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EAN : 9791095438113
76 pages
L' Iconoclaste (13/01/2016)
4.19/5   13 notes
Résumé :
« Un jour, on me demande d'écrire sur une autre, poète ou romancière, qu'importe, vivante ou morte (plutôt). Et tout de suite ce nom s'impose : Sylvia Plath. Je relis ses textes hypertendus, électrifiés, je regarde ses photos caméléons. Je fais défiler ses masques, je bats les cartes de son tarot : la supernormal teenager et le Roi des abeilles, l'amante éblouie et la mère-épouse prisonnière de l'Amérique des fifties, les vierges folles, le rameau de peur, le vieux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
oiseaulire
  01 août 2022
Mon Dieu, combien je tombe dans la tristesse chaque fois que je lis une évocation de la vie et de l'oeuvre de Sylvia Plath !
Ce court essai est une lettre d'amour à la poétesse qui mourut trop jeune et qui pourtant avait tant d'art et de désirs en elle.
Elle est allée rejoindre la cohorte des trop tôt disparus ... Stig Dagerman, Edouard Levé, Anne-Marie Schwarzenbach, Gérard de Nerval, Marie bashkirtseff, Alfred Jarry, René Crevel, Renée Vivien... la liste est si longue...
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claraetlesmots
  22 avril 2016
Car je crois que Plath a été, dans les deux sens du terme, une survivante : pas seulement une qui est revenue d'entre les morts (lady Lazare) mais aussi une qui a vécu à l'excès. "
De la poétesse Sylvia Plath, je ne connaissais que les grandes lignes de sa vie comme sa mort voulue à l'âge de trente ans en 1963. Avec cet essai, Gwénaëlle Aubry non seulement nous permet d'en apprendre plus sur cet auteur mais également sur sa vie, sur son rapport à l'écriture et sa production littéraire.
D'emblée, on ressent combien Gwénaëlle Aubry a été touchée par Sylvia Plath, par la femme dans son rôle d'épouse, de mère, de fille. Toutes ces facettes ont influencé la poétesse pour qui «l'écriture est l'unique salut». Ce texte n'est pas une simple biographie, Gwénaëlle Aubry intercale des extraits des écrits (poèmes, journaux intimes, lettres) de Sylvia Plath, décrit des photos et les situent dans le vie de cette dernière. de sa première tentative de suicide à son mariage avec Ted Hughes, de la solitude à l‘amour qu'elle portait à ses enfants, des succès littéraires de son époux pendant qu'elle essuyait des refus ( « Mais elle offre à Ted l'argent qu'elle gagne, le temps qu'elle perd »), de l'infidélité de son mari à son envie de réussir à concilier son rôle de mère et d'auteur reconnu, la vie de Sylvia Plath est décrite avec un prisme de sensibilité sans égal même pour parler des nombreuses douleurs. Sans être dupe, Sylvia Plath a écrit : « Je suis horrifiée de rejoindre l'expression du rêve américain dans mon désir d'avoir une maison et des enfants » et de prendre en modèle sa mère « et derrière lui en renfort, toute la cohorte-des-mères-épouses exemplaires, des douces-amères résignées". Dans ces années corsetées pour les femmes, il fallait du courage et Sylvia Plath en avait.
L'inscrire dans notre époque « après tout, Sylvia Plath est notre contemporaine » et de chercher en elle « le point d'ajustement de l'écriture à la vie. Je ne veux pas la lire à travers sa mort (et donc pas non plus à travers le récit de sa vie). Je cherche à comprendre ce que, par l'écriture, elle a sauvé de la vie et ce qui, de l'écriture, l'a sauvée elle aussi» et à travers elle de retourner le miroir et nous le tendre : « c'est ce qui, de l‘écriture, peut perdre autant que sauver, peut perdre après avoir sauvé. Car écrire, si l'on en fait des livres, ce n'est pas se délivrer : c'est se livrer, pieds et poings liés."
Cet essai m'a donnée le sentiment d'avoir côtoyée Sylvia Plath. Et vous l'aurez compris, les émotions sont palpables.
Gwénaëlle Aubry signe ici un texte fort, d'une beauté aérienne et un très bel hommage à Sylvia Plath. Car il faut admirer et respecter quelqu'un pour en parler ainsi avec son coeur. Comme pour ne pas juger et retransmettre ses émotions avec pudeur et simplicité.

Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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kittie
  08 février 2016
Ce livre est un essai biographique sur Sylvia Plath, poete Américaine du 20 ème siècle décédée à 30 ans par suicide au gaz.
Cette ecrivain a toujours marqué mon interet, sa courte vie au destin tragique m'a souvent rappelé des bouts de ma personnalité et ainsi ai je toujours ressenti une sorte de correspondance complice avec son univers poétique.
Cherchant sa voie et sa voix au delà de la voie maternelle aliénante et celle silencieuse , absente, d'un père trop tot décédé, usant du langage pour s'incarner dans les mots pour etre Tout au risque de n'etre pas entendue ni reconnue et ainsi n'etre plus Rien, etre Rien . Les mots epousant des univers tant cauchemardesques qu'extatiques. Se délier des chaines qui clouent à terre et à la fois chercher à s'ancrer davantage. Etre la Femme et la mère, parfois encore une petite fille blessée.
L'élan de son désir à étre, d'Etre, semblable aux ailes de cet oisillon rescapé qui ne cesse de se bagarrer pour tenir, paraitre tenir le coup. Et puis tout disjonte.
Seuls restent ses mots : d'une effroyable beauté , des coups de machette ecarlates dans le bleu du ciel sans soucis.
Stéphanie
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allard95
  06 décembre 2016
Gwenaelle Aubry nous parle, dans un très court livre - 75 pages à peine - de Sylvie Plath, poétesse, romancière, qui s'est suicidée en 1962, peu après la naissance de son troisième enfant, et après avoir appris qu'elle était trompée. La manière dont G.Aubry écrit ici est ce qui est le plus frappant: ce texte est vraiment beau, et participe au mystère de la chose décrite. La fragilité du personnage, sa dépendance à un homme qui ne la méritait peut-être pas, fabriquent le drame. La hauteur de vue de G.Aubry impressionne; et, même si tout cela n'est pas, en soi, passionnant, on salue le niveau d'écriture de l'auteur, et on est satisfait d'en apprendre un peu plus sur une femme morte trop tôt il y a plus de 50 ans (et qui pourrait encore être vivante), oubliée bien entendu, mais dont la vie méritait incontestablement ce rappel, et cet hommage.
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jonask54
  26 janvier 2016
Je n'ai pas lu la romancière Gwenaëlle Aubry mais cet essai/témoignage sur Sylvia Plath est très intéressant lorsque l'on connaît l'oeuvre de cette dernière. Plath est en poésie un de mes écrivains préférés. On sent que c'est une auteure qui touche beaucoup Gwenaëlle Aubry. Elle s'est beaucoup fondée sur les journaux de cette dernière et fait le lien bien entendu avec la famille de celle-ci. Elle insiste avant tout sur le rapport très étroit entre la vie de Sylvia Plath et son écriture. Gwenaëlle Aubry rend hommage à cette poétesse, disparue trop tôt, qui a mis fin à ses jours.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
kittiekittie   08 février 2016
Comment rompre par la langue le lien que la langue a tissé ? Ou encore : Comment réinventer sa propre langue au sein de la langue maternelle?
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kittiekittie   08 février 2016
Je cherche à comprendre ce que, par l'écriture, elle a sauvé de la vie et ce qui, de l'écriture, l'a sauvée elle aussi. Je crois qu'elle a été violemment, excessivement vivante, que de la vie elle a tout embrassé, mort incluse. Et je crois que l'écriture nait de ça : de la sensation ( effroi et emerveillement) d'un excès de la vie sur elle-meme que la vie ne suffit pas à combler.
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kittiekittie   08 février 2016
On ne sait jamais à quoi, à qui l'on survit : à ceux que l'on a perdue, à l'enfant que l'on a été, aux possibles que l'on n'a pas choisis, à ceux qui se sont pétrifiés?
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Videos de Gwenaëlle Aubry (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gwenaëlle Aubry
Sylvia Plath (1932-1963), la vie comme un mauvais rêve (Toute une vie / France Culture). Diffusion sur France Culture le 26 février 2022. Un documentaire de Pauline Chanu, réalisé par Annabelle Brouard. Prise de son : Marc Garvenes et Tahar Boukhlifa. Mixage : Philip Merscher. Archives Ina : Sophie Henocq. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France. Photographie : Sylvia Plath en 1954. Granger-Bridgeman Images. Sylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Primrose Hill (Londres), est une écrivaine et poétesse américaine, autrice de poèmes, d'un roman, de nouvelles, de livres pour enfants et d'essais. Si elle est surtout connue de façon internationale pour sa poésie, elle tire également sa notoriété de "The Bell Jar" (en français, "La Cloche de détresse"), roman d'inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d'adulte. Sa vie, son œuvre et son esthétique poétique et littéraire sont le sujet de milliers d'études dans le monde entier. Elle publie son premier recueil de poèmes, "The Colossus", en Angleterre en 1960. Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglophones, les féministes voyant dans son œuvre l'archétype du « génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes », les autres voyant en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d'un suicide annoncé.
Invitées :
Valérie Rouzeau, traductrice et poétesse, autrice de "Sylvia Plath, un galop infatigable" (Jean-Marc Place, 2003). Traductrice pour les ouvrages de Sylvia Plath "La Traversée" dans "Arbres d'hiver" (Poésie/Gallimard, 1999), "Ariel" (Gallimard, 2009). Traductrice de Ted Hughes, "Poèmes (1957-1994)" avec Jacques Darras (Gallimard, 2009) Sylvie Doizelet, romancière, autrice notamment de "La Terre des morts est lointaine" (collection "L’un et l’autre", Gallimard, 1996). Elle a traduit le recueil de Ted Hugues, "Birthday Letters" (Gallimard, coll. Poésie, 2015) adressé à Sylvia Plath. Elle a également préfacé "Sylvia Plath, Arbres d'hiver précédé de La traversée", traduction de Françoise Morvan et Valérie Rouzeau (Gallimard, coll. Poésie, 1999) Claire Fercak, romancière, autrice notamment de "Rideau de verre" (Verticales, 2007) et plus récemment "Ce qui est nommé reste en vie" (Verticales, 2020) et "Après la foudre" (Arthaud, 2021) Gwenaëlle Aubry, romancière, philosophe, autrice notamment de "Lazare mon amour" (L’iconoclaste, 2016), "Perséphone 2014" (Mercure de France, 2016) et plus récemment "Saint-Phalle : monter en enfance" (Stock, 2021) Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste. Elle a notamment conçu le spectacle "Danses nocturnes", avec Charlotte Rampling, où se rencontrent les œuvres de Benjamin Britten et de Sylvia Plath
Un très grand merci au Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir (28 place St Georges, Paris 9ème) pour nous avoir permis d’utiliser des extraits de Letters home, film réalisé par Chantal Akerman en 1984, à Sonia Wieder-Atherton et Charlotte Rampling pour l’extrait de "Danses nocturnes", spectacle conçu en 2013.
Lecture des textes et poèmes (extraits) par Odja Llorca.
Archives :
Extraits de "Sylvia Plath – The Spoken Word" (Label British Library, 2010) Interview de Sylvia Plath par Peter Orr pour la BBC (1962) Interview de Sylvia Plath et Ted Hughes pour la BBC dans l’émission "Poets in partnership" (18.01.1961) Lecture des poèmes du recueil "Ariel" par Sylvia Plath "Danses nocturnes", Sonia Wieder-Atherton et Chalotte Rampling, poèmes de Sylvia Plath et musique de Benjamin Britten
Musique : "Overturn" d'Alexandra Stréliski (album "Inscape")
Sources : France Culture et Wikipédia
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