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EAN : 9782752909589
144 pages
Éditeur : Phébus (10/04/2014)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Au cours de l’été 1980, Gesine Auffenberg se rend au Soudan pour un voyage au gré de ses errances intérieures... En train ou à cheval, nouant avec l’animal une relation privilégiée, elle traverse habillée en homme ce pays, ses paysages hostiles ou fascinants, ses déserts et ses maigres oasis. Un périple extrême dans un monde qui lui est totalement étranger, mais où elle apprendra la beauté fugace ou éternelle des lieux et des êtres, tout comme les affres de la malri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Nuageuse
  23 septembre 2015
Un court roman qui a une telle puissance.
L'auteur parle de son séjour au Soudan. Nous savons pas les raisons exactes qui l'ont poussé à quitter l'Allemagne, sa terre natale, ce qui ne dérange en rien l'histoire.
Auffenberg Gesine est très tendre envers Ayn, son compagnon équidé. Au début, leur relation s'avère difficile car il n'a pas l'habitude d'être monté et surtout qu'un rien ne l'effraye. Beaucoup de descriptions de ce lien m'ont émue. Ayn sent le moment où sa cavalière a besoin de lui et il sait aussi trouver les points d'eau dans la steppe aride!
Ce roman est d'une grande sensibilité et d'un humanisme.
Merci Babelio de me l'avoir fait découvrir.
Dommage que ce soit le seul roman de cet auteur.
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Horizon_du_plomb
  28 décembre 2019
" Je commence à aimer ce pays, ses espaces et la sérénité de son temps, je l'ai noté dans mon journal. Ce sera le dernière phrase que j'écrirai dans ce cahier. Je le rapporterai en Allemagne avec toutes ses pages non écrites. Je n'écris pas pour me souvenir. Il n'y a pas d'histoire. Il y a des instants qui m'ont émue. Si je les conserve, ils se modifient."
On tresse le réel avec simplicité dans ce livre, l'instant a un éclat brut, mystique, qui refuse la taille. On écoute le coeur qui rythme. Le ton du langage qui communique est étrange, à la fois fulgurant et profond, ancré et largué, comme pris dans une perspective plus grande que les mots. Ce n'est pas vraiment hypnotique, ni laconique, mais un paradoxal pragmatique sans futur ni passé, une sérénité du temps.
"Il doit être agréable de pouvoir rester là. Dans des espaces vides qui sont plus vieux que la douleur."
Avec le temps, des enseignements viennent à vous en zizaguant, sans en avoir l'air. Avec le temps, ces chemins vers soi se raccourcissent.
"Ils ne s'étaient jamais rencontrés, seul le hasard les avais réunis et ils le transformaient en son contraire comme s'ils s'étaient toujours connus."
On est comme pris entre l'expérience de la baroudeuse et le délire poétique d'une mythomane. On ne sait que croire, on ne fait que voir. Les enfants sont d'ailleurs cités en exemples. Des récits qui montrent que le réel porte naturellement du fantastique en lui.
"- J'ai voyagé à la poursuite d'un rêve, je voulais découvrir l'écho d'un chant, dis-je.
- L'écho suppose une pièce, objecte-t-il, moqueur.
-Oui, dis-je, c'est une pièce qui m'est propre."
"On raconte que chaque matin le prophète Mahomet interrogeait ses compagnons sur leurs rêves. Alors ils (des lépreux) le faisaient aussi. Je crois qu'ensuite, ils leur étaient plus facile de supporter la vue de leurs visages, dit Teresia."
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lhermittebernadettelhermittebernadette   30 octobre 2015
Voyage à travers le Soudan avec son cheval qui deviens un véritable compagnon l , conditions difficiles , chaleur torride , danger permanent , parfois solidarité de certains voyageurs. Il faut lutter sans cesse contre la peur de la malaria, la soif , la faim , les tueries, la misère, les tempêtes de sable , savoir protéger son maigre bien etc... pourtant cette jeune femme déguisée en homme gardera de ce périple un souvenir impérissable grâce a ses paysages fascinants .
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NuageuseNuageuse   18 septembre 2015
Je commence à avoir besoin, ardemment besoin, de ce que je comprends le moins chez les habitants de ce pays: leur façon d'être en accord avec ce qui arrive j'appelle cela la "sérénité du temps".
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NuageuseNuageuse   19 septembre 2015
Les arbres sombres se figent dans leur noir. Telles des créatures endeuillées, ils sont là, leurs bras ossifiés jetés dans le ciel d'un bleu d'acier.
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Sylv30Sylv30   01 octobre 2017
Au matin, la fièvre revient, pulsante comme une vie nouvelle. Les ombres sont encore jeunes. La fièvre monte vite. Le couleurs de la terre se défont en une visqueuse bouillie de sang. Mais à l'horizon dansent des couleurs vitrées. Les ombres des arbres fondent et se dissipent dans la fièvre de midi. Ils ont l'air nu, les petits arbres, sans leur sombre compagne. Ils se retirent derrière l'écorce ridée. Les voix du village se taisent. Pas de vent, pas de souffle d'air. Le silence de midi. (p.30)
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Sylv30Sylv30   01 octobre 2017
Malaria. L'arbre sous lequel je suis allongée se tourne en gémissant dans ma fièvre. Il vacille et de ses branches anguleuses cherche soutien auprès du ciel. Mais le ciel se dérobe. Alors il se transforme en une grande araignée avec des pattes de feuillage velues et s'installe sur la lune. Là, il grignote le disque blanc. (p.28-29)
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