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ISBN : 2815921561
Éditeur : L'Aube (02/03/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 45 notes)
Résumé :

Une enfance de bergère orpheline, en Sologne, au début de la IIIe République... Le petit peuple prend la parole, servi par la sincérité, la simplicité de l'auteur. Une émotion inoubliable.


Francis Jourdain, un soir, me confia la vie douloureuse d’une femme dont il était le grand ami.

Couturière, toujours malade, très pauvre,quelquefois sans pain, elle s’appelait Marguerite Audoux. Malgré tout son courage, ne pouvant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  15 janvier 2017
Soyons fous! Si je vous dis Marguerite Audoux , vous me répondrez unanimes je ne connais pas ! Si je vous dis prix Fémina 1910 Marie-Claire, en choeur je persiste et je signe je vous entends me clamer mais je n'étais pas né! Si je vous dis moi non plus, sur vous me croirez , si je vous dis que c'est un roman que j'ai dévoré un peu moins , si je vous dis que c'est un petit bijou vous demanderez à réfléchir ... je persiste et je signe si vous appréciez la littérature
Je me contenterai de céder la plume à Octave Mirbeau qui préfaça ce livre à sa parution chez Fasquelle après s'être battu pour cela:"Il m'est doux de parler de ce livre admirable,et je voudrais, dans la foi de mon âme, y intéresser tous ceux qui aiment encore la lecture. Comme moi-même, ils y goûteront des joies rares, ils y sentiront une émotion nouvelle et très forte."
Publiée en 1910, cette autobiographie , ce roman d'apprentissage nous parle vrai, l'écriture est fluide et simple mais nous parle avec le coeur d'un monde de petits de la campagne , des vicissitudes d'être orphelin, de la dureté de la vie à cette époque sans falbalas, ni esbroufes . Coup de coeur sans aucun doute
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PiertyM
  20 avril 2016
Une écriture sobre, naïve et vivante! Il y a de quoi s'attacher à la narratrice et à l'histoire, on suit la vie modeste de Marie Claire qui connait une enfance et une adolescence instables. Ce qui est intéressant n'est vraiment cette vie de martyr que vit Marie Claire tout en sachant que bien des enfances ont connu ces terribles moments en début du XXe siècle que cela a beaucoup influencé la littérature de l'époque mais qui est fascinant dans Marie Claire est son récit...tout naturel...dommage qu'il n'y est pas de suite...
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saphoo
  05 mars 2017
Un roman auquel je n'aurai pas eu l'idée de m'y pencher, si ce n'est par le biais de Sylvaine. Il est vrai qu'il n'est point connu et pourtant il mérite d'être mis en avant. L'histoire est racontée simplement ça part du coeur, et on ressent bien aucune volonté de fioritures ni dans les formes ni dans les faits. C'est pur, frais, touchant de suivre cette petite Marie-Claire qui a perdu à son jeune âge sa famille et placée chez les soeurs. Elle ne fait pas grand cas de la vie sûrement rude en ces lieux austères et elle ne se rebiffe pas non plus quand on lui promit une place en ville et que la mère supérieure l'envoie dans une ferme. Elle se contente de ce que la vie lui offre, elle humble et son seul souhait étant de retrouver la soeur Marie-Aimée.
Un petit livre de qualité qui se lit très vite et dont on apprécie l'ambiance de la Sologne, et le personnage plein de bonté et sincérité.
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sarahdu91
  12 avril 2017
Un petit roman bien court et bien simple du terroir qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Certes, notre héroïne à été recueillie au couvent dès son tendre jeune âge et ensuite elle deviendra bergère sur les terres de Sologne mais cela ne m'a pas forcément captivée comme dans certains romans régionaux qui me tiennent en haleine.
Bref, rien de plus à dire car il me manquait un petit quelque chose en fait...
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badpx
  31 août 2016
Voici une double découverte.
Tout d'abord, c'est le premier livre audio que j'écoute. Sur les conseils d'un Babeliaute j'ai voulu testé ce support qui m'étais jusqu'alors inconnu, j'ai donc chercher les sites adéquats, j'ai trouvé audiocite.net et en furetant dans leur catalogue j'ai trouvé ce titre. Avec une durée d'écoute d'un peu plus de 3heures ça me semblait correct pour un début.
La seconde découverte est évidemment l'auteure et le livre lui même. Ces quelques heures sont vite passées : je me suis laissée porter par l'histoire de Marie Claire racontée avec toute la naïveté qu'elle avait au moment où les événements se sont produit. le récit pourrait être au présent sans que le mode d'expression ne soit gênante dans la bouche d'un enfant.
J'ai tout de même été gênée par la manque de repère chronologique sur la partie du récit se passant à l'orphelinat, mais peut être cela traduit il aussi la "monotonie" et l'uniformité des jours qui passent. Alors que la partie du récit se passant à la ferme, est rythmé par les saisons.
J'ai également été assez surprise d'apprendre que ce roman a été récompensé du livre Fémina. On constate alors à ce genre de lecture toute l'évolution de la littérature en un siècle.
Aujourd'hui ce type de livre serait classé en "littérature régionale" et serait bien loin des grands prix littéraires.
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Les critiques presse (1)
Actualitte   14 août 2017
Le génie d'Audoux est de nous rendre passionnantes ses aventures d'enfant : les loups, les fêtes, un amour naissant (ah, superbe!)... Comment expliquer un tel talent?
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
AustralAustral   28 décembre 2016
Elle retira ses mains pour les mêler aux miennes, et sans me quitter du regard, avec un accent plein de prière, elle me parla :
– Ma douce fille, écoute-moi : ne deviens jamais une pauvre religieuse !
Elle eut comme un long soupir de regret, et elle reprit :
– Notre habit noir et blanc annonce aux autres que nous sommes des créatures de force et de clarté, et toutes les larmes s’étalent devant nous, et toutes les souffrances veulent être consolées par nous ; mais pour nous, personne ne s’inquiète de nos souffrances, et c’est comme si nous n’avions pas de visage.
Puis elle parla d’avenir ; elle disait :
– Je m’en vais où vont les missionnaires. Je vivrai là-bas dans une maison pleine d’épouvante ; j’aurai sans cesse devant les yeux toutes les laideurs, et toutes les pourritures !
+ Lire la suite
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AustralAustral   27 décembre 2016
Sa préférée était une belle vache blanche que maître Sylvain avait achetée au printemps. À tout instant elle levait la tête et regardait au loin, et tout d’un coup elle partait, le mufle tendu. Le vacher criait à pleine voix :
– Arrête, la Blanche, arrête.
Le plus souvent elle s’arrêtait d’elle-même, mais il y avait des moments où il fallait lui envoyer le chien. Il lui arrivait aussi de lutter contre lui pour passer quand même, et c’était seulement quand il la mordait au mufle qu’elle rentrait dans le troupeau. Le vacher la plaignait et disait :
– On ne sait pas ce qu’elle regrette.
+ Lire la suite
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PiertyMPiertyM   19 avril 2016
– C’est vrai ! dit Eugène en s’adressant à moi. Cela m’est très pénible de voir égorger les bêtes.
– Bah ! dit maître Sylvain, les bêtes sont faites pour nous nourrir comme le bois pour nous chauffer.
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genougenou   13 mai 2013
Parfois, il se faisait un grand mouvement. Les pieds se retiraient de mon petit banc, les genoux se rapprochaient, la chaise remuait, et je voyais se pencher vers mon nid une guimpe blanche, un menton mince, des dents fines et pointues, et enfin deux yeux caressants qui m’apportaient la confiance.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   14 avril 2013
Le lendemain, on entra en grand silence au réfectoire. Les
bonnes nous ordonnèrent de rester debout; plusieurs grandes
se tenaient très droites avec un air fier ; Bonne Justine restait
humble et triste au bout de la table, tandis que Bonne Néron,
qui avait l’air d’un gendarme, faisait les cent pas au milieu du
réfectoire.
Commenter  J’apprécie          20
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