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EAN : 9782845638846
384 pages
Éditeur : Xo Editions (06/10/2016)
3.81/5   39 notes
Résumé :
Ils ont désormais treize ans.
Celia et Dan, les jumeaux de Tara Duncan et de Caliban Dal Salan, ont grandi sur Terre, loin des turpitudes d’AutreMonde. Alors que Dan fait preuve d’un caractère fort et téméraire, Celia, elle, est une adolescente plutôt timide et fragile.
Pour suivre les traces de ses légendaires parents, Dan n’invente rien de mieux que de se laisser kidnapper. Où se trouve-t-il ? Personne ne le sait. Jusqu’à ce message reçu par T... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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LaChimere
  12 mars 2017
En commençant Dan et Celia, je m'attendais à tout. Un chef-d'oeuvre finalisé comme un torchon impinable, j'avais envisagé tous les scénarii. Je finis le roman avec des impressions très mitigées.
le pari de Sophie Audoin-Mamikonian (que j'appelle Dame Sam parce que c'est plus court) avec Dan et Celia, c'était de donner un coup de jeune à son univers et de l'introduire auprès de nouveaux lecteurs après l'épopée Tara Duncan de longue haleine. de séduire les nouveaux adolescents de douze-quatorze ans, comme elle a séduit ceux des années 2000 par le passé. Alors, a-t-elle réussi ?
Peut-être, mais pas aussi bien que par le passé.
Je m'explique. Il y a un petit mot de l'auteure avant même le début du roman, dans lequel elle annonce l'existence de Tara Duncan et énumère sur presque une page… les noms et races de ses protagonistes. Bien, mais un petit résumé concis de l'univers et des protagonistes aurait peut-être été plus efficace… Je dis ça mais j'ai fouillé le Net, et de ce que j'ai vu question chroniques chez des blogueurs qui n'avaient pas lu Tara Duncan, la pilule passe assez bien, ils ne se sont pas perdus dans les premiers chapitres sans savoir où ils mettaient les pieds. Ça m'étonne, personnellement je pense que j'aurais carrément ramé pour profiter de ma lecture sans comprendre la moitié de ce qu'il se passait, mais j'ai rarement les mêmes ressentis que la majorité, alors je ne m'en étonne pas outre mesure. J'attendrai d'avoir un avis de vive voix d'un nouveau lecteur de Dame Sam, amateur de fantasy avéré, pour savoir s'il s'est senti perdu.
Ensuite, Souffle. Il s'agit du nom d'un Elémentaire de l'air, présenté dans le premier chapitre : il nous parle à la première personne et nous informe que toutes les notes de bas de page du roman seront de sa plume. Les habitués de Dame Sam savent combien elle adore rajouter des notes en bas de page partout, pour faire rire, apporter une précision sur l'intrigue… Dans Dan et Celia, ces notes en bas de pages surviendront à chaque fois qu'un terme typique d'Autremonde apparaîtra ; des noms d'animaux, des expressions, j'en passe et des meilleures. Souffle se fait un plaisir de les expliquer aux lecteurs et, pour ça, je loue son entreprise : faire approcher un univers aussi complexe par de nouveaux lecteurs, ça s'annonçait ardu, et Souffle remplit parfaitement son rôle de guide. MAIS, il y a un mais, malheureusement.
Les notes en bas de page font partie intégrante de l'oeuvre, pour le meilleur et pour le pire. C'est-à-dire que quand Souffle développe sur un terme inconnu, c'est utile et divertissant Quand il développe sur tout et n'importe quoi avec des P.S., des P.P.S., et parfois même des P.P.P.S., ça va trente pages puis ça devient lourd.
A ce type de notes, je reproche deux choses : d'une, c'est inutile, ça surcharge la page, c'est trop répétitif. Des blagues sur « c'est dangereux Autremonde LOL » ça va cinq minutes, merci, on a compris. de deux, et de loin le plus important : Dame Sam se sert de ces notes pour communiquer un tas de petits détails qui passent sous silence dans la narration à proprement parler. Vous voulez savoir ce que j'en pense ? C'est de la flemme, rien de moins. Normalement, un bon écrivain doit se débrouiller pour écrire un texte riche, avec à la fois du concis et des petits débordements s'il le souhaite, mais bref, tout caser dans la narration. Ne pas avoir peur de retravailler une phrase pour y glisser une info rigolote qu'on veut faire connaître au lecteur. Cette manie de Dame Sam de mettre tout le superflu dans les notes en bas de page, pour moi, ça s'apparente à une facilité d'écriture qui dessert pas mal son image. Quatre ou cinq fois d'accord, c'est peut-être subjectif, mais là c'est quasiment systématique ! Des notes composées comme dans mon exemple, on en trouve une toutes les dix pages. Et une note en bas de page toutes les trois pages en moyenne, peut-être un peu plus. Vous trouvez le terme de flemme fort ? Attendez la suite, je ne me base pas que sur ça pour l'affirmer.
Tant que j'y suis, je vais continuer sur la forme avant de m'attaquer au fond. On enchaîne donc avec… les fautes de frappe, voire les fautes plus graves ! Au cours de ma lecture, j'ai remarqué trois fautes de frappe dans le roman. Trois fautes sur un roman de 370 pages, ça passe, me direz-vous. Mais là, on ne parle pas de Jean Dupont auto-édité chez Edilivre, on parle de l'une des auteures francophones les plus lues au monde, éditée chez l'un des mastodontes de l'édition française. Donc trois fautes de frappe, dont au moins un oubli de mot, désolée, mais c'est trop. Je note aussi des inversions de noms voire de périphrases désignant des personnages dans un dialogue, ce qui le rend incompréhensible à moins de tout reprendre depuis le début pour être sûr de saisir ce qu'a voulu dire l'auteure. Et la blague des taraddicts qui confondent tout le temps Selena et Selenba, vous vous souvenez ? Et bien Dame Sam a oublié une lettre à « Selenba », c'est devenu « Selena », et paf, phrase illogique. Et il s'agissait bien de Selenba, pas de Selena, puisque Selena n'apparaît pas du roman et que juste après le personnage était désigné comme étant « la mère de Luck ». Pour moi, ces bricoles montrent clairement un manque de relecture, tant de l'auteure que de ses correcteurs… Inverser des personnages, oublier des mots ? C'est tout de même facile à repérer, d'autant plus quand vous êtes correcteurs de métier ! Je ne blâme personne en particulier, mais comprenez que ce n'est pas agréable de lire un roman jugé professionnellement édité, et d'y trouver des fautes pareilles.
L'écriture de Dame Sam est assez hétéroclite : des mots compliqués mais des phrases assez simples, des constructions syntaxiques audacieuses. Un style oral qui prédomine, bien davantage que dans les premiers tomes de Tara Duncan, mais ça je ne vais pas m'attarder dessus plus que nécessaire. le souci ici, c'est que Dame Sam adopte un type d'écriture décomplexé, beaucoup plus accessible aux petits lecteurs, mais qui fait grincer les dents des intellectuels. Je ne doute pas qu'elle puisse se parer d'une plume littéraire, elle est Chevalière des Arts et des Lettres tout de même… Hum… ? Mais le défaut de cette écriture, c'est que souvent elle se laisse emporter par sa fougue et nous écrit des phrases incompréhensibles. Un style « fil de pensée », pourquoi pas, néanmoins les messages de ses phrases changent en cours de route, il y a une abondance de virgules…
Je trouve l'humour un peu simpliste, je ne dis pas que ça volait super haut par le passé, mais là il a régressé ; attention, je suis probablement mauvaise langue, car je rappelle que Dan et Celia s'adresse à des préados en priorité. Je dois avoir un peu trop grandi pour vraiment apprécier les blagues du roman.
Passons au fond, désormais. Au niveau de l'intrigue, je garde le même ressenti que pour les tomes de Tara Duncan précédemment : le fil rouge se perd facilement et, si l'histoire parvient à conserver une certaine clarté, la décomposition du scénario en une multitude de petites péripéties enchaînées n'aide pas le lecteur à garder le cap sur les enjeux principaux. La volonté de l'auteure de renouveler son univers si complexe pour ses nouveaux lecteurs se voit comme le nez au milieu de la figure, et elle est fondée. L'alchimie s'opère, Autremonde prend un coup de frais ; cela n'égale pas néanmoins le coup de frais de la saga Les autres mondes de Tara Duncan, publiée il y a des années en collaboration avec un fan (on attend toujours la suite, d'ailleurs), qui avait innové comme pas possible et avait charmé la quasi-totalité des fans d'un seul coup. En fait, Autremonde se renouvelle dans Dan et Celia, mais pas assez pour accrocher les ex-taraddicts comme moi, qui essaient de retrouver l'ambiance des débuts avec cette nouvelle série. Pour un novice, Autremonde aura l'air d'un univers merveilleusement complexe et déjanté à découvrir de toute urgence ; pour un ex-taraddict, c'est plutôt la décadence des derniers tomes de Tara Duncan, qui a un sursaut nerveux avant de poursuivre sa descente aux enfers.
Maintenant, les personnages. J'avais deux craintes majeures les concernant : le côté Mary-Sue de Tara Duncan, et les caractéristiques de Luck.
Tara Duncan est une Mary-Sue officielle (si tu dormais pendant l'initiation au lexique Internet, voici une définition du terme de Mary-Sue) depuis des années ; une version un peu fantasmée de l'auteure elle-même, désormais devenue mère… Malheureusement, malgré les multiples remarques qu'a dû recevoir Dame Sam dessus (ou pas, comme elle est du genre autruche dès qu'il s'agit de critiques de ses oeuvres), Tara Duncan est toujours aussi insupportablement Mary-Sue. Déjà se retrouvent des caractéristiques évoquées dans la série Tara Duncan : une grande beauté, une magie quasiment illimitée, du sang impérial dans ses veines parfaites, plus des capacités facultatives telles que la Changeline, qui lui permet de changer de vêtements en un claquement de doigts, et ce quelles que soient les circonstances tant qu'il y a de la magie dans l'air. A cela s'ajoute un vieillissement retardé, car plus un sortcelier est puissant, moins il vieillit vite. Pour citer le roman : « C'est pourquoi Tara paraissait avoir dix-huit, alors qu'elle en avait en réalité trente-cinq. » Non, je n'ai pas oublié un mot, il manque vraiment dans le roman…
Et malheureusement, sa perfection a tendance à déteindre sur sa progéniture. Déjà, la Changeline va changer de main au cours du roman ; je ne dis pas en faveur de qui, mais c'est assez évident. Ben oui, pourquoi se priver d'un atout scénaristique telle que cette Changeline ultra-cheatée juste parce qu'on change de génération de héros ? Et surtout, à la fin du roman, nous avons droit à un magnifique deus ex machina qui enfonce à la fois l'intrigue et la crédibilité de nos héros. Je ne vais pas vous en révéler les tenants et les aboutissants bien sûr, même si cela me démange. Pour faire court et mystérieux, le principal défaut de Danviou et Celia (celui qui les privait des statuts de Mary-Sue et de Gary-Stu) est anéanti par cet élément scénaristique, et du même coup la situation condamnée est miraculeusement sauvée. Frustrant pour moi qui avais gardé jusqu'ici l'espoir que les persos conserveraient cette miette de crédibilité.
Enfin (oui oui, c'est presque fini), quelques mots sur Luck, le fils de Selenba et Magister. Alors lui, j'attendais avec impatience et crainte de voir la façon dont il serait traité dans le roman ; il n'y a qu'à voir la répartition des personnages sur la couverture pour comprendre les raisons de mon angoisse. Encadré par deux Duncan Dal Salan qui font deux fois sa taille, avec sa tête de troll pas du tout en accord avec les deux autres et ses couleurs très ternes, correspondait-il déjà au personnage du roman ? Heureusement, fort heureusement, non. Luck dépasse allègrement les stéréotypes du personnage petit-gros-faible qui ne sert qu'à amener de l'humour dans le groupe de protagonistes. Certes, certains traits de sa personnalité font un peu cliché sur les bords – et je passerai sous silence la romance hideusement amenée sur laquelle je me suis bien arrachée les cheveux – mais il reste original et pour l'instant, c'est mon préféré. Par contre Selenba qui se comporte comme la plus aimante des mères, pas moyen, je ne m'y fais pas.
Dernierparagraphepromis, juste une remarque sur un grand oublié de ce come back autremondien : Robin M'angil. Mais si tu sais, le demi-elfe complexé qui perd tous ses neurones entre les tomes 5 et 6 de Tara Duncan, et qui lui sert de première expérience amoureuse avant de se faire complètement friendzoner dans le tome 9 ? Eh bien, pas une trace. Ou il s'est très bien caché, je ne sais pas ; pas une fois je n'ai vu son nom, alors que des nouvelles de tous les autres membres du Magigang sont données au compte-gouttes. Dame Sam a définitivement ragé et l'a supprimé de son background, je n'ai pas les yeux en face des trous et j'ai raté les rares allusions qui lui furent faites, o qué ? Si tu sais quelque chose sur cette affaire, dis-moi tout, je suis curieuse.
Lien : https://lemondefantasyque.wo..
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Zaureole
  14 novembre 2016
Quel bonheur de retrouver l'univers d'Autremonde. A fur et à mesure que les tomes sortent, Autremonde et ses personnages sou manque tellement on s'attache à cet univers. Ici, on retrouve Tara et Cal mais pas en temps que personnages principaux. Non, on est quelques années plus tard. Les jumeaux de la célèbre sorcelière ont grandis. Célia et Dan ont désormais 13 ans. Un nouvelle génération de sorcelier voit le jour.
Dans et Célia sont proches mais ont des caractères à l'opposé l'un de l'autre. Célia est une jeune fille peu sûre d'elle, timide et fragile à instar de son frère Danviou qui est fort et téméraire. Celui-ci rêve d'action et de pouvoir vivre un aventure comme ses parents à l'époque. il va au devant du danger.
Lui est sur Autrement et participe parfois à des missions avec son père. il n'est pas un voleur patenté mais c'est tout comme. Célia, elle vit sur Terre. Elle n'aime pas trop la magie et trouve que la vie sur la planète bleue est très bien comme elle est ! Contrairement à leur mère, les pouvoirs des jumeaux sont faibles au plus grand désespoir de dan et au bonheur de Célia. Ils vivent une vie plutôt tranquille. Tous deux savent se battre ayant reçu un entrainement de titans depuis leur plus jeune âge car bien des dangers peuvent roder. Toutefois, la paie règne sur Autremodne depuis longtemps maintenant. Dans le manoir d'Isabella, vit aussi Luc, le fils de Selenba la belle vampire et de Magister l'ennemi numéro 1. Il n'aime pas trop la magie non plus mais adore les pâtisseries, déteste le sport le rendant un peu (beaucoup) en surpoids…. C'est un gras très gentil et le meilleur ami de Célia. Tara elle s'occupe H24 de son dernier enfant alors que Cal est parti en mission voulant échapper aux pleurs incessants du dernier venu.
La vie est calme jusqu'au jour où Dan se fais enlever, rendant le jumeau heureux et non content de s'être fais enlever si facilement. Tara et Cal ne pouvant intervenir dans la recherche de leur fils au risque de le faire tuer, Célia décide de partir à sa recherche en compagnie de Luc et de Dred, le dragon rouge. Tout aurait du être simple mais comme bien dans choses dans la famille Duncan Dal Salan, rien n'est jamais simple…. Les enfants de Tara et Cal vont se retrouver au coeur d'un histoire de fou et vont devoir faire face à de nombreuses complications.
Ce qui ne cesse de me surprendre chez Sophie-Audouit Mamikonian, c'est l'originalité et les idées de celle-ci. Au bout de 13 tomes, elle arrive à renouveler les histoires de Tara et Cal, enfin ici des enfants de ceux-ci en inventant toujours d'autres histoires. Ce qui est d'autant plus étonnant, c'est qu'aucun des histoires ne se ressemblent. On est toujours dans quelque chose de nouveau. Alors qu'on pense avoir fais le tour de cet univers et ses personnages, bam, l'auteur nous surprend encore! Je trouve que c'était une très bonne idée de faire un deuxième cycle en mettant en avant les enfants des personnages. On reste dans l'univers et voit encore les anciens personnages mais il y a vraiment du renouveau et un bouffée d'air frais. Un nouveau méchant parait pour notre plus grand bonheur et pour torturer toujours un peu plus nos méninges. Sophie sait toujours bien maintenir le suspens et l'attention du lecteur durant toute la lecture. On part à la recherche de l'identité du nouveau méchant ! Je trouve ça amusant de suivre les différentes pistes qu'on nous donne au compte goutte!
Que dire de nouveau sur l'écriture de l'auteur? Pas grand chose, la lecture es toujours aussi fun, sympathique et agréable. le rythme est fluide et pimentée d'action et de sentiments où il faut et quand il faut. On rigole, on est émus, on est en colère ou effrayé. Bref, on se s'ennuie pas et notre coeur travail au rythme des sentiments que met en avant l'auteur! Bref, on se marre toujours autant et on est toujours fasciné par la beauté de paysages peint et par l'univers merveilleux qu'est Autremonde. Je ne saurais dire plus au risque de me répéter. Cela fais un moment que j'adore cette série et le style d'écriture de l'auteur. Malgré les années qui passe, je ne me lasse pas de cette série que j'apprécie toujours autant à sa juste valeur. Elle touche autant les jeunes, que les ados ou plus. J'ai toujours hâte de connaître la suite et de voir comment vont évoluer Dan, Célia et leurs amis.
Ce qui m'a déçue c'est qu'on sait ce que sont devenus tout les personnages que l'on a suivi dans 13 volumes sauf Robin. le demi-elfe n'est pas visible dans ce nouvel opus. A aucun moment, on ne sait ce qu'il devient. J'aimais bien ce personnages maladroit et différent. Je trouve ça très dommage! Toutefois, cela n'enlève en rien le plaisir que j'ai pris à lire ce tome! :)
Un nouvel opus et un nouveau cycle dans la continuité du premier. On s'amuse encore et on se laisse porter par les péripéties de nos jeunes sorceliers. Que du bonheur. Je finirai mon avis par: « Vers l'infini et au delà ».
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Lildrille
  24 octobre 2019
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=26123
J'ai mis la note de : 14/20
Mon avis : Sophie Audouin-Mamikonian est une auteure française très renommée et au talent comique réputé ! Ses livres nous font toujours rire, que l'on soit petits, ados ou adultes. N'ayant pas peur de la dérision mais ne tournant pas non plus ses livres comme des parodies, l'auteure a su s'attacher un public de plus en plus large, multipliant les sorties. Sophie Audouin-Mamikonian est notamment la célèbre écrivaine des aventures de la jeune Tara Duncan. Avec treize tomes à son actif, pour le moment (douze pour le premier cycle et un pour le second cycle), la saga a pu voir évoluer Tara, de jeune fille insouciante découvrant qu'elle est sortcelière, à une femme adulte, mère de deux enfants, fatiguée d'être la cible de tous les complots. Ses enfants, deux jumeaux, Dan et Célia, sont les nouvelles vedettes de la dernière saga de l'auteure : Les jumeaux d'AutreMonde.
AutreMonde est la planète des sortceliers, des êtres aux pouvoirs magiques et de beaucoup d'autres espèces humanoïdes ou non. On peut également y rencontrer toutes sortes d'animaux incroyables et d'espèces aussi farfelues les unes que les autres. Comme pour le monde de Harry Potter où une multitude de créatures magiques existent, le monde de Tara Duncan en compte encore bien plus : bééé, bizzz, draco-tyrannosaure, glurps, spatchoune, sopor, etc. La faune et la flore sont aussi variées que les catégories d'habitants de l'univers : loup-garous, sorcières, dragons, démons, vampyrs, nains, géants, licornes, elfes, gnomes, fées, tatris, etc. Même s'il est possible de lire ce tome 1 des aventures des jumeaux sans s'être essayé à la saga des Tara Duncan, il faudra néanmoins faire attention à la surcharge d'informations concernant l'univers, les planètes et les intrigues passées. L'auteure a essayé de simplifier les choses en ajoutant de multiples notes de bas de page. Ces résumés rapides ou ces explications sont toutes drôles et bien pensées mais peuvent alourdir le récit si l'on n'est pas habitué.
Comme pour la saga des Tara Duncan, l'écriture est fluide, les actions sont nombreuses et s'alignent les unes après les autres, le rythme est soutenu même parfois un peu trop rapide, les personnages sont nombreux, solidaires et affectueux, et l'intrigue est pleine de rebondissements, de retournements surprenants et d'invitations à la rigolade avec des situations ridicules à souhait.
On retrouve Tara Duncan en personnage secondaire et cela nous replonge dans ses anciennes aventures. La voir mère et mûre est un réel régal et on se plaît à la voir s'inquiéter pour ses enfants, faisant toujours preuve de cette même rapidité d'action et d'esprit tout en usant de sa grande puissance magique pour leur venir en aide. Ses enfants ont maintenant 13 ans et ne sont plus les héritiers directs de l'Empire d'Omois, un grand territoire à majorité humaine dirigé par Lisbeth'tylanhnem T'al Barmi Ab Santa Ab Maru et son demi-frère Sandor T'al Barmi Ab March Ab Trevis, impératrice et impérator, tante et demi-oncle de Tara, tous descendants de Demiderus, le Très Haut Mage fondateur de l'empire. Malgré leur nouveau statut plus sécurisé, Dan se fait kidnapper au tout début du livre. Intrigué par une vidéo montrant des sorcières vertes (logiquement soignées par sa mère dans le tome 13 des aventures de Tara Duncan) en pleine course-poursuite, le jeune garçon a décidé d'aller voir l'indicateur seul, croyant avoir tout prévu et pouvant échapper à toutes éventualités. Sa soeur, Célia, inquiète et n'aimant pas risquer sa vie autant que son frère, se fait aider de ses parents, de ses amis Dred, le dragon et Luck le semi-vampyr, semi-loup-garou, semi-humain, pour le sauver. de kidnapping à complot étrange, le pourquoi du comment apparaît ne pas être du tout ce que l'on aurait pu penser de prime abord.
Les révélations sont nombreuses à la toute fin du livre, alors que les actions semblent traîner, surtout au milieu du roman. On ne comprend pas trop ce qui se passe et on assiste à des scènes d'action hautes en couleurs, rapides, un peu trop faciles pour nos héros et qui ne laissent finalement aucun réel suspens pour la suite. Les jeunes héros, bien que tout de même impliqués, semblent moins présents que la troupe de jeunes fous que formaient Tara Duncan et ses amis à l'époque. Par exemple, le personnage de Dred semble carrément inutile, ce qui ne nous permet pas de nous y attacher. Seule Célia et Luck apparaissent comme sachant se défendre et se battre, même si c'est souvent involontaire, alors que la jeune fille était caractérisée comme la peureuse de la famille et le jeune semi-vampyr comme un bon à rien. le casse-cou Dan nous donne ainsi l'impression d'être surtout un beau parleur et de n'avoir aucune réelle utilité dans l'équipe même si sa jalousie envers sa soeur aura servi à quelque chose à un moment donné.
L'auteure a ainsi totalement changé de stratégie, préférant continuer les aventures des enfants en ne les entourant pas de camarades aussi incroyables que ceux de Tara Duncan à l'époque, mais en les rendant plus « humains » : on a vraiment l'impression d'être en présence de jeunes enfants, sans cesse agités, en pleurs, sous pression, apeurés (ce qui est normal au vu de ce qu'ils vivent), constamment (ou presque) entourés d'adultes de la saga précédente pour les protéger et les sauver. Un choix novateur et intéressant. le récit se voit donc plus réaliste et beaucoup moins farfelu que ceux des aventures de leur mère, même si le dénouement de chaque action semble bien trop simple par moment. Cela est aussi dû au contenu de l'histoire en tant que telle et cela devient moins frustrant grâce aux explications finales.
Célia apparaît comme le vrai personnage de l'histoire et est attendue au tournant dans les tomes suivants. Un début de saga un peu mitigé mais prometteur. Les idées sont toujours originales, on se replonge dans l'univers magique de Tara Duncan avec plaisir et les révélations de fin de tome sont extraordinaires. Cependant, les personnages ne sont pas assez développés ou mis à parti, ce qui donne l'impression que certains ne sont là qu'en décoration, comme le mari de Tara qui manque grandement d'ampleur, alors que nous le connaissions fougueux et ne laissant jamais sa langue dans sa poche.
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Livresque78
  27 octobre 2016
Un grand merci à Babelio ainsi qu'à XO éditions pour cet envoi. l'opération masse critique m'a une fois de plus permis de faire une jolie découverte.
J'avais un peu peur d'être totalement perdue, n'ayant pas lu les romans Tara Duncan.
C'est tout le contraire qui s'est passé car l'auteure a fait le nécessaire pour que les novices s'y retrouvent.
Elle utilise des notes drôles et cocasses, qui permettent de rappeler qui sont les personnages, et les événements qu'il peut être important de connaître.
Il ne me restait donc plus qu'à me plonger dans cette histoire avec un univers très riche.
Je ne suis pas étonnée que la jeunesse soit charmée par ces personnages, la magie, les valeurs telles que l'amitié, le courage, et des rebondissements en veux-tu en voilà.
Une lecture, à la fois extraordinaire et véhiculant des messages positifs.

Lien : https://livresque78.wordpres..
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Colombedelesperance
  11 octobre 2016
Bon. Je crois qu'il est un peu temps de rattraper le retard que je suis en train doucement mais sûrement de prendre avec mes chroniques ! C'est parti pour un roman qui m'a bien fait sourire et qui m'a détendue !
Dan et Celia : Les Jumeaux d'AutreMonde 1 nous réembarque dans l'univers de Tara Duncan. D'ailleurs, ce sont les enfants de Tara et Cal que nous découvrons, à 13 ans. Chacun a son caractère, ils ne possèdent que peu de magie, mais comme ils sont les enfants de Tara et Cal, eh bien… il fallait bien qu'un jour, à leur tour, ils soient embarqués dans une folle histoire comme leurs parents ! Dan est enlevé, et seule Celia semble en mesure de le retrouver… joignez à cela un demi-vampire tel que Luck, un dragon adolescent et d'autres personnages assez uniques en leur genre, et vous aurez une idée assez fidèle de ce premier tome !
J'ai fait plusieurs mentions d'éléments issus de la saga Tara Duncan, je sais. Cela étant, Dan et Celia peut tout à fait se lire sans avoir mis le nez dans la première saga, puisque notre chère auteure a eu la bonté de faire de nombreuses notes pour nous rappeler l'histoire ou le contexte si riche auquel elle nous a habitués. Ça a été un pur plaisir d'y replonger, en passant !
Retrouver cet univers si loufoque, un peu, voire largement timbré, avec ses personnages uniques et aux caractères si forts (Fafnir m'a quand même un peu manqué, j'avoue !) a été juste génial. Quand on est attaché aux héros de la précédente génération, les retrouver par petites touches dans ce roman est juste super ! À ceux-ci s'ajoutent de nouveaux héros auxquels on s'attache aussi aisément, parce qu'ils sont imparfaits et qu'ils évoluent déjà. J'ai franchement aimé Luck, Celia et Dan, mais aussi Dred, parce que chacun avait un petit truc, et pour une fois, avoir un personnage comme Luck, qui ne remplit pas les standards de beauté habituels m'a beaucoup plu !
Cette nouvelle fine équipe qui se forme autour des jumeaux a tout pour plaire et elle véhicule les mêmes valeurs que le Magicgang de Tara. En effet, on retrouve l'importance de l'amitié, la valeur d'une vie et du dépassement de soi, le tout mâtiné d'une bonne dose d'inconscience propre aux héros de Sophie Audouin-Mamikonian et qui les plante souvent dans des situations cocasses pour les lecteurs que nous sommes !
Si en plus de cela, vous ajoutez une intrigue de fou (du genre « mais où elle nous emmène, là ? J'ai rien compris ! Mais c'est trop bien ! ») qui ne nous laisse que peu de répit et qui nous embarque jusqu'à la fin, ainsi qu'un humour plein de sarcasmes et de petites notes de bas de pages assez amusantes, vous avez le nez directement dans un bouquin qui ne peut que fonctionner ! On alterne entre sourires et rires pour détendre l'atmosphère et tension face aux situations que nos personnages doivent affronter (et comme c'est du Sophie Audouin-Mamikonian, quand ils se mettent dans la mouise, ils ne font pas semblant ! C'est jusqu'au cou, un point c'est tout !). Difficile de ne pas rester plongé dans le roman et de ne pas oublier le contexte immédiat !
Autre chose de terriblement appréciable et qui change, pour une fois : une fin qui n'est pas sur une phrase soulevant mille et un problèmes pour le tome suivant. Non, pour une fois, la fin n'est pas sadique, elle nous promet juste une suite pleine de rebondissements, sans frustration exagérée comme on en a eu l'habitude pendant des années. Attention, je suppose qu'il pourrait y en avoir d'autres, mais là, ça fait du bien, je l'avoue !
Que dire, autrement ? L'évolution du monde et des personnages est particulièrement appréciable, qu'il s'agisse juste de ce tome ou carrément de tous les ouvrages traitant d'AutreMonde et compagnie. C'est magique, tout simplement !
Et si on parle de la plume de Sophie Audouin-Mamikonian, eh bien, comme d'habitude, je suis fan, puisqu'elle jongle entre les registres, elle fait parler plusieurs personnages dans la narration, ce qui donne l'impression que vraiment, plusieurs êtres se sont donnés la main pour écrire ce bouquin ! (ça peut aussi être un signe de schizophrénie, mais je suis très mal placée pour en parler, je suis concernée aussi !) le tout est très fluide, il nous fait rire, rêver et provoque une certaine dose de tension non négligeable. Bref, du très bon, quoi !
En conclusion, moi qui n'avais plus lu de romans de Sophie Audouin-Mamikonian depuis un long moment, ça a été une véritable bouffée d'air frais. Ça m'a fait franchement plaisir, attendu que je suis aussi attachée à l'univers de Tara Duncan et que prendre la suite avec ses enfants s'est avéré aussi riche et divertissant qu'avec les parents et leurs amis ! On découvre donc de nouveaux héros qui possèdent de super caractères bien uniques, porteurs de belles valeurs et dont l'amitié semble déjà résister à toutes les épreuves. Épreuves qui pleuvent déjà sur eux et dont nous attendons la suite avec impatience, puisque c'est fantastique et qu'on se laisse embarquer sans souci ! du rire, de la tension, de la magie…
Ça ne vous dirait pas d'essayer ? Je vous le conseille en tout cas sincèrement, et ce sera un 17/20 pour moi !
PS : cette couverture est superbe, vous ne trouvez pas ?
Lien : http://leden-des-reves.blogs..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   19 octobre 2016
Bon sang ! grogna Danviou en frottant ses épais cheveux blonds, nos parents vont nous tuer. Réussir à se faire kidnapper deux fois en quelques jours ! Je crois qu’on a battu leur record !
Selenba ne put s’empêcher de ricaner.
— Je te le confirme. Même Tara n’a pas réussi ce coup-là, et pourtant, crois-moi, Magister et moi, on lui a mené la vie dure. Et je ne te parle même pas de ses autres ennemis ! Ta mère avait une vraie propension à attirer les ennuis. De Gros Ennuis.
Les majuscules étaient bien accentuées dans sa dernière phrase.
— Nous n’avons peut-être pas hérité de la magie de notre mère, soupira Celia, mais, en revanche, il me semble clair que provoquer les ennuis, ça, c’est dans nos gènes.
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cerisierscerisiers   12 juin 2017
Dred se plaça entre eux et la porte.
-Personne ne va aller nulle part. Mon père m'avait prévenu que vous aimiez vous lancer dans des aventures dangereuses, je n'arrivais pas à le croire, mais maintenant je comprends. On a toujours le choix, Célia. Et là, le meilleur choix, c'est d'attendre que les adultes règlent le problème! Nous ne sommes pas des héros, nous sommes des adolescents! C'est ridicule!
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la saga de tara Duncan n'est pas finie interview par de jeunes lecteurs
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