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Joseph Trabucco (Traducteur)
EAN : 9782080700216
380 pages
Éditeur : Flammarion (07/01/1993)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.98/5 (sur 165 notes)
Résumé :
Avec Les Confessions, le moi fait son apparition dans la philosophie, la littérature et la spiritualité occidentales : dans une confession qui est tout à la fois aveu, louange et profession de foi, Augustin fait l'expérience de l'intériorité. Dans le livre X, il refait le parcours de sa conversion, intellectuelle (livre VII) puis morale (livre VIII) : un mouvement théorétique (qui suis-je ? est suivi par un examen de conscience (suis-je pécheur ?). Mais l'introspect... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
5Arabella
  28 août 2019
Ce texte au combien célèbre, semble avoir été écrit entre 397 et 401, par un Augustin devenu évêque d'Hippone depuis peu (395). Les Confessions se composent de 13 livres : la trame des 9 premiers suit la vie d'Augustin, de sa naissance en 354 à Thagaste jusqu'en 387, moment où il s'apprête à retourner en Afrique, suite à sa conversion ; le livre 10 fait en quelques sorte transition, Augustin y parle de lui au présent, s'interrogeant sur la mémoire, sur le souvenir, sur le temps, parlant de son chemin vers Dieu, de la lutte quotidienne contre toute incitation à se laisser distraire de la quête du divin ; les trois derniers livres évoquent les Écritures et leurs interprétations.
Le qualificatif d'autobiographie accolée souvent à ce texte risque de provoquer une déception chez le lecteur qui y chercherait essentiellement des anecdotes, des petits faits pittoresques ou qui voudrait suivre avec précision l'existence de l'auteur. Ce dernier choisit quelque faits qui servent son propos, plus qu'il ne nous livre l'ensemble de sa vie, et il a aussi tendance à une forme d'abstraction, ne pas parler par exemple que de son enfance, mais aussi de l'enfance d'une façon plus générale. le but d'Augustin n'est pas de se replonger avec délice dans le souvenir, encore moins de se mettre en valeur. Son texte s'adresse dès les premières lignes à Dieu, il s'agit de faire louange, mais aussi une déclaration d'amour. Il est fait pour être lu par des hommes, avec une visée pédagogique : c'est en quelque sorte un récit exemplaire (mais pas modèle) d'un cheminement qui a amené un homme parmi d'autres, vers Dieu, ce qui a complètement transformé sa vie, lui a permis d'une certaine façon d'atteindre son accomplissement, être enfin pleinement homme. C'est à Dieu et non pas à lui-même qu'il attribue cet accomplissement : de lui-même, il dit surtout le plus contestable, les errements, les pêchés, il confesse ses fautes, fait acte de contrition.
Augustin a connu une réussite hors du commun : issue d'une famille plutôt modeste même si pas misérable, ses exceptionnelles qualités intellectuelles lui ont permis d'arriver à un âge relativement jeune (vers 30 ans) au poste envié de maître de rhétorique à Milan (où résidait la cour impériale). Il pouvait espérer continuer une belle carrière, devenir par exemple gouverneur d'une province. Sa mère venait de négocier un mariage avantageux que le jeune âge de la fiancée laissait en suspens. C'est à ce moment que d'une certaine façon il renonce à tout, et se dévoue à Dieu, ce qui lui apporte une forme de joie et de plénitude qu'il n'avait pas connu jusqu'alors. C'est ce bonheur qu'il tient à partager avec d'autres, ainsi que rendre grâce à Dieu de l'avoir élu.
Il est assez fascinant de suivre cet homme parmi les plus brillants, non seulement de son temps, mais de tous les temps, d'arriver en quelque sorte à la limite de la raison humaine, de butter sur une impossibilité de saisir. Il trouvera sa solution en répudiant en quelque sorte la raison, pour s'abandonner à un être transcendant l'humain, source de toute chose. Mais il ne pourra s'empêcher de penser, les trois derniers des Confessions sont des tentatives de lectures des Écritures. Avec une certaine humilité, il n'est pas sûr de ses interprétations, et admet même que d'autres pourraient être possibles. C'est que l'homme ne peut que tenter d'approcher le divin avec sa faible raison. La seule attitude possible, en dehors de l'humilité, est l'amour, et une forme d'abandon qui peut prendre la forme d'une sorte de transe mystique. La forme du texte ressemble d'ailleurs par moments à une sorte d'incantation, de chant.
C'est donc un objet atypique et composite, très personnel, très inconfortable parfois, même si fascinant. On peut l'approcher de différentes façon, ou ne pas arriver à y entrer. L'abandon au divin laisse à distance tous ceux qui y sont étrangers. Mais il y a tant de beauté formelle et tant de fulgurances sur ce qu'est l'humain que beaucoup de lecteurs pourront y trouver de l'intérêt même en ne partageant pas la foi d'Augustin.
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finitysend
  24 février 2012
Un texte d' un grand intérêt !
13 livres rédigés au début du 4e siècle ...
Un des rares textes réellement autobiographique de l'antiquité ..
L'auteur ( baptisé depuis 10ans ) souhaite confesser ses pêchés et glorifier " le seigneur " son dieu ...
Je passe sur le contenu théologique qui est d'une grande portée pour l'avenir du christianisme ( la grâce divine est nécessaire pour sauver le pécheur et sans elle l'homme est pecheur et ne peut que le rester .. )..
L'aspect théologique ne doit pas éloigner ou rebuter un lecteur curieux de découvrir l'antiquité tardive de l'intérieur .. !!
L'auteur aborde avec une délicieuse et sincère honnêteté :
Son enfance .. son coté adolescent difficile .. la tentation manichéenne et réfutation du manichéisme .. la cour impériale ( de Constantin ) .. sa conversion .. la mort de sa mère ..
Seul les 4 derniers livres sont presque exclusivement de portée théologique ..
Le reste de l'ouvrage est un portrait vivant de l'antiquité ..
Un délice .. des familles mixtes ... du dialogue .. de la cohabitation ..
On sent un monde assez serein qui échange des idées et qui prospère ..
L'introspection de saint augustin est un témoignage intime .. un texte précieux d'accès très facile ..
Accessible à un large public à la recherche d‘intimité avec l'antiquité tardive ....
j'ai toujours plaisir à le relire car c'est savoureux et tellement vivant .....

Ps : c'est d'autant plus poignant que juste après avoir terminé ce texte Saint Augustin évêque D'hippone verra la province romaine d'Afrique s'effondrer ainsi qu'il serra le témoin du sac de la ville éternelle ( Rome ) ...
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MarcelineBodier
  29 août 2017
"Les confessions" commencent comme une longue litanie de glorification de Dieu et autres entreprises de mortifications de l'auteur, qui semble vouloir explorer toutes les nuances de son sentiment de n'être pas à la hauteur. Et puis soudain, au moment où le lecteur moderne va rendre les armes et refermer le livre, un homme, annulant les siècles, nous parle de tout ce qui fait le coeur vivant de nos tourments : la relation à sa mère, l'amitié, l'amour, le sexe, la parentalité, et puis la lutte contre soi-même, l'ambition, l'envie d'en découdre avec des adversaires de son propre monde aussi bien que des "Barbares", comme on disait, envie qui n'est finalement rien d'autre que le besoin de résister contre les forces bouillonnantes et inconnues qui sont en nous. Les litanies religieuses prennent alors une toute autre coloration : elles ne se tournent vers un dieu que pour mieux revenir à l'expéditeur, qui cherche à voir clair en lui-même.
L'auteur fait tout cela d'une manière qu'un éditeur d'aujourd'hui recalerait sans aucune forme de procès : il se livre un peu, retourne à ses litanies de culpabilité, perd son lecteur cent fois, l'endort, l'épuise, avant de le repêcher in extremis en provoquant, au détour d'une vingtaine de pages plus loin, un nouveau choc émotionnel... un plan brouillon, un style assommant, surtout quand, comme moi, on a découvert le livre dans sa traduction du 17ème siècle (au 20ème siècle, la traduction de Frédéric Boyer n'existait pas encore ; voir https://www.babelio.com/livres/Augustin-Les-Aveux/187113). Oui, mais voilà : l'homme qui livre en désordre tous ces sentiments et tous ces souvenirs, qui pourraient être les nôtres, qui auraient pu être vécus au 21ème siècle, cet homme a vécu il y a seize siècles. Seize siècles. SEIZE SIECLES. Il faut le voir plusieurs fois noir sur blanc pour s'en convaincre : une époque qu'on ne connaît que par des ruines, des parchemins, une époque que l'imagination de chacun doit reconstruire à sa guise... et que celui qu'on appelle Saint-Augustin ressuscite comme si c'était la nôtre. le temps fait l'objet d'une méditation célèbre dans le livre, mais à la lecture du texte, on se demande s'il existe encore...
Au moment d'appuyer sur le clic fatal pour poster ce petit texte, j'hésite... si j'ai ressenti une émotion et un plaisir si forts à ma première lecture des "Confessions", c'est parce que personne ne m'avait dit tout cela. J'avais été attirée par le titre, le siècle, mais je ne savais pas à quoi m'attendre, si bien que j'ai lu tout le début avec un sentiment de déception et d'ennui qui a donné son prix à ce que j'ai ressenti brutalement ensuite. Alors si je spoile le livre pour vous, même un tout petit peu, en décrivant mon expérience, votre émotion et votre plaisir pourront-ils être aussi forts que les miens ? Eh bien relisons ensemble les mots qui viennent de me venir, car il n'y a rien d'autre à ajouter : émotion. Et plaisir.
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Philippe67
  04 novembre 2012
J'ai beaucoup aimé ce livre lorsque je l'ai lu il y a une dizaine d'année mais plus j'y pense et moins je l'aime.
Ce jeune débauché qui fait le désespoir de sa mère et qui trouve un jour l'illumination divine et devient une espèce d'extrémiste puritain ça me fait penser à ces fumeurs repentis qui emm. tout le monde dés qu'ils voient surgir une cigarette.
Chacun doit faire sa route et ses erreurs en respectant les autres M. St Augustin, chacun est libre de croire en un Dieu ou de n'y pas croire.
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lecteur84
  16 juillet 2018
Les confessions...une plongée dans l'adoration de Dieu sa découverte. Ce n'est pas là à mon sens le plus intéressant, bien que son approche, différente de celle de Descartes par exemple sur la croyance en Dieu soit plus en rapport avec ce que je pense. Libre à chacun de croire ou pas, St Augustin se place en croyant convaincu, soit, le plus intéressant dans cet ouvrage et son analyse du temps...Voilà une réflexion profonde et pertinente que bien des philosophes reprendront plus tard. le passé qui n'est plus le futur qui n'est pas encore et ce présent sans étendu propre dans lequel nous sommes et demeurons, avec cette difficulté supplémentaire de savoir comment le mesurer...puis l'interrogation majeure, qu'y a avait-il avant la création...Dieu a crée mais d'où lui est venu l'idée? St Augustin pousse l'interrogation jusqu'à la limite de ce que l'homme peut imaginer entendre, au delà ce n'est que supputations et croyances....
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
EtoilesonoreEtoilesonore   30 octobre 2013
Tard je t'ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t'ai aimée ! mais quoi ! Tu étais au-dedans de moi et j'étais, moi, en dehors de moi-même ! Et c'est au dehors que je te cherchais ; je me ruais dans ma laideur sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi, retenu loin de toi par ces choses qui ne seraient point, si elles n'étaient en toi. Tu m'as appelé et ton cri a forcé ma surdité ; tu as brillé et ton éclat a chassé ma cécité ; tu as exhalé ton parfum, je l'ai respiré et voici que pour toi je soupire ; je t'ai goûtée et j'ai faim de toi, soif de toi ; tu m'as touché et j'ai brûlé d'ardeur pour la paix que tu donnes.
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enkidu_enkidu_   22 septembre 2014
Mais d’abord « lavez-vous, purifiez-vous ; faites disparaître toute souillure et de vos âmes et de mes regards, » afin que la terre intérieure s’élève. Apprenez à faire le bien ; « rendez justice à l’orphelin, et maintenez le droit de la veuve (Is. I, 16, 17), » afin que cette terre se couvre de fertiles pâturages et d’arbres chargés de fruits. Venez, je veux vous instruire ; attachés au firmament du ciel, vous serez les flambeaux du monde.

Le riche demande au bon Maître ce qu’il doit faire pour obtenir la vie éternelle. Écoute ce bon Maître que tu crois un homme et rien de plus, mais qui est bon, parce qu’il est Dieu ; il te dit : « Si tu veux arriver à la vie, observe les commandements ; » sépare du sol de ton cœur les eaux amères de la malice et de la corruption ; garde-toi du meurtre, de l’adultère, du vol ; ne porte point faux témoignage, afin que la terre paraisse et germe le respect des père et mère, et l’amour du prochain. — J’ai fait tout cela, répond le riche.

D’où viennent donc tant d’épines, si la terre est fertile ? Va, déracine ces sauvages buisson de l’avarice ; vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et ton aumône te couvrira de fruits ; et tu auras un trésor dans le ciel ; et puis, suis le Seigneur, si tu veux être parfait et devenir le compagnon de ceux à qui il parle le langage de la sagesse, lui qui sait et te fera savoir ce que c’est que le jour, ce que c’est que la nuit, afin que les astres brillent aussi pour toi au firmament de son ciel ; chose impossible, si ton cœur n’y est déjà ; et là ne sera jamais ton cœur, si là n’est point ton trésor, comme te l’a dit le bon Maître (Matth. VI, 21). Mais la tristesse se répandit sur la terre stérile, et les épines étouffèrent la parole (Ibid. XIX, 16, 22).

Pour vous, race d’élection, faibles du monde, qui avez tout quitté pour suivre le Seigneur, allez et confondez les puissances du siècle. Que vos pieds radieux marchent sur sa trace ! Étincelez au firmament (I Pierre, II, 19), afin que les cieux racontent sa gloire, en discernant la lumière des parfaits qui sont encore loin des anges, et les ténèbres des petits déjà sauvés de vos mépris ! Brillez sur toute la terre ! Que ce jour, éblouissant des clartés de ce soleil, annonce au jour le Verbe de sagesse, et que cette nuit soit le clair de lune qui annonce à la nuit le Verbe de science (Ps. XVIII, 2). La lune et les étoiles luisent sur la nuit, sans être obscurcies par ses ténèbres ; elles lui donnent toute la lumière qu’elle peut recevoir. Et, comme si Dieu eût dit : Que les astres soient dans le firmament du ciel : voici soudain un grand bruit venu d’en-haut, comme un tourbillon violent, et des langues de feu rayonnent et se divisent en s’arrêtant sur la tête de chacun d’eux (Actes, II, 2, 3) : et il se fit comme un firmament d’astres possesseurs du Verbe de vie. Courez partout, flammes de sainteté, feux admirables ! Car vous êtes la lumière du monde, et le boisseau ne vous couvre pas. Celui à qui vous vous êtes attachés a été exalté dans la gloire, et il vous a exaltés. Courez donc, et révélez-vous à toutes les nations. (livre XIII, chapitre 19)
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enkidu_enkidu_   22 septembre 2014
Seigneur, grâces vous soient rendues ! nous voyons le ciel et la terre, c’est-à-dire les régions supérieures et inférieures du monde ; ou le monde des esprits et celui des corps ; et, pour l’embellissement des parties qui forment l’ensemble ou de l’univers visible, ou de l’universalité des êtres, nous voyons la lumière créée et séparée des ténèbres. Nous voyons le firmament du ciel, soit ce premier corps du monde, élevé entre la sublimité des eaux spirituelles et l’infériorité des eaux corporelles, soit ces espaces de l’air, ce ciel où les oiseaux volent entre les eaux que les vapeurs condensent au-dessus d’eux-mêmes et qui retombent en rosées sereines, et les eaux plus lourdes, qui coulent sur la terre.

Nous voyons, par les plaines de la mer, la beauté de ces masses d’eaux attroupées ; et nous voyons la terre, d’abord dans sa nudité, puis, recevant avec la forme, l’ordre, la beauté et la force végétative. Nous voyons les astres briller sur nos têtes ; le soleil suffire seul au jour ; la lune et les étoiles consoler la nuit ; notes radieuses de l’harmonie des temps. Nous voyons ces humides immensités se peupler de poissons, de monstres énormes, d’oiseaux divers : car l’évaporation de l’eau donne au corps de l’air cette consistance qui soutient leur vol.

Nous voyons la face de la terre ornée de ces races variées d’animaux, et l’homme, créé à votre image, investi d’autorité sur eux par cette divine ressemblance, par le privilège de l’intelligence et de la raison. Et comme il est, dans son âme, un conseil dominant et une obéissance soumise, ainsi, dans notre nature corporelle, la femme est créée pour l’homme, quoique également admise au don de la raison, et son sexe l’assujettit à l’homme, comme la puissance active et passionnée, soumise à l’esprit, conçoit de l’esprit le règlement de ses actions : voilà ce que nous voyons ; chacune de ces œuvres est bonne ; et leur ensemble est très-bon. (livre XIII, chapitre 32)
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enkidu_enkidu_   22 septembre 2014
Où est l’homme qui comprend la toute-puissante Trinité ? où est l’homme qui n’en parle ? et peut-on dire qu’il en parle ? Bien rare est l’intelligence qui en parle avec la science de sa parole. Et l’on conteste, et l’on dispute ; et c’est un mystère qui demeure voilé aux âmes où la paix n’est pas. Je voudrais que les hommes observassent en eux-mêmes un triple phénomène ; simplitude infiniment différente de la Trinité sainte, mais que j’offre à leur méditation, pour leur faire sentir et reconnaître l’infini de la distance. Ce triple phénomène, le voici : être, connaître, vouloir : car je suis, je connais, je veux : je suis celui qui connaît et qui veut. Je connaît que je suis et que je veux, et je veux être et connaître.

Comprenne qui pourra combien notre âme est inséparable de ces trois phénomènes, qui tous trois ne font qu’une même vie, qu’une même raison, qu’une même essence, inséparablement distinctes. Homme, te voilà en présence de toi-même ; regarde en toi ; vois, et réponds moi !
Et si tu trouves quelque lueur dans ces mystères de ton être, ne crois pas en avoir pénétré plus avant dans les mystères de l’Etre immuable au-dessus de tout, immuable dans son être, immuable dans sa connaissance, immuable dans sa volonté : car, est-ce à cause de cette triplicité, que Dieu est Trinité ; ou cette triplicité réside-t-elle en chaque personne divine, chacune étant unité-trinaire ; ou bien, dans le cercle incompréhensible, infini, d’une simplicité multiple, est-il unité féconde, principe, connaissance et fin de soi-même, qui se suffit immuablement ? Quel esprit aurait la force de dégager cette terrible inconnue ? Quelle parole, quel sentiment seraient exempts de témérité ? (livre XIII, chapitre 11)
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enkidu_enkidu_   22 septembre 2014
Et pour vous le mal n’est pas ; il n’est pas non plus pour l’universalité de votre œuvre ; car il n’est rien en dehors pour y pouvoir pénétrer par violence et altérer l’ordre que vous avez imposé. Mais dans le détail seulement, le mal, c’est quelque. disconvenance, convenance plus loin et devenant bien, de substances bonnes en soi. Et tous ces êtres sans convenances entre eux, conviennent à l’ordre inférieur que nous appelons la terre, qui a son atmosphère convenable de nuages et de vents.

Et loin de moi de désirer que ces choses ne soient pas, bien qu’à les voir séparément je les puisse désirer meilleures ! Mais fussent-elles seules, je devrais encore vous en louer, car, du fond de la terre, « les dragons et les abîmes témoignent que vous êtes digue de louanges ; et le feu, la grêlé, la neige, la glace et la trombe orageuse qui obéissent à votre parole ; les montagnes et les collines, les arbres fruitiers et les cèdres, les bêtes et les troupeaux, les oiseaux et les reptiles, les rois de la terre et les peuples, les princes et les juges de la terre, les jeunes gens et les vierges, les vieillards et les enfants, glorifient votre nom.

Et à la pensée que vous êtes également loué au ciel, « que dans les hauteurs infinies, ô mon Dieu ! vos anges et vos puissances chantent vos louanges ; que le soleil, la lune, les étoiles et la lumière, les cieux des cieux, et les eaux qui planent sur les cieux, publient votre nom (Ps. CXLVIII, 1-12), » je ne souhaitais plus rien de meilleur : car embrassant l’ensemble, je trouvais bien les êtres supérieurs plus excellents que les inférieurs, mais l’ensemble, après mûr examen, plus excellent que les supérieurs isolés. (livre VII, chapitre 13)
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Rosette Poletti interviewé sur ses derniers ouvrages (Etre proche aidant - J atteins la sagesse - Pratiquer le lacher prise au quotidien - co-ecrit avec Barbara Dobbs) aux éditions Jouvence , au Salon du livre de Genève à Palexpo avec le Club du Livre https://www.club-livre.ch
Après des études d'infirmière à Genève Rosette Poletti obtient une Licence en Sciences de L'Education à L'Univerisité de Genève ( FAPSE ), puis un diplôme de théologie catholique de l'université de Genève, elle s'occupe de patients en fin de vie en milieu hospitalier. Elle obtient un Master en Sciences Infirmières, puis un doctorat en sciences de l'éducation à l'université Columbia de New York et enseigne à l'Université Pace de New York où elle effectue des travaux en recherche clinique infirmière, notamment au sujet du deuil, de l'autonomie individuelle et de l'accompagnement de fin de vie.
Rentrée en Suisse, elle est co-Directrice à L'Ecole Superieure d'Enseignement Infirmier (ESEI), a Lausanne et par la suite, elle exerce la psychothérapie, anime la rubrique du courrier des lecteurs du journal le Matin, est responsable d'un centre de formation à l'accompagnement des personnes en difficulté et travaille comme experte auprès de l'Organisation mondiale de la santé.
Elle participe à des sessions à l'Institut de recherche et de formation à l'accompagnement des personnes en fin de vie et des personnes en deuil à Yverdon1.
Publications Lâcher prise, Éditions Jouvence, 1998 (ISBN 288353151X) L'estime de soi, Éditions Jouvence, 1998 (ISBN 2883531501) La résilience, Éditions Jouvence, coll. « Pratique », 2001 (ISBN 2883532516) Donner du sens à sa vie, Éditions Jouvence, coll. « Pratique », 2001 (ISBN 2883532524) Vivre le deuil en famille, Éditions Saint-Augustin, coll. « L'aire de Famille », 2001 (ISBN 2880112044) Vivre son deuil et Croître, Éditions Jouvence, 2003 (ISBN 2883533229) La voie du coquelicot, Éditions Jouvence, 2003 (ISBN 2883533555) Écrit seul Des pensées pour grandir, Éditions Jouvence, coll. « Maxi Pratique », 2004 (ISBN 2883533962) La compassion pour seul bagage, Éditions Jouvence, coll. « Pratiques », 2004 (ISBN 2883533652) Ressources, un jour une pensée, Éditions Jouvence, 2006 (ISBN 2883535051) Plénitudes, Éditions Jouvence, 2005 (ISBN 288353618X) Accepter ce qui est, Éditions Jouvence, 2007 (ISBN 2883534926) L'homme entre terre et ciel, Éditions Jouvence, coll. « Pratiques », 2007 (ISBN 2883535248) Se désencombrer de l'inutile, Éditions Jouvence, coll. « Pratiques », 2008 (ISBN 2883535302) Le sens des autres, entretiens avec Geneviève Bridel, Éditions La Bibliothèque des Arts, coll. « Paroles vives », 2010 (ISBN 978-2-88453-159-7) Chemins de sagesse pour les temps difficiles, Éditions La Source Vive, 2015 40 jours pour retrouver la paix et la sérénité après un deuil ou une rupture, avec aromathérapie, L'Auberson, Éditions ASSA, 2015 (ISBN 9782889225057)
REMERCIEMENTS: Rosette Poletti Editions Jouvence SALON DU LIVRE DE GENEVE @salondulivregeneve Laurence Brenner, Maud Couturier CLUB DU LIVRE @clublivreswiss Manuela Nathan @Manuela.nathan , Aurelie Garcia @aurelieautheatre , Williams Mouriere, Yves Jaques, Michael Bouvard @Michael_Bouvard Interview de l'Auteur : Manuela Nathan Prod/Post-prod Interview de l'Auteur : Aurélie Garcia, Reportage Suisse Romande Partenaire : Valeur Suisse Institut
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