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Éditeur : (01/01/1900)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Des visages mais, des corps de femmes passant en filigrane à travers le rideau des bombes, la saga du XIVe arrondissement, les lilas de la Marne, une adolescence de bals et d'arnaques loufoques, un bel été sur les routes de France; le bonheur n'est qu'anecdotes mais la mémoire fut-elle jamais tissée d'autre chose? La vie constitue l'essentiel de ce livre, son maître mot. La mort a été ajoutée non pour faire joli mais parce qu'elle était là.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Cath36
  17 janvier 2013
Comprendre un texte en langue étrangère dépend souvent du contexte ; c'est la même chose dans ce roman où Michel Audiard emploie avec verve et brio un argot des plus pittoresques. Point n'est besoin de consulter "la méthode à Mimile" pour comprendre ce road-movie assez surprenant de jeunes gens en vélo fuyant le Paris des années quarante tandis que la France vaincue se déploie sur les routes afin d'échapper à l'occupant. Ou de frayer avec, c'est selon. le regard de Michel Audiard ne fait aucun cadeau au français moyen, et sous forme humoristique, la lâcheté, la bêtise et l'opportunisme des débuts de la collaboration sont dénoncés avec un humour acerbe qui fait rire jaune. Mine de rien c'est toute une époque qui est rendue ici avec son climat delétère, et les personnages, tristes caricatures du français moyen, à la fois démerdards et réalistes, font sourire avec ce petit goût amer que donne l'auto-dérision. Moins léger qu'il n'y paraît, Michel Audiard prouve une fois de plus que sous sa gouaille se cache un auteur sensible et lucide et que l'esprit à la française peut cacher un réalisme assez cru, avec un petit côté à la Céline, mais un Céline qui serait resté du "bon"côté. Une seule chose m'a franchement gênée, cette propension à (ou tout au moins à menacer de) filer des "torgniolles" aux dames lorsqu'elles déplaisent... Tout à fait désagréable et démodé, mon cher Michel....
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lecassin
  29 novembre 2012
Michel Audiard… plus connu pour ses dialogues de film (voir « Les tontons flingueurs », entre autres) que pour sa production romanesque…
Dans les années 50, il publia bien quelques polards « façon San Antonio », pas trop remarqués. le p'tit cheval de retour, publié en 1975, reste dans cette veine San-Antonionesque…
En fait, une virée entre potes, avec rencontres féminines multiples, en 1940… sous les bombes ; en les évitant si possible… Si l'on en croit l'auteur, « la vie constitue l'essentiel de ce livre. La mort n'a été ajoutée que parce qu'elle était là »...
Une preuve, s'il en fallait de l'immense talent de Michel Audiard, même dans ce type d'exercice difficile qu'est le roman.
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vellard
  24 juillet 2018
Mysogine, un brin raciste,totalement obsédé, un peu méprisant, "Parigot, tête de veau " au delà de tout.....A priori rien pour plaire! !
Et pourtant, ce texte est formidablement "jouissif " ,bourré de trouvailles, paradoxalement d'une grande humanité, et surtout drôle, très drôle!
La langue d'Audiard , bourrée d'inventions, de raccourcis, d'à peu près...., s'écoule sans aspérité, évoquant le plaisir que l'on éprouvait, étant gamin, en enlevant le papier du bonbon piqué quelques instants plus tôt à la boulangerie!
Audiard est un sale gosse.......et comme c'est bon!
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eternel
  22 janvier 2013
Il y a de l'Alphonse Boudard dans Audiard, rapport à la proximité du 13ième au 14ième arrondissement. C'est sûr qu'on ne s'ennuie pas à la lecture de ces pages, sauf qu'un vieux doute subsiste: réalité ou fiction? Une chose est sûre: l'humanité, l'anti-conformisme, le je m'enfoutisme, la gaîté, le réalisme sont de la partie. La gouaille parisienne d'époque donne une touche nostalgique.Un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   17 janvier 2013
Bafouant les règles de la chevalerie, usant de procédés éhontés, la Cinquième Colonne parachutait sur la France des espions déguisés en religieuses. Les journaux stigmatisaient le procédé, les lecteurs écrivaient leur indignation, des pétitions étaient adressées au pape.
Vigilants on s'était mis à mater le ciel comme les gaulois, à guetter les apparitions. Tout le monde avait le nez en l'air. Conséquence : on ne comptait plus les emplâtrages d'autos, les glissades sur les étrons de clebs, les dégringolades dans les trous d'égouts. A Cochin, on faisait la queue aux urggences. Tous les hôpitaux regorgeaient.
Le plus farce, c'était quand un éclopé se réveillait enrubanné d'ouate, à l'hôpital Saint-Vincent de Paul, quand il se retrouvait entouré de religieuses. Il croyait qu'il avait été fait prisonnier.
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Cath36Cath36   17 janvier 2013
Il est représentant en spiritueux, le tonton Marcel. Il fait cent kilomètres à moto tous les jours pour essayer de placer un apéro que personne n'achète, un vermouth qui a connu la vogue en 14-18, "le Poilu" ça s'appelle. D'après maman, ça a fait plus de morts que Douaumont. Elle s'en sert, des fois, pour déboucher l'évier. Quand ils entendent arriver la moto de tonton, y a des bistrots qui baissent le rideau de fer, d'autres qui appellent police-secours !
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Cath36Cath36   17 janvier 2013
Là, brusquement, on s'est retrouvés devant un con. Mais alors un vrai ! un maousse ! un nickelé ! Con comme un balai, comme une valise sans poignée, comme un ténor ! Oh bien sûr j'avais déjà côtoyé la connerie -qui n'a pas ?- mais toujous aimable, folichonne, principalement avec les dames, j'ignorais son côté tragique. J'avais pas fini de m'instruire !
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lecassinlecassin   08 décembre 2011
C'est malheureux quand les gens partent de travers dans la vie. Avec des yeux et un cul pareils, elle n'aurait pas dû avoir de soucis à se faire. Eh bien, c'est avec sa tête qu'elle voulait arriver. Elle misait sur son point faible.
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Cath36Cath36   17 janvier 2013
En fait, elle ne riait pas, elle étirait la bouche et claquait des dents avec un bruit sec. Ce bruit sec se répétait tant que durait sa gaieté. En cas de fou rire, elle emplissait la pièce d'un solo de castagnettes.
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Vidéo de Michel Audiard
Michel Audiard - ARTE. 52'58''
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« Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde ----. »

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