ''Le chercheur de trésors, ou, L'influence d'un livre'' est une version modifiée (et, dit-on, dénaturée) par un abbé et publiée pour la première fois en 1864.
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Srafina
  14 février 2016
Livre lu dans le cadre du challenge 19ème siècle, et suite à la critique de Joualvert.
Découverte donc de l'écriture de ce jeune écrivain Philippe Aubert de Gaspé junior. Très agréable dans ses descriptions des différents protagonistes, leurs aventures, ainsi que la narration des deux contes oraux canadiens.
Je dirais aussi, que ce qui m'a gêné le plus, ce sont les transitions entre les différents chapitres, très brusques et surtout sans repères.
Cela n'empêche, qu'on assiste à une description des us et coutumes de l'époque au Canada dans les milieux étudiants en médecine, dans les campagnes avec leurs légendes où le fantastique a souvent cours. Dans la quête d'Amand et de sa fameuse recette philosophale. Sa fortune finalement il la devra à une banale trouvaille dans une île suite à ses pérégrinations.
Petit livre sympathique, avec un auteur canadien inconnu du grand nombre mais qu'il est bien agréable de découvrir en dehors des sentiers battus.
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Sachenka
  26 décembre 2012
Quelle déception ! Depuis un bon moment déjà je me promettais de lire L'influence d'un livre ou le chercheur de trésor, le premier roman canadien-français, paru en 1837. Quant à moi, la littérature québécoise aurait pu attendre un peu plus longtemps ! Mais bon, je suppose qu'il faut bien commencer quelque part…
Ce roman est la quête de Charles Amand : la richesse. Et un livre d'alchimie le met sur la piste. Toutefois, le livre n'apparait pas dans l'histoire ; il aurait été lu avant le début du livre et on y fait peu référence. D'ailleurs, on perd Amand très rapidement. En effet, sans transition, la narration se tourne vers Joseph Lepage (ou Mareuil, selon l'édition) qui commet un crime. La fin de l'enquête et la sentence du condamné nous ramènent quelques chapitres plus loin à l'intrigue première : Amand, pour procéder à de nouvelles expériences, avait besoin d'une main-de-gloire, la main d'un pendu, dont il réussi à s'emparer.
Entre-temps, le narrateur s'intéresse dorénavant à Saint-Céran, un troisième personnage. le jeune homme, après avoir été témoin du meurtre de Lepage et avoir assisté à son autopsie (il fait sa médecine), revient à son village natal et tombe amoureux de la fille d'Amand. Ce dernier, après avoir refusé la main de sa fille au jeune prétendant, continue sa quête de richesse, se retrouve échoué sur l'île d'Anticosti puis revient après cinq ans. Revirement de situation : il accepte finalement la demande de Saint-Céran et l'on procède au mariage.
Le tout est plus ou moins habilement entrecoupé de légendes locales, mettant en scène des personnages nouveaux et n'ayant que très peu de liens avec le reste de l'histoire.
Les personnages sont grossièrement décrits : on retrouve le méchant qui est cruel, l'avare qui est obnubilé par l'or et le jeune étudiant innocent. Peu de nuance et, surtout, peu d'évolution. Ils restent les mêmes à une exception près : à la fin, Amand renonce à la conjuration mais rien ne l'explique.
L'intrigue est truffée d'invraisemblances et peu rondement menée. Elle ne réussit pas à nous tenir en haleine malgré tout le potentiel qu'elle contenait. Décevant…
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MarianneRichard
  31 décembre 2016
Lire ce qui semble être le premier "roman" canadien-français était intéressant mais aussi prévisible d'un certain ennui. Comment un premier roman, vieux de presque deux siècles pourrait plaire à des lecteurs actuels. Bien sur, je n'ai pas été convaincu. La traditionnelle quête de l'alchimiste (qui représente la quete du soi intérieur) est un thême surutilisé, la structure de cet objet littéraire est flou, entre récit et roman. L'histoire passe aussi du coq à l'ane. Pleins de détails qui ne devait pas être dérangeante en 1837 mais pour les lecteurs d'aujourd'hui, L'influence d'un livre est un repère historique intrigant mais peu intéressant.
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critiques presse (1)
LaPresse   04 août 2014
Il est vrai que la lecture de ce «roman historique» n'est pas des plus fascinantes, aujourd'hui. Il semble bien décousu et étrange [...]. Mais quel objet d'étude et de réflexion passionnant, il faut en convenir! [...] En clair, ce n'est franchement pas «pour l'histoire» qu'il faut lire L'influence d'un livre, mais bien pour l'Histoire. Celle du Québec et de sa littérature.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
StephanieMarcosStephanieMarcos   15 février 2016
Je conçois bien que l'Espagnol vindicatif attende son ennemi au détour sombre d'une forêt et lui plonge son poignard dans le cœur ; que le Corse sauvage attende sur le haut d'un ravin l'objet de sa vendetta, et, d'un coup de sa carabine, l'étende à ses pieds ; que l'impétueuse Italienne porte un stylet à sa jarretière et perce le sein d'un amant infidèle ; il y a quelque chose de grandiose dans leur action ; le premier appelle sa vengeance "le plaisir des Dieux" et dit avec le poète anglais que "c'est une vertu".
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StephanieMarcosStephanieMarcos   15 février 2016
Autrefois Jean n'avait rien,
On disait, c'est un vaurien ;
Mais, depuis son héritage,
On dit, c'est un garçon sage.
Commenter  J’apprécie          70
StephanieMarcosStephanieMarcos   15 février 2016
Le bonhomme réduit enfin au silence, le galant fit embarquer sa belle dans sa carriole, sans autre chose sur la tête qu'une coiffe de mousseline, par le temps qu'il faisait s'enveloppa dans une couverte ; car il n'y avait que les gros qui eussent des robes de peaux dans ce temps-là ; donna un vigoureux coup de fouet à Charmante qui partit au petit galop, et dans un instant ils disparurent gens et bête dans la poudrerie.
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