AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2211205763
Éditeur : L'Ecole des loisirs (27/10/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 15 notes)
Résumé :

Anna avait sept ans quand le mur de Berlin est tombé. Elle vivait avec sa famille à Fürstenwalde, une petite ville d'Allemagne de l'Est. Grandir en RDA comme Anna, cela voulait dire jouer avec la même peluche Pittiplatsch que ses copains, se régaler de saucisses en bocal d'Halberstadt, faire des heures de queue pour avoir un kilo de bananes et s'extasier devant une voiture Trabant qui brinquebale ; c'était aussi rêver de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  02 avril 2013
La chute du mur de Berlin en novembre 1989 et l'ouverture des frontières de l'Est ont été acclamées par des Occidentaux en liesse. J'avais vingt ans et je m'en réjouissais aussi, ne connaissant les effets de l'emprise communiste qu'à travers les informations véhiculées par nos médias. Ceux-ci présentaient les conditions de vie à l'Est comme abominables (pauvreté, pénurie, propagande, embrigadement des enfants, censure, arrestations…) et donc la Perestroika comme une délivrance. J'ai pris conscience récemment, avec le roman "Lena" (Virginie Deloffre), qu'il n'en était pas de même pour tous les résidants des pays communistes. Les réactions furent ambivalentes, même parmi ceux qui aspiraient à la liberté et au confort de l'Ouest. Il est en effet effrayant de devoir changer du tout au tout, de se retrouver livré à soi-même après avoir été encadré et pris en charge par le Parti, de se demander quel sera son nouveau sort, d'affronter le capitalisme diabolisé par la propagande communiste.
Audren s'est inspirée du témoignage d'une amie, Anke, qui a vécu jusqu'à ses sept ans dans l'ex-RDA, juste avant la chute du Mur. C'est à travers ces souvenirs d'enfance que l'auteur nous présente les années 80 en Allemagne de l'Est. Plus de vingt ans après, les sentiments de la jeune femme restent partagés, entre son bonheur d'alors de voir ses parents heureux, sa déception de renoncer au destin de patriote qui lui était promis, et ses difficultés pour s'intégrer dans son nouvel univers occidental à partir de 1990.
Le récit est à la fois simple et très instructif, aussi bien pour les adultes que pour les adolescents. Un roman parfait pour sensibiliser les enfants à cet épisode de l'Histoire, mais aussi et surtout au totalitarisme en général et au bien précieux que représente la liberté d'expression.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
emmyne
  02 avril 2012
Ce livre, s'il est considéré comme un roman n'est pas réellement une fiction, c'est un témoignage, c'est la voix d'une amie allemande dont les souvenirs ont inspiré les mots de Audren.
Sur seize courts chapitres, c'est la chronique au quotidien des premières années vécues en Allemagne de l'Est; la chronique d'une petite fille qui ne comprendra que plus tard le système dans lequel elle a été élevée jusqu'à ses sept ans, les silences de sa mère - " J'apprenais tant de choses qu'elle n'avait pas pu me dire avant. A cause de la peur. Cette peur que je ne connaissais pas. " - ce que signifie régime socialiste, liberté et endoctrinement; elle ne raconte pas une souffrance.
" Mon enfance n'était pas moche. Je ne veux pas l'oublier... mais je voudrais me souvenir d'autres choses que de ces images communes à tous les petits de l'Est. Je ne peux pas. le communisme, c'est peut-être ça aussi. La mise en commun de tous nos biens... "
Audren parvient parfaitement à rendre le goût doux-amer de ses souvenirs sans conscience politique. Les réflexions émaillent le récit avec un sens de la formule qui respecte le regard d'enfant et les considérations adultes, livrant une mise en perspective à la fois personnelle et historique remarquable, une forme " d'Ostalgie " peut-être, cette nostalgie de l'Est, comme la question est posée dans le premier chapitre, dans le dernier chapitre :
" J'avais laissé quelque chose à l'Est mais je n'arrive pas à déterminer ce qui me manquait, ce qui me manque encore... Peut-être était-ce juste l'enfance ? "
Ce récit relate concrètement - des instantanés, des polaroïds - la vie que menaient les Allemands de l'Est, l'organisation économique, la surveillance mais aussi la prise en charge totale, le pays satellite soviétique, les sélections d'enfants à peine scolarisés pour les compétitions, l'émulation, le rejet de la religion, la pensée unique...
" Dans notre pays, toutes les structures étaient reliées entre elles puisqu'une unique solution de vie nous était offerte, un seul moule dans lequel nous devions tous nous fondre. Chaque institution présente pour l'apparent confort du citoyen est-allemand était en fait l'un des tentacules de la pieuvre géante qui régissait nos vies. Pourtant, il ne m'a jamais semblé vivre sous la pression ou l'autorité du gouvernement. Les enfants s'adaptent à ce qu'on leur offre... et la plupart des adultes de RDA se comportaient de la même façon car l'Etat ne les a jamais laissés grandir. "
Il ne présente pas le contexte historique de la construction du Mur de Berlin ou celui de sa destruction. En revanche, y est précisé le vocabulaire rattaché ( Stasi, Mur de la honte... ), citées et traduites des expressions et la chanson " des jeunes pionniers ", puis raconté comment cette famille a vécu sa chute du Mur, le premier séjour à l'Ouest, l'étourdissement, l'espoir et la peur, les bonnes et les mauvaises surprises.

Lien : http://www.lire-et-merveille..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
docidf
  19 octobre 2012

Il était une fois dans l'Est / AUDREN
Ecole des Loisirs – Octobre 2011 – 108 pages (Medium)
ISBN : 978-2-211-20576-4 - Prix : 8,50 €

Résumé : A travers les souvenirs d'Anna, nous découvrons la vie des Allemands de l'Est avant la chute du mur de Berlin ; Anna avait alors juste 7 ans.
Anna est heureuse. Elle attend avec impatience de pouvoir porter le foulard bleu des pionniers, elle rêve d'être championne de natation… et un jour son cadre rassurant s'effondre avec la réunification des deux Allemagnes.
Sa maman, par contre, s'en réjouit. Elle souffrait du manque de liberté et des privations, mais évitait d'en faire état devant ses enfants pour les préserver. En revanche, elle n'aimait pas être considérée comme citoyens de seconde classe par le reste du monde et par les allemands de l'Ouest en particulier.
Son père quant à lui va rapidement disparaître après la chute du mur et Anna aura toujours des doutes sur ses activités professionnelles sans doute liées à la Stasi.
Mots- cles: ALLEMAGNE DE L'EST, REUNIFICATION DE L'ALLEMAGNE, COMMUNISME, ENFANCE , AUTORITE PARENTALE/
Commentaires : Livre intéressant pour découvrir par les yeux d'un enfant la vie en Allemagne de l'Est avant la chute du mur de Berlin. Ce point de vue est bien différent de celui d'un adulte. On peut toutefois se demander si l'on peut apprécier ce livre lorsqu'on ignore ce que fut le communisme comme c'est probablement le cas de la génération née après la chute du mur. En effet, l'humour du livre tient au décalage entre les réactions de la petite fille et la réalité de la situation. C'est pourquoi on conseille ce livre à des élèves de troisième amenés par leur programme d'histoire à étudier cette période.
Pistes de discussion :
• La vie dans les pays communistes.
• La réunification de l'Allemagne : comment elle est vécue à l'Est et à l'Ouest.
• L'incompréhension entre les parents et leur enfant quand les parents prennent des décisions pour protéger leur enfant sans lui donner d'explication : le refus de la mère que sa fille fasse de la natation de manière intensive.
• Quelle ambiance peut-il y avoir dans une famille quand les parents doivent se méfier de leurs enfants qui peuvent les dénoncer à la police, volontairement ou involontairement ?

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
paroles
  25 mars 2013
Que représente pour une fillette qui n'a même pas sept ans de vivre en République Démocratique Allemande ? C'est grâce aux souvenirs de son amie d'enfance et de sa mère que l'auteure nous fait part des habitudes de vie d'une jeune allemande de l'Est avant la chute du mur de Berlin.
Même si la jeune Anna a appris à se méfier de tout le monde, car les délations, trahisons et espionnages foisonnaient, elle en garde un souvenir nostalgique où la douceur de vivre régnait, mais c'est peut-être tout simplement la nostalgie de l'enfance.
C'est le pays béni de oui-oui où la violence, le chômage, le sida n'existent pas. C'est le pays où dès la naissance, le formatage est présent, la scolarité et les exercices physiques obligatoires, l'appartenance au groupe des jeunes pionniers fortement conseillée.
C'est aussi le pays où son père travaille mais demeure d'une discrétion absolue sur ses activités. Ce père qui n'a pu, même après la chute du mur, se départir de la peur de la Stasi.
Bref ce kaléidoscope d'anecdotes est un très bon outil pour aborder avec de jeunes ados la période de la Guerre froide, la perestroïka et la fin du "mur de la honte".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Apikrus
  07 avril 2013
Anna nous raconte ses souvenirs d'enfant en République Démocratique d'Allemagne, puis de la chute du mur en novembre 1989, lorsqu'elle avait 7 ans.
Anna nous décrit non seulement un autre monde que celui des Européens d'occident, mais aussi une autre vision de l'Ouest (en partie déformée par le prisme de la propagande d'Etat). Pour elle et pour ses proches, la chute du Mur ne représente pas seulement un souffle de liberté mais aussi le passage d'un univers familier (et à certains égards sécurisant) à un autre inconnu.
Sans angélisme à propos de la société communiste des années 1980 en ex-RDA, l'auteur met en évidence le traumatisme qu'a pu représenter pour de nombreux "Ossies" le changement rapide des valeurs dans leur environnement - dans tous les sens du terme, y compris monétaire.
En lisant ce très bon livre, j'ai songé à l'excellent film de Wolfgang Becker intitulé 'Good Bye Lenin !' qui est beaucoup plus sur le registre de l'humour.
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 avril 2013
[…] le ‘Tournant’ s’était réellement précisé avec les élections du 18 mars 1990. Il s’agissait pour mes parents de leurs premières élections libres. Avant cela, ils avaient toujours été obligés de voter pour le Parti. L’abstention et le vote blanc étaient interdits par la loi. Dans les bureaux de vote, rares étaient ceux qui osaient s’aventurer dans l’isoloir, placé là pour laisser croire aux citoyens qu’ils pouvaient s’opposer à la liste imposée. La peur conduisait tous les électeurs à plier l’unique bulletin en deux, sans le modifier, et à l’introduire sagement dans l’urne. Depuis 1933, les Allemands de l’Est n’avaient plus voté librement ni réellement choisi leur gouvernement. (p. 105)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
petitsoleilpetitsoleil   02 février 2013
Ce que l'on appelait le Mur était en fait deux murs ou grillages, hauts de trois mètres cinquante, qui délimitaient une bande de terrain vierge d'une soixantaine de mètres de largeur et de plus de cent cinquante kilomètres de longueur, dénommée Kontrollstreifen.
Cette bande de sécurité était éclairée nuit et jour et comportait des miradors, des signaux de détection perfectionnés, un fossé antichar. Elle était gardée par des soldats qui avaient ordre de tirer sur les fugitifs et par des chiens.
Souvent j'avais plaint ces pauvres animaux qui passaient leur vie sur ce terrain fermé sans réaliser que, moi aussi, j'avais passé mon enfance dans un pays clos.

(...) (note : Après la chute du Mur de Berlin, décrit plus haut)
Je descendis des épaules de mon père. Il finissait par avoir trop mal au dos. A partir de cet instant, j'eus le sentiment d'appartenir à un grand moment de l'Histoire. Des épaules de mon père, j'avais tout regardé comme un film.
Le fait de poser mes pieds sur l'asphalte de la RFA m'offrit de nouvelles sensations. J'étais plus près du bruit, plus près de voitures étonnantes, bien différentes des Trabi, plus près des jolis vêtements que portaient certaines femmes, plus près des marchandises dans les magasins.

(...) A l'Est, tout était si gris. Ici, le monde semblait égayé, illuminé par la couleur. Même les façades des maisons et des immeubles étaient recouvertes de teintes joyeuses.

Nous marchâmes jusqu'au Kurfürstendamm, les Champs-Elysées de Berlin.
On reconnaissait facilement les citoyens de RDA. Ils s'empiffraient tous de bananes en déambulant sur l'avenue !
Mon père en acheta trois kilos et nous en offrit immédiatement.
Le grand magasin dans lequel nous fîmes ces courses était cent fois mieux approvisionné que notre respectable Intershop.
- De la lessive ! Il faut acheter de la lessive ! dit Maman. Elle faillit s'évanouir devant l'impressionnant rayon de produits ménagers.
- Mais comment peuvent-ils choisir ? remarqua-t-elle. Ca doit les rendre dingues ...
Elle reprit la marque de l'Intershop, par sécurité. La nouveauté l'effrayait un peu.

(...) C'était un jour paradis, un jour de fête sans fin.
J'avais l'impression qu'à l'Ouest tout le monde chanterait toujours et que l'allégresse qui nous avait tous envahis était une constante du caractère occidental. Sur ce point, je me trompais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ZilizZiliz   03 avril 2013
La Trabi (diminutif de Trabant) était LA voiture du peuple en RDA. Le temps d’attente pour être propriétaire de son véhicule était de dix-sept ans en moyenne. En général, les grands-parents remplissaient un formulaire de demande à la naissance de leurs petits-enfants pour que ces derniers puissent conduire une voiture à leur entrée dans l'âge adulte. Mais l’Etats incitait les parents à fonder des familles nombreuses en leur versant de fortes primes, et les grands-parents ne pouvaient évidemment pas commander plus d’une Trabi dans leur vie. En effet, une voiture coûtait environ 8 000 Ostmarks tandis que le salaire moyen s’élevait à 700 Ostmarks par mois. (p. 27)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
ZilizZiliz   03 avril 2013
[RDA, années 1980]
Parfois les gens disparaissaient dans notre pays. Ils ne mouraient pas mais on ne les revoyait jamais. Ils partaient à leur travail et ne revenaient pas. Disparaître : c’était cela que mes parents craignaient aussi. La force de vie, propre à chaque homme, se couplait ici avec une force d’existence, un refus d’être enlevé, séquestré, torturé… Qui savait vraiment ce qui se passait derrière le mot "disparaître", à part les membres de la Stasi et ceux du gouvernement ? Même eux n’étaient pas à l’abri. Un mot de travers, et on les prétendait en vacances prolongées à l’étranger… (p. 46)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
petitsoleilpetitsoleil   02 février 2013
Le gouvernement suivait une économie de plan. Et les plans étaient d'évidence mal élaborés. Il manquait toujours tant de choses dans nos supermarchés. Nous faisions souvent la queue au Kaufhalle du bout de la rue.
La viande était rare, les aliments disposés à même l'étal, sans emballage, sans protection, sans date de fabrication ou de péremption. Tout cela nous paraissait normal puisque nous n'avions pas connu autre chose.

Mes parents, eux, savaient qu'ailleurs la vie était différente car ils regardaient les chaînes de télé ouest-allemandes. Comme de nombreux concitoyens, ils avaient installé une antenne secrète sous notre toit. Mais ils attendaient de nous avoir mis au lit pour allumer le poste. Ils craignaient que nos bavardages d'enfants dans la cour de récréation ne nous trahissent.

Lorsque je découvris cela, le jour de la chute du Mur, je compris que leur volonté avait été de nous protéger mais je souffris qu'ils ne m'aient alors accordé aucune confiance. J'aurais su tenir ma langue s'ils me l'avaient demandé.

J'avais grandi dans un monde de paranoïaques. Nous devions nous méfier de tout le monde. Les délations, trahisons, espionnages, rapports secrets foisonnaient en RDA.

Un Allemand de l'Est sur cent était un IM (note : Inoffizieller Mitarbeiter ou collaborateur officieux) de la Stasi (note : le Ministère de la Sécurité d'Etat : service de police politique, de renseignements, d'espionnage et de contre-espionnage du régime de la RDA) et cette personne-là pouvait être votre voisin, votre patron, votre ami, votre institutrice ... n'importe qui
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Audren (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Audren
Wild girl - Audren .Montana, États-Unis, printemps 1867 : Milly Burnett, 19 ans, débarque de son Massachussetts natal en plein Far West américain pour y occuper un poste d?institutrice dans la petite ville de Tolstoy. Émancipée et éprise de liberté, Milly Burnett est là pour construire son bonheur tout en éduquant les enfants. La vie est âpre mais les liens se tissent vite dans cette contrée encore sauvage. Mais lorsque notre jeune institutrice accepte d?accueillir un élève atypique, Joshua, 17 ans, marginalisé injustement par la petite communauté, les ennuis commencent? Milly parviendra-t-elle à faire fi des conventions et à vivre une vie aussi libre qu?elle l?espérait ? À partir de 13 ans En savoir plus sur http://www.albin-michel.fr/Wild-girl-EAN=9782226318510
+ Lire la suite
autres livres classés : rdaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Wild girl

Quel est le nom de famille de Milly ?

Anson
Burnett
Flanagan
Jackson

10 questions
2 lecteurs ont répondu
Thème : Wild Girl de AudrenCréer un quiz sur ce livre