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ISBN : 2020975084
Éditeur : Seuil (06/03/2008)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
L'expérience du combat à suscité de nombreux témoignages, mais peu de réflexions approfondies dans le champ des sciences humaines et sociales. Comme si la guerre "au ras du sol" était un objet pour eux interdit, rares sont les anthropologues et les historiens à s'y être intéressés, y compris parmi ceux qui portèrent les armes et connurent le feu des batailles (Marcel Mauss, Marc Bloch, Norbert Elias, Edward Evans-Pritchard, Edmund Leach, pour ne citer que les plus ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ecureuil
  09 novembre 2010
Il m'a fallu une bonne dose de patience pour arriver au bout de ce livre. Beaucoup de termes difficiles ou plutôt, devrais-je dire, auxquels je ne suis pas habitué. Et puis énormément de notes de bas de page : l'introduction (qui fait 10 pages) contient 25 notes qui totalisent 76 lignes... Tout ceci nuit évidemment à l'intelligibilité du discours.
De plus, comme l'auteur l'écrit lui-même, la matière manque : les témoignages sont limités et manquent souvent de recul.
Le dernier chapitre est le plus facile d'accès et s'attache à comprendre la symbolique du corps dans le combat moderne.
Finalement, je pense que je n'ai pas retenu grand-chose de cette lecture.
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Birhacheim
  23 août 2010
Sociologie, ethnologie et anthropologie au chevet de la guerre ?
Comprendre l'homme au combat au moyen des sciences humaines et sociales. C'est l'objectif que s'est fixé Stéphane Audouin-Rouzeau, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Penser la violence à la guerre au plus près du combattant. Quel enjeu !
Bon, allons droit au but: c'est raté ! Beaucoup de jargonnage, beaucoup de notes de bas de pages,beaucoup de tentatives non abouties. On est vraiment très loin de la restitution des combats d'anciens combattants comme Ernst Jünger. Loin également des travaux d'un John Keegan, Victor Hanson ou du français Michel Goya !
Cependant, cet ouvrage n'est pas inutile ! Je l'ai lu, avec intérêt, du début jusqu'à la fin... Pourquoi ?
Parce qu'il ressitue les travaux de grands chercheurs en sciences humaines, d'historiens combattants tels que March Bloch, d'historiens anglo-saxons de talent comme John Keegan et Victor Hanson (quoique l'auteur soit très critique sur ces derniers...) et parce qu'il passe beaucoup de temps à rappeler le travail important réalisé par Ardan du Picq à la fin du XIXème siècle. Pour les amateurs de l'histoire de... L Histoire... cet ouvrage reste donc d'un grand intérêt !
Sur le fond du sujet, je pense que Keegan, Hanson et Goya sont bien plus utiles.
.../...
Lien : http://www.bir-hacheim.com/c..
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Ciment
  18 janvier 2012
Un ouvrage qui se veut faire le point sur ce la question d'être engagé dans l'activité de tuer dans le cadre d'un conflit légitimé par le politique. Sous couvert d'extensibilité, l'auteur a réussi à caser toutes ses notes de lecture récentes et ne recherche aucune synthèse.
On sort de la lecture avec énormément de pistes de lecture et de réflexion. Mais on regrette l'orgueil de l'univesitaire ne se résolvant pas à écrire un état de l'art sur l'anthropologie de la violence.
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cajun
  09 octobre 2009
"Au bilan, un ouvrage qui vraisemblablement est appelé à faire date tant il défriche des chemins trop longtemps laissés à l'abandon par l'historiographie française".
Lien : http://rha.revues.org/index6..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
EcureuilEcureuil   09 novembre 2010
Table des matières
1. Le combat comme objet ("Êtes vous seulement chercheur ?" / Élision, refoulement ou déni ? Le cas Norbert Elias)
2. Expériences de combat et sciences sociales au XXe siècle (Robert Hertz, Marcel Mauss / Trois historiens : Pierre Renouvin, Richard Tawney, Marc Bloch / 1939-1945 : Edward Evans-Pritchard, Edmund Leach, et à nouveau Marc Bloch)
3. La "leçon anthropologique" est-elle possible ? Lectures historiennes (Que faire de la "guerre primitive" ? / Retour aux historiens / Guerre et anthropologie du contemporain / Difficultés d'une interlocution)
4. Combat et physicalité : accéder aux corps ? (L'entour du corps : les champs de bataille / Prolongement des corps : les objets / Corps combattant, corps animal / Dans l'œil mécanique, les techniques du corps ? / Système ? / Le corps des civils)
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EcureuilEcureuil   09 novembre 2010
Avant la mise en œuvre de l'armement moderne, les soldats occidentaux combattaient "corps redressé" sur le champ de bataille. Cette posture leur était dictée par leur arme, le fusil à poudre, dont le rechargement ne pouvait s'effectuer que debout. [...] Cette position verticale était certes imposée au soldat par les conditions technologiques du combat, mais elle était aussi hautement valorisée et valorisante aux yeux des acteurs eux-mêmes. [...] Car dans le danger extrême du champ de bataille, on se tenait droit. Physiquement bien sûr, mais aussi moralement.
Un siècle plus tard, pris sous le feu, les soldats se jettent au sol et souvent meurent de ne l'avoir pas fait à temps. [...] Les soldats ne sont pas seulement couchés ; ils organisent leur corps pour l'exposer le moins possible aux impacts [...].

(p275)
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EcureuilEcureuil   15 octobre 2010
[Richard Tawney, 1914 :] "La guerre n'est pas le renversement des habitudes et des idéaux que nous cultivons en temps de paix. Elle est leur concentration par une nation entière avec toutes les ressources disponibles orientées vers un but auquel une nation peut adhérer. Aussi longtemps que l'espèce humaine croira que l'ordre social normal doit être celui où le fort conquiert le pouvoir au détriment du faible, on ne trouvera rien de fondamentalement odieux dans l'intensification de cette lutte jusqu'au point où la "paix" cesse et où la "guerre" commence. Si nous voulons en finir avec les horreurs de la guerre, nous devons d'abord en finir avec l'horreur en temps de paix".

(p108)
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EcureuilEcureuil   27 octobre 2010
Ce jugement d'Alain Corbin [...] que nous transposons ici : "Le chercheur, du fait de cette cécité imposée par le sentiment d'horreur, se prive de l'analyse de ce qui se dit dans le paroxysme et qui ne se dit pas, ou ne peut pas se dire, à un autre moment [...]. Ce refus de la confrontation avec l'indicible, ce haut-le-cœur ont induit [...] une histoire universitaire édulcorée, prompte à se réfugier dans l'héroïsation ou à s'en tenir à quelques épisodes symboliques."

(p203)
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Vidéo de Stéphane Audoin-Rouzeau
La bataille de la Somme (1916) | 2000 ans d’histoire | France Inter
>Sciences sociales : généralités>Culture et normes de comportement>Comportements politiques, sociologie politique (18)
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