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EAN : 9782075118880
192 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (17/01/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Comment vivre avec un papa qui a voulu partir?
Un père qui a voulu en finir.
Un père qu'on ne reconnaît plus, dont le visage aimé a disparu, pulvérisé. Et devenir du jour au lendemain la fille d'un monstre aux yeux des autres...

À la lumière de son écriture délicate, sensible et profondément empathique, Florence Aubry nous dévoile avec pudeur le parcours de Tess vers la sérénité et l'épanouissement.
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
rosalinda89
  22 février 2019
C'est difficile de donner son avis sur ce livre sans dévoiler quelque chose, mais je tenterai de faire le mieux possible.
Avec ‘La fille du monstre', l'auteure aborde un sujet que je n'avais jamais croisé dans mes lectures : les conséquences d'un suicide raté.
Tess a juste 11 ans quand l'impensable se produit. Son père ne sera plus jamais le même après ce qu'il a fait. Pour la petite fille le monde s'écroule.
Petit à petit, la douleur laisse la place à l'incompréhension et à la déception. le regard des autres est difficile à supporter. Nous suivons Tess dans sa longue lutte intérieure et dans ses efforts pour pouvoir accepter ce qui ne peut plus être changé…
Je dois avouer que j'ai apprécié l'écriture qui réussit à nous transmettre toutes les émotions du personnage principal. Par contre si j'ai compris la réaction du début, c'est la suite du comportement de Tess qui m'a mise mal à l'aise. L'arrivée de l'adolescence est une période compliquée pour tout le monde et Tess ne déroge pas à la règle. Mais est-ce que cela peut expliquer tout ? Je pense que je n'aurais pas agi comme elle, même si j'avais son âge. Cela dépend sûrement du caractère de chacun…
Que dire du père ? C'est horrible ce qu'il a fait, mais mérite- t- il l'indifférence totale ?
Beaucoup de questionnements pour cette histoire bouleversante.
Si le but de l'auteure était de nous faire réfléchir sur notre comportement face aux malheurs de la vie, alors là, je peux dire que c'est réussi. Une lecture qui ne laissera personne indifférent.
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Commenter  J’apprécie          381
Lagagne
  04 octobre 2019
Un roman court, mais que j'ai pourtant mis un peu de temps à lire...
Tess a 11 ans quand son père tente de suicider. Il en ressort vivant, mais complètement défiguré. Et Tess va devoir apprendre à être la "fille du monstre". On suit son cheminement, son parcours qui passe par la colère, le rejet, la honte jusqu'à retrouver de la sérénité. Un parcours long, de plusieurs années.
J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans cette histoire, et je ne saurais pas trop dire pourquoi... Je n'ai pas accroché direct avec Tess, et avec ce père trop silencieux.
J'y suis finalement entrée, mais peut-être trop tardivement.
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Takalirsa
  10 juin 2019
Comment renouer avec un père qui a tenté de se suicider?
Dans ce récit à la 1ère personne qui commence par un dialogue avec son amie Isabelle, Tess revient sur cet événement familial traumatisant afin d'essayer de le comprendre ("Et j'aurai le droit de lire, moi?"). L'acte suicidaire de son père a eu lieu alors qu'elle était en CM2 et la jeune fille est désormais en terminale : il aura fallu toutes ces années pour enfin retrouver un peu de sérénité.
Ce geste inattendu de son père, Tess le prend tout d'abord pour de l'abandon : "Qu'est-ce que l'on ressent lorsqu'on s'apprête à faire un truc pareil? Et, bordel! à quoi on pense? Je me dis qu'il n'a pas pensé à moi, sinon il n'aurait pas pu tirer, non?" Certes sa mère a avoué "je n'aime plus papa", mais qu'est-ce qu'elle devient, elle, Tess? D'ailleurs au départ, on lui parle d'accident de chasse, "on ne me dit rien" de la tentative de suicide...
Aux interrogations succède une culpabilité touchante, tandis que son père est hospitalisé : "Je suis persuadée que je peux faire quelque chose. Si mon père ne guérit pas, c'est parce je ne suis pas auprès de lui". Mais c'est sans compter sur la révélation de son visage détruit... Tess ne reconnaît plus celui qui aimait tant la choyer.
Là, la colère se mêle à la douleur : le geste inconsidéré de son père a des répercussions dévastatrices sur tout le monde. Lui est muré dans sa souffrance ("Il aurait mieux valu qu'il meure"), sa mère s'épuise, pleure, ignore le chagrin de sa fille ("Juste que maman se retourne et qu'elle voie. Que je suis là"). Alors Tess "grandit seule", faisant malgré elle avec "le désastre de nos vies". Au collège elle subit "remarques dégueulasses et regards en coin", ses camarades de classe faisant preuve d'une "curiosité perverse" envers celle qu'ils ont surnommée "la fille du monstre". Au point que l'adolescente ne supporte plus la vue ni même la présence de ce père qui la dégoûte: après tout, "papa a choisi ce qui lui est arrivé", pas elle.
Finalement l'éloignement aura du bon. Plus de deux ans d'une vie "à l'abri de lui", au cours desquels elle rencontre Isabelle qui elle aussi, "sait ce que c'est. D'avoir honte de son père". Petit à petit Tess se montrera plus apaisée et apprendra à ré-apprivoiser cet homme qui, malgré tout, reste son père.
Lien : https://www.takalirsa.fr/la-..
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saomalgar
  26 mars 2019
Les parents de Tess ne semblent plus s'aimer, mais quand sa mère décide la séparation, son père ne le supporte pas et tente de se suicider. Suicide raté qui le laissera défiguré. Pour Tess, cet homme sans visage n'est pas son papa, celui qui lui lisait des histoires... Comment continuer à l'aimer ?
L'autrice nous immerge dans les pensées et les sentiments de Tess depuis l'accident, elle avait 10 ans, jusqu'à l'âge adulte.
Sans jugement sur Tess, juste des faits, parce que la vie nous bouscule différemment selon nos capacités d'adaptation, parce que chacun réagit à sa façon, parce que c'est Tess.
L'écriture de Florence Aubry est d'une précision incroyable, les mots sont justes, tout est en place pour nous faire traverser cette vie dramatique dans la tête de cette petite fille.
Sur l'immersion dans les sentiments si particuliers de l'enfance, j'ai beaucoup pensé à un autre texte tout aussi fabuleux, "du vent dans mes mollets" de Raphaëlle Moussafir.
Un roman à lire absolument.
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meliedu57
  22 mai 2019
Avec une écriture incisive, sans faire de détours, l'auteur nous livre ici une histoire qui aborde un sujet sensible : le suicide. Tess n'a que onze ans quand son père décide de mettre fin à ses jours à coup de fusil. D'une certaine façon, ce traumatisme résonne comme un deuil en elle et la jeune fille doit en franchir les diverses étapes :
Tess refuse d'abord de voir la vérité en face et le déni s'installe. Comment son père, qui déteste les armes, a pu s'en servir pour mettre fin à ses jours ? Pourquoi est-il parti dans les bois avec le chien, son fidèle compagnon l'épaulant dans ses derniers instants ? Les doutes mêlés à l'incompréhension submergent sa fille qui regrette d'avoir fait semblant de dormir quand son père lui a dit au revoir. Aussi, lorsqu'elle découvre le corps rachitique de son géniteur à l'hôpital, elle n'ose pas y croire et ne reconnait pas son apparence dénuée de l'étincelle de vie qui l'animait autrefois. Pourtant, tout atteste de son identité : le bracelet qu'elle lui a offert, son tatouage…
Puis vient la rage, à l'égard de son père mais aussi de ses camarades de classe. Tout le monde la considère comme "la fille du monstre", la progéniture d'un suicidé qui porte les stigmates de son geste sur son corps meurtri. le comportement de Tess devient de plus en plus violent, insolent, et elle leur souhaite de connaître le même désespoir qu'elle. Même sa mère est physiquement là, mais absente, et elle ne la voit plus, trop préoccupée par le sort de son ex mari. Quand ses parents décident de se débarrasser du chien, de son chien à elle, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Tess réalise que son père sera toujours considéré comme la victime et qu'elle ne peut exprimer son sentiment d'indignation au risque de passer pour une sans coeur égoïste. Finalement, n'est-ce pas elle le monstre, celle qui rejette son père à cause des préjugés véhiculés par la société ? Tess décide alors de couper les ponts avec lui, car elle ne veut plus être associée ni à son nom ni à son apparence estropiée. Peu importe la nature de ses futures études, tout ce qu'elle souhaite c'est mener sa vie loin de lui.
Néanmoins, Tess grandit et, les années passant, elle reprend contact avec son père. Si d'abord elle peine à assumer le lien qui les unit, elle va pourtant franchir la dernière étape : l'acceptation. A partir de là, elle peut enfin revendiquer son identité, liée à l'histoire de son père, et ose le présenter à sa meilleure amie Isabelle. Grâce à elle, elle prend conscience qu'il n'y a pas de honte à avoir, mais qu'elle devait plutôt être fière de ses racines, d'avoir sa famille encore en vie. L'humiliation qu'elle a pu subir fait partie du passé, elle peut désormais tourner la page et reconstruire sa relation avec son père, en commençant par lui présenter son petit ami.
Lien : https://langageducoeur.wordp..
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critiques presse (1)
Ricochet   09 mai 2019
Les dernières pages en forme d’espoir, vers une relation apaisée, n’enlèvent rien à la puissance mélancolique et torturée de toutes les pages précédentes.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
rosalinda89rosalinda89   26 février 2019
Vasco est tellement heureux, il retrouve son maître, son compagnon, son ami de toujours. (…) Il le prend exactement tel qu’il est, et je me dis : « C’est ça, l’amour pur, l’amour inconditionnel et, finalement, seuls les animaux sont capables de donner cet amour-là. »
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rosalinda89rosalinda89   26 février 2019
Bien qu’elle ait dit : « Je crois que je ne t’aime plus », il a immédiatement pensé qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre. C’est à cela que l’on pense d’abord, non ? Comment pourrait-on comme ça, du jour au lendemain, sans que rien soit arrivé, ne plus aimer la personne avec laquelle on vit, la personne avec qui l’on a fait un enfant ?
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rosalinda89rosalinda89   26 février 2019
(…) Un texte qui pouvait sembler avoir été écrit à la va-vite mais dont, en réalité, chaque mot avait été soigneusement choisi. Chaque mot comme un mégot de cigarette écrasé bien profondément contre son cœur.
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Video de Florence Aubry (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Florence Aubry

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Payot - Marque Page - Florence Aubry - Nola.
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