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ISBN : 2874231037
Éditeur : Mijade (17/09/2015)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 15 notes)
Résumé :
J'ai vu la détermination, sur le visage de Lilly, j'ai vu la précision des coups, l'agilité des déplacements, les petits sauts et l'énergie dans tous les gestes. Et surtout, j'ai vu le bonheur, la bouffée de bonheur, le plaisir à l'état animal, les traits qui se relâchent d'un coup et tout le corps comme un immense sourire, lorsqu'elle est arrivée à sept points la première, et qu'elle s'est avancée vers son adversaire. Je me suis dit que c'était ça, sa voie, et que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ogmios
  16 mars 2016
Lily, sans être une championne, a des capacités au tennis. Alors que son père l'a délaissée pendant son enfance, il décide de la prendre en main pour la faire monter dans le classement. Mais dans son aveuglement, il pousse l'entraînement trop loin et surtout, il franchit la limité de l'acceptable dans l'obsession folle de la faire gagner tout le temps.
Voilà pour résumer rapidement ce roman, mais il y a plus que cela et pour mieux le comprendre, Florence Aubry a décidé de donner la parole aux deux protagonistes alternativement. Pas vraiment en fait puisque l'un comme l'autre peuvent être les narrateurs sur plusieurs chapitres, cette technique permet de naviguer entre le présent et le passé et de découvrir chacun des points de vue. le roman débute avec la voix d'Edgar, le père. Il doit se rendre à la police, on ignore pour quelle raison, on sait juste que cela doit être suffisamment grave puisqu'il redoute de s'y rendre et qu'il sait pourquoi cela risque de déboucher sur une mise en examen. le lecteur apprend juste qu'il s'agit d'une "fille". le 2e chapitre donne la parole à Lily, sa fille, avec elle on est plus dans les sensations qu'elle éprouve en fonction des situations. Vis a vis de son père, en ce début de roman, elle semble détachée de ce qui pourrait lui arriver. A partir de là, peu à peu, l'auteur déroule l'intrigue pour nous donner à comprendre la relation particulière entre Lily et son père, mais aussi le malaise qui règne dans cette famille puisque Caroline, la mère est comme absente pour protéger sa fille et que le grand frère, Raphael, est lui complètement nié par Edgar. S'il rejette ainsi son fils aîné, c'est qu'il souffre d'un handicap très lourd depuis la naissance et que le père n'a jamais pu l'accepter. Alors il a fuit la maison en s'absorbant dans son métier. C'est en perdant son emploi et en revenant à la maison qu'il commence à prendre en charge Lily pour qu'elle s'accomplisse dans le tennis et que par son intermédiaire, il prenne aussi sa revanche sur la vie.
C'est un roman intéressant avec quelques belles pages d'écriture (je pense à l'épisode du camion de porcs qui explique son dégoût de la viande) qui donne à voir ce que peut être une relation toxique entre une fille et son père dans le sport de haut niveau (situation déjà vue au tennis entre autre) lorsque ce dernier s'occupe d'elle pour la pousser au-delà de ses limites. Sauf que l'on n'est pas là dans le haut niveau et que cela entache un peu la crédibilité du récit. L'alternance est intéressante et les questions des premiers chapitres ne trouveront leur explication qu'à la fin, bien joué pour terminer "le match".
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cible95
  12 février 2016
Edgar, le père de Lilly, ne s'est jamais vraiment occupé d'elle. Il était toujours en voyage pour son travail, alors que sa femme Caroline s'occupait de leur fille et de leur fils Raphaël, un enfant né handicapé qui reste alité. Mais Edgar perd son emploi. Il s'ennuie. Un jour, il va chercher Lilly à son cours de tennis et voit la joie que lui procure ce sport. A partir de ce moment-là, il décide de tout faire pour qu'elle devienne une championne. Il lui trouve un autre entraîneur, il est là à tous les matchs et déstabilise les adversaires, lui fait suivre un régime à base de viande alors qu'elle en a horreur. L'adolescente n'a plus de répit entre les exercices qui la blessent, les matchs mais aussi les « après-match » où l'on décortique tout le déroulement et cela peut prendre longtemps quand elle subit un échec. Sa mère, qui semble être dans un état dépressif, ne lui est d'aucune aide. Obsédé par sa réussite, son père commence à mettre des somnifères dans les boissons de ses adversaires jusqu'au jour où l'une d'entre elles a un accident de voiture à la suite d'une rencontre. La police enquêtera et viendra l'arrêter. Etant absent à ce moment-là, il fuira apprenant la nouvelle puis se rendra. Il est condamné à une peine avec sursis et doit se tenir loin de sa famille. Celle-ci réapprendra à vivre. Lilly arrêtera de jouer au tennis, lassée de la compétition et reprendra une vie normale d'adolescente.
Ce roman alterne les points de vue d'Edgar et de Lilly en laissant une grande place à Lilly.
Il commence alors que le père de Lilly est en fuite et installe le suspens. Puis les flash back sur l'enfance de Lilly nous en apprennent un peu plus sur la psychologie des personnages et sur les évènements jusqu'à développer ce que vivent Lilly et son père quand il décide de « s'occuper d'elle ». Mais à un certain moment on s'éloigne un peu, Lilly nous entraîne vers d'autres souvenirs, et l'histoire m'a alors moins intéressée. Dès 13 ans.
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lapetitefadette
  09 janvier 2017
Un petit roman coup de poing, lu d'une seule traite un soir, qui dénonce l'acharnement d'un père à vouloir faire de sa fille une championne de tennis. L'auteur a remarquablement su mettre en mots la pression que son père va exercer sur Lilly. Elle a tellement souffert de ses absences et de son désintérêt lorsqu'elle était petite que quand il commence à l'accompagner à ses entraînements de tennis, elle en ressent une joie nouvelle. Mais bien vite les exigences et la pression de ce père font perdre à Lilly tout plaisir. Jouer au tennis devient non seulement une corvée mais un supplice.
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saomalgar
  21 avril 2016
Décidément, j'aime cet écriture si particulière de Florence Aubry. Elle a le don d'appuyer sur les points qui font mal et de choisir des sujets si surprenants !
Bref je suis fan !
Ici, encore une fois 2 regards se croisent sur la même histoire, celui de Lilly, joueuse de tennis moyenne et celui d'Edgar son père prêt à tout pour qu'elle gagne y compris empoisonner ses adversaires.
Un roman machiavélique qui ne laisse pas indifférent !
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MediathequeVilleneuvedAscq
  05 février 2016
Licencié après s'être investi dans son travail au point de négliger sa vie familiale, Edgar semble survivre plutôt que vivre. On a le sentiment qu'il a subi sa vie : il n'a pas choisi son orientation professionnelle, a épousé sa femme sans passion, et évite Raphaël, son fils lourdement handicapé. Seule sa fille, Lilly, trouve grâce à ses yeux. L'adolescente joue au tennis et Edgar remarque un jour son sourire et sa joie lorsqu'elle gagne. Dès lors Edgar est obsédé par une chose : voir gagner sa fille pour revoir ce bonheur.
Mais rapidement cette envie devient obsessionnelle et malsaine : régimes, entraînements intensifs, encouragements intempestifs au bord du court… Jusqu'au jour où Edgar va trop loin…
Le récit alterne les points de vue de Lilly et de son père, nous obligeant à nous demander quelle est la vérité. Edgar vit-il par procuration ou est-il vraiment soucieux de rendre sa fille heureuse ? Un roman troublant, à l'atmosphère parfois lourde, qui relate la dérive d'un homme jamais heureux, qui s'ennuie face à la vacuité de son existence.
Anne-Charlotte, Yakalire

Lien : http://mediatheque.villeneuv..
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critiques presse (1)
Ricochet   04 février 2016
Une plongée dans le monde du sport de compétition aux relations dures, sans aucun doute très réalistes.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ebardinebardin   06 février 2017
"Il n'a commencé à s'intéresser au tennis que par ennui [...] Et brutalement, à la suite d'on ne sait quel... je ne sais pas, une électrocution? Un coup sur la tête? Il s'est mis à être là, puis à être là un peu plus, puis à être là TOUT LE TEMPS "p. 28
"Papa n'entre jamais dans cette chambre [...] je l'ai provoqué de nombreuses fois là-dessus, je ne comprends pas et ça me révolte : légume ou pas légume, Raphaël est son fils autant que celui de ma mère." p. 41
"Il lui a dit 'Je vais réussir à en faire quelque chose de pas mal, elle a bon revers, ta fille', et aussi, bien fort, pour être certain que j'entendrais: 'Ah! Une chose, elle est un peu grassouillette , faudrait que tu la mettes un peu au régime...' " p. 46
"je la sentais l'odeur, l'odeur de l'animal mort et au-delà, l'odeur de l'animal qui a souffert, l'odeur de la bête enfermée avec ses congénères dans ces saloperies de camions à bestiaux. [...] Plus j'ai grandi, moins j'ai supporté la vue des morceaux de cadavres, étalés partout dans les étalages sans pudeur, comme s'il n'y avait pas de différence de nature entre un steak et une tomate." p. 68
"Que l'adversaire vole, sciemment ou non, un point, et je me sens des envies de meurtre " p. 110
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Video de Florence Aubry (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Florence Aubry

MP 2014-11-14-495-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Florence Aubry - Nola.
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